Les leçons pour atteindre l'expérience du Cours.

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UCEM~LEÇON 152 – Le pouvoir de décision m’appartient.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 152 – Le pouvoir de décision m’appartient., Un Cours en Miracles on mai 31, 2010 at 11:56

Vers l'Unité

LEÇON 152

Le pouvoir de décision m’appartient.

1. Nul ne peut subir de perte, à moins que ce ne soit sa propre décision. 2 Nul ne souffre, à moins que son choix n’élise cet état pour lui-même. 3 Nul ne peut avoir de chagrin ni de peur ni se penser malade, à moins que ce ne soient les résultats qu’il veut. 4 Et nul ne meurt sans son propre consentement. 5 Rien n’arrive qui ne représente ton souhait, et rien n’est omis que tu choisis. 6 Voici ton monde, complet, dans tous les détails. 7 Voici toute sa réalité pour toi. 8 Et c’est ici seulement qu’est le salut.

2. Peut-être crois-tu que cette position est extrême, trop inclusive pour être vraie. 2 Or la vérité peut-elle avoir des exceptions ? 3 Si tu as le don de tout, la perte peut-elle être réelle ? 4 La douleur peut-elle faire partie de la paix, ou le chagrin de la joie ? 5 La peur et la maladie peuvent-elles entrer dans un esprit où demeurent l’amour et la parfaite sainteté ? 6 La vérité doit tout inclure, si c’est la vérité. 7 N’accepte pas d’opposés et pas d’exceptions, car faire cela c’est contredire la vérité entièrement.

3. Le salut est la re-connaissance de ce que la vérité est vraie, et que rien d’autre n’est vrai. 2 Tu as déjà entendu cela, mais il se peut que tu n’en acceptes pas encore les deux parties. 3 Sans la première, la seconde n’a pas de signification. 4 Mais sans la seconde, la première n’est plus vraie. 5 La vérité ne peut avoir d’opposé. 6 Cela ne saurait être répété et médité trop souvent. 7 Car si ce qui n’est pas vrai est vrai aussi bien que ce qui est vrai, alors une partie de la vérité est fausse. 8 Et la vérité a perdu sa signification. 9 Rien que la vérité est vraie, et ce qui est faux est faux.

4. Voilà la plus simple des distinctions, et pourtant la plus obscure. 2 Ce n’est pas que cette distinction soit difficile à percevoir. 3 Mais elle est dissimulée derrière un large éventail de choix qui ne semblent pas t’appartenir entièrement. 4 Et ainsi la vérité paraît avoir certains aspects qui démentent la cohérence, mais qui ne semblent pas être uniquement des contradictions introduites par toi.

5. Tel que Dieu t’a créé, tu dois rester inchangeable, les états transitoires étant faux par définition. 2 Et cela inclut tous les changements dans les sentiments, les altérations dans les conditions du corps et de l’esprit, tous les états de conscience et toutes les réponses. 3 C’est ce caractère inclusif qui distingue la vérité de la fausseté, et garde le faux séparé du vrai, étant ce qu’il est.

6. N’est-ce pas étrange que tu croies que c’est de l’arrogance de penser que tu as fait le monde que tu vois ? 2 Dieu ne l’a pas fait. 3 De cela tu peux être sûr. 4 Que peut-Il connaître de l’éphémère, des pécheurs et des coupables, de ceux qui ont peur, qui souffrent ou qui sont seuls, et de l’esprit qui vit dans un corps voué à la mort ? 5 Tu ne fais que L’accuser d’insanité en pensant qu’Il a fait un monde où de telles choses semblent avoir une réalité. 6 Dieu n’est pas fou. 7 Or seule la folie fait un tel monde.

7. Penser que Dieu a fait le chaos, qu’Il contredit Sa Volonté, qu’Il a inventé des opposés à la vérité, et qu’Il tolère que la mort triomphe de la vie ; tout cela est arrogance. 2 L’humilité verrait immédiatement que ces choses ne sont pas de Lui. 3 Et peux-tu voir ce que Dieu n’a pas créé ? 4 Penser que tu le peux revient à croire que tu peux percevoir cela même dont Dieu n’a pas voulu qu’il soit. 5 Et qu’est-ce qui pourrait être plus arrogant que cela ?

8. Soyons véritablement humbles aujourd’hui, et acceptons ce que nous avons fait pour ce que c’est. 2 Le pouvoir de décision nous appartient. 3 Décide seulement d’accepter ta juste place en tant que co-créateur de l’univers, et tout ce que tu penses avoir fait disparaîtra. 4 Ce qui montera alors à la conscience sera tout ce qui a toujours été, éternellement tel que c’est maintenant. 5 Et cela prendra la place des tromperies de soi faites uniquement pour usurper l’autel du Père et du Fils.

9. Aujourd’hui nous nous exerçons à la véritable humilité, en abandonnant les fausses prétentions par lesquelles l’ego cherche à prouver qu’elle est arrogante. 2 Seul l’ego peut être arrogant. 3 Mais la vérité est humble en admettant sa puissance, son inchangeabilité, et son éternelle entièreté, qui englobe tout, don parfait de Dieu à Son Fils bien-aimé. 4 Nous mettons de côté l’arrogance qui dit que nous sommes pécheurs, coupables et apeurés, honteux de ce que nous sommes; et nous élevons plutôt nos cœurs avec une véritable humilité vers Celui Qui nous as créés immaculés, pareils à Lui-même en puissance et en amour.

10. Le pouvoir de décision nous appartient. 2 Nous acceptons de Lui ce que nous sommes, et reconnaissons humblement le Fils de Dieu. 3 Reconnaître le Fils de Dieu implique aussi que tous les concepts de soi ont été mis de côté et reconnus pour faux. 4 Leur arrogance a été perçue. 5 Et en humilité le rayonnement du Fils de Dieu, sa douceur, sa parfaite impeccabilité, l’Amour de son Père, son droit au Ciel et sa délivrance de l’enfer, sont joyeusement acceptés pour nôtres.

11. Maintenant nous nous joignons en admettant avec joie que les mensonges sont faux et que seule la vérité est vraie. 2 Dès notre lever, nous pensons seulement à la vérité et nous passons cinq minutes à nous exercer à ses voies, en encourageant nos esprits craintifs par ce qui suit:

3 Le pouvoir de décision m’appartient.

4 En ce jour je m’accepterai tel que la Volonté de mon Père m’a créé.

5 Puis nous attendrons en silence, en renonçant à toute tromperie de soi tandis que nous demandons humblement à notre Soi qu’Il Se révèle à nous. 6 Et Celui Qui ne nous a jamais quittés reviendra à notre conscience, reconnaissant de rendre à Dieu Sa demeure, comme cela était censé être.

12. Attends-Le patiemment tout le long de la journée en L’invitant à chaque heure par les paroles qui ont commencé la journée, la terminant par cette même invitation à ton Soi. 2 La Voix de Dieu répondra, car Il parle pour toi et pour ton Père. 3 Il substituera la paix de Dieu à toutes tes frénétiques pensées, la vérité de Dieu aux tromperies de soi, et le Fils de Dieu à tes illusions de toi-même.

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UCEM~LEÇON 151 – Toutes choses sont des échos de la Voix pour Dieu.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 151 – Toutes choses sont des échos de la Voix pour Dieu., Un Cours en Miracles on mai 31, 2010 at 12:06

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LEÇON 151

Toutes choses sont des échos de la Voix pour Dieu.

1. Nul ne peut juger sur une preuve partielle. 2 Cela n’est pas un jugement. 3 Ce n’est qu’une opinion basée sur l’ignorance et le doute. 4 Son apparente certitude ne fait que masquer l’incertitude qu’elle voudrait dissimuler. 5 Elle a besoin d’une défense irrationnelle parce qu’elle est irrationnelle. 6 Et sa défense semble forte, convaincante et sans le moindre doute à cause de tout le doute sous-jacent.

2. Tu ne sembles pas douter du monde que tu vois. 2 Tu ne mets pas réellement en question ce qui t’est montré par les yeux du corps. 3 Tu ne te demandes pas non plus pourquoi tu le crois, même si tu as appris il y a longtemps que tes sens sont certes trompeurs. 4 Que tu les croies jusqu’au dernier détail qu’ils rapportent est encore plus étrange, quand tu t’arrêtes pour te rappeler combien de fois ils ont certes été de faux témoins ! 5 Pourquoi leur ferais-tu confiance si aveuglément ? 6 Pourquoi, sinon à cause du doute sous-jacent, que tu voudrais cacher par une démonstration de certitude ?

3. Comment peux-tu juger ? 2 Tes jugements reposent sur le témoignage que t’offrent tes sens. 3 Or jamais il n’y eut plus faux témoins que ceux-là. 4 Mais comment juges-tu autrement le monde que tu vois ? 5 Tu mets une foi pathétique en ce que tes yeux et tes oreilles rapportent. 6 Tu penses que tes doigts touchent la réalité et se referment sur la vérité. 7 C’est cette conscience-là que tu comprends, et que tu crois plus réelle que ce dont porte témoignage la Voix éternelle pour Dieu Lui-même.

4. Cela peut-il être un jugement ? 2 Tu as souvent été enjoint de t’abstenir de juger, non pas parce que c’est un droit qui t’est refusé. 3 Tu ne peux pas juger. 4 Tu peux simplement croire les jugements de l’ego, qui sont tous faux. 5 Il guide tes sens soigneusement, pour prouver combien tu es faible, combien tu es impuissant et effrayé, combien tu appréhendes un juste châtiment, combien tu es noir de péché, combien misérable dans ta culpabilité.

5. Cette chose dont il parle, et qu’il voudrait pourtant défendre, il te dit que c’est toi. 2 Et tu crois qu’il en est ainsi avec une certitude obstinée. 3 Or en dessous demeure le doute caché que ce qu’il te montre comme étant la réalité avec une telle conviction, il n’y croit pas. 4 C’est lui-même seul qu’il condamne. 5 C’est en lui-même qu’il voit la culpabilité. 6 C’est son propre désespoir qu’il voit en toi.

6. N’entends pas sa voix. 2 Les témoins qu’il envoie pour te prouver que son mal est le tien sont faux, et ils parlent avec certitude de ce qu’ils ne connaissent pas. 3 Ta foi en eux est aveugle parce que tu ne voudrais pas partager les doutes que leur seigneur ne peut pas vaincre complètement. 4 Tu crois que douter de ses vassaux, c’est douter de toi-même.

7. Or tu dois apprendre que douter de leur preuve, c’est ouvrir la voie à te reconnaître toi-même et laisser la Voix pour Dieu être seul Juge de ce qui est digne de ta propre croyance. 2 Il ne te dira pas que ton frère devrait être jugé d’après ce que tes yeux voient en lui, ni ce que la bouche de son corps dit à tes oreilles, ni ce que le toucher de tes doigts te rapporte sur lui. 3 Il passe outre à d’aussi vains témoins, qui ne font que porter de faux témoignages sur le Fils de Dieu. 4 Il reconnaît seulement ce que Dieu aime et, dans la sainte lumière de ce qu’Il voit, tous les rêves de l’ego sur ce que tu es s’évanouissent devant la splendeur qu’Il contemple.

8. Laisse-Le être Juge de ce que tu es, car Il a une certitude dans laquelle il n’y a pas de doute, parce qu’elle repose sur une Certitude si grande que le doute est in-signifiant devant Sa face. 2 Le Christ ne peut douter de Lui-même. 3 La Voix pour Dieu ne peut que L’honorer et se réjouir de Sa parfaite et éternelle impeccabilité. 4 Celui qu’Il a jugé ne peut que rire de la culpabilité, indésireux maintenant de jouer avec les jouets du péché; ne tenant aucun compte des témoins du corps devant le ravissement de la sainte face du Christ.

9. Ainsi Il te juge. 2 Accepte Sa Parole sur ce que tu es, car Il porte témoignage de ta belle création et de l’Esprit Dont la Pensée a créé ta réalité. 3 Que peut bien signifier le corps pour Celui Qui connaît la gloire du Père et du Fils ? 4 Quels murmures de l’ego peut-Il entendre ? 5 Qu’est-ce qui pourrait Le convaincre que tes péchés sont réels ? 6 Laisse-Le aussi être Juge de tout ce qui semble t’arriver en ce monde. 7 Ses leçons te permettront de jeter un pont sur le fossé entre les illusions et la vérité.

10. Il enlèvera toute la foi que tu as placée dans la douleur, le désastre, la souffrance et la perte. 2 Il te donne une vision qui peut voir au-delà de ces sinistres apparences et peut contempler la douce face du Christ en elles toutes. 3 Tu ne douteras plus que seul le bien peut t’arriver, à toi qui es bien-aimé de Dieu, car Il jugera tous les évènements et enseignera l’unique leçon qu’ils contiennent tous.

11. Il sélectionnera en eux les éléments qui représentent la vérité et ne tiendra pas compte des aspects qui ne reflètent que de vains rêves. 2 Et Il réinterprétera tout ce que tu vois, tout ce qui arrive, chaque circonstance et chaque événement qui semble te toucher d’une quelconque façon, à partir de Son seul cadre de référence, entièrement unifié et sûr. 3 Et tu verras l’amour au-delà de la haine, la constance dans le changement, le pur dans le péché, et rien que la bénédiction du Ciel sur le monde.

12. Telle est ta résurrection, car ta vie ne fait partie de rien de ce que tu vois. 2 Elle se tient au-delà du corps et du monde, passé chaque témoin de la non-sainteté, au-dedans de la Sainteté et sainte comme Elle-même. 3 En chacun et en chaque chose, Sa Voix ne voudrait te parler que de ton Soi et de ton Créateur, Qui est un avec Lui. 4 Ainsi tu verras la sainte face du Christ en tout, et en tout tu n’entendras d’autre son que l’écho de la Voix pour Dieu.

13. Aujourd’hui nous faisons nos exercices sans paroles, sauf au début du temps que nous passons avec Dieu. 2 Nous commençons ces moments en répétant lentement, une seule fois, la pensée par laquelle la journée a débuté. 3 Et puis nous observons nos pensées, faisant appel silencieusement à Celui Qui voit en elles les éléments de vérité. 4 Laisse-Le évaluer chaque pensée qui te vient à l’esprit, en ôter les éléments de rêve, et te les rendre en idées propres qui ne contredisent pas la Volonté de Dieu.

14. Donne-Lui tes pensées et Il te les rendra en miracles qui proclament joyeusement l’entièreté et le bonheur que Dieu veut pour Son Fils, comme preuve de Son Amour éternel. 2 Et comme chaque pensée est ainsi transformée, elle acquiert un pouvoir guérisseur de l’Esprit qui a vu la vérité en elle sans se laisser tromper par ce qui avait été faussement ajouté. 3 Chaque bribe de fantasme a disparu. 4 Et ce qui reste est unifié en une Pensée parfaite qui offre partout sa perfection.

15. Passe ainsi quinze minutes à ton réveil, et donnes-en avec joie quinze autres avant d’aller dormir. 2 Ton ministère commence quand toutes tes pensées sont purifiées. 3 Ainsi t’est-il enseigné à enseigner au Fils de Dieu la sainte leçon de sa sainteté. 4 Nul ne peut manquer d’écouter, quand tu entends la Voix pour Dieu rendre honneur au Fils de Dieu. 5 Et chacun partagera avec toi les pensées qu’Il a retraduites dans ton esprit.

16. Telles sont tes Pâques. 2 Et tu déposes sur le monde le don des lys blancs comme neige, qui remplacent les témoins du péché et de la mort. 3 Par ta transfiguration, le monde est rédimé et joyeusement délivré de la culpabilité. 4 Maintenant nous élevons avec joie et gratitude nos esprits ressuscités vers Celui Qui nous a rendu notre santé d’esprit.

17. Et nous nous souviendrons à chaque heure de Celui Qui est le salut et la délivrance. 2 Comme nous rendons grâce, le monde s’unit à nous et accepte avec bonheur nos saintes pensées, que le Ciel a corrigées et rendues pures. 3 Maintenant notre ministère a enfin commencé, pour porter tout autour du monde la joyeuse nouvelle que la vérité n’a pas d’illusions et que la paix de Dieu, par nous, appartient à chacun.

UCEM~LEÇON 150 – Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 150 – Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu., Un Cours en Miracles on mai 29, 2010 at 11:40

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LEÇON 150

Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu.

(139) J’accepterai l’Expiation pour moi-même.

(140) Du salut seulement il peut être dit qu’il guérit.

UCEM~LEÇON 149 – Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 149 – Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu., Un Cours en Miracles on mai 28, 2010 at 10:53

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LEÇON 149

Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu.

(137) Quand je suis guéri, je ne suis pas guéri seul.

(138) Le Ciel est la décision que je dois prendre.

UCEM~LEÇON 148 – Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 148 – Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu., Un Cours en Miracles on mai 28, 2010 at 12:34

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LEÇON 148

Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu.

(135) Si je me défends, je suis attaqué.

(136) La maladie est une défense contre la vérité.

UCEM~LEÇON 147 – Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 147 – Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu., Un Cours en Miracles on mai 26, 2010 at 11:52

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LEÇON 147

Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu.

(133) Je n’accorderai pas de valeur à ce qui est sans valeur.

(134) Que je perçoive le pardon tel qu’il est.

UCEM~LEÇON 146 ~ Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 146 – Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu., Un Cours en Miracles on mai 25, 2010 at 11:34

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LEÇON 146

Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu.

(131) Nul ne peut échouer qui cherche à atteindre la vérité.

(132) Je relâche le monde de tout ce que je pensais qu’il était.

UCEM~LEÇON 145 – Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 145 – Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu., Un Cours en Miracles on mai 24, 2010 at 11:45

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LEÇON 145

Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu.

(129) Au-delà de ce monde, il y a un monde que je veux.

(130) Il est impossible de voir deux mondes.

UCEM~LEÇON 144 – Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 144 – Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu., Un Cours en Miracles on mai 24, 2010 at 3:03

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LEÇON 144

Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu.

(127) Il n’est d’amour que celui de Dieu.

(128) Le monde que je vois ne contient rien que je veuille.

UCEM~LEÇON 143 – Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 143 – Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu., Un Cours en Miracles on mai 23, 2010 at 12:13

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LEÇON 143

Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu.

(125) Dans la quiétude je reçois la Parole de Dieu aujourd’hui.

(126) Tout ce que je donne est donné à moi-même.

UCEM~LEÇON 142 – Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 142 – Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu., Un Cours en Miracles on mai 21, 2010 at 11:24

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LEÇON 142

Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu.

(123) Je remercie mon Père des dons qu’Il me fait.

(124) Que je me souvienne que je ne fais qu’un avec Dieu.

UCEM~LEÇON 141 – Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 141 – Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu., Un Cours en Miracles on mai 21, 2010 at 12:16

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LEÇON 141

Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu.

(121) Le pardon est la clef du bonheur.

(122) Le pardon offre tout ce que je veux.

UCEM~RÉVISION IV – Introduction – Leçons 121 à 140.

In Les leçons et l'Inspiration, RÉVISION IV - Introduction ~ Leçons 121 à 140., UCEM, Un Cours en Miracles on mai 20, 2010 at 11:31

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RÉVISION IV

Introduction

1. Maintenant nous révisons à nouveau, cette fois en étant conscients que nous nous préparons à la seconde partie pour apprendre comment la vérité peut être appliquée. 2 Aujourd’hui nous commencerons à nous concentrer afin d’être prêts pour ce qui va suivre. 3 Tel est notre but pour cette révision et pour les leçons qui suivent. 4 Ainsi nous révisons les leçons récentes et leurs pensées centrales de manière à faciliter cet état que nous voulons atteindre dans lequel nous serons prêts.

2. Il y a un thème central qui unifie chaque étape de la révision que nous entreprenons et qui peut s’énoncer simplement par ces mots :

2 Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu.

3 Cela est un fait, qui représente la vérité de Ce que tu es et de Ce qu’est ton Père. 4 C’est par cette pensée que le Père a donné la création au Fils, établissant le Fils comme co-créateur avec Lui. 5 C’est cette pensée qui garantit pleinement le salut au Fils. 6 Car dans son esprit aucunes pensées ne peuvent demeurer, sauf celles que Son Père partage. 7 Le manque de pardon bloque cette pensée hors de sa conscience. 8 Or elle est vraie à jamais.

3. Commençons notre préparation par quelque compréhension des nombreuses formes sous lesquelles le manque de pardon véritable peut être soigneusement dissimulé. 2 Parce que ce sont des illusions, elles ne sont pas perçues simplement pour ce qu’elles sont: des défenses qui protègent tes pensées qui ne pardonnent pas et les empêchent d’être vues et reconnues. 3 Leur but est de te montrer quelque chose d’autre et de tenir la correction à distance par des tromperies de soi faites pour la remplacer.

4. Et pourtant, ton esprit contient seulement ce que tu penses avec Dieu. 2 Tes tromperies de soi ne peuvent pas prendre la place de la vérité. 3 Pas plus qu’un enfant qui jette un bâton dans l’océan ne peut changer le va-et-vient des marées, le réchauffement de l’eau par le soleil, le reflet argenté de la lune sur l’océan la nuit. 4 Donc nous commençons chaque période d’exercice de cette révision en préparant notre esprit à comprendre les leçons que nous lisons et à voir la signification qu’elles nous offrent.

5. Commence chaque jour par consacrer un moment à préparer ton esprit à apprendre ce que chaque idée que tu réviseras ce jour-là peut t’offrir en liberté et en paix. 2 Ouvre ton esprit, dégage-le de toutes les pensées qui voudraient te tromper et laisse cette seule pensée l’occuper pleinement en enlevant le reste :

3 Mon esprit contient seulement ce que je pense avec Dieu.

4 Cinq minutes avec cette pensée suffiront pour diriger la journée dans le sens désigné par Dieu et pour placer Son Esprit en charge de toutes les pensées que tu recevras ce jour-là.

6. Elles ne viendront pas de toi seul, car elles seront toutes partagées avec Lui. 2 Ainsi chacune d’elles t’apportera le message de Son Amour, Lui retournant les messages du tien. 3 Ainsi la communion avec le Seigneur des Multitudes sera tienne, comme Lui-même l’a voulu. 4 Et de même que Sa propre complétude se joint à Lui, de même Il Se joindra à toi qui es complet lorsque tu t’unis à Lui, et Lui à toi.

7. Après ta préparation, lis simplement chacune des deux idées qui te sont assignées pour la révision du jour. 2 Puis ferme les yeux et dis-les-toi lentement. 3 Il n’y a rien qui presse maintenant, car tu utilises le temps dans le but approprié. 4 Laisse chaque mot resplendir de la signification que Dieu lui a donnée, telle qu’elle t’a été donnée par Sa Voix. 5 Laisse chaque idée que tu révises ce jour-là t’offrir le don qu’Il a déposé en elle pour que tu l’aies de Lui. 6 Nous n’utiliserons pas d’autre formule que la suivante pour nos exercices :

8. À chaque heure de la journée, porte à ton esprit la pensée par laquelle la journée a commencé et passe avec elle un moment de quiétude. 2 Puis répète les deux idées de ton exercice du jour sans te hâter, avec assez de temps pour voir les dons qu’elles contiennent pour toi, et laisse-les être reçues là où elles étaient destinées.

9. Nous n’ajouterons pas d’autres pensées, mais nous laissons celles-ci être les messages qu’elles sont. 2 Nous n’avons besoin de rien de plus pour nous donner le bonheur et le repos, la quiétude sans fin, la certitude parfaite et tout ce que notre Père veut que nous recevions comme l’héritage que nous avons de Lui. 3 Nous finirons chaque jour de cette révision comme il a commencé, en répétant d’abord la pensée qui a fait de ce jour un moment particulier de bénédiction et de bonheur pour nous; et qui, par notre foi, a ramené le monde des ténèbres à la lumière, de la peine à la joie, de la douleur à la paix, du péché à la sainteté.

10. Dieu te rend grâce, à toi qui t’exerces ainsi à garder Sa Parole. 2 Et quand tu consacres à nouveau ton esprit aux idées du jour avant de t’endormir, Sa gratitude t’entoure dans la paix où Il veut que tu sois à jamais, et que tu apprends maintenant à réclamer à nouveau comme ton héritage.

UCEM~LEÇON 140 – Du salut seulement il peut être dit qu’il guérit.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 140 – Du salut seulement il peut être dit qu’il guérit., Un Cours en Miracles on mai 20, 2010 at 1:53

LEÇON 140

Du salut seulement il peut être dit qu’il guérit.

1. “Guérison” est un mot qui ne peut s’appliquer à aucun des remèdes que le monde accepte comme bénéfiques. 2 Ce que le monde perçoit comme thérapeutique est seulement ce qui fera que le corps ira “mieux”. 3 Quand il essaie de guérir l’esprit, il ne voit pas de séparation d’avec le corps, où il pense que l’esprit existe. 4 Ses formes de guérison doivent donc substituer l’illusion à l’illusion. 5 Une croyance en la maladie prend une autre forme, ainsi le patient se perçoit maintenant lui-même comme allant bien.

2. Il n’est pas guéri. 2 Il a simplement rêvé qu’il était malade, et dans le rêve il a trouvé une formule magique pour faire qu’il aille bien. 3 Or il ne s’est pas éveillé du rêve, donc son esprit reste exactement comme il était auparavant. 4 Il n’a pas vu la lumière qui l’éveillerait et mettrait fin au rêve. 5 Quelle différence le contenu d’un rêve fait-il dans la réalité ? 6 Ou l’on dort ou l’on est éveillé. 7 Il n’y a rien entre les deux.

3. Les rêves heureux qu’apporte le Saint-Esprit sont différents des rêves du monde, où l’on peut seulement rêver d’être éveillé. 2 Les rêves que le pardon laisse l’esprit percevoir n’induisent pas une autre forme de sommeil, de sorte que le rêveur rêve un autre rêve. 3 Ses rêves heureux sont les hérauts de l’émergence de la vérité dans l’esprit. 4 Ils conduisent du sommeil à un doux réveil, de sorte que les rêves ont disparu. 5 Et ainsi ils guérissent pour toute l’éternité.

4. L’Expiation guérit avec certitude, et guérit toute maladie. 2 Car l’esprit qui comprend que la maladie ne peut être qu’un rêve n’est pas trompé par les formes que peut prendre le rêve. 3 La maladie ne peut venir là où la culpabilité est absente, car elle n’est qu’une autre forme de culpabilité. 4 L’Expiation ne guérit pas les malades, car cela n’est pas guérir. 5 Elle ôte la culpabilité qui rend la maladie possible. 6 Et cela est certes guérir. 7 Car la maladie maintenant a disparu, sans qu’il ne reste rien vers quoi elle puisse revenir.

5. La paix soit avec toi qui as été guéri en Dieu et non en de vains rêves. 2 Car la guérison doit venir de la sainteté, et la sainteté ne peut être trouvée là où le péché est chéri. 3 Dieu réside en de saints temples. 4 Où le péché est entré, Il est forclos. 5 Or il n’est pas d’endroit où Il ne soit. 6 Par conséquent, le péché ne peut avoir de demeure où se cacher de Sa bienfaisance. 7 Il n’y a pas d’endroit où la sainteté n’est pas, et le péché et la maladie ne peuvent demeurer nulle part.

6. Voilà la pensée qui guérit. 2 Elle ne fait pas de distinction parmi les irréalités. 3 Elle ne cherche pas non plus à guérir ce qui n’est pas malade, oublieuse de là où est le besoin de guérison. 4 Ce n’est pas de la magie. 5 C’est simplement un appel à la vérité, qui ne peut manquer de guérir et de guérir pour toujours. 6 Ce n’est pas une pensée qui juge une illusion à sa taille, à son apparente gravité ni à quoi que ce soit qui ait rapport à la forme qu’elle prend. 7 Elle se concentre simplement sur ce qu’elle est, et elle connaît qu’aucune illusion ne peut être réelle.

7. N’essayons pas aujourd’hui de chercher à guérir ce qui ne peut souffrir d’une maladie. 2 La guérison doit être cherchée uniquement là où elle est, pour être appliquée ensuite à ce qui est malade, afin que cela puisse être guéri. 3 Il n’est pas de remède que le monde procure qui puisse effectuer un changement en quoi que ce soit. 4 L’esprit qui porte les illusions à la vérité est réellement changé. 5 Il n’est pas d’autre changement que celui-là. 6 Car comment une illusion peut-elle différer d’une autre, sinon par des attributs qui n’ont pas de substance, pas de réalité, pas de centre, ni rien qui soit véritablement différent ?

8. Aujourd’hui nous cherchons à changer d’esprit sur la source de la maladie, car nous cherchons un remède pour toutes les illusions et non un autre passage de l’une à l’autre. 2 Nous essaierons aujourd’hui de trouver la source de la guérison, qui est dans nos esprits parce que notre Père l’a placée là pour nous. 3 Elle n’est pas plus loin de nous que nous-mêmes. 4 Elle est aussi proche de nous que nos propres pensées, si près qu’il est impossible de la perdre. 5 Nous avons seulement besoin de la chercher, et elle doit être trouvée.

9. Aujourd’hui nous ne nous laisserons pas égarer par ce qui nous paraît malade. 2 Aujourd’hui nous allons au-delà des apparences jusqu’à la source de la guérison, dont rien n’est exempt. 3 Nous réussirons dans la mesure où nous nous rendons compte qu’il ne peut jamais y avoir de distinction signifiante entre ce qui est faux et ce qui est également faux. 4 Ici il n’y a pas de degrés, et pas de croyances que ce qui n’existe pas est plus vrai sous certaines formes que sous d’autres. 5 Toutes sont fausses et peuvent être guéries parce qu’elles ne sont pas vraies.

10. Ainsi mettons-nous de côté nos amulettes, nos charmes et nos médicaments, nos chants et nos tours de magie sous quelque forme qu’ils prennent. 2 Nous serons calmes et nous écouterons la Voix de la guérison, qui guérira tous les maux ne faisant qu’un et rendra la santé d’esprit au Fils de Dieu. 3 Nulle autre voix ne peut guérir. 4 Aujourd’hui nous entendons une seule Voix qui nous parle de la vérité, où prennent fin toutes les illusions et où la paix retourne à l’éternelle et quiète demeure de Dieu.

11. Nous nous éveillons en L’entendant et nous Le laissons nous parler cinq minutes au début de la journée, et nous terminerons la journée en L’écoutant à nouveau cinq minutes avant d’aller dormir. 2 Notre seule préparation est de laisser nos pensées interférentes être mises de côté, non pas séparément mais toutes ne faisant qu’un. 3 Elles sont les mêmes. 4 Nous n’avons pas besoin de les rendre différentes et de retarder ainsi le moment où nous pourrons entendre notre Père nous parler.5 Nous L’entendons maintenant. 6 Nous venons à Lui aujourd’hui.

12. Sans rien dans les mains à quoi nous nous accrochons, le cœur élevé et l’esprit à l’écoute, nous prions:

2 Du salut seulement il peut être dit qu’il guérit.

3 Parle-nous, Père, afin que nous soyons guéris.

4 Et nous sentons le salut nous couvrir de sa douce protection et d’une paix si profonde qu’aucune illusion ne peut troubler notre esprit ni nous offrir la preuve qu’elle est réelle. 5 Voilà ce que nous apprendrons aujourd’hui. 6 Nous ferons notre prière de guérison à chaque heure, et nous prendrons une minute chaque fois que l’heure sonnera pour entendre la réponse à notre prière nous être donnée, tandis que nous attendons dans le silence et la joie. 7 Voici le jour où la guérison vient à nous. 8 Voici le jour où la séparation prend fin, et nous nous souvenons de Qui nous sommes réellement.

UCEM~LEÇON 139 – J’accepterai l’Expiation pour moi-même.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 139 – J’accepterai l’Expiation pour moi-même., Un Cours en Miracles on mai 19, 2010 at 12:48

LEÇON 139

J’accepterai l’Expiation pour moi-même.

1. Ici est la fin du choix. 2 Car ici nous arrivons à la décision de nous accepter tels que Dieu nous a créés. 3 Et qu’est-ce que le choix, sauf l’incertitude de ce que nous sommes ? 4 Il n’est pas de doute qui n’ait là ses racines. 5 Il n’est pas de question qui ne reflète celle-ci. 6 Il n’est pas de conflit qui n’entraîne l’unique, simple question : “Que suis-je ?”

2. Or qui pourrait poser cette question, sauf celui qui a refusé de se reconnaître lui-même ? 2 Seul le refus de t’accepter toi-même peut faire que la question semble sincère. 3 La seule chose qui puisse être connue avec certitude par toute chose vivante est ce qu’elle est. 4 De ce seul point de certitude, elle regarde les autres choses aussi certaines qu’elle-même.

3. L’incertitude à propos de ce que tu dois être est une tromperie de soi à une échelle si vaste qu’il n’est guère possible d’en concevoir l’immensité. 2 Être vivant et ne pas te connaître toi-même, c’est croire que tu es réellement mort. 3 Car qu’est-ce que la vie, sauf d’être toi-même, et quoi d’autre que toi peut être vivant à ta place ? 4 Qui est celui qui doute ? 5 De quoi doute-t-il ? 6 Qui interroge-t-il ? 7 Qui peut lui répondre ?

4. Il énonce simplement qu’il n’est pas lui-même, et par conséquent, étant quelque chose d’autre, il devient quelqu’un qui demande ce qu’est ce quelque chose. 2 Or il ne pourrait jamais être en vie à moins de connaître la réponse. 3 S’il demande comme s’il ne la connaissait pas, cela montre simplement qu’il ne veut pas être la chose qu’il est. 4 Il l’a acceptée parce qu’il vit; l’a jugée et rejetée, a nié sa valeur et a décidé qu’il ne connaît pas la seule certitude grâce à laquelle il vit.

5. Ainsi il devient incertain de sa vie, car ce qu’elle est a été nié par lui. 2 C’est pour ce déni que tu as besoin de l’Expiation. 3 Ton déni n’a rien changé dans ce que tu es. 4 Mais tu as divisé ton esprit entre ce qui connaît et ce qui ne connaît pas la vérité. 5 Tu es toi-même. 6 Il n’y a pas de doute là-dessus. 7 Et pourtant tu en doutes. 8 Mais tu ne demandes pas quelle partie de toi peut réellement douter de toi-même. 9 Ce ne peut pas réellement être une partie de toi qui pose cette question. 10 Car elle la pose à qui connaît la réponse. 11 Si c’était une partie de toi, alors la certitude serait impossible.

6. L’Expiation remédie à l’étrange idée qu’il est possible de douter de toi-même et d’être incertain de ce que tu es réellement. 2 Voilà qui est le comble de la folie. 3 Or c’est la question universelle du monde. 4 Qu’est-ce que cela signifie, sauf que le monde est fou ? 5 Pourquoi partager sa folie dans la triste croyance que ce qui est universel ici est vrai ?

7. Rien de ce que croit le monde n’est vrai. 2 C’est un lieu dont le but est d’être une demeure où ceux qui proclament ne pas se connaître peuvent venir demander ce que c’est qu’ils sont. 3 Et ils reviendront jusqu’à ce que l’Expiation soit acceptée et qu’ils apprennent qu’il est impossible de douter de soi-même et de ne pas être conscient de ce qu’on est.

8. Seule l’acceptation peut t’être demandée, car ce que tu es est certain. 2 Cela est fixé à jamais dans l’Esprit saint de Dieu, ainsi que dans le tien. 3 Cela est si loin au-delà de tout doute et de toute question que demander ce que ce doit être est toute la preuve dont tu aies besoin pour te montrer que tu crois à la contradiction selon laquelle tu ne connais pas ce que tu ne peux manquer de connaître. 4 Est-ce là une question ou un énoncé qui contient sa propre négation ? 5 Ne permettons pas à nos esprits saints de s’occuper à des songeries aussi insensées.

9. Nous avons une mission ici­. 2 Nous ne sommes pas venus pour renforcer la folie en laquelle nous avons cru autrefois. 3 N’oublions pas le but que nous avons accepté. 4 C’est plus que notre seul bonheur que nous sommes venus gagner. 5 Ce que nous acceptons pour ce que nous sommes proclame ce que chacun doit être, avec nous. 6 Ne déçois pas tes frères, ou c’est toi-même que tu déçois. 7 Regarde-les avec amour, afin qu’ils connaissent qu’ils font partie de toi, et toi d’eux.

10. C’est cela qu’enseigne l’Expiation en démontrant que l’Unité du Fils de Dieu est inattaquée par sa croyance qu’il ne connaît pas ce qu’il est. 2 Aujourd’hui accepte l’Expiation, non pour changer la réalité mais simplement pour accepter la vérité à ton sujet, et continuer ton chemin en te réjouissant dans l’Amour infini de Dieu. 3 C’est tout ce qu’il nous est demandé de faire. 4 C’est tout ce que nous allons faire aujourd’hui.

11. Nous passerons cinq minutes le matin et cinq minutes le soir à consacrer notre esprit à ce qui nous est assigné aujourd’hui. 2 Nous commençons par cette révision de ce qu’est notre mission :

3 J’accepterai l’Expiation pour moi-même, car je reste tel que Dieu m’a créé.

4 Nous n’avons pas perdu la connaissance que Dieu nous a donnée quand Il nous a créés pareils à Lui. 5 Nous pouvons nous en souvenir pour chacun, car tous les esprits ne font qu’un dans la création. 6 Et dans notre mémoire est le souvenir de combien nos frères nous sont chers en vérité, combien chaque esprit fait partie de nous, combien ils nous ont réellement été fidèles et combien l’Amour de notre Père les contient tous.

12. En reconnaissance de toute la création, au Nom de son Créateur et de Son Unité avec tous les aspects de la création, nous répétons à chaque heure aujourd’hui notre dévouement à notre cause, mettant de côté toutes les pensées qui nous distrairaient de notre saint but. 2 Pendant plusieurs minutes, laisse ton esprit être dégagé de toutes les sottes toiles d’araignée que le monde voudrait tisser autour du saint Fils de Dieu. 3 Et apprends la nature fragile des chaînes qui semblent garder à part de ta conscience la connaissance de toi-même, en disant :

4 J’accepterai l’Expiation pour moi-même, car je reste tel que Dieu m’a créé.

UCEM~LEÇON 138 – Le Ciel est la décision que je dois prendre.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 138 – Le Ciel est la décision que je dois prendre., Un Cours en Miracles on mai 18, 2010 at 3:24

LEÇON 138

Le Ciel est la décision que je dois prendre.

1. En ce monde le Ciel est un choix, parce qu’ici nous croyons qu’il y a des alternatives entre lesquelles choisir. 2 Nous pensons que toutes choses ont un opposé, et ce que nous voulons, nous le choisissons. 3 Si le Ciel existe, il doit y avoir l’enfer aussi, car la contradiction est la façon dont nous faisons ce que nous percevons, et ce que nous pensons réel.

2. La création ne connaît pas d’opposé. 2 Mais ici l’opposition fait partie d’être “réel”. 3 C’est cette étrange perception de la vérité qui fait que le choix du Ciel semble être la même chose que le renoncement à l’enfer. 4 Il n’en est pas réellement ainsi. 5 Or ce qui est vrai dans la création de Dieu ne peut entrer ici avant d’être reflété sous une forme quelconque que le monde peut comprendre. 6 La vérité ne peut pas venir là où elle ne pourrait être perçue qu’avec peur. 7 Car cela serait l’erreur voulant que la vérité peut être portée aux illusions. 8 L’opposition fait que la vérité n’est pas la bienvenue, et elle ne peut venir.

3. Choisir est l’évasion évidente hors de ce qui apparaît comme des opposés. 2 La décision laisse l’un des buts conflictuels devenir le but de l’effort et de la dépense de temps. 3 Sans décision, le temps n’est que gaspillé et l’effort dissipé. 4 Il est dépensé pour rien en retour, et le temps passe sans résultats. 5 Il n’y a pas de sentiment de gain, car rien n’est accompli, rien n’est appris.

4. Il est besoin de te rappeler que tu penses faire face à un millier de choix, quand il n’y en a réellement qu’un à faire. 2 Et même celui-là ne fait que sembler être un choix. 3 Ne te laisse pas embrouiller par tous les doutes que des myriades de décisions induiraient. 4 Tu n’en prends qu’une. 5 Et quand celle-là est prise, tu percevras que ce n’était pas un choix du tout. 6 Car la vérité est vraie, et rien d’autre n’est vrai. 7 Il n’y a pas d’opposé à choisir à la place. 8 Il n’y a pas de contradiction à la vérité.

5. Choisir dépend d’apprendre. 2 Et la vérité ne peut pas être apprise, mais seulement reconnue. 3 En sa re-connaissance réside son acceptation; et comme elle est acceptée, elle est connue. 4 Mais la connaissance est au-delà des buts que nous cherchons à enseigner dans le cadre ce de cours. 5 Nos buts sont des buts d’enseignement, qui sont atteints en apprenant comment y parvenir, ce qu’ils sont et ce qu’ils t’offrent. 6 Les décisions sont le résultat de ton apprentissage, car elles reposent sur ce que tu as accepté pour vérité de ce que tu es et de ce que doivent être tes besoins.

6. Dans ce monde insane et compliqué, le Ciel paraît prendre la forme d’un choix plutôt que d’être simplement ce qu’il est. 2 De tous les choix que tu as essayé de faire, celui-là est le plus simple, le plus définitif et le prototype de tous les autres, celui qui tranche toutes les décisions. 3 Si tu pouvais décider le reste, celui-là reste irrésolu. 4 Mais quand tu résous celui-là, les autres sont résolus avec lui, car toutes les décisions ne font que dissimuler celle-là en prenant des formes différentes. 5 Là est l’ultime et seul choix, par lequel la vérité est acceptée ou niée.

7. Ainsi commençons-nous aujourd’hui à considérer le choix que le temps a été fait pour nous aider à faire. 2 Tel est son saint but, transformé maintenant de l’intention que tu lui avais donnée : qu’il soit le moyen de démontrer que l’enfer est réel, que l’espoir se change en désespoir et que la vie même à la fin doit être vaincue par la mort. 3 Dans la mort seule, les opposés sont résolus, car mettre fin à l’opposition, c’est mourir. 4 Donc le salut doit être vu comme la mort, car la vie est vue comme un conflit. 5 Résoudre le conflit, c’est mettre fin aussi à ta vie.

8. Ces folles croyances peuvent gagner une emprise inconsciente d’une grande intensité et saisir l’esprit d’une terreur et d’une anxiété si fortes qu’il ne renoncera pas à ses idées au sujet de sa propre protection. 2 Il doit être sauvé du salut, menacé pour être en sécurité et armé magiquement contre la vérité. 3 Ces décisions sont prises inconsciemment, pour les garder en sécurité et imperturbées; loin de toute remise en question, de la raison et du doute.

9. Le Ciel est choisi consciemment. 2 Le choix ne peut pas être fait tant que les alternatives n’ont pas été vues et comprises correctement. 3 Tout ce qui est voilé d’ombres doit être porté à la compréhension pour être jugé à nouveau, cette fois avec l’aide du Ciel. 4 Et toutes les erreurs de jugement que l’esprit a faites auparavant sont soumises à la correction, tandis que la vérité les rejette comme étant sans cause. 5 Maintenant elles sont sans effets. 6 Elles ne peuvent être dissimulées, parce que leur néant est reconnu.

10. Le choix conscient du Ciel est aussi sûr que la fin de la peur de l’enfer, une fois qu’elle est soulevée de derrière son écran protecteur d’inconscience et portée à la lumière. 2 Qui peut décider entre le clairement vu et le non reconnu ? 3 Or qui peut manquer de choisir entre deux alternatives dont une seule est vue comme ayant de la valeur et l’autre comme une chose entièrement sans valeur, une source imaginaire de culpabilité et de peur ? 4 Qui hésite à faire un tel choix ? 5 Allons-nous hésiter à choisir aujourd’hui ?

11. Nous choisissons le Ciel à notre réveil, et nous passons cinq minutes à nous assurer que nous avons pris la seule décision qui soit saine. 2 Nous reconnaissons que nous faisons un choix conscient entre ce qui a une existence et ce qui n’a que l’apparence de la vérité. 3 Son pseudo-être, porté à ce qui est réel, est mince et transparent dans la lumière. 4 Il ne contient plus aucune terreur maintenant, car ce qui avait été rendu énorme, vengeur, implacable de haine, demande l’obscurité pour que la peur y soit investie. 5 Maintenant il est reconnu comme n’étant qu’une erreur, sotte et banale.

12. Avant de fermer les yeux pour dormir cette nuit, nous réaffirmons le choix que nous avons fait à chaque heure entre-temps. 2 Et maintenant nous donnons les cinq dernières minutes de veille de notre journée à la décision avec laquelle nous nous sommes réveillés. 3 Au passage de chaque heure, nous avons réitéré notre choix pendant un bref moment de quiétude consacré à maintenir notre santé d’esprit. 4 Et finalement nous terminons la journée parce qui suit, en admettant que nous avons choisi seulement ce que nous voulons :

5 Le Ciel est la décision que je dois prendre.

6 Je la prends maintenant, et je ne changerai pas d’esprit, parce que c’est la seule chose que je veux.

UCEM~LEÇON 137 – Quand je suis guéri, je ne suis pas guéri seul.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 137 – Quand je suis guéri, je ne suis pas guéri seul., Un Cours en Miracles on mai 17, 2010 at 12:18

17 mai ~ illumination-wallpaper

LEÇON 137

Quand je suis guéri, je ne suis pas guéri seul.

1. L’idée d’aujourd’hui reste la pensée centrale sur laquelle repose le salut. 2 Car la guérison est l’opposé de toutes les idées du monde qui s’attardent sur la maladie et les états séparés. 3 La maladie est une retraite à l’écart des autres et une coupure d’avec l’union. 4 Elle devient une porte qui se ferme sur un soi séparé qu’elle garde isolé et seul.

2. La maladie est isolement. 2 Car elle semble garder un soi à part de tous les autres, pour qu’il souffre ce que les autres ne ressentent pas. 3 Elle donne au corps le pouvoir final de rendre la séparation réelle et de maintenir l’esprit dans une prison solitaire, divisé et tenu en morceaux par un mur solide de chair rendue malade, qu’il ne peut franchir.

3. Le monde obéit aux lois que sert la maladie, mais la guérison opère à part d’elles. 2 Il est impossible que quiconque soit guéri seul. 3 Dans la maladie, il doit être à part et séparé. 4 Mais la guérison est sa propre décision d’être un à nouveau et d’accepter son Soi avec toutes Ses parties intactes et inattaquées. 5 Dans la maladie, son Soi paraît être démembré et sans l’unité qui Lui donne la vie. 6 Mais la guérison est accomplie lorsqu’il voit que le corps n’a pas le pouvoir d’attaquer l’Unité universelle du Fils de Dieu.

4. La maladie voudrait prouver que des mensonges doivent être la vérité. 2 Mais la guérison démontre que la vérité est vraie. 3 La séparation que la maladie voudrait imposer ne s’est jamais réellement produite. 4 Être guéri, c’est simplement accepter ce qui a toujours été la simple vérité, qui restera à jamais exactement comme elle a toujours été. 5 Or à des yeux accoutumés aux illusions, il faut montrer que ce qu’ils regardent est faux. 6 Ainsi la guérison, dont la vérité n’a jamais besoin, doit démontrer que la maladie n’est pas réelle.

5. La guérison pourrait ainsi être appelée un contre-rêve, qui annule le rêve de maladie au nom de la vérité, mais non dans la vérité même. 2 De même que le pardon passe sur tous les péchés qui n’ont jamais été accomplis, la guérison ne fait qu’enlever les illusions qui ne se sont pas produites. 3 De même que le monde réel surgira pour prendre la place de ce qui n’a jamais été, la guérison ne fait qu’offrir réparation pour des états imaginés et des idées fausses sur lesquels les rêves ont brodé des images de la vérité.

6. Or ne pense pas que la guérison soit indigne de ta fonction ici. 2 Car l’antéchrist devient plus puissant que le Christ pour ceux qui rêvent que le monde est réel. 3 Le corps semble être plus solide et plus stable que l’esprit. 4 Et l’amour devient un rêve, tandis que la peur reste la seule réalité qui puisse être vue et justifiée et pleinement comprise.

7. De même que le pardon par sa lumière dissipe tout péché, et que le monde réel occupera la place de ce que tu as fait, de même la guérison doit remplacer les fantasmes de maladie que tu tiens devant la simple vérité. 2 Quand il a été vu que la maladie disparaît en dépit de toutes les lois qui soutiennent qu’elle ne peut qu’être réelle, alors les questions ont trouvé réponse. 3 Et les lois ne peuvent plus être chéries ni observées.

8. La guérison est liberté. 2 Car elle démontre que les rêves ne prévaudront pas contre la vérité. 3 La guérison est partagée. 4 Et par cet attribut elle prouve que des lois différentes de celles qui soutiennent que la maladie est inévitable sont plus puissantes que leurs maladifs opposés. 5 La guérison est force. 6 Car par sa douce main la faiblesse est vaincue et des esprits qui étaient emmurés au-dedans d’un corps sont libres de se joindre à d’autres esprits, pour être forts à jamais.

9. La guérison, le pardon et l’heureux échange de tout le monde du chagrin contre un monde où la tristesse ne peut entrer, sont les moyens par lesquels le Saint-Esprit t’enjoint de Le suivre. 2 Ses douces leçons enseignent avec quelle facilité le salut peut être à toi; et le peu de pratique dont tu as besoin pour laisser Ses lois remplacer celles que tu as faites pour te garder prisonnier de la mort. 3 Sa vie devient la tienne quand tu étends la petite aide qu’Il demande pour te libérer de tout ce qui t’a jamais causé de la douleur.

10. Tandis que tu te laisses guérir, tu vois tous ceux qui t’entourent, ou ceux qui te traversent l’esprit, ou ceux que tu touches ou ceux qui semblent n’avoir pas de contact avec toi, être guéris avec toi. 2 Tu ne les reconnaîtras peut-être pas tous, et tu ne te rendras peut-être pas compte de la grandeur de ton offrande au monde entier, quand tu laisses la guérison venir à toi. 3 Mais tu n’es jamais guéri seul. 4 Et légions sur légions recevront le don que tu reçois quand tu es guéri.

11. Ceux qui sont guéris deviennent les instruments de la guérison. 2 Et il ne s’écoule pas de temps entre l’instant où ils sont guéris et toute la grâce de guérison qu’il leur est donné de donner. 3 Ce qui est opposé à Dieu n’existe pas, et qui ne l’accepte pas dans son esprit devient un havre où ceux qui sont las peuvent rester pour se reposer. 4 Car là est accordée la vérité, et là toutes les illusions sont portées à la vérité.

12. Ne voudrais-tu pas offrir un abri à la Volonté de Dieu ? 2 Tu ne fais qu’inviter ton Soi à être chez Lui. 3 Cette invitation peut-elle être refusée ? 4 Demande à l’inévitable de se produire, et tu n’échoueras jamais. 5 L’autre choix n’est que de demander à ce qui ne peut pas être d’être, et cela ne peut réussir. 6 Aujourd’hui nous demandons que seule la vérité occupe nos esprits; que des pensées de guérison aillent en ce jour de ce qui est guéri vers ce qui reste à guérir, tout en ayant conscience que les deux se produiront en ne faisant qu’un.

13. Nous nous souviendrons, chaque fois que l’heure sonnera, que notre fonction est de laisser nos esprits être guéris, afin que nous apportions la guérison au monde, échangeant la malédiction contre la bénédiction, la douleur contre la joie et la séparation contre la paix de Dieu. 2 Une minute par heure ne vaut-elle pas d’être donnée pour recevoir un tel don ? 3 Un court moment n’est il pas une bien petite dépense à offrir pour le don de tout ?

14. Or nous devons être préparés pour un tel don. 2 Ainsi nous commencerons la journée par ceci, et nous donnerons dix minutes à ces pensées par lesquelles nous conclurons également la journée ce soir :

3 Quand je suis guéri, je ne suis pas guéri seul.

4 Et je voudrais partager ma guérison avec le monde, afin que la maladie soit bannie de l’esprit du seul Fils de Dieu, Qui est mon seul Soi.

15. Laisse faire la guérison par toi aujourd’hui même. 2 Et tandis que tu reposes dans la quiétude, sois prêt à donner comme tu reçois, à ne garder que ce que tu donnes, et à recevoir la Parole de Dieu pour qu’Elle prenne la place de toutes les sottes pensées qui ont jamais été imaginées. 3 Maintenant nous nous rassemblons pour rendre sain tout ce qui était malade et offrir une bénédiction là où il y avait attaque. 4 Et nous ne nous laisserons pas non plus oublier cette fonction au passage de chaque heure de la journée, nous souvenant de notre but avec la pensée suivante :

5 Quand je suis guéri, je ne suis pas guéri seul.

6 Et je voudrais bénir mes frères, car je serais guéri avec eux, comme ils sont guéris avec moi.

L’Inspiration

Où le péché n’est plus (Texte 26.IV)

1. Le pardon en ce monde est l’équivalent de la justice du Ciel. 2 Il traduit le monde du péché en un monde simple, où la justice peut se refléter de par-delà les portes derrière lesquelles réside un manque total de limites. 3 Rien dans l’amour sans bornes ne pourrait avoir besoin de pardon. 4 Et ce qui est la charité dans le monde fait place à la simple justice passé les portes qui s’ouvrent sur le Ciel. 5 Nul ne pardonne à moins d’avoir cru dans le péché, et de croire encore qu’il a beaucoup à se faire pardonner. 6 Le pardon devient ainsi le moyen par lequel il apprend qu’il n’a rien fait qui soit à pardonner. 7 Le pardon repose toujours sur celui qui l’offre, jusqu’à ce qu’il se voie lui-même comme n’en ayant plus besoin. 8 Et ainsi il est rendu à sa fonction réelle de créer, que son pardon lui offre à nouveau.

2. Le pardon tourne le monde du péché en un monde de gloire, merveilleux à voir. 2 Chaque fleur luit dans la lumière, et chaque oiseau chante la joie du Ciel. 3 Il n’y a pas de tristesse et il n’y a pas d’adieux ici, car tout est totalement pardonné. 4 Et ce qui a été pardonné doit se joindre, car rien ne se dresse entre eux pour les garder séparés et à part. 5 Ceux qui sont sans péché doivent percevoir qu’ils sont un, car rien ne se dresse entre eux pour repousser l’autre. 6 Et dans l’espace que le péché a laissé vacant, ils se joignent pour ne faire qu’un, reconnaissant avec joie que ce qui fait partie d’eux n’a pas été gardé à part et séparé.

3. Le saint lieu où tu te tiens n’est que l’espace où le péché n’est plus. 2 Et là tu vois la face du Christ s’élevant à sa place. 3 Qui pourrait contempler la face du Christ et ne pas se souvenir de Son Père tel qu’il est réellement? 4 Qui pourrait craindre l’amour et se tenir là où le péché a laissé une place pour que l’autel du Ciel s’élève comme une tour très haut au-dessus du monde et s’étire par-delà l’univers jusqu’à toucher le Cœur de toute création? 5 Qu’est-ce que le Ciel, sinon un chant de gratitude, d’amour et de louange par toute chose créée à la Source de sa création? 6 Le plus saint des autels est érigé là où l’on croyait auparavant qu’était le péché. 7 Et ici viennent toutes les lumières du Ciel, pour être rallumées et augmentées en joie. 8 Car ici ce qui était perdu leur est rendu, et tout leur rayonnement est rendu entier à nouveau.

4. Le pardon n’apporte pas de petits miracles à déposer devant les portes du Ciel. 2 Ici le Fils de Dieu Lui-même vient recevoir chaque don qui le rapproche de sa demeure. 3 Aucun n’est perdu, et aucun n’est chéri plus qu’aucun autre. 4 Chacun lui rappelle l’Amour de son Père aussi sûrement que les autres. 5 Et chacun lui enseigne que ce qu’il craignait est ce qu’il aime le plus. 6 Quoi d’autre qu’un miracle pourrait changer son esprit de sorte qu’il comprenne que l’amour n’est pas à craindre? 7 Quel autre miracle y a-t-il que celui-là? 8 Et de quoi d’autre est-il besoin pour faire disparaître l’espace entre vous?

5. Là où auparavant le péché était perçu s’élèvera un monde qui deviendra un autel à la vérité, et tu te joindras là aux lumières du Ciel, et tu chanteras leur chant de gratitude et de louange. 2 Et de même qu’elles viennent à toi pour être complètes, de même tu iras avec elles. 3 Car nul n’entend le chant du Ciel et reste sans une voix qui ajoute sa puissance au chant, et le rende encore plus doux. 4 Et chacun se joint au chant à l’autel qui a été élevé sur le point minuscule que le péché proclamait sien. 5 Et ce qui alors était minuscule s’est envolé dans un chant immense auquel l’univers s’est joint d’une seule voix.

6. Ce minuscule point de péché qui se dresse encore entre toi et ton frère, c’est ce qui retarde l’heureuse ouverture des portes du Ciel. 2 Comme est petite l’entrave qui te prive de la richesse du Ciel. 3 Et comme sera grande la joie dans le Ciel quand tu te joindras au chœur puissant chantant l’Amour de Dieu !

UCEM~LEÇON 136 – La maladie est une défense contre la vérité.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 136 – La maladie est une défense contre la vérité., Un Cours en Miracles on mai 16, 2010 at 12:54

16 mai ~ dscf0732a

LEÇON 136

La maladie est une défense contre la vérité.

1. Nul ne peut guérir à moins qu’il ne comprenne quel but la maladie semble servir. 2 Car alors il comprend aussi que son but n’a pas de signification. 3 Étant sans cause et sans intention signifiante d’aucune sorte, elle ne peut pas être du tout. 4 Quand cela est vu, la guérison est automatique. 5 Elle dissipe cette illusion in-signifiante par la même approche qui les porte toutes à la vérité et les laisse là simplement pour qu’elles disparaissent.

2. La maladie n’est pas un accident. 2 Comme toutes les défenses, c’est un mécanisme insane pour se tromper soi-même. 3 Et comme toutes les autres, son but est de cacher la réalité, de l’attaquer, de la changer, de la rendre inepte, de la distordre, de la déformer ou de la réduire en un petit tas de parties désassemblées. 4 Le but de toutes les défenses est d’empêcher la vérité d’être entière. 5 Les parties sont vues comme si chacune d’elles était entière en elle-même.

3. Les défenses ne sont pas sans intention, pas plus qu’elles ne sont faites inconsciemment. 2 Elles sont des baguettes magiques secrètes que tu brandis quand la vérité paraît menacer ce que tu voudrais croire. 3 Elles ne semblent être inconscientes qu’à cause de la rapidité avec laquelle tu choisis de les utiliser. 4 Dans cette seconde, même moins, où le choix se fait, tu reconnais exactement ce que tu voudrais tenter de faire, puis tu entreprends de penser que cela est fait.

4. Qui d’autre que toi évalue une menace, décide que l’évasion est nécessaire, puis monte une série de défenses pour réduire la menace qui a été jugée réelle ? 2 Tout cela ne peut pas être fait inconsciemment. 3 Mais après coup, ton plan requiert que tu oublies que tu l’as fait, de sorte qu’il semble être extérieur à ta propre intention; un évènement au-delà de ton état d’esprit, un résultat qui a un réel effet sur toi, au lieu d’un résultat effectué par toi.

5. C’est cet oubli rapide du rôle que tu joues pour faire ta “réalité” qui fait que les défenses semblent être au-delà de ton propre contrôle. 2 Mais ce que tu as oublié, tu peux te le rappeler, pour peu que tu aies le désir de reconsidérer la décision qui est doublement protégée par l’oubli. 3 Que tu ne te souviennes pas est simplement le signe que cette décision reste encore en vigueur, en ce qui concerne tes désirs. 4 Ne prends pas cela pour un fait. 5 Les défenses doivent rendre les faits méconnaissables. 6 C’est ce qu’elles visent à faire, et c’est ce qu’elles font.

6. Chaque défense prend des fragments du tout, les assemble sans tenir compte de toutes leurs véritables relations, et construit ainsi l’illusion d’un tout qui n’est pas là. 2 C’est ce processus qui impose une menace et non le résultat quel qu’il soit. 3 Quand les parties sont arrachées du tout et vues comme étant séparées et entières en elles-mêmes, elles deviennent des symboles représentant l’attaque contre le tout; à l’effet réussi et qui plus jamais ne seront vues comme entières. 4 Or tu as oublié qu’elles ne représentent que ta propre décision sur ce qui devrait être réel, pour prendre la place de ce qui est réel.

7. La maladie est une décision. 2 Ce n’est pas une chose qui t’arrive, sans l’avoir cherchée, qui te rend faible et t’apporte la souffrance. 3 C’est un choix que tu fais, un plan que tu formes, quand pour un instant la vérité surgit dans ton propre esprit illusionné et que tout ton monde paraît tituber et s’apprêter à s’effondrer. 4 Maintenant tu es malade, pour que la vérité s’en aille et ne menace plus tes établissements.

8. Comment penses-tu que la maladie peut réussir à te protéger de la vérité ? 2 Parce qu’elle prouve que le corps n’est pas séparé de toi et que tu dois donc être séparé de la vérité. 3 Tu souffres parce que le corps souffre, et dans cette douleur tu deviens un avec lui. 4 Ainsi est préservée ta “véritable” identité, et la pensée étrange et obsédante que tu puisses être quelque chose au-delà de ce petit tas de poussière est réduite au silence et apaisée. 5 Car, vois-tu, cette poussière peut te faire souffrir, te tordre les membres et arrêter ton cœur, te commandant de mourir et de cesser d’être.

9. Ainsi le corps est-il plus fort que la vérité, qui demande que tu vives mais ne peut surmonter ton choix de mourir. 2 Ainsi le corps est-il plus puissant que la vie éternelle, le Ciel plus fragile que l’enfer, et au dessein de Dieu pour le salut de Son Fils s’oppose une décision plus forte que Sa Volonté. 3 Son Fils est poussière, le Père incomplet, et le chaos siège triomphant sur Son trône.

10. Tel est le plan que tu fais pour ta propre défense. 2 Et tu crois que le Ciel recule devant des attaques aussi folles que celles-ci, alors que Dieu est rendu aveugle par tes illusions, que la vérité est tournée en mensonge et que tout l’univers est rendu esclave des lois que tes défenses voudraient lui imposer. 3 Or qui croit aux illusions, sinon celui qui les a inventées ? 4 Qui d’autre peut les voir et y réagir comme si elles étaient la vérité ?

11. Dieu ne connaît rien de tes plans pour changer Sa Volonté. 2 L’univers ne tient pas compte des lois par lesquelles tu pensais le gouverner. 3 Et le Ciel ne s’est pas incliné devant l’enfer, ni la vie devant la mort. 4 Tu peux seulement choisir de penser que tu meurs ou souffres d’une maladie ou distords la vérité d’une quelconque façon. 5 Ce qui est créé est à part de tout cela. 6 Les défenses sont des plans pour vaincre ce qui ne peut être attaqué. 7 Ce qui est inaltérable ne peut changer. 8 Et ce qui est entièrement sans péché ne peut pécher.

12. Telle est la simple vérité. 2 Elle ne fait appel ni à la puissance ni au triomphe. 3 Elle ne commande pas l’obéissance ni ne cherche à prouver combien sont pitoyables et futiles tes tentatives pour planifier les défenses qui l’altèreraient. 4 La vérité veut simplement te donner le bonheur, car tel est son but. 5 Peut-être soupire-t-elle un peu lorsque tu jettes ses dons, et pourtant elle connaît, avec une parfaite certitude, que ce que Dieu veut pour toi doit être reçu.

13. C’est ce fait qui démontre que le temps est une illusion. 2 Car le temps te laisse penser que ce que Dieu t’a donné n’est pas la vérité maintenant, comme ce doit l’être. 3 Les Pensées de Dieu sont tout à fait à part du temps. 4 Car le temps n’est qu’une autre défense in-signifiante que tu as faite contre la vérité. 5 Or ce qu’Il veut est là, et tu restes tel qu’Il t’a créé.

14. La vérité a un pouvoir qui est bien au-delà des défenses, car nulle illusion ne peut demeurer là où il a été permis à la vérité d’entrer. 2 Elle vient à chaque esprit qui voudrait déposer les armes et cesser de jouer avec des folies. 3 Elle est trouvée à n’importe quel moment; aujourd’hui, si tu choisis de t’exercer à accueillir la vérité.

15. Voilà notre but aujourd’hui. 2 Nous donnerons deux fois un quart d’heure pour demander à la vérité de venir à nous et de nous rendre libres. 3 Et la vérité viendra, car elle n’a jamais été à part de nous. 4 Elle attend simplement cette invitation que nous lui faisons aujourd’hui. 5 Nous l’introduisons par une prière de guérison, pour nous aider à nous élever au-dessus de la défensive, et nous laissons la vérité être telle qu’elle a toujours été :

6 La maladie est une défense contre la vérité.

7 J’accepterai la vérité de ce que je suis et je laisserai mon esprit être entièrement guéri aujourd’hui.

16. La guérison passe comme un éclair dans ton esprit grand ouvert, lorsque la paix et la vérité surgissent pour prendre la place de la guerre et des vaines imaginations. 2 Il n’y aura pas de recoins sombres que la maladie puisse dissimuler et garder défendus contre la lumière de la vérité. 3 Il ne restera plus dans ton esprit ni les vagues figures de tes rêves ni leurs quêtes obscures et in-signifiantes poursuivant leurs doubles buts de manière insane. 4 Il sera guéri de tous les souhaits maladifs auxquels il a tenté d’autoriser le corps à obéir.

17. Maintenant le corps est guéri, parce que la source de la maladie a été rendue accessible au soulagement. 2 Et tu reconnaîtras que tu t’es bien exercé à ceci : le corps ne devrait rien ressentir du tout. 3 Si tu as réussi, il n’y aura pas de sensation ni de malaise ni de bien-être, ni de douleur ni de plaisir. 4 Il n’y a pas du tout de réponse dans l’esprit à ce que fait le corps. 5 Son utilité demeure, et rien de plus.

18. Tu ne te rends peut-être pas compte que cela enlève les limites que tu as imposées au corps par les buts que tu lui as donnés. 2 Lorsque ceux-ci sont mis de côté, la force du corps sera toujours suffisante pour remplir tous les buts véritablement utiles. 3 La santé du corps est pleinement garantie, parce qu’il n’est pas limité par le temps, par le climat ou la fatigue, par le manger et le boire, ni par aucune des lois auxquelles tu l’as soumis auparavant. 4 Tu n’as pas besoin de faire quoi que ce soit maintenant pour le rendre sain, car la maladie est devenue impossible.

19. Or cette protection a besoin d’être préservée par une attention vigilante. 2 Si tu laisses ton esprit abriter des pensées d’attaque, céder au jugement ou faire des plans contre des incertitudes à venir, tu t’es encore mal placé et t’es fait une identité corporelle qui attaquera le corps, car l’esprit est malade.

20. Le cas échéant, apporte-lui un remède immédiat en ne permettant pas que ta défensive te blesse plus longtemps. 2 Ne te méprends pas à propos de ce qui doit être guéri, mais dis-toi :

3 J’ai oublié ce que je suis réellement, car j’ai pris mon corps pour moi-même.

4 La maladie est une défense contre la vérité.

5 Mais je ne suis pas un corps.

6 Et mon esprit ne peut pas attaquer.

7 Ainsi je ne peux pas être malade.

L’Inspiration

Ta fonction dans l’Expiation (Texte 14.IV)

1. Quand tu acceptes la non-culpabilité de ton frère, tu vois l’Expiation en lui. 2 Car en la proclamant en lui, tu la fais tienne, et tu verras ce que tu cherchais. 3 Tu ne verras pas le symbole de la non-culpabilité de ton frère brillant en lui tant que tu croiras encore qu’elle n’est pas là. 4 Sa non-culpabilité est ton Expiation. 5 Accorde-la-lui et tu verras la vérité de ce que tu as reconnu. 6 Or la vérité est offerte premièrement pour être reçue, comme Dieu la donna premièrement à Son Fils. 7 Le premier dans le temps ne signifie rien, mais le Premier dans l’éternité est Dieu le Père, Qui est à la fois Premier et Un. 8 Au-delà du Premier il n’y en a pas d’autre, car il n’y a pas d’ordre, pas de second ni de troisième, et rien que le Premier.

2. Toi qui appartiens à la Cause Première, créé par Lui à l’image de Lui-même et faisant partie de Lui, tu es plus que simplement non coupable. 2 L’état de non-culpabilité n’est que la condition dans laquelle ce qui n’est pas là a été enlevé de l’esprit désordonné qui pensait que ce l’était. 3 C’est cet état, et seulement cela, que tu dois atteindre, avec Dieu à tes côtés. 4 Car jusqu’à ce que tu le fasses, tu continueras de penser que tu es séparé de Lui. 5 Tu peux peut-être sentir Sa Présence près de toi, mais tu ne peux pas connaître que tu ne fais qu’un avec Lui. 6 Cela ne peut pas s’enseigner. 7 L’apprentissage concerne uniquement la condition dans laquelle cela vient tout seul.

3. Quand tu auras permis que soit défait pour toi tout ce qui dans ton esprit très saint obscurcissait la vérité, et que par conséquent tu te tiendras en grâce devant ton Père, Il Se donnera Lui-même à toi comme Il l’a toujours fait. 2 Se donner Lui-même, c’est tout ce qu’il connaît, or donc c’est toute la connaissance. 3 Car ce qu’il ne connaît pas ne peut pas être et par conséquent ne peut pas être donné. 4 Ne demande pas à être pardonné, car cela a déjà été accompli. 5 Demande, plutôt, à apprendre comment pardonner, et à ramener dans ton esprit qui ne pardonne pas ce qui a toujours été. 6 L’Expiation devient réelle et visible pour ceux qui l’utilisent. 7 Sur terre c’est ta seule fonction, et tu dois apprendre que c’est tout ce que tu veux apprendre. 8 Tu te sentiras coupable jusqu’à ce que tu apprennes cela. 9 Car à la fin, quelque forme qu’elle prenne, ta culpabilité surgit de ce que tu as manqué de remplir ta fonction dans l’Esprit de Dieu avec tous les tiens. 10 Peux-tu échapper à cette culpabilité en manquant de remplir ta fonction ici?

4. Tu n’as pas besoin de comprendre la création pour faire ce qui doit être fait avant que la connaissance ait une signification pour toi. 2 Dieu ne brise pas de barrières; pas plus qu’il ne les a faites. 3 Quand tu les laisses aller, elles disparaissent. 4 Dieu n’échouera pas, comme Il n’a jamais échoué en quoi que ce soit. 5 Décide que Dieu a raison et que tu es dans l’erreur à ton sujet. 6 Il t’a créé à partir de Lui-même, mais toujours au-dedans de Lui. 7 Il connaît ce que tu es. 8 Souviens-toi qu’après Lui il n’y a pas de second. 9 Il n’y a personne, donc, qui puisse être sans Sa Sainteté, ni personne qui soit indigne de Son parfait Amour. 10 Ne manque pas à ta fonction, qui est d’aimer dans un lieu sans amour fait de ténèbres et de tromperie, car c’est ainsi que ténèbres et tromperie sont défaites. 11 Ne te manque pas à toi-même, mais plutôt offre à Dieu et à toi-même Son Fils irréprochable. 12 Pour ce petit don de reconnaissance pour Son Amour, Dieu Lui-même échangera ton don pour le Sien.

5. Avant de prendre pour toi-même quelque décision que ce soit, souviens-toi que tu t’es décidé contre ta fonction au Ciel, puis considère soigneusement si tu veux prendre des décisions ici. 2 Ta fonction ici est seulement de décider de ne pas décider ce que tu veux, en re-connaissance du fait que tu ne le sais pas. 3 Comment, donc, peux-tu décider ce que tu devrais faire? 4 Laisse toute décision à Celui Qui parle pour Dieu, et pour ta fonction telle qu’il la connaît. 5 Ainsi Il t’enseignera à lever le terrible fardeau que tu t’es imposé en n’aimant pas le Fils de Dieu et en tentant de lui enseigner la culpabilité au lieu de l’amour. 6 Renonce à cette insane et frénétique tentative qui te dérobe la joie de vivre avec ton Dieu et Père, et de t’éveiller avec joie à Son Amour et à Sa Sainteté, qui se joignent en tant que vérité en toi, te rendant un avec Lui.

6. Quand tu as appris à décider avec Dieu, toutes les décisions deviennent aussi faciles et justes que de respirer. 2 Cela est sans effort, et tu seras conduit aussi doucement que si l’on te portait sur un paisible sentier par un jour d’été. 3 C’est seulement ta propre volition qui semble faire qu’il est dur de décider. 4 Le Saint-Esprit ne tardera pas à répondre à chacune de tes questions sur quoi faire. 5 Il le sait. 6 Et Il te le dira, puis Il le fera pour toi. 7 Toi qui es fatigué, tu verras que cela est plus reposant que le sommeil. 8 Car tu peux emporter ta culpabilité dans le sommeil, mais pas dans cela.

7. À moins d’être non coupable, tu ne peux pas connaître Dieu, dont la Volonté est que tu Le connaisses. 2 Par conséquent, tu dois être non coupable. 3 Or si tu n’acceptes pas les conditions nécessaires pour Le connaître, tu L’as nié et tu ne Le reconnais pas, bien qu’il soit tout autour de toi. 4 Il ne peut pas être connu sans Son Fils, dont la non-culpabilité est la condition pour Le connaître. 5 Accepter Son Fils comme coupable, c’est nier le Père si complètement que la connaissance est balayée loin de toute re-connaissance dans l’esprit même où Dieu Lui-même l’a placée. 6 Si seulement tu écoutais, et apprenais combien cela est impossible ! 7 Ne Le dote pas d’attributs que tu comprends. 8 Tu ne L’as pas fait, et tout ce que tu comprends n’est pas de Lui.

8. Ta tâche n’est pas de faire la réalité. 2 Elle est là sans ton faire, mais pas sans toi. 3 Toi qui as tenté de te jeter toi-même et qui as si peu estimé Dieu, écoute-moi parler pour Lui et pour toi-même. 4 Tu ne peux pas comprendre à quel point ton Père t’aime, car il n’y a aucun parallèle dans ton expérience du monde pour t’aider à le comprendre. 5 Il n’y a rien sur terre avec quoi cela puisse se comparer, et rien de ce que tu as jamais ressenti à part de Lui n’y ressemble même vaguement. 6 Tu ne peux même pas donner une bénédiction avec une parfaite douceur. 7 Voudrais-tu en connaître Un Qui donne à jamais, et Qui ne connaît que donner?

9. Les enfants du Ciel vivent dans la lumière de la bénédiction de leur Père, parce qu’ils connaissent qu’ils sont sans péché. 2 L’Expiation fut établie comme moyen de rendre la non-culpabilité aux esprits qui l’ont niée, et qui ainsi se sont nié le Ciel. 3 L’Expiation t’enseigne la véritable condition du Fils de Dieu. 4 Elle ne t’enseigne pas ce que tu es ni ce qu’est ton Père. 5 Le Saint-Esprit, Qui s’en souvient pour toi, t’enseigne simplement comment enlever les blocages qui se dressent entre toi et ce que tu connais. 6 Sa mémoire est tienne. 7 Si tu te souviens de ce que tu as fait, tu ne te souviens de rien. 8 Le souvenir de la réalité est en Lui; par conséquent, il est en toi.

10. Le non-coupable et le coupable sont totalement incapables de se comprendre l’un l’autre. 2 Chacun perçoit l’autre comme pareil à lui-même, ce qui les rend tous deux incapables de communiquer parce que chacun voit l’autre autrement qu’il se voit lui-même. 3 Dieu ne peut communiquer qu’avec le Saint-Esprit dans ton esprit, parce que Lui seul partage la connaissance de ce que tu es avec Dieu. 4 Et seul le Saint-Esprit peut répondre à Dieu pour toi, car Lui seul connaît ce qu’est Dieu. 5 Tout le reste que tu as placé au-dedans de ton esprit ne peut exister, car ce qui n’est pas en communication avec l’Esprit de Dieu n’a jamais été. 6 La communication avec Dieu est la vie. 7 Et rien sans elle n’est.

UCEM~LEÇON 135 – Si je me défends, je suis attaqué.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 135 – Si je me défends, je suis attaqué., Un Cours en Miracles on mai 15, 2010 at 1:41

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LEÇON 135

Si je me défends, je suis attaqué.

1. Qui se défendrait à moins de penser qu’il est attaqué, que l’attaque est réelle et que sa propre défense pourrait le sauver ? 2 En cela réside la folie de la défense : elle donne aux illusions pleine réalité, puis elle tente de les traiter comme étant réelles. 3 Elle ajoute l’illusion à l’illusion, rendant ainsi la correction doublement difficile. 4 Et c’est cela que tu fais quand tu tentes de planifier le futur, d’activer le passé ou d’organiser le présent selon tes souhaits.

2. Tu opères en partant de la croyance que tu dois te protéger de ce qui arrive parce que cela doit contenir ce qui te menace. 2 Le sentiment d’être menacé, c’est l’admission d’une faiblesse inhérente; c’est la croyance qu’il y a un danger qui a le pouvoir de réclamer de toi une défense appropriée. 3 Le monde est basé sur cette insane croyance. 4 Et toutes ses structures, toutes ses pensées et tous ses doutes, toutes ses sanctions et ses lourds armements, ses définitions légales et ses codes, son éthique, ses dirigeants et ses dieux, tous ne servent qu’à préserver son sentiment de menace. 5 Car nul ne parcourt le monde dans une armure qui n’ait la terreur lui serrant le cœur.

3. La défense est effrayante. 2 Elle émane de la peur, augmentant la peur au fur et à mesure que chaque défense est faite. 3 Tu penses qu’elle offre la sécurité. 4 Or elle parle de peur rendue réelle et de terreur justifiée. 5 N’est-il pas étrange que tu ne t’arrêtes pas, tandis que tu élabores tes plans, grossis ton armure et resserres tes verrous, pour te demander ce que tu défends, et comment et contre quoi ?

4. Considérons d’abord ce que tu défends.2 Ce doit être quelque chose de très faible et de facile à assaillir. 3 Ce doit être quelque chose qui devient une proie facile, incapable de se protéger et qui a besoin de ta défense. 4 Quoi d’autre que le corps est d’une telle fragilité qu’il a besoin d’un soin constant et d’une sollicitude profonde et vigilante pour protéger sa petite vie ? 5 Quoi d’autre que le corps chancelle et doit manquer de servir le Fils de Dieu comme un hôte digne de Lui ?

5. Or ce n’est pas le corps qui peut avoir peur ou être une chose apeurante. 2 Il n’a d’autres besoins que ceux que tu lui assignes. 3 Il n’a pas besoin de structures défensives compliquées ni de médicaments qui amènent la santé, ni de soin, ni de sollicitude du tout. 4 Défends sa vie, ou fais-lui des dons pour le rendre beau, ou des murs pour le mettre en sécurité, et tu dis simplement que ta demeure est exposée au voleur de temps, corruptible et croulante, et si peu sûre qu’il faut la protéger au risque de ta propre vie.

6. N’est-ce pas une image apeurante ? 2 Peux-tu être en paix avec une telle conception de ta demeure ? 3 Or qu’est-ce qui a doté le corps du droit de te servir ainsi, sauf ta propre croyance ? 4 C’est ton esprit qui a donné au corps toutes les fonctions que tu vois en lui, et qui a fixé sa valeur bien au-delà d’un petit tas de poussière et d’eau. 5 Qui voudrait défendre quelque chose qu’il aurait reconnu comme tel ?

7. Le corps n’a pas besoin de défense. 2 Cela ne saurait être répété trop souvent. 3 Il sera fort et en bonne santé si l’esprit n’en abuse pas en lui assignant des rôles qu’il ne peur remplir, des buts hors de sa sphère, et des visées exaltées qu’il ne peut accomplir. 4 De telles tentatives, ridicules et pourtant si profondément chéries, constituent la source des nombreuses et folles attaques que tu portes contre lui. 5 Car il semble décevoir tes espérances, tes besoins, tes valeurs et tes rêves.

8. Le “soi” qui a besoin de protection n’est pas réel. 2 Le corps, qui est sans valeur et ne vaut guère la moindre défense, a besoin simplement d’être perçu comme quelque chose de tout à fait à part de toi, et il devient un instrument sain, fonctionnel, par lequel l’esprit peut opérer jusqu’à ce que son utilité ait cessé. 3 Qui voudrait le garder quand son utilité a cessé ?

9. Défends le corps, et tu as attaqué ton esprit. 2 Car tu as vu en lui les fautes, les faiblesses, les limites et les manques dont tu penses que le corps doit être sauvé. 3 Tu ne verras pas l’esprit comme étant séparé des conditions corporelles. 4 Et tu imposeras au corps toute la douleur qui vient de concevoir l’esprit comme limité et fragile, à part des autres esprits et séparé de sa Source.

10. Voilà les pensées qui ont besoin de guérison, et le corps répond par la santé quand elles ont été corrigées et remplacées par la vérité. 2 Voilà la seule défense réelle du corps. 3 Or est-ce là que tu cherches sa défense ? 4 Tu lui offres un genre de protection qui ne lui gagne aucun bénéfice mais ne fait qu’ajouter à la détresse de ton esprit. 5 Tu ne guéris pas mais ne fais qu’ôter l’espoir de guérison, car tu manques de voir où l’espoir doit résider pour être signifiant.

11. Un esprit guéri ne fait pas de plans. 2 Il exécute les plans qu’il reçoit en écoutant une sagesse qui n’est pas la sienne. 3 Il attend jusqu’à ce qu’il ait été instruit de ce qu’il faut faire, puis il entreprend de le faire. 4 Il ne compte sur lui-même pour rien, sauf son aptitude à accomplir les plans qui lui sont assignés. 5 Il est en sécurité dans la certitude que les obstacles ne peuvent freiner son progrès vers l’accomplissement de n’importe quel but qui sert le plan plus vaste établi pour le bien de tous.

12. Un esprit guéri est soulagé de la croyance qu’il doit faire des plans, bien qu’il ne puisse connaître quel est le meilleur résultat, par quels moyens il est atteint, ni comment reconnaître le problème que le plan est destiné à résoudre. 2 Il doit faire mauvais usage du corps dans ses plans jusqu’à ce qu’il reconnaisse qu’il en est ainsi. 3 Mais quand il a accepté cela pour vrai, alors il est guéri et il lâche prise du corps.

13. L’asservissement du corps aux plans qu’échafaude l’esprit non guéri pour se sauver lui-même doit rendre le corps malade. 2 Il n’est pas libre d’être un moyen d’aider dans un plan qui dépasse de loin sa propre protection et qui nécessite ses services pour un court moment. 3 En cette qualité, sa santé est assurée. 4 Car tout ce que l’esprit emploie pour cela fonctionnera parfaitement et avec la force qui lui a été donnée et qui ne peut faillir.

14. Il n’est peut-être pas facile de percevoir que les plans entrepris par soi-même ne sont que des défenses, avec le but qu’elles ont toutes été faites pour atteindre. 2 Ce sont les moyens par lesquels un esprit effrayé voudrait entreprendre sa propre protection, au prix de la vérité. 3 Il n’est pas difficile de s’en rendre compte dans quelques-unes des formes que prennent ces tromperies de soi, où le déni de la réalité est tout à fait évident. 4 Or faire des plans n’est pas souvent reconnu pour une défense.

15. L’esprit qui s’emploie à faire des plans pour lui-même est occupé à établir le contrôle des évènements futurs. 2 Il ne pense pas que ses besoins seront comblés, à moins qu’il ne fasse ses propres provisions. 3 Quant au temps, l’accent est mis sur le futur, à contrôler par les leçons et l’expérience que lui ont acquises les évènements passés et les croyances précédentes. 4 Il passe sur le présent, car il repose sur l’idée que le passé lui a suffisamment enseigné pour laisser l’esprit diriger son cours futur.

16. L’esprit qui planifie refuse ainsi de permettre le changement. 2 Ce qu’il a appris auparavant devient une base pour ses buts futurs. 3 Son expérience passée dirige son choix de ce qui arrivera. 4 Et il ne voit pas qu’ici et maintenant est tout ce dont il a besoin pour garantir un futur tout à fait différent du passé, sans continuité des vieilles idées et croyances malades. 5 L’anticipation n’y joue aucun rôle, car la confiance présente indique la voie.

17. Les défenses sont les plans que tu entreprends de faire contre la vérité. 2 Ils visent à sélectionner ce que tu approuves et à ne pas tenir compte de ce que tu considères incompatible avec tes croyances au sujet de ta réalité. 3 Or ce qui reste est certes in-signifiant. 4 Car c’est ta réalité qui est la “menace” que tes défenses voudraient attaquer, obscurcir, désassembler et crucifier.

18. Que ne pourrais-tu accepter, si seulement tu savais que tout ce qui arrive, tous les évènements, passés, présents et à venir, sont planifiés avec douceur par Celui Dont le seul but est ton bien ? 2 Peut-être as-tu mal compris Son plan, car jamais Il ne t’offrirait la douleur. 3 Mais tes défenses ne t’ont pas laissé voir Sa bénédiction aimante luisant sur chaque pas que tu as jamais fait. 4 Alors que tu faisais des plans de mort, Il te conduisait doucement vers la vie éternelle.

19. Ta présente confiance en Lui est la défense qui promet un avenir imperturbé, sans trace de chagrin et plein d’une joie qui augmente constamment, tandis que cette vie devient un instant saint, fixé dans le temps mais tenant compte seulement de l’immortalité. 2 Ne laisse aucune autre défense que ta seule confiance présente diriger le futur, et cette vie devient une rencontre signifiante avec la vérité que seules tes défenses voudraient dissimuler.

20. Sans défenses, tu deviens une lumière que le Ciel reconnaît avec gratitude pour sienne. 2 Et elle te conduira sur les voies désignées pour ton bonheur selon l’ancien plan, commencé à la naissance du temps. 3 Ceux qui te suivent joindront leur lumière à la tienne, qui en sera augmentée jusqu’à ce que le monde soit illuminé de joie. 4 Et c’est avec joie que tes frères déposeront leurs défenses encombrantes, qui ne leur servaient à rien et ne pouvaient que terrifier.

21. Aujourd’hui nous anticiperons ce moment avec une présente confiance, car il fait partie de ce qui a été planifié pour nous. 2 Nous serons sûrs que tout ce dont nous avons besoin pour accomplir cela aujourd’hui nous est donné. 3 Nous ne faisons aucun plan quant à la façon dont cela sera fait, mais nous nous rendons compte que notre non-défense est tout ce qui est requis pour que la vérité se fasse jour dans nos esprits avec certitude.

22. Deux fois aujourd’hui pendant quinze minutes, nous nous reposerons de faire des plans insensés et de toute pensée qui empêche la vérité d’entrer dans nos esprits. 2 Aujourd’hui nous recevrons au lieu de faire des plans, afin que nous puissions donner au lieu d’organiser. 3 Et il nous est donné véritablement, lorsque nous disons :

4 Si je me défends, je suis attaqué.

5 Mais dans ma non-défense, je serai fort et j’apprendrai ce que cachent mes défenses.

23. Rien que cela. 2 S’il y a des plans à faire, tu en seras instruit. 3 Ce ne seront peut-être pas les plans dont tu croyais qu’il était besoin, ni certes les réponses aux problèmes auxquels tu pensais être confronté. 4 Mais ce sont les réponses à une autre sorte de question, qui reste sans réponse bien qu’elle ait besoin d’une réponse, jusqu’à ce que la Réponse te vienne enfin.

24. Toutes tes défenses visaient à ne pas recevoir ce que tu recevras aujourd’hui. 2 Or dans la lumière et la joie de la simple confiance, tu te demanderas seulement pourquoi tu as jamais pensé que tu devais être défendu contre la délivrance. 3 Le Ciel ne demande rien. 4 C’est l’enfer qui fait d’extravagantes demandes de sacrifice. 5 Tu n’abandonnes rien aujourd’hui dans ces moments où, sans défense, tu te présentes à ton Créateur tel que tu es réellement.

25. Il S’est souvenu de toi. 2 Aujourd’hui nous nous souviendrons de Lui. 3 Car voici les Pâques de ton salut. 4 Et tu ressuscites de ce qui semblait être la mort et le désespoir. 5 Maintenant la lumière de l’espoir renaît en toi, car maintenant tu viens sans défense, pour apprendre quel rôle tu as dans le plan de Dieu. 6 Quelle valeur peuvent encore avoir les petits plans ou les croyances magiques, quand tu as reçu ta fonction de la Voix pour Dieu Lui-même ?

26 N’essaie pas de modeler cette journée de la façon dont tu crois qu’elle te profiterait le plus. 2 Car tu ne peux concevoir tout le bonheur qui te vient sans faire de plans. 3 Apprends aujourd’hui. 4 Le monde entier fera ce pas de géant et célèbrera tes Pâques avec toi. 5 Tout le long de la journée, lorsque de sottes petites choses apparaîtront pour susciter la défensive en toi et te tenter de tramer des plans, souviens-toi que c’est un jour particulier pour apprendre, et admets-le ainsi :

6 Ce sont mes Pâques.

7 Je voudrais les garder saintes.

8 Je ne me défendrai pas, parce que le Fils de Dieu n’a pas besoin de défense contre la vérité de sa réalité.

L’Inspiration

Choisis à nouveau (Texte 31.VIII)

1. La tentation a une seule leçon qu’elle voudrait enseigner sous toutes ses formes, partout où elle se produit. 2 Elle voudrait persuader le saint Fils de Dieu qu’il est un corps, né dans ce qui doit mourir, incapable d’échapper à sa fragilité et lié par ce qu’il lui ordonne de ressentir. 3 Il fixe les limites de ce qu’il peut faire; son pouvoir est la seule force qu’il ait; et sa compréhension ne peut pas excéder sa minuscule portée. 4 Voudrais-tu être cela, si le Christ t’apparaissait dans toute Sa gloire, en te demandant seulement ceci:

5 Choisis à nouveau si tu veux prendre ta place parmi les sauveurs du monde, ou rester en enfer et y tenir tes frères ?

6 Car Il est venu, et Il demande cela.

2. Comment fais-tu ce choix ? 2 Comme cela est facile à expliquer ! 3 Tu choisis toujours entre ta faiblesse et la force du Christ en toi. 4 Et ce que tu choisis est ce que tu penses réel. 5 Simplement en n’utilisant jamais la faiblesse pour diriger tes actions, tu ne lui as donné aucun pouvoir. 6 Et la lumière du Christ en toi est mise en charge de tout ce que tu fais. 7 Car tu Lui as apporté ta faiblesse et Il t’a donné Sa force à la place.

3. Les épreuves ne sont que des leçons que tu as manqué d’apprendre et qui te sont présentées à nouveau, de sorte que là où tu avais fait le mauvais choix auparavant, tu peux maintenant en faire un meilleur, échappant ainsi de toute la douleur que t’avait apportée ce que tu as choisi auparavant. 2 Dans chaque difficulté, chaque détresse et chaque perplexité, le Christ t’appelle et dit doucement : “Mon frère, choisis à nouveau.” 3 Il ne voudrait pas laisser une seule source de douleur non guérie, ni aucune image pour voiler la vérité. 4 Il voudrait enlever toute la misère de toi, que Dieu a créé comme autel à la joie. 5 Il ne voudrait pas te laisser inconsolé, seul dans des rêves d’enfer, mais il voudrait délivrer ton esprit de tout ce qui te cache Sa face. 6 Sa Sainteté est tienne parce qu’Il est le seul pouvoir qui est réel en toi. 7 Sa force est tienne parce qu’Il est le Soi que Dieu a créé comme Son seul Fils.

4. Les images que tu fais ne peuvent prévaloir contre ce que Dieu Lui-même voudrait que tu sois. 2 N’aie jamais peur, donc, de la tentation, mais vois-la telle qu’elle est : une autre chance de choisir à nouveau et de laisser la force du Christ prévaloir en chaque circonstance et en chaque endroit où tu avais auparavant élevé une image de toi-même. 3 Car ce qui paraît cacher la face du Christ est impuissant devant Sa majesté, et disparaît devant Sa sainte vision. 4 Les sauveurs du monde, qui voient comme Lui, sont simplement ceux qui choisissent Sa force au lieu de leur propre faiblesse, vue à part de Lui. 5 Ils rédimeront le monde, car ils sont joints dans toute la puissance de la Volonté de Dieu. 6 Et ce qu’ils veulent est seulement ce qu’Il veut.

5. Apprends donc l’heureuse habitude de répondre à toute tentation de te percevoir toi-même comme faible et misérable par ces mots:

2 Je suis tel que Dieu m’a créé.

3 Son Fils ne peut pas souffrir.

4 Et je suis Son Fils.

5 Ainsi la force du Christ est invitée à prévaloir, remplaçant toute ta faiblesse par la force qui vient de Dieu et ne peut jamais faillir. 6 Ainsi les miracles sont aussi naturels que la peur et l’agonie paraissent l’être avant que le choix de la sainteté n’ait été fait. 7 Car avec ce choix toutes les fausses distinctions ont disparu, les alternatives illusoires sont mises de côté, et rien ne reste pour interférer avec la vérité.

6. Tu es tel que Dieu t’a créé, comme l’est chaque chose vivante que tu regardes, en dépit des images que tu vois. 2 Ce que tu vois comme maladie et douleur, comme faiblesse, souffrance et perte, n’est que la tentation de te percevoir toi-même sans défense et en enfer. 3 N’y cède pas, et tu verras toute la douleur, sous toutes ses formes, où qu’elle se produise, disparaître simplement comme brume au soleil. 4 Un miracle est venu guérir le Fils de Dieu et fermer la porte à ses rêves de faiblesse, ouvrant la voie à son salut et à sa délivrance. 5 Choisis à nouveau ce que tu voudrais qu’il soit, en te souvenant que chacun de tes choix établit ta propre identité telle que tu la verras et la croiras.

7. Ne me nie pas le petit don que je demande, quand en échange je dépose à tes pieds la paix de Dieu, et le pouvoir d’apporter cette paix à quiconque va errant dans le monde, incertain et seul, et dans une constante frayeur. 2 Car il t’est donné de te joindre à lui et par le Christ en toi de dévoiler ses yeux et de le laisser voir le Christ en lui.

8. Mes frères dans le salut, ne manquez pas d’entendre ma voix et d’écouter mes paroles. 2 Je ne demande que votre propre délivrance. 3 Il n’y a pas de place pour l’enfer dans un monde dont la beauté peut encore être si intense et si intégrale qu’il n’y a qu’un pas de là au Ciel. 4 À vos yeux fatigués, j’apporte une vision d’un monde différent, si nouveau, si propre et frais que vous oublierez la douleur et le chagrin que vous voyiez auparavant. 5 Or c’est une vision que vous devez partager avec tous ceux que vous voyez, car autrement vous ne la verrez pas. 6 C’est en offrant ce don que vous le faites vôtre. 7 Et Dieu a décrété, avec amour et bonté, qu’il était pour vous.

9. Réjouissons-nous de pouvoir parcourir le monde et trouver de si nombreuses occasions de percevoir encore une autre situation où le don de Dieu peut à nouveau être reconnu comme nôtre ! 2 Ainsi disparaîtront tous les vestiges de l’enfer, les péchés secrets et les haines cachées. 3 Et toute la beauté qu’ils dissimulaient apparaît à nos yeux comme les jardins du Ciel, pour nous élever bien au-dessus des routes épineuses sur lesquelles nous voyagions avant que le Christ n’apparaisse. 4 Entendez-moi, mes frères, entendez et joignez-vous à moi. 5 Dieu a décrété que je ne pouvais pas appeler en vain, et dans Sa certitude je repose. 6 Car vous entendrez et vous choisirez à nouveau. 7 Et par ce choix chacun est rendu libre.

10. Je Te rends grâce, Père, de ces saints qui sont mes frères comme ils sont Tes Fils. 2 Ma foi en eux est la Tienne. 3 Je suis aussi sûr qu’ils viendront à moi que Tu l’es de ce qu’ils sont et seront à jamais. 4 Ils accepteront le don que je leur offre, parce que Tu me l’as donné en leur nom. 5 Et comme je ne voudrais faire que Ta sainte Volonté, ainsi choisiront-ils. 6 Je Te rends grâce pour eux. 7 Le chant du salut résonnera de par le monde chaque fois qu’ils choisiront. 8 Car nous sommes unis dans un même but, et la fin de l’enfer est proche.

11. En heureuse bienvenue, j’ai la main tendue vers chaque frère qui voudrait se joindre à moi afin d’aller au-delà de la tentation, et dont le regard se porte avec une fixe détermination vers la lumière qui luit au-delà avec une parfaite constance. 2 Donne-moi les miens, car ils T’appartiennent. 3 Pourrais-Tu échouer en ce qui n’est que Ta Volonté ? 4 Je Te rends grâce de ce que sont mes frères. 5 Au fur et à mesure que chacun choisit de se joindre à moi, le chant de grâce qui monte de la terre vers le Ciel grandit de petites bribes éparses de mélodie en un seul chœur qui embrasse toutes choses d’un monde rédimé de l’enfer, et Te rend grâce.

12. Et maintenant nous disons : Amen. 2 Car le Christ est venu habiter dans la demeure que Tu as établie pour Lui avant que le temps fût, dans la calme éternité. 3 Le voyage s’achève et prend fin à l’endroit où il a commencé. 4 Il n’en reste plus trace. 5 Aucune foi n’est accordée à aucune illusion, et pas une tache de ténèbres ne reste encore pour cacher à quiconque la face du Christ. 6 Ta Volonté est faite, complète et parfaitement, et toute la création Te reconnaît et Te connaît comme la seule Source qu’elle ait. 7 Pareille à toi par sa clarté, la lumière rayonne de tout ce qui vit et se meut en Toi. 8 Car nous sommes rendus là où nous tous ne faisons qu’un, et nous sommes chez nous, où Tu veux que nous soyons.

UCEM~LEÇON 134 – Que je perçoive le pardon tel qu’il est.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 134 – Que je perçoive le pardon tel qu’il est., Un Cours en Miracles on mai 14, 2010 at 1:41

14 mai ~ hands1

LEÇON 134

Que je perçoive le pardon tel qu’il est.

1. Revoyons la signification de “pardonner”, car cela est susceptible d’être distordu et perçu comme quelque chose qui entraîne le sacrifice inéquitable d’une colère légitime, un don injustifié et immérité, et un déni complet de la vérité. 2 De ce point de vue, le pardon doit être considéré comme une simple folie excentrique, et ce cours doit sembler faire reposer le salut sur un caprice.

2. Cette vue distordue de ce que signifie le pardon est facilement corrigée, quand tu peux accepter le fait que le pardon n’est pas demandé pour ce qui est vrai. 2 Il doit être limité à ce qui est faux. 3 Il est sans rapport avec tout, sauf les illusions. 4 La vérité est la création de Dieu, et pardonner cela est in-signifiant. 5 Toute vérité Lui appartient, reflète Ses lois et rayonne Son Amour. 6 Cela a-t-il besoin de pardon ? 7 Comment peux-tu pardonner à ceux qui sont sans péché et éternellement bénins ?

3. Ce que tu trouves le plus difficile dans le pardon authentique de ta part, c’est que tu crois encore devoir pardonner la vérité, et non les illusions. 2 Tu conçois le pardon comme une vaine tentative pour regarder plus loin que ce qui est là, pour passer sur la vérité, dans un effort sans fondement pour te tromper toi-même en rendant vraie une illusion. 3 Ce point de vue distordu ne fait que refléter l’emprise que l’idée de péché exerce encore sur ton esprit, tel que tu te vois toi-même.

4. Parce que tu penses que tes péchés sont réels, tu considères le pardon comme une tromperie. 2 Car il est impossible de penser que le péché est vrai et de ne pas croire que le pardon est un mensonge. 3 Ainsi le pardon n’est-il réellement qu’un péché, comme tout le reste. 4 Il dit que la vérité est fausse et sourit aux corrompus comme s’ils étaient aussi irréprochables que l’herbe; blancs comme la neige. 5 Il est délirant quant à ce qu’il pense pouvoir accomplir. 6 Il voudrait voir comme ayant raison ceux qui ont nettement tort; les odieux comme étant les bons.

5. De ce point de vue, le pardon n’est pas une évasion. 2 Il est simplement un signe de plus que le péché est impardonnable, au mieux à dissimuler, à nier ou à nommer d’un autre nom, car le pardon est traître à la vérité. 3 La culpabilité ne peut pas être pardonnée. 4 Si tu pèches, ta culpabilité est éternelle. 5 Ceux qui sont pardonnés du point de vue que leurs péchés sont réels sont pitoyablement moqués et doublement condamnés : d’abord par eux-mêmes, pour ce qu’ils pensent avoir fait, et encore une fois par ceux qui leur pardonnent.

6. C’est l’irréalité du péché qui rend le pardon naturel et entièrement sain, un profond soulagement pour ceux qui l’offrent ; une quiète bénédiction là où il est reçu. 2 Il n’approuve pas les illusions mais les recueille légèrement, avec un petit rire, et les dépose doucement aux pieds de la vérité. 3 Et là elles disparaissent entièrement.

7. Le pardon est la seule chose qui représente la vérité dans les illusions du monde. 2 Il voit leur néant et regarde au travers des milliers de formes sous lesquelles elles peuvent apparaître. 3 Il regarde les mensonges, mais il n’est pas trompé. 4 Il ne prête aucune attention aux cris des pécheurs fous de culpabilité qui s’accusent eux-mêmes. 5 Il pose sur eux un regard tranquille et leur dit simplement : “Mon frère, ce que tu penses n’est pas la vérité.”

8. La force du pardon, c’est son honnêteté, qui est si incorrompue qu’elle voit les illusions comme des illusions, et non comme la vérité. 2 C’est pour cela qu’en face des mensonges, il devient le détrompeur, le grand restaurateur de la simple vérité. 3 Par son aptitude à passer sur ce qui n’est pas là, il ouvre la voie vers la vérité, qui était bloquée par les rêves de culpabilité. 4 Maintenant tu es libre de suivre la voie que t’ouvre ton pardon véritable. 5 Car si un seul frère a reçu ce don de toi, la porte est ouverte pour toi.

9. Il y a une façon très simple de trouver la porte du pardon véritable et de la percevoir grande ouverte en signe de bienvenue. 2 Quand tu sens que tu es tenté d’accuser quelqu’un de péché sous quelque forme que ce soit, ne permets pas à ton esprit de s’attarder sur ce que tu penses qu’il a fait, car c’est une tromperie de soi. 3 Demande plutôt : “Est-ce que je m’accuserais d’avoir fait cela ?”

10. Tu verras ainsi des alternatives qui rendent le choix signifiant et gardent ton esprit aussi libre de culpabilité et de douleur que Dieu Lui-même l’a voulu, et qu’il est en vérité. 2 Il n’y a que les mensonges qui condamnent. 3 En vérité l’innocence est la seule chose qui soit. 4 Le pardon se tient entre les illusions et la vérité, entre le monde que tu vois et celui qui se trouve au-delà; entre l’enfer de la culpabilité et les portes du Ciel.

11. De l’autre côté du pont, aussi puissant que l’amour qui a répandu sur lui sa bénédiction, tous les rêves de mal, de haine et d’attaque sont portés en silence à la vérité. 2 Ils ne sont pas gardés pour s’enfler et se déchaîner et terrifier le sot rêveur qui croit en eux. 3 Il a doucement été réveillé de son rêve en comprenant que ce qu’il pensait voir n’a jamais été là. 4 Et maintenant il ne peut pas ressentir que toute évasion lui a été refusée.

12. Il n’a pas à se battre pour se sauver lui-même. 2 Il n’a pas à tuer les dragons qu’il pensait lancés à sa poursuite. 3 Il n’a pas non plus besoin d’ériger les lourds murs de pierre et les portes de fer dont il pensait qu’ils le mettraient en sécurité. 4 Il peut ôter la pesante et inutile armure faite pour enchaîner son esprit à la peur et à la misère. 5 Son pas est léger, et lorsqu’il lève le pied pour avancer à grandes enjambées, une étoile est laissée derrière, pour indiquer le chemin à ceux qui le suivent.

13. Il faut s’exercer au pardon, car le monde ne peut pas en percevoir la signification ni fournir un guide pour t’en enseigner la bienfaisance. 2 Il n’y a pas une pensée dans le monde entier qui conduise à quelque compréhension des lois qui le gouvernent, ni de la Pensée qu’il reflète. 3 Il est aussi étranger au monde que l’est ta propre réalité. 4 Et pourtant il joint ton esprit à la réalité en toi.

14. Aujourd’hui nous nous exercerons au véritable pardon, afin que le moment de jonction ne soit plus retardé. 2 Car nous voudrions rencontrer notre réalité en liberté et en paix. 3 Nos exercices deviennent les pas qui éclairent le chemin pour tous nos frères, qui nous suivront jusqu’à la réalité que nous partageons avec eux. 4 Pour que cela soit accompli, donnons aujourd’hui deux fois un quart d’heure, et passons-le avec le Guide Qui comprend la signification du pardon et Qui nous a été envoyé pour l’enseigner. 5 Demandons-Lui :

6 Que je perçoive le pardon tel qu’il est.

15. Puis choisis un frère comme Il te dirigera et catalogue ses “péchés” un par un au fur et à mesure qu’ils te traversent l’esprit. 2 Assure-toi de ne t’attarder sur aucun d’entre eux mais rends-toi compte que tu utilises ses “offenses” uniquement pour sauver le monde de toutes les idées de péché. 3 Considère brièvement toutes les mauvaises choses que tu as pensées de lui et demande-toi à chaque fois : “Est-ce que je me condamnerais pour avoir fait cela ?”

16. Laisse-le être libéré de toutes les pensées que tu as eues de péché en lui. 2 Et maintenant tu es préparé pour la liberté. 3 Si tu t’es exercé jusqu’ici de plein gré et avec honnêteté, tu commenceras à ressentir une élévation, l’allègement d’un poids sur ta poitrine, un profond et certain sentiment de soulagement. 4 Le temps qu’il reste devrait être consacré à faire l’expérience de l’évasion de toutes les lourde chaînes que tu as cherché à poser sur ton frère, mais qui étaient posées sur toi-même.

17. Tu devrais t’exercer au pardon tout le long de la journée, car il y aura encore de nombreuses fois où tu oublieras sa signification et t’attaqueras toi-même. 2 Quand cela se produit, permets à ton esprit de voir au travers de cette illusion en te disant :

3 Que je perçoive le pardon tel qu’il est.

4 Est-ce que je m’accuserais d’avoir fait cela ?

5 Je ne poserais pas cette chaîne sur moi-même.

6 Dans tout ce que tu fais, souviens-toi de ceci :

7 Nul n’est crucifié seul, et pourtant nul ne peut entrer au Ciel tout seul.

L’Inspiration

Le choix de la complétude (Texte 15.V)

1. Lorsqu’on regarde la relation particulière, il est d’abord nécessaire de se rendre compte qu’elle comporte énormément de douleur. 2 L’anxiété, le désespoir, la culpabilité et l’attaque y entrent tous, entrecoupés de périodes où ils semblent avoir disparu. 3 Ils doivent tous être compris pour ce qu’ils sont. 4 Quelque forme qu’ils prennent, ce sont toujours des attaques contre le soi afin de rendre l’autre coupable. 5 J’en ai parlé plus tôt, mais il y a certains aspects de ce qui est réellement tenté qui n’ont pas été abordés.

2. Tout simplement, la tentative pour rendre coupable est toujours dirigée contre Dieu. 2 Car l’ego voudrait que tu Le voies, Lui et seulement Lui, comme coupable, laissant la Filialité exposée à l’attaque et sans protection contre elle. 3 La relation d’amour particulière est l’arme principale de l’ego pour te garder loin du Ciel. 4 Ça n’a pas l’air d’une arme, mais si tu considères combien tu l’estimes et pourquoi, tu te rendras compte de ce qu’elle doit être.

3. La relation d’amour particulière est le don dont l’ego est le plus fier et celui qui a le plus d’attrait pour ceux qui sont indésireux de renoncer à la culpabilité. 2 La «dynamique» de l’ego est on ne peut plus claire ici, car, faisant fond sur l’attraction de cette offrande, les fantasmes qui tournent autour d’elle sont souvent très évidents. 3 Ici, ils sont généralement jugés acceptables et même naturels. 4 Personne ne considère qu’il est bizarre d’aimer et haïr à la fois, et même ceux qui croient que la haine est un péché se sentent simplement coupables, mais ne la corrigent pas. 5 Cela est la condition «naturelle» de la séparation, et ceux qui apprennent qu’elle n’est pas naturelle du tout semblent être ceux qui ne sont pas naturels. 6 Car ce monde est l’opposé du Ciel, étant fait pour être son opposé, et tout ici prend une direction exactement opposée à ce qui est vrai. 7 Au Ciel, où la signification de l’amour est connue, l’amour est la même chose que l’union. 8 Ici, où l’illusion de l’amour est acceptée à la place de l’amour, l’amour est perçu comme étant la séparation et l’exclusion.

4. C’est dans la relation particulière, née du souhait caché d’être aimé de Dieu particulièrement, que triomphe la haine de l’ego. 2 Car la relation particulière est le renoncement à l’Amour de Dieu, ainsi que la tentative pour assurer au soi la particularité qu’il a refusée. 3 Il est essentiel pour la préservation de l’ego que tu croies que cette particularité n’est pas l’enfer, mais le Ciel. 4 Car l’ego ne voudrait jamais que tu voies que la séparation ne peut être qu’une perte, étant l’unique condition dans laquelle le Ciel ne peut pas être.

5. Pour chacun, le Ciel est complétude. 2 Il ne peut y avoir de désaccord là-dessus, parce que l’ego et le Saint-Esprit l’acceptent tous deux. 3 Toutefois, ils sont en complet désaccord sur ce qu’est la complétude et comment elle s’accomplit. 4 Le Saint-Esprit connaît que la complétude réside d’abord dans l’union, puis dans l’extension de l’union. 5 Pour l’ego, la complétude réside dans le triomphe, et dans l’extension de la «victoire» jusqu’au triomphe final sur Dieu. 6 En cela il voit la liberté suprême du soi, car il ne resterait plus rien qui fasse interférence avec l’ego. 7 Voilà son idée du Ciel. 8 Par conséquent l’union, qui est une condition dans laquelle l’ego ne peut pas interférer, doit être l’enfer.

6. La relation particulière est un mécanisme de l’ego, étrange et contre nature, pour joindre l’enfer et le Ciel et les rendre indistinguables. 2 Et cette tentative pour trouver un imaginaire «meilleur» des deux mondes n’a fait que mener aux fantasmes des deux, et à l’incapacité de percevoir l’un ou l’autre tel qu’il est. 3 La relation particulière est le triomphe de cette confusion. 4 C’est une sorte d’union d’où l’union est exclue, et la base de la tentative d’union repose sur l’exclusion. 5 Pourrait-il y avoir meilleur exemple de la maxime de l’ego : «Cherche mais ne trouve pas»?

7. Le plus curieux est le concept du soi que l’ego favorise dans la relation particulière. 2 Ce «soi» cherche la relation pour se rendre complet. 3 Or quand il trouve la relation particulière dans laquelle il pense pouvoir accomplir cela, il se donne et tente de «s’échanger» lui-même contre le soi d’un autre. 4 Cela n’est pas l’union, car il n’y a ni augmentation ni extension. 5 Chaque partenaire essaie de sacrifier le soi qu’il ne veut pas pour un autre soi qu’il pense qu’il préférerait. 6 Et il se sent coupable du «péché» d’avoir pris, sans rien donner en retour qui ait de la valeur. 7 Quelle valeur peut-il accorder à un soi qu’il voudrait donner pour en obtenir un « meilleur » ?

8. Le soi « meilleur » que cherche l’ego est toujours un soi qui est plus particulier. 2 Et quiconque semble posséder un soi particulier est «aimé» pour ce qui peut lui être pris. 3 Là où les deux partenaires voient ce soi particulier en l’autre, l’ego voit «une union bénie du Ciel». 4 Car ni l’un ni l’autre ne reconnaîtra qu’il a demandé l’enfer, donc ils n’interféreront pas avec l’illusion de Ciel que l’ego leur a offerte pour interférer avec le Ciel. 5 Or si toutes les illusions sont des illusions de peur, et elles ne peuvent être rien d’autre, l’illusion du Ciel n’est rien de plus qu’une forme plus « attrayante » de peur, où la culpabilité est enfouie profondément et ressort sous forme d’«amour».

9. L’attrait de l’enfer réside uniquement dans la terrible attraction de la culpabilité, que l’ego présente à ceux qui placent leur foi dans la petitesse. 2 La conviction de petitesse réside dans chaque relation particulière, car seuls ceux qui ont été privés de quelque chose pourraient estimer la particularité. 3 L’exigence de particularité, et la perception du don de particularité comme un acte d’amour, rendent l’amour plein de haine. 4 Le but réel de la relation particulière, en stricte conformité avec les buts de l’ego, est de détruire la réalité et de lui substituer l’illusion. 5 Car l’ego est lui-même une illusion, et seules des illusions peuvent être les témoins de sa «réalité».

10. Si tu percevais la relation particulière comme un triomphe sur Dieu, en voudrais-tu? 2 Ne pensons pas à sa nature apeurante, ni à la culpabilité qu’elle doit entraîner, ni encore à la tristesse et à la solitude. 3 Car ce ne sont là que des attributs de toute la religion de séparation, et du contexte total dans lequel on pense qu’elle se produit. 4 Le thème central de sa litanie sacrificielle est que Dieu doit mourir pour que tu puisses vivre. 5 Et c’est ce thème qui est mis en scène dans la relation particulière. 6 Par la mort de ton soi, tu penses pouvoir attaquer un autre soi, et l’arracher à l’autre pour remplacer le soi que tu méprises. 7 Et tu le méprises parce que tu ne penses pas qu’il t’offre la particularité que tu exiges. 8 Ainsi, le haïssant, tu l’as fait petit et indigne, parce que tu en as peur.

11. Comment peux-tu accorder un pouvoir illimité à ce que tu penses avoir attaqué? 2 La vérité est devenue pour toi si effrayante que tu n’oserais pas la regarder à moins qu’elle ne soit faible, petite et indigne de valeur. 3 Tu penses qu’il est plus sûr de doter le petit soi que tu as fait d’un pouvoir que tu as arraché à la vérité, triomphant d’elle et la laissant impuissante. 4 Vois avec quelle exactitude ce rituel est mis en scène dans la relation particulière. 5 Un autel est érigé entre deux personnes séparées, sur lequel chacune essaie de tuer son propre soi et d’élever sur son corps un autre soi qui tirera son pouvoir de sa mort. 6 Ce rituel est mis en scène encore et encore. 7 Il n’est jamais complété et ne sera jamais complété. 8 Le rituel du complètement ne peut pas compléter, car la vie ne naît pas de la mort, ni le Ciel de l’enfer.

12. Chaque fois qu’une forme quelconque de relation particulière te tente de chercher l’amour dans un rituel, souviens-toi que l’amour est contenu, et non forme d’aucune sorte. 2 La relation particulière est un rituel de la forme, qui vise à élever la forme pour qu’elle prenne la place de Dieu aux dépens du contenu. 3 Il n’y a pas de signification dans la forme et il n’y en aura jamais. 4 La relation particulière doit être reconnue pour ce qu’elle est : un rituel insensé dans lequel la force est extraite de la mort de Dieu, puis investie dans Son assassin comme signe que la forme a triomphé du contenu, et que l’amour a perdu sa signification. 5 Voudrais-tu que cela soit possible, même en dehors du fait que c’est une évidente impossibilité? 6 Si c’était possible, tu te serais rendu toi-même impuissant. 7 Dieu n’est pas en colère. 8 Simplement, Il ne pouvait pas permettre que cela se produise. 9 Tu ne peux pas changer Son Esprit. 10 Aucun des rituels que tu as montés pour t’y délecter de la danse macabre ne peut porter la mort à l ‘éternel. 11 Pas plus que ce que tu as choisi comme substitut à l’Entièreté de Dieu ne peut avoir sur lui la moindre influence.

13. Ne vois rien de plus dans la relation particulière qu’une tentative in-signifiante pour élever d’autres dieux devant Lui et pour obscurcir en les adorant leur petitesse et Sa grandeur. 2 Au nom de ta complétude, tu ne veux pas cela. 3 Car chaque idole que tu élèves pour la placer devant Lui se tient devant toi, à la place de ce que tu es.

14. Le salut réside dans le simple fait que les illusions ne sont pas apeurantes parce qu’elles ne sont pas vraies. 2 Elles ne paraissent apeurantes que dans la mesure où tu manques de les reconnaître pour ce qu’elles sont; et tu manqueras de le faire dans la mesure où tu veux qu’elles soient vraies. 3 Dans la même mesure, tu nies la vérité, et ainsi tu manques de faire le simple choix entre vérité et illusion; entre Dieu et fantasme. 4 Souviens-toi de cela, et tu n’auras pas de difficulté à percevoir la décision exactement telle qu’elle est, sans rien de plus.

15. Le cœur de l’illusion de séparation consiste simplement dans le fantasme de destruction de la signification de l’amour. 2 Et à moins que la signification de l’amour ne te soit rendue, tu ne peux pas te connaître toi-même, toi qui partages sa signification. 3 La séparation n’est que la décision de ne pas te connaître toi-même. 4 Ce système de pensée tout entier est une expérience d’apprentissage soigneusement élaborée, destinée à t’amener loin de la vérité et jusque dans le fantasme. 5 Or pour chaque apprentissage qui te blesserait, Dieu t’offre la correction et l’évasion complète hors de toutes ses conséquences.

16. La décision d’écouter ou non ce cours et de le suivre ou non, n’est que le choix entre la vérité et l’illusion. 2 Car ici est la vérité, séparée de l’illusion et pas du tout confondue avec elle. 3 Comme ce choix devient simple lorsqu’il est perçu seulement comme étant ce qu’il est. 4 Car seuls les fantasmes rendent la confusion possible dans le choix, et ils sont totalement irréels.

17. Cette année est donc le temps de prendre la décision la plus facile à laquelle tu aies jamais été confronté, qui est aussi la seule. 2 Tu traverseras le pont et entreras dans la réalité simplement parce que tu reconnaîtras que Dieu est de l’autre côté et que rien du tout n’est ici. 3 Il est impossible de ne pas prendre la décision naturelle quand cela est compris.

UCEM~LEÇON 133 – Je n’accorderai pas de valeur à ce qui est sans valeur.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 133 – Je n’accorderai pas de valeur à ce qui est sans valeur., Un Cours en Miracles on mai 13, 2010 at 1:54

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LEÇON 133

Je n’accorderai pas de valeur à ce qui est sans valeur.

1. Dans l’enseignement, il est parfois utile, particulièrement après avoir couvert ce qui semble être théorique et bien loin de ce que l’étudiant a déjà appris, de le ramener à des considérations pratiques. 2 C’est ce que nous ferons aujourd’hui. 3 Nous ne parlerons pas d’idées élevées, de portée universelle, mais nous attarderons plutôt sur les bénéfices pour toi.

2. Tu ne demandes pas trop de la vie, mais bien trop peu. 2 Quand tu laisses ton esprit être attiré par des préoccupations corporelles, par des choses que tu achètes, par l’éminence telle que le monde l’estime, tu demandes le chagrin, et non le bonheur. 3 Ce cours ne tente pas de t’enlever le peu que tu as. 4 Il n’essaie pas de substituer des idées utopiques aux satisfactions que le monde contient. 5 Il n’y a pas de satisfactions dans le monde.

3. Aujourd’hui nous allons énumérer les réels critères qui permettent de tester toutes choses que tu penses vouloir. 2 À moins de remplir ces conditions raisonnables, elles ne valent pas du tout la peine d’être désirées, car elles ne peuvent que remplacer ce qui offre davantage. 3 Tu ne peux pas faire les lois qui gouvernent le choix, pas plus que tu ne peux faire les alternatives entre lesquelles choisir. 4 Tu peux choisir; en fait, tu dois choisir. 5 Mais il serait sage d’apprendre les lois que tu mets en marche lorsque tu choisis, et quelles sont les alternatives entre lesquelles tu choisis.

4. Nous avons déjà souligné qu’il n’y en a que deux, aussi nombreuses qu’elles puissent paraître. 2 L’éventail est fixé et cela nous ne pouvons pas le changer. 3 Il serait fort peu généreux de te laisser un nombre illimité de possibilités et ainsi de retarder ton choix final jusqu’à ce que tu les aies toutes considérées dans le temps; au lieu de t’amener si clairement à l’endroit où il n’y a qu’un choix qui doit être fait.

5. Une autre loi bonne et connexe, c’est qu’il n’y a pas de compromis quant à ce que ton choix doit apporter. 2 Il ne peut pas te donner juste un peu, car il n’y a pas d’entre-deux. 3 Chaque choix que tu fais t’apporte tout ou rien. 4 Par conséquent, si tu apprends les tests permettant de distinguer le tout du rien, tu feras le meilleur choix.

6. D’abord, si tu choisis une chose qui ne durera pas toujours, ce que tu as choisi est sans valeur. 2 Une valeur temporaire est sans aucune valeur. 3 Le temps ne peut jamais enlever une valeur qui est réelle. 4 Ce qui fane et meurt n’a jamais été là et n’a rien à offrir à celui qui le choisit. 5 Il est trompé par rien sous une forme qu’il pense aimer.

7. Ensuite, si tu choisis d’enlever une chose à quelqu’un d’autre, il ne te restera rien. 2 La raison en est que lorsque tu nies son droit à tout, tu as nié le tien. 3 Par conséquent, tu ne reconnaîtras pas les choses que tu as réellement, niant qu’elles sont là. 4 Qui cherche à enlever s’est laissé tromper par l’illusion que la perte peut offrir un gain. 5 Or la perte doit offrir la perte et rien de plus.

8. Ta prochaine considération est celle sur laquelle reposent les autres. 2 Pourquoi le choix que tu fais a-t-il de la valeur pour toi ? 3 Qu’est-ce qui attire ton esprit vers lui ? 4 À quoi sert-il ? 5 C’est ici qu’il est le plus facile d’être trompé. 6 Car ce que l’ego veut, il manque de le reconnaître. 7 Il ne dit même pas la vérité telle qu’il la perçoit, car il a besoin de garder l’auréole qu’il utilise pour protéger ses buts contre le ternissement et contre la rouille, pour que tu voies combien il est “innocent”.

9. Or son camouflage est un mince vernis qui ne pourrait tromper que ceux qui sont contents d’être trompés. 2 Ses buts sont évidents pour quiconque prend la peine de les chercher. 3 Ici la tromperie est double, car celui qui est trompé ne percevra pas qu’il a simplement manqué de gagner. 4 Il croira qu’il a servi les buts cachés de l’ego.

10. Or bien qu’il essaie de garder cette auréole bien claire dans sa vision, il doit tout de même en apercevoir les bords ternis et le centre rouillé. 2 Ses erreurs sans effet lui apparaissent comme des péchés, parce qu’il considère la ternissure comme la sienne propre, la rouille comme le signe d’une profonde indignité en lui-même. 3 Celui qui voudrait encore préserver les buts de l’ego et les servir comme siens ne fait pas d’erreurs, d’après les diktats de son guide. 4 Ce guide enseigne que c’est une erreur de croire que les péchés ne sont que des erreurs, car qui souffrirait pour ses péchés s’il en était ainsi ?

11. Ainsi nous en arrivons au critère pour choisir le plus difficile à croire, parce que son évidence est recouverte de nombreux niveaux d’obscurité. 2 Si tu ressens quelque culpabilité à propos de ton choix, tu as permis aux buts de l’ego de s’interposer entre les alternatives réelles. 3 Ainsi tu ne te rends pas compte qu’il n’y en a que deux, et l’alternative que tu penses choisir semble effrayante et trop dangereuse pour être le néant qu’elle est en fait.

12. Toutes choses ont de la valeur ou sont sans valeur, dignes ou non d’être recherchées, sont entièrement désirables ou ne valent pas le moindre effort pour les obtenir. 2 Il est facile de choisir justement à cause de cela. 3 La complexité n’est rien qu’un écran de fumée qui cache le fait tout simple qu’aucune décision ne peut être difficile. 4 Quel gain y a-t-il pour toi à apprendre cela ? 5 Bien plus que de te permettre simplement de faire des choix facilement et sans douleur.

13. Le Ciel lui-même s’atteint les mains vides et l’esprit ouvert, qui viennent avec rien pour trouver tout et le réclamer comme leur. 2 Nous allons essayer d’atteindre cet état aujourd’hui, en mettant de côté nos tromperies de soi, et avec le désir sincère de n’accorder de la valeur qu’à ce qui est véritablement de valeur et réel. 3 Nos deux périodes d’exercice plus longues de quinze minutes chacune commencent par ceci :

4 Je n’accorderai pas de valeur à ce qui est sans valeur, et c’est seulement ce qui a de la valeur que je recherche, car c’est seulement cela que je désire trouver.

14. Puis reçois ce qui attend chacun de ceux qui atteignent sans encombre les portes du Ciel, lesquelles s’ouvrent toutes grandes à leur arrivée. 2 Au cas où tu commencerais à ramasser quelques fardeaux inutiles, ou à croire que tu es confronté à quelque décision difficile, sois prompt à répondre par cette simple pensée :

3 Je n’accorderai pas de valeur à ce qui est sans valeur, car ce qui est valable m’appartient.

L’Inspiration

La petite entrave (Texte 26.V)

1. Une petite entrave peut certes sembler grande à ceux qui ne comprennent pas que les miracles sont tous les mêmes. 2 Or c’est à enseigner cela que sert ce cours. 3 C’en est le seul but, car cela seul est tout ce qu’il y a à apprendre. 4 Et tu peux l’apprendre de bien des façons différentes. 5 Tout apprentissage est une aide ou une entrave aux portes du Ciel. 6 Rien entre les deux n’est possible. 7 Il y a seulement deux enseignants, qui indiquent des voies différentes. 8 Et tu suivras la voie dans laquelle l’enseignant de ton choix te guidera. 9 Il n’y a que deux directions que tu puisses prendre, tant que reste le temps et que le choix est signifiant. 10 Car jamais une autre route ne sera faite que la voie vers le Ciel. 11 Tu ne fais que choisir d’aller soit vers le Ciel, soit vers nulle part. 12 Il n’y a rien d’autre à choisir.

2. Rien n’est jamais perdu, que du temps, qui à la fin est insignifiant. 2 Car ce n’est qu’une petite entrave à l’éternité, tout à fait in-signifiante pour le réel Enseignant du monde. 3 Or puisque tu crois en lui, pourquoi le gaspillerais-tu à n’aller nulle part, quand il peut être utilisé pour atteindre le but le plus élevé que l’apprentissage puisse accomplir? 4 Ne pense pas que la voie vers les portes du Ciel soit le moindrement difficile. 5 Rien de ce que tu entreprends avec un but certain, une grande résolution et une confiance heureuse, en tenant la main de ton frère et en accordant ton pas avec le chant du Ciel, n’est difficile à faire. 6 Mais il est certes difficile de s’égarer, seul et misérable, sur une route qui mène à rien et n’a pas de but.

3. Dieu a donné Son Enseignant pour remplacer celui que tu as fait et non pour être en conflit avec lui. 2 Et ce qu’il voulait remplacer a été remplacé. 3 Le temps n’a duré qu’un instant dans ton esprit, sans effet sur l’éternité. 4 Ainsi tout le temps est passé, et tout est exactement comme c’était avant que la voie vers le néant n’ait été faite. 5 Le tout petit battement de temps pendant lequel la première erreur a été faite, et toutes les autres dans cette seule erreur, contenait aussi la Correction pour celle-là, et toutes les autres venues dans la première. 6 Et dans ce tout petit instant le temps a disparu, car voilà tout ce qu’il a jamais été. 7 Ce à quoi Dieu a répondu a reçu réponse et a disparu.

4. Toi qui crois encore vivre dans le temps et qui ne connais pas qu’il a disparu, le Saint-Esprit te guide encore à travers le labyrinthe infiniment petit et insensé que tu perçois encore dans le temps, bien qu’il ait disparu depuis longtemps. 2 Tu penses vivre dans ce qui est passé. 3 Chaque chose que tu regardes, tu l’as vue un court instant, il y a longtemps, avant que son irréalité ne fasse place à la vérité. 4 Pas une seule illusion ne reste encore sans réponse dans ton esprit. 5 L’incertitude fut portée à la certitude il y a si longtemps qu’il est dur, en effet, de la tenir dans ton cœur, comme si elle était encore devant toi.

5. Le tout petit instant que tu voudrais garder et rendre éternel, est passé au Ciel trop vite pour que quoi que ce soit ait remarqué qu’il était venu. 2 Ce qui a disparu trop rapidement pour affecter la simple connaissance du Fils de Dieu peut difficilement être encore là, pour que tu choisisses qu’il soit ton enseignant. 3 C’est seulement dans le passé — un passé ancien, trop court pour faire un monde en réponse à la création — que ce monde parut surgir. 4 Il y a si longtemps, durant un si petit intervalle de temps, que pas une seule note dans le chant du Ciel n’a été perdue. 5 Or dans chaque acte ou chaque pensée qui ne pardonne pas, dans chaque jugement et dans toute croyance dans le péché, ce seul instant est rappelé, comme s’il pouvait être fait à nouveau dans le temps. 6 Tu gardes devant les yeux un souvenir ancien. 7 Et celui qui vit seulement dans les souvenirs est inconscient de où il est.

6. Le pardon est la grande délivrance du temps. 2 C’est la clé pour apprendre que le passé est terminé. 3 La folie ne parle plus. 4 Il n’y a pas d’autre enseignant et pas d’autre voie. 5 Car ce qui a été défait n’est plus. 6 Qui, se tenant sur une rive lointaine, peut se voir en rêve de l’autre côté d’un océan, jusqu’en un lieu et en un temps depuis longtemps disparus? 7 Ce rêve peut-il être une réelle entrave à là où il est réellement? 8 Car cela est un fait, qui ne change pas quels que soient ses rêves. 9 Or il peut encore imaginer qu’il est ailleurs, et dans un autre temps. 10 À l’extrême, il peut s’illusionner au point de croire que cela est vrai, et passer de la simple imagination à la croyance et à la folie, tout à fait convaincu que là où il préférerait être, il est.

7. Cela est-il une entrave au lieu où il se tient? 2 Quel que soit l’écho du passé qu’il puisse entendre, est-ce un fait dans ce qu’il y a à entendre là où il est maintenant? 3 Et à quel point ses propres illusions sur le temps et le lieu peuvent-elles faire un changement là où il est réellement?

8. L’impardonné est une voix qui appelle d’un passé à jamais disparu. 2 Et tout ce qui indique qu’il est réel n’est qu’un souhait que ce qui a disparu puisse être rendu réel à nouveau et vu comme étant ici et maintenant, à la place de ce qui est réellement maintenant et ici. 3 Cela est-il une entrave à la vérité qui est que le passé a disparu, et qu’il ne peut t’être rendu? 4 Et veux-tu que cet instant effrayant soit gardé, où le Ciel sembla disparaître, où Dieu fut craint et fait symbole de ta haine?

9. Oublie le temps de la terreur qui fut corrigé et défait il y a si longtemps. 2 Le péché peut-il résister à la Volonté de Dieu? 3 Peut-il t’appartenir de voir le passé et de le mettre dans le présent? 4 Tu ne peux pas retourner en arrière. 5 Et tout ce qui indique la voie dans la direction du passé ne fait que t’engager dans une mission dont l’accomplissement ne peut être qu’irréel. 6 Telle est la justice qui doit venir à toi, ainsi que ton Père, Qui est Tout Amour, l’a garanti. 7 Et de ta propre iniquité envers toi-même, Il t’a protégé. 8 Tu ne peux pas perdre ton chemin, parce qu’il n’y a d’autre voie que la Sienne, et tu ne peux aller nulle part, sauf à Lui.

10. Dieu permettrait-Il que Son Fils perde son chemin sur une route qui n’est plus que le souvenir lointain d’un temps disparu? 2 Ce cours t’enseignera seulement ce qui est maintenant. 3 Un instant terrible dans un passé éloigné, maintenant parfaitement corrigé, n’est d’aucun intérêt ni d’aucune valeur. 4 Ce qui est mort et disparu, qu’il soit oublié paisiblement. 5 La résurrection est venue prendre sa place. 6 Et maintenant tu fais partie de la résurrection, et non de la mort. 7 Aucune illusion passée n’a le pouvoir de te garder en un lieu de mort, un caveau où le Fils de Dieu est entré un instant pour être instantanément rendu à l’Amour parfait de Son Père. 8 Et comment peut-il être attaché à des chaînes qui ont depuis longtemps été enlevées et sont à jamais disparues de son esprit?

11. Le Fils que Dieu a créé est aussi libre que Dieu l’a créé. 2 Il est né à nouveau à l’instant même où il a choisi de mourir au lieu de vivre. 3 Et ne veux-tu pas lui pardonner maintenant, parce qu’il a fait une erreur dans le passé dont Dieu ne Se souvient pas, et qui n’est pas là? 4 Maintenant tu vas et viens entre le passé et le présent. 5 Parfois le passé semble réel, comme s’il était le présent. 6 Des voix du passé sont entendues, puis mises en doute. 7 Tu es comme celui qui hallucine encore, mais manque de conviction quant à ce qu’il perçoit. 8 Cela est la zone frontière entre les mondes, le pont entre le passé et le présent. 9 Là reste l’ombre du passé, mais une lumière présente est quand même vaguement reconnue. 10 Une fois qu’elle est vue, cette lumière ne peut jamais être oubliée. 11 Elle doit te tirer du passé dans le présent, où tu es réellement.

12. Les voix d’ombre ne changent pas les lois du temps ni de l’éternité. 2 Elles viennent de ce qui est passé et a disparu, et n’entravent pas l’existence véritable de l’ici et maintenant. 3 Le monde réel est la seconde partie de l’hallucination que le temps et la mort sont réels, et ont une existence qui peut être perçue. 4 Cette terrible illusion fut niée dans le temps même qu’il fallut à Dieu pour donner Sa Réponse à l’illusion pour tous les temps et toutes les circonstances. 5 Et puis on ne put plus en faire l’expérience comme si elle était là.

13. À chaque jour et à chaque minute de chaque jour, et à chaque instant contenu dans chaque minute, tu ne fais que revivre cet unique instant où le temps de la terreur prit la place de l’amour. 2 Ainsi tu meurs chaque jour pour vivre à nouveau, jusqu’à ce que tu franchisses le fossé entre le passé et le présent, qui n’est pas un fossé du tout. 3 Telle est chaque vie : un semblant d’intervalle de la naissance à la mort puis à la vie de nouveau; la répétition d’un instant depuis longtemps disparu qui ne peut pas être revécu. 4 Et tout le temps n’est que la folle croyance que ce qui est terminé est encore ici et maintenant.

14. Pardonne le passé puis lâches-en prise, car il a disparu. 2 Tu ne te tiens plus sur le sol entre les mondes. 3 Tu as continué et tu as atteint le monde qui est aux portes du Ciel. 4 Il n’y a pas d’entrave à la Volonté de Dieu et nul besoin que tu répètes à nouveau un voyage qui s’est terminé il y a longtemps. 5 Regarde doucement ton frère et contemple le monde dans lequel la perception de ta haine a été transformée en un monde d’amour.

UCEM~LEÇON 132 – Je relâche le monde de tout ce que je pensais qu’il était.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 132 – Je relâche le monde de tout ce que je pensais qu’il était., Un Cours en Miracles on mai 12, 2010 at 12:29

12 mai ~ thegreatescape

LEÇON 132

Je relâche le monde de tout ce que je pensais qu’il était.

1. Qu’est-ce qui garde le monde enchaîné, si ce n’est tes croyances ? 2 Et qu’est-ce qui peut sauver le monde, sauf ton Soi ? 3 La croyance est certes puissante. 4 Les pensées que tu as sont puissantes et les illusions sont aussi fortes en leurs effets que la vérité. 5 Un fou pense que le monde qu’il voit est réel, et il n’en doute pas. 6 Il n’est pas possible non plus de l’influencer en mettant en question les effets de ses pensées. 7 Ce n’est que lorsque leur source est remise en question que l’espoir de la liberté lui vient enfin.

2. Or le salut est facile à atteindre, car n’importe qui est libre de changer d’esprit, et toutes ses pensées changent du même coup. 2 Maintenant la source de la pensée a changé, car changer d’esprit signifie que tu as changé la source de toutes les idées que tu as, que tu as jamais eues ou aura jamais. 3 Tu libères le passé de ce que tu pensais auparavant. 4 Tu libères le futur de toutes les anciennes pensées qui étaient de chercher ce que tu ne veux pas trouver.

3. Le seul temps qui reste maintenant est le présent. 2 C’est ici dans le présent que le monde est rendu libre. 3 Car en laissant le passé être levé et en délivrant le futur de tes anciennes peurs, tu trouves l’évasion et la donnes au monde. 4 Tu as rendu le monde esclave de toutes tes peurs, de tes doutes et de tes misères, de ta douleur et de tes larmes; et tous tes chagrins l’oppressent et le gardent prisonnier de tes croyances. 5 La mort le frappe partout parce que tu gardes les amères pensées de mort dans ton esprit.

4. Le monde n’est rien en soi. 2 Ton esprit doit lui donner une signification. 3 Et ce que tu y vois, ce sont tes souhaits mais mis en scène, de sorte que tu peux les regarder et les penser réels. 4 Peut-être penses-tu que tu n’as pas fait le monde, mais que tu es venu contre ton gré dans ce qui était déjà fait et qui n’attendait guère tes pensées pour lui donner une signification. 5 Or en vérité tu as trouvé exactement ce que tu cherchais quand tu es venu.

5. Il n’y a pas de monde à part de ce que tu souhaites, et en cela réside ton ultime délivrance. 2 Ne fais que changer d’esprit sur ce que tu veux voir et le monde entier doit changer en conséquence. 3 Les idées ne quittent pas leur source. 4 Ce thème central est souvent énoncé dans le texte et tu dois le garder à l’esprit si tu veux comprendre la leçon d’aujourd’hui. 5 Ce n’est pas l’orgueil qui te dit que tu as fait le monde que tu vois et qu’il change comme tu changes d’esprit.

6. Mais c’est l’orgueil qui soutient que tu es venu dans un monde tout a fait séparé de toi-même, imperméable à ce que tu penses et tout à fait à part de ce que tu pourrais penser qu’il est. 2 Il n’y a pas de monde ! 3 Voilà la pensée centrale que le cours tente d’enseigner. 4 Tous ne sont pas prêts à l’accepter, et chacun doit aller aussi loin qu’il peut se laisser conduire sur la route menant à la vérité. 5 Il reviendra pour aller encore plus loin, ou peut-être reculera-t-il un moment pour revenir ensuite.

7. Mais la guérison est le don de ceux qui sont préparés à apprendre qu’il n’y a pas de monde et qui peuvent accepter la leçon maintenant. 2 D’être prêts leur apportera la leçon sous une forme qu’ils peuvent comprendre et reconnaître. 3 Certains la voient soudainement au seuil de la mort et se lèvent pour l’enseigner. 4 D’autres la trouvent dans une expérience qui n’est pas de ce monde, qui leur montre que le monde n’existe pas parce que ce qu’ils voient doit être la vérité, et pourtant cela contredit nettement le monde.

8. Et certains la trouveront dans ce cours, et dans les exercices que nous faisons aujourd’hui. 2 L’idée d’aujourd’hui est vraie parce que le monde n’existe pas. 3 Et s’il est en fait ta propre imagination, alors tu peux le relâcher de toutes les choses que tu as jamais pensé qu’il était, en changeant simplement toutes les pensées qui lui ont donné ces apparences. 4 Les malades sont guéris quand tu lâches prise de toutes pensées de maladie, et les morts ressuscitent quand tu laisses les pensées de vie remplacer toutes les pensées que tu as jamais eues de la mort.

9. Maintenant il faut insister à nouveau sur une leçon qui a déjà été répétée, car elle contient le solide fondement de l’idée d’aujourd’hui. 2 Tu es tel que Dieu t’a créé. 3 Il n’y a pas de lieu où tu puisses souffrir ni de temps qui puisse apporter un changement à ton état éternel. 4 Comment un monde de temps et de lieu peut-il exister, si tu restes tel que Dieu t’a créé ?

10. Qu’est-ce que la leçon d’aujourd’hui, sauf une autre façon de dire que connaître ton Soi est le salut du monde ? 2 Libérer le monde de toute espèce de douleur n’est que changer d’esprit à ton sujet. 3 Il n’y a pas de monde à part de tes idées parce que les idées ne quittent pas leur source, et tu maintiens le monde au-dedans de ton esprit en pensée.

11. Or, si tu es tel que Dieu t’a créé, tu ne peux penser à part de Lui ni faire ce qui ne partage pas Son intemporalité et Son Amour. 2 Ceux-ci sont-ils inhérents au monde que tu vois ? 3 Crée-t-il comme Lui ? 4 À moins qu’il ne le fasse, il n’est pas réel et ne peut pas être du tout. 5 Si tu es réel, le monde que tu vois est faux, car la création de Dieu est différente du monde à tous égards. 6 Et, de même que c’est Sa Pensée par laquelle tu as été créé, de même ce sont tes pensées qui l’ont fait et doivent le libérer, pour que tu connaisses les Pensées que tu partages avec Dieu.

12. Délivre le monde ! 2 Tes créations réelles attendent cette délivrance pour te donner paternité, non pas sur des illusions mais comme Dieu en vérité. 3 Dieu partage Sa Paternité avec toi qui es Son Fils, car Il ne fait pas de distinction entre ce qui est Lui-même et ce qui est encore Lui-même. 4 Ce qu’Il crée n’est pas à part de Lui, et nulle part le Père ne finit et le Fils ne commence comme quelque chose de séparé de Lui.

13. Il n’y a pas de monde parce qu’il est une pensée à part de Dieu, faite pour séparer le Père et le Fils, pour arracher une partie de Dieu Lui-même et ainsi détruire Son Entièreté. 2 Est-ce qu’un monde qui vient de cette idée peut être réel ? 3 Peut-il être quelque part ? 4 Nie les illusions, mais accepte la vérité. 5 Nie que tu es une ombre posée brièvement sur un monde qui se meurt. 6 Délivre ton esprit, et tu verras un monde délivré.

14. Aujourd’hui notre but est de libérer le monde de toutes les vaines pensées que nous avons jamais eues à son sujet et au sujet de toutes les choses vivantes que nous y voyons. 2 Elles ne peuvent pas être là. 3 Pas plus que nous. 4 Car nous sommes, avec elles, dans la demeure que notre Père a établie pour nous. 5 Et nous qui sommes tels qu’Il nous a créés, nous voudrions en ce jour relâcher le monde de chacune de nos illusions, afin d’être libres.

15. Commence les périodes d’exercice de quinze minutes, que nous ferons deux fois aujourd’hui, par ceci :

2 Moi qui reste tel que Dieu m’a créé, je voudrais relâcher le monde de tout ce que je pensais qu’il était.

3 Car je suis réel parce que le monde ne l’est pas, et je voudrais connaître ma propre réalité.

4 Ensuite repose-toi simplement, attentif sans être tendu, et laisse ton esprit dans la quiétude être changé afin que le monde soit libéré, avec toi.

16. Tu n’as pas besoin de te rendre compte que la guérison vient à de nombreux frères à l’autre bout du monde, aussi bien qu’à ceux que tu vois près de toi, tandis que tu envoies ces pensées pour bénir le monde. 2 Mais tu ressentiras ta propre délivrance, même si tu ne comprends peut-être pas encore tout à fait que tu ne pourrais jamais être délivré seul.

17. Tout le long du jour, augmente la liberté envoyée par tes idées au monde entier, et dis chaque fois que tu es tenté de nier le pouvoir de ton simple changement d’esprit :

2 Je relâche le monde de tout ce que je pensais qu’il était, et je choisis ma propre réalité à la place.

L’Inspiration

Concept de soi versus Soi (Texte 31.V)

1. L’apprentissage du monde est bâti sur un concept de soi ajusté à la réalité du monde. 2 Il lui va bien. 3 Car c’est une image qui convient à un monde d’ombres et d’illusions. 4 Il est ici chez lui, où ce qu’il voit ne fait qu’un avec lui. 5 C’est à la construction d’un concept de soi que sert l’apprentissage du monde. 6 Tel est son but : que tu viennes sans un soi, et que tu en fasses un au fur et à mesure. 7 Et au moment où tu atteins la «maturité», tu l’as perfectionné, pour traiter le monde d’égal à égal, en accord avec ses exigences.

2. Le concept de soi est fait par toi. 2 Il n’a pas du tout de ressemblance avec toi. 3 C’est une idole, faite pour prendre la place de ta réalité en tant que Fils de Dieu. 4 Le concept de soi que le monde voudrait enseigner n’est pas la chose qu’il paraît être. 5 Car il est fait pour servir deux buts, dont un seul peut être reconnu par l’esprit. 6 Le premier présente la face de l’innocence, l’aspect qui subit. 7 C’est cette face qui sourit, charme et semble même aimer. 8 Elle recherche des compagnons, et elle regarde, parfois avec pitié, la souffrance, et parfois offre un réconfort. 9 Elle croit qu’elle est bonne dans un monde mauvais.

3. Cet aspect peut se mettre en colère, car le monde est infâme et incapable de fournir l’amour et le refuge que l’innocence mérite. 2 Ainsi cette face est-elle souvent mouillée de larmes devant les injustices que le monde accorde à ceux qui voudraient être généreux et bons. 3 Cet aspect n’attaque jamais en premier. 4 Mais chaque jour cent petites choses lancent de petits assauts contre son innocence, le provoquant jusqu’à l’irritation, et enfin jusqu’à l’insulte et l’injure ouvertes.

4. La face de l’innocence que porte si fièrement le concept de soi peut tolérer l’attaque en légitime défense, car n’est-ce pas un fait bien connu que le monde traite rudement l’innocence sans défense? 2 Nul ne fait une image de lui-même sans y mettre cette face, car il en a besoin. 3 L’autre côté, il ne veut pas le voir. 4 C’est pourtant là que l’apprentissage du monde a ses visées, car c’est là qu’est établie la «réalité» du monde, pour veiller à ce que l’idole dure.

5. Sous la face de l’innocence, il y a une leçon que le concept de soi a été fait pour enseigner. 2 C’est la leçon d’un terrible déplacement et d’une peur si dévastatrice que la face qui sourit au-dessus doit à jamais détourner son regard, de crainte de percevoir la traîtrise qu’elle cache. 3 La leçon enseigne ceci : «Je suis la chose que tu as faite de moi, et quand tu me regardes, tu es condamné à cause de ce que je suis.» 4 À ce concept de soi le monde réagit avec un sourire d’approbation, car il garantit que les chemins du monde sont bien gardés, et que ceux qui les parcourent ne s’échapperont point.

6. Voici la leçon centrale qui assure que ton frère est condamné éternellement. 2 Car ce que tu es est maintenant devenu son péché. 3 Pour cela, il n’est pas de pardon possible. 4 Peu importe maintenant ce qu’il fait, car tu lèves un doigt accusateur, inébranlablement et mortellement pointé vers lui. 5 Il pointe aussi vers toi, mais cela est gardé encore plus profondément dans le brouillard sous la face de l’innocence. 6 Dans ces caveaux voilés, tous ses péchés et tous les tiens sont préservés et gardés dans les ténèbres, où ils ne peuvent pas être perçus comme des erreurs, ce que la lumière montrerait sûrement. 7 Tu ne peux pas être blâmé de ce que tu es, pas plus que tu ne peux changer les choses que cela te fait faire. 8 Ton frère est donc pour toi le symbole de tes péchés, et tu ne fais que le condamner en silence, et pourtant avec une urgence qui n’a point de cesse, pour la chose haïe que tu es.

7. Les concepts sont appris. 2 Ils ne sont pas naturels. 3 À part de l’apprentissage, ils n’existent pas. 4 Ils ne sont pas donnés, donc ils doivent être faits. 5 Aucun d’eux n’est vrai, et beaucoup proviennent d’imaginations fiévreuses, échauffées par la haine et les distorsions nées de la peur. 6 Qu’est-ce qu’un concept, sinon une pensée à laquelle son faiseur donne une signification qui lui est propre? 7 Les concepts maintiennent le monde. 8 Mais ils ne peuvent être utilisés pour démontrer que le monde est réel. 9 Car ils sont tous faits à l’intérieur du monde, nés dans son ombre, grandis à sa manière et enfin «mûris» dans sa pensée. 10 Ce sont des idées d’idoles, peintes avec les brosses du monde, lesquelles ne peuvent pas faire une seule image représentant la vérité.

8. Un concept de soi est in-signifiant, car nul ici ne peut voir à quoi il sert, ni par conséquent se représenter ce que c’est. 2 Or tout l’apprentissage que le monde dirige commence et finit dans le seul but de t’enseigner ce concept de toi-même, afin que tu choisisses de suivre les lois de ce monde et jamais ne cherches à aller au-delà de ses routes, ni ne te rendes compte de la façon dont tu te vois toi-même. 3 Maintenant le Saint-Esprit doit trouver une façon de t’aider à voir que ce concept de soi doit être défait, si quelque paix d’esprit doit t’être donnée. 4 Il ne peut pas non plus être désappris, sauf par des leçons visant à enseigner que tu es quelque chose d’autre. 5 Car autrement, il te serait demandé d’échanger ce que tu crois maintenant contre une perte totale de soi, et une plus grande terreur surgirait en toi.

9. C’est pourquoi les plans de leçon du Saint-Esprit sont structurés en étapes faciles; de sorte que même s’il y a parfois un certain malaise ou quelque détresse, il n’y a pas de bris de ce qui a été appris mais une simple retraduction de ce qui semble en faire la preuve. 2 Considérons donc ce qu’il y a comme preuve que tu es ce que ton frère a fait de toi. 3 Car bien que tu ne perçoives pas encore que c’est ce que tu penses, tu as sûrement appris jusqu’ici que tu te conduis comme si ce l’était. 4 Réagit-il pour toi? 5 Et sait-il exactement ce qui pourrait arriver? 6 Peut-il voir ton avenir et décréter, par avance, ce que tu devrais faire en toute circonstance? 7 Il doit avoir fait le monde tout autant que toi pour avoir une telle prescience des choses à venir.

10. Que tu sois ce que ton frère a fait de toi, cela semble très improbable. 2 Même s’il l’avait fait, qui t’a donné la face de l’innocence? 3 Est-ce ta contribution? 4 Qui, donc, est le «toi» qui l’as faite? 5 Et qui est trompé par toute ta bonté, et l’attaque ainsi? 6 Oublions la sottise du concept et ne pensons qu’à ceci : il y a deux parties à ce que tu penses être. 7 Si l’une était générée par ton frère, qui était là pour faire l’autre? 8 Et à qui quelque chose doit-il être caché? 9 Si le monde est mauvais, il reste qu’il n’est pas besoin de cacher ce dont tu es fait. 10 Qui est là pour le voir? 11 Et qu’est-ce, sinon ce qui est attaqué, qui pourrait avoir besoin de défense?

11. Peut-être que la raison pour laquelle ce concept doit être gardé dans les ténèbres, c’est que, à la lumière, celui qui ne le penserait pas vrai, c’est toi. 2 Et qu’arriverait-il au monde que tu vois, si toutes ses fondations étaient enlevées? 3 Ton concept du monde dépend de ce concept de soi. 4 Et les deux disparaîtraient, si jamais l’un ou l’autre était mis en doute. 5 Le Saint-Esprit ne cherche pas à jeter la panique en toi. 6 Ainsi demande-t-Il simplement s’il est possible de soulever juste une petite question.

12. Il y a des alternatives quant à la chose que tu dois être. 2 Tu pourrais, par exemple, être la chose que tu as choisie que soit ton frère. 3 Cela déplace le concept de soi de ce qui était entièrement passif, en faisant au moins une place pour un choix actif, et l’admission dans une certaine mesure qu’il doit y avoir eu interaction. 4 Il y a une certaine compréhension de ce que tu as choisi pour vous deux, et que ce qu’il représente a une signification qui lui a été donnée par toi. 5 Cela jette aussi un peu de lumière sur la loi de la perception voulant que ce que tu vois reflète l’état d’esprit de celui qui perçoit. 6 Or qui est celui qui a choisi en premier? 7 Si tu es ce que tu as choisi que soit ton frère, c’est qu’il y avait des alternatives parmi lesquelles choisir, et quelqu’un doit d’abord avoir décidé laquelle choisir, en laissant tomber l’autre.

13. Quoique cette étape apporte des gains, elle n’aborde pas encore une question fondamentale. 2 Quelque chose a dû venir avant ces concepts de soi. 3 Et quelque chose a dû faire l’apprentissage qui leur a donné lieu. 4 Et cela ne peut pas non plus être expliqué par l’un ou l’autre point de vue. 5 Le principal avantage à passer du premier au second, c’est que tu as en quelque sorte pris part au choix par ta propre décision. 6 Mais ce gain vient au prix d’une perte presque égale, car maintenant tu te trouves accusé de culpabilité pour ce qu’est ton frère. 7 Et tu dois partager sa culpabilité, parce que tu l’as choisie pour lui à l’image de la tienne. 8 Alors qu’auparavant, lui seul était traître, maintenant tu dois être condamné avec lui.

14. Le concept de soi a toujours été la grande préoccupation du monde. 2 Et chacun croit qu’il doit trouver la réponse à l’énigme de lui-même. 3 Le salut peut être vu comme rien de plus que l’évasion hors des concepts. 4 Il ne se soucie pas du contenu de l’esprit, mais de la simple affirmation qu’il pense. 5 Et ce qui peut penser a le choix, et on peut lui montrer que des pensées différentes ont des conséquences différentes. 6 Ainsi il peut apprendre que tout ce qu’il pense reflète la profonde confusion qu’il ressent quant à savoir comment il a été fait et ce qu’il est. 7 Et le concept de soi paraît vaguement répondre à ce qu’il ne connaît pas.

15. Ne cherche pas ton Soi dans les symboles. 2 Il ne peut y avoir de concept qui puisse représenter ce que tu es. 3 Qu’importe le concept que tu acceptes tant que tu perçois un soi qui interagit avec le mal et réagit à des choses infâmes? 4 Ton concept de toi-même restera encore tout à fait in-signifiant. 5 Et tu ne percevras pas que tu ne peux interagir qu’avec toi-même. 6 Voir un monde coupable n’est que le signe que ton apprentissage a été guidé par le monde, et que tu le vois comme tu te vois toi-même. 7 Le concept de soi embrasse tout ce que tu regardes, et rien n’est en-dehors de cette perception. 8 Si tu peux être blessé par quoi que ce soit, tu vois une image de tes souhaits secrets. 9 Rien de plus. 10 Et dans ta souffrance quelle qu’elle soit, tu vois ton désir dissimulé de tuer.

16. Tu feras de nombreux concepts de soi tout au long de ton apprentissage. 2 Chacun montrera les changements dans tes propres relations, au fur et à mesure que ta perception de toi-même sera changée. 3 Il y aura une certaine confusion chaque fois qu’il y a un changement, mais sois reconnaissant de ce que l’apprentissage du monde relâche sa prise sur ton esprit. 4 Garde confiance et sois sûr et heureux qu’il finira par disparaître, et laissera ton esprit en paix. 5 Le rôle de l’accusateur apparaîtra à de nombreux endroits et sous de nombreuses formes. 6 Et chacune semblera t’accuser. 7 Or ne crains pas qu’elle ne soit pas défaite.

17. Le monde ne peut pas enseigner d’images de toi à moins que tu ne veuilles les apprendre. 2 Le temps viendra où toutes les images auront passé, et tu verras que tu ne connais pas ce que tu es. 3 C’est à cet esprit descellé et ouvert que la vérité retourne, sans être entravée ni liée. 4 Là où les concepts de soi ont été mis de côté, la vérité est révélée exactement telle qu’elle est. 5 Quand chaque concept a été mis en doute et en question, et reconnu comme n’étant fondé sur aucune hypothèse qui tiendrait à la lumière, alors la vérité est laissée libre d’entrer en son sanctuaire, propre et libre de culpabilité. 6 Il n’est pas d’énoncé que le monde ait plus peur d’entendre que celui-ci :

7 Je ne connais pas la chose que je suis, et je ne sais donc pas ce que je fais, où je suis, comment regarder le monde ni comment me regarder moi-même.

8 Or dans cette leçon naît le salut. 9 Et Ce que tu es te parlera de Soi-même.

UCEM~LEÇON 131 – Nul ne peut échouer qui cherche à atteindre la vérité.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 131 – Nul ne peut échouer qui cherche à atteindre la vérité., Un Cours en Miracles on mai 11, 2010 at 12:52

11 mai ~ 1331800082

LEÇON 131

Nul ne peut échouer qui cherche à atteindre la vérité.

1. L’échec est tout autour de toi tant que tu poursuis des buts qui ne peuvent être atteints. 2 Tu cherches la permanence dans l’impermanent, l’amour où il n’y en a pas, la sécurité parmi le danger, l’immortalité dans les ténèbres du rêve de mort. 3 Qui pourrait réussir, dont le cadre de recherche, et l’endroit où il vient chercher la stabilité, est la contradiction ?

2. Les buts qui sont in-signifiants ne sont pas atteints. 2 Il n’y a pas moyen de les atteindre, car les moyens par lesquels tu les poursuis sont aussi in-signifiants qu’eux. 3 Qui peut utiliser des moyens aussi insensés et espérer par eux gagner quoi que ce soit ? 4 Où peuvent-ils mener ? 5 Et que pourraient-ils accomplir qui offre quelque espoir d’être réel ? 6 La poursuite de l’imaginé conduit à la mort, parce que c’est la quête du néant, et tout en cherchant la vie tu demandes la mort. 7 Tu cherches la sûreté et la sécurité, alors que dans ton cœur tu pries pour le danger et la protection du petit rêve que tu as fait.

3. Or il est inévitable ici de chercher. 2 C’est pour cela que tu es venu, et tu feras sûrement la chose pour laquelle tu es venu. 3 Mais le monde ne peut pas te dicter le but que tu cherches, à moins que tu ne lui en donnes le pouvoir. 4 Autrement, tu es encore libre de choisir un but qui se trouve par-delà le monde et toute pensée mondaine, un but qui te vient d’une idée à laquelle tu as renoncé mais dont tu te souviens, ancienne et pourtant nouvelle; un écho d’un héritage oublié mais qui contient tout ce que tu veux réellement.

4. Réjouis-toi de devoir chercher. 2 Réjouis-toi aussi d’apprendre que tu cherches le Ciel, et que tu dois trouver le but que tu veux réellement. 3 Nul ne peut manquer de vouloir ce but et de l’atteindre à la fin. 4 Le Fils de Dieu ne peut chercher en vain, bien qu’il essaie de forcer le retard, de se tromper lui-même et de penser que c’est l’enfer qu’il cherche. 5 Quand il a tort, il trouve la correction. 6 Quand il s’égare, il est ramené à la tâche qui lui est assignée.

5. Nul ne reste en enfer, car nul ne peut abandonner son Créateur ni affecter Son Amour parfait, intemporel et inchangeable. 2 Tu trouveras le Ciel. 3 Tout ce que tu cherches, sauf cela, tombera. 4 Mais non pas parce que cela t’aura été enlevé. 5 Cela partira parce que tu n’en veux pas. 6 Tu atteindras le but que tu veux réellement aussi certainement que Dieu t’a créé dans l’impeccabilité.

6. Pourquoi attendre le Ciel ? 2 Il est ici aujourd’hui. 3 Le temps est la grande illusion qu’il est passé ou dans le futur. 4 Or cela ne se peut pas, s’il est là où Dieu veut que soit Son Fils. 5 Comment la Volonté de Dieu pourrait-elle être dans le passé, ou encore à venir ? 6 Ce qu’Il veut est maintenant, sans un passé et entièrement sans futur. 7 Cela est aussi éloigné du temps qu’une minuscule bougie l’est d’une étoile distante, ou ce que tu choisis de ce que tu veux réellement.

7. Le Ciel reste la seule alternative à ce monde étrange que tu as fait et à toutes ses voies, à ses motifs changeants et à ses buts incertains, à ses plaisirs douloureux et à ses joies tragiques. 2 Dieu n’a pas fait de contradictions. 3 Ce qui nie sa propre existence et s’attaque soi-même n’est pas de Lui. 4 Il n’a pas fait deux esprits, le Ciel étant l’heureux effet de l’un, et la terre, le triste résultat de l’autre qui est l’opposé du Ciel à tous points de vue.

8. Dieu ne souffre pas de conflit. 2 Sa création n’est pas non plus divisée en deux. 3 Comment se pourrait-il que Son Fils soit en enfer, alors que Dieu Lui-même l’a établi au Ciel ? 4 Pourrait-il perdre ce que la Volonté éternelle lui a donné pour être à jamais sa demeure ? 5 N’essayons pas plus longtemps d’imposer une volonté étrangère au but indivisé de Dieu. 5 Il est ici parce qu’Il veut l’être, et ce qu’Il veut est présent maintenant, au-delà de l’atteinte du temps.

9. Aujourd’hui nous ne choisirons pas un paradoxe à la place de la vérité. 2 Comment le Fils de Dieu pourrait-il faire le temps pour enlever la Volonté de Dieu ? 3 Ainsi il se nie lui-même et contredit ce qui n’a pas d’opposé. 4 Il pense avoir fait un enfer qui s’oppose au Ciel et il croit qu’il demeure dans ce qui n’existe pas, tandis que le Ciel est l’endroit qu’il ne peut trouver.

10. Aujourd’hui, laisse les sottes pensées comme celles-là derrière toi et tourne plutôt ton esprit vers des idées vraies. 2 Nul ne peut échouer qui cherche à atteindre la vérité, et c’est la vérité que nous cherchons à atteindre aujourd’hui. 3 Nous consacrerons dix minutes à ce but trois fois aujourd’hui, et nous demanderons à voir s’élever le monde réel, pour remplacer les sottes images qui nous sont chères par des idées vraies, s’élevant à la place des pensées qui n’ont pas de signification, pas d’effet, et ni source ni substance dans la vérité.

11. C’est cela que nous admettons au début de nos périodes d’exercice. 2 Commence par ceci :

3 Je demande à voir un monde différent, à avoir une pensée d’un genre différent de celles que j’ai faites.

4 Le monde que je cherche, je ne l’ai pas fait seul; les pensées que je veux avoir ne sont pas les miennes.

5 Observe ton esprit pendant plusieurs minutes et vois, bien que tes yeux soient fermés, le monde insensé que tu penses réel. 6 Passe aussi en revue les pensées qui sont compatibles avec un tel monde, et que tu penses vraies. 7 Puis lâches-en-prise et plonge au-dessous de celles-ci jusqu’au lieu saint où elles ne peuvent entrer. 8 Il y a une porte au-dessous d’elles dans ton esprit, que tu n’as pas pu complètement verrouiller pour cacher ce qui se trouve au-delà.

12. Cherche et trouve cette porte. 2 Mais avant d’essayer de l’ouvrir, rappelle-toi que nul ne peut échouer qui cherche à atteindre la vérité. 3 C’est cette requête que tu fais aujourd’hui. 4 Il n’y a que cela qui ait une quelconque signification maintenant; il n’y a pas d’autre but maintenant qui soit estimé ni poursuivi; il n’y a rien devant cette porte que tu veuilles vraiment, et c’est seulement ce qui se trouve derrière que tu cherches.

13. Tends la main et vois avec quelle facilité la porte s’ouvre par ta seule intention de la franchir. 2 Des anges éclairent le chemin, de sorte que toutes les ténèbres disparaissent, et tu te tiens dans une lumière si brillante et si claire que tu peux comprendre toutes les choses que tu vois. 3 Un minuscule instant de surprise, peut-être, te fera faire une pause avant de te rendre compte que le monde que tu vois devant toi dans la lumière reflète la vérité que tu connaissais et n’avais pas tout à fait oubliée en t’égarant dans les rêves.

14. Tu ne peux pas échouer aujourd’hui. 2 Avec toi avance le Pur-Esprit que le Ciel t’a envoyé afin qu’un jour tu t’approches de cette porte et qu’avec Son aide tu la passes sans effort, jusqu’à la lumière. 3 Aujourd’hui ce jour est venu. 4 Aujourd’hui Dieu tient l’ancienne promesse faite à Son saint Fils, comme Son Fils se souvient de celle qu’il Lui a faite. 5 C’est un jour de joie, car nous arrivons au moment et au lieu désignés où tu trouveras le but de toutes tes quêtes ici, et de toutes les quêtes du monde, lesquelles finissent ensemble tandis que tu franchis la porte.

15. Rappelle-toi souvent qu’aujourd’hui devrait être un jour de joie particulière, et abstiens-toi des pensées lugubres et des plaintes in-signifiantes. 2 Le temps du salut est venu. 3 Aujourd’hui est désigné par le Ciel même pour être un temps de grâce, pour toi et pour le monde. 4 Si tu oublies cet heureux fait, souviens-t’en avec ceci :

5 Aujourd’hui je cherche et trouve tout ce que je veux.

6 Mon but indivisé me l’offre.

7 Nul ne peut échouer qui cherche à atteindre la vérité.

L’Inspiration

De la vigilance à la paix (Texte 7.VI)

1. Bien que tu ne puisses aimer la Filialité que ne faisant qu’un, tu peux la percevoir comme fragmentée. 2 Il est impossible, toutefois, de voir quelque chose dans l’une de ses parties sans l’attribuer au tout. 3 C’est pourquoi l’attaque n’est jamais distincte et pourquoi il faut y renoncer entièrement. 4 Si tu n’y renonces pas entièrement, tu n’y renonces pas du tout. 5 La peur  et l’amour font ou créent, selon que l’ego ou le Saint-Esprit les engendre ou les inspire, mais ils retournent à l’esprit du penseur et ils affectent toute sa perception. 6 Cela inclut sa conception de Dieu, de Ses créations et des siennes. 7 Il n’appréciera aucun d’Eux s’il Les regarde peureusement. 8 Il Les appréciera tous s’il Les regarde avec amour.

2. L’esprit qui accepte l’attaque ne peut pas aimer. 2 C’est qu’il croit pouvoir détruire l’amour; par conséquent, il ne comprend pas ce qu’est l’amour. 3 S’il ne comprend pas ce qu’est l’amour, il ne peut pas se percevoir lui-même comme aimant. 4 Cela fait perdre conscience de l’être, induit un sentiment d’irréalité, et en résulte une confusion extrême. 5 Ta pensée a fait cela à cause de son pouvoir, mais ta pensée peut aussi t’en sauver parce que ce n’est pas toi qui a fait son pouvoir. 6 Ton aptitude à diriger ta pensée selon ton choix fait partie de son pouvoir. 7 Si tu ne crois pas pouvoir le faire, tu as nié le pouvoir de ta pensée et l’as ainsi rendue impuissante dans ta croyance.

3. L’ego fait preuve d’une énorme ingéniosité pour se préserver, mais elle lui vient de ce même pouvoir de l’esprit que l’ego nie. 2 Cela signifie que l’ego attaque ce qui le préserve, et il en résulte forcément une extrême anxiété. 3 Voilà pourquoi l’ego ne reconnaît jamais ce qu’il fait. 4 Il est parfaitement logique mais nettement insane. 5 L’ego puise pour son existence à la seule source qui soit totalement hostile à son existence. 6 Ayant peur de percevoir le pouvoir de cette source, il est forcé de le déprécier. 7 Cela menace sa propre existence, un état qu’il trouve intolérable. 8 Restant logique mais toujours insane, l’ego résout ce dilemme complètement insane d’une manière complètement insane. 9 Il ne perçoit pas la menace pesant sur sa propre existence en projetant cette menace sur toi,  et en percevant ton être comme inexistant. 10 Cela assure sa continuité si tu te ranges de son côté, car c’est la garantie que tu ne connaîtras pas ta propre sécurité.

4. L’ego ne peut pas se permettre de connaître quoi que ce soit. 2 La connaissance est totale, or l’ego ne croit pas en la totalité. 3 Cette incroyance est son origine et, bien que l’ego ne t’aime pas, il est fidèle à ses propres antécédents, et il engendre comme lui-même fut engendré. 4 L’esprit reproduit toujours comme il fut produit. 5 Produit par la peur, l’ego reproduit la peur. 6 Voilà son allégeance, et cette allégeance le rend traître à l’amour parce que tu es l’amour. 7 L’amour est ton pouvoir, et l’ego doit le nier. 8 Il doit aussi nier tout ce que ce pouvoir te donne parce qu’il te donne tout. 9 Nul qui a tout ne veut l’ego. 10 Son propre faiseur, donc, ne le veut pas. 11 Le rejet est donc la seule décision que l’ego pourrait jamais rencontrer, si l’esprit qui l’a fait se connaissait lui-même. 12 Et s’il reconnaissait n’importe quelle partie de la Filialité, il se connaîtrait lui-même.

5. Par conséquent, l’ego s’oppose à tout ce qui est apprécier, à toute re-connaissance, toute perception saine et toute connaissance. 2 Il perçoit leur menace comme une menace totale, parce qu’il sent bien que tous les engagements que prend l’esprit sont totaux. 3 Forcé, par conséquent, de se détacher de toi, il est prêt à s’attacher à n’importe quoi d’autre. 4 Mais il n’y a rien d’autre. 5 Toutefois, l’esprit peut inventer des illusions, et s’il le fait il croira en elles, parce que c’est ainsi qu’il les a faites.

6. Le Saint-Esprit défait les illusions sans les attaquer, parce qu’il ne peut pas les percevoir du tout. 2 Par conséquent, elles n’existent pas pour Lui. 3 Il résout le conflit apparent qu’elles engendrent en percevant le conflit comme in-signifiant. 4 J‘ai dit plus tôt que le Saint-Esprit perçoit le conflit exactement tel qu’il est, et il est in-signifiant. 5 Le Saint-Esprit ne veut pas que tu comprennes le conflit; Il veut que tu te rendes compte que, parce que le conflit est in-signifiant, il n’est pas compréhensible. 6 Comme je l’ai déjà dit, comprendre amène à apprécier, et apprécier amène à aimer. 7 Rien d’autre ne peut être compris parce que rien d’autre n’est réel et donc rien d’autre n’a de signification.

7. Si tu gardes à l’esprit ce que t’offre le Saint-Esprit, tu ne peux pas être vigilant pour autre chose que Dieu et Son Royaume. 2 La seule raison pour laquelle tu peux trouver cela difficile à accepter, c’est que tu penses peut-être encore qu’il y a autre chose. 3 La croyance ne requiert pas de vigilance à moins qu’elle ne soit en conflit. 4 Si elle l’est, c’est qu’il y a en elle des composantes conflictuelles qui ont mené à un état de guerre, et la vigilance est donc devenue essentielle. 5 La vigilance n’a pas sa place dans la paix. 6 Elle est nécessaire contre les croyances qui ne sont pas vraies, et jamais le Saint-Esprit n’y aurait fait appel si tu n’avais pas cru ce qui n’est pas vrai. 7 Quand tu crois quelque chose, tu l’as rendu vrai pour toi. 8 Quand tu crois ce que Dieu ne connaît point, ta pensée semble contredire la Sienne, ce qui fait que cela apparaît comme si tu étais en train de L’attaquer.

8. J’ai insisté plusieurs fois sur le fait que l’ego croit pouvoir attaquer Dieu, et il essaie de te persuader que c’est ce que tu as fait. 2 Si l’esprit ne peut pas attaquer, l’ego en arrive très logiquement à la croyance que tu dois être un corps. 3 En ne te voyant pas tel que tu es, il peut se voir lui-même tel qu’il veut être. 4 Conscient de sa faiblesse, l’ego veut ton allégeance, mais pas tel que tu es réellement. 5 L’ego veut donc engager ton esprit dans son propre système délirant, parce qu’autrement la lumière de ta compréhension le dissiperait. 6 Il ne veut aucune partie de la vérité, parce que l’ego lui-même n’est pas vrai. 7 Si la vérité est totale, ce qui n’est pas vrai ne peut pas exister. 8 L’engagement envers l’un ou l’autre doit être total; ils ne peuvent coexister dans ton esprit sans le diviser. 9 S’ils ne peuvent coexister en paix, et si tu veux la paix, tu dois abandonner l’idée de conflit entièrement et pour tout le temps. 10 Cela requiert de la vigilance mais seulement aussi longtemps que tu ne reconnais pas ce qui est vrai. 11 Tant que tu crois que deux systèmes de pensée totalement contradictoires se partagent la vérité, ton besoin de vigilance est apparent.

9. Ton esprit divise son allégeance entre deux royaumes, et tu ne t’engages totalement envers aucun des deux. 2 Ton identification  avec le Royaume est totalement au-delà de toute question, sauf pour toi quand tu penses de manière insane. 3 Ce que tu es, ta perception ne l’établit pas et ne l’influence pas du tout. 4 Ce que tu perçois comme des problèmes d’identification à quelque niveau que ce soit ne sont pas des problèmes de fait. 5 Ce sont des problèmes de compréhension, puisque leur présence suppose la croyance qu’il t’appartient de décider ce que tu es. 6 L’ego croit cela totalement, envers quoi il s’est engagé pleinement. 7 Ce n’est pas vrai. 8 Par conséquent, l’ego s’est engagé totalement envers ce qui n’est pas vrai, et sa perception est en contradiction totale avec le Saint-Esprit et avec la connaissance de Dieu.

10. Il n’y a que le Saint-Esprit qui puisse te percevoir d’une manière signifiante, parce que ton être est la connaissance de Dieu. 2 Toute croyance que tu acceptes à part cela obscurcit la Voix pour Dieu en toi, et va donc obscurcir Dieu pour toi. 3 À moins que tu ne perçoives Sa création véritablement, tu ne peux pas connaître le Créateur, puisque Dieu et Sa création ne sont pas séparés. 4 L’Unité du Créateur et de la création est ton entièreté, ta santé d’esprit et ton pouvoir illimité. 5 Ce pouvoir illimité est le don que Dieu te fait, parce que c’est ce que tu es. 6 Si tu en dissocies ton esprit, tu perçois la force la plus puissante dans l’univers comme si elle était faible, parce que tu ne crois pas que tu en fais partie.

11. Perçue sans la part que tu y prends, la création de Dieu est vue faible, et ceux qui se voient eux-mêmes affaiblis attaquent. 2 Toutefois, l’attaque ne peut être qu’aveugle, parce qu’il n’y a rien à attaquer. 3 Par conséquent ils inventent des images, les perçoivent indignes et les attaquent à cause de leur indignité. 4 Voilà tout ce qu’est le monde de l’ego. 5 Rien. 6 Il n’a pas de signification. 7 Il n’existe pas. 8 N’essaie pas de le comprendre parce que, si tu le fais, tu crois qu’il peut être compris et qu’il est donc capable d’être apprécié et aimé. 9 Cela justifierait son existence, qui ne peut pas être justifiée. 10 Tu ne peux pas rendre l’in-signifiant signifiant. 11 Ce ne peut être qu’une tentative insane.

12. Quand tu permets à l’insanité d’entrer dans ton esprit, cela signifie que tu n’as pas jugé la santé d’esprit entièrement désirable. 2 Si tu veux autre chose, tu feras autre chose, mais parce que c’est autre chose, cela attaquera ton système de pensée et divisera ton allégeance. 3 Tu ne  peux pas créer en cet état divisé, et tu dois être vigilant contre cet état divisé parce qu’il n’y a que la paix qui se puisse étendre. 4 Ton esprit divisé bloque l’extension du Royaume, et son extension est ta joie. 5 Si tu n’étends pas le Royaume, tu ne penses pas avec ton Créateur et tu ne crées pas comme Il a créé.

13. Dans cet état déprimant, le Saint-Esprit te rappelle doucement que tu es triste parce que tu ne remplis pas ta fonction de co-créateur avec Dieu et te prives donc toi-même de la joie. 2 Ce n’est pas le choix de Dieu mais le tien. 3 Si ton esprit pouvait être en désaccord avec Celui de Dieu, ce qui procède de ta volonté serait in-signifiant. 4 Or parce que la Volonté de Dieu est inchangeable, nul conflit de volonté n’est possible. 5 Tel est l’enseignement parfaitement cohérent du Saint-Esprit. 6 La création, et non la séparation, est ta volonté parce qu’elle est Celle de Dieu, et rien de ce qui s’y oppose ne signifie quoi que ce soit. 7 Étant un accomplissement parfait, la Filialité ne peut accomplir que parfaitement, étendant la joie dans laquelle elle fut créée et s’identifiant elle-même à la fois à son Créateur et à ses créations, connaissant qu’Ils sont Un.

UCEM~LEÇON 130 – Il est impossible de voir deux mondes.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 130 – Il est impossible de voir deux mondes., Un Cours en Miracles on mai 10, 2010 at 12:46

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LEÇON 130

Il est impossible de voir deux mondes.

1. La perception est cohérente. 2 Ce que tu vois reflète ta pensée. 3 Et ta pensée ne fait que refléter ton choix de ce que tu veux voir. 4 De cela tes valeurs sont les déterminants, car ce à quoi tu accordes de la valeur, tu dois vouloir le voir, croyant que ce que tu vois est réellement là. 5 Nul ne peut voir un monde auquel son esprit n’a pas accordé de valeur. 6 Et nul ne peut manquer de voir ce qu’il croit vouloir.

2. Or qui peut réellement haïr et aimer en même temps ? 2 Qui peut désirer ce qu’il ne veut pas réel ? 3 Et qui peut choisir de voir un monde dont il a peur ? 4 La peur doit rendre aveugle, car son arme est celle-ci : Ce que tu crains de voir, tu ne peux le voir. 5 Ainsi l’amour et la perception vont de pair, mais la peur obscurcit dans les ténèbres ce qui est là.

3. Qu’est-ce, donc, que la peur peut projeter sur le monde ? 2 Qu’est-ce qui peut être vu dans les ténèbres qui soit réel ? 3 La vérité est éclipsée par la peur, et ce qui reste n’est qu’imaginé. 4 Or qu’est-ce qui peut être réel dans les imaginations aveugles nées de la panique ? 5 Que pourrais-tu vouloir pour que cela te soit montré ? 6 Que pourrais-tu souhaiter garder dans un tel rêve ?

4. La peur a fait tout ce que tu penses voir. 2 Toute séparation, toutes distinctions, et la multitude de différences dont tu crois que le monde est composé. 3 Elles ne sont pas là. 4 L’ennemi de l’amour les a inventées. 5 Or l’amour ne peut avoir d’ennemi ; ainsi elles n’ont pas de cause, pas d’être et pas de conséquence. 6 Elles peuvent être estimées, mais elles restent irréelles. 7 Elles peuvent être recherchées, mais elles ne peuvent être trouvées. 8 Aujourd’hui nous ne les rechercherons pas et nous ne gaspillerons pas cette journée à chercher ce qui ne peut être trouvé.

5. Il est impossible de voir deux mondes qui n’ont aucun chevauchement d’aucune sorte. 2 Cherche l’un, l’autre disparaît. 3 Il n’en reste qu’un. 4 Voilà l’éventail de choix au-delà duquel ta décision ne peut aller. 5 Le réel et l’irréel sont tout ce qu’il y a entre quoi choisir, et rien de plus.

6. Aujourd’hui nous ne tenterons pas de compromis là où aucun n’est possible. 2 Le monde que tu vois est la preuve que tu as déjà fait un choix aussi intégral que son opposé. 3 Ce que nous voudrions apprendre aujourd’hui, c’est plus que juste la leçon que tu ne peux pas voir deux mondes. 4 Elle enseigne aussi que celui que tu vois est tout à fait cohérent du point de vue où tu le vois. 5 Il est tout d’une pièce parce qu’il découle d’une seule émotion et reflète sa source dans tout ce que tu vois.

7. Six fois aujourd’hui, avec gratitude et reconnaissance, nous donnerons avec joie cinq minutes à la pensée qui met fin à tout compromis et tout doute, et nous allons au-delà d’eux tous ne faisant qu’un. 2 Nous ne ferons pas un millier de distinctions in-signifiantes, ni ne tenterons de porter avec nous une petite part d’irréalité, en consacrant notre esprit à trouver seulement ce qui est réel.

8. Commence ta quête de l’autre monde en demandant une force qui est au-delà de la tienne et en reconnaissant ce que c’est que tu cherches. 2 Tu ne veux pas d’illusions. 3 Et tu viens à ces cinq minutes en te vidant les mains de tous les trésors mesquins de ce monde. 4 Tu attends que Dieu t’aide, en disant :

5 Il est impossible de voir deux mondes.

6 Que j’accepte la force que Dieu m’offre et ne voie aucune valeur en ce monde, afin de trouver ma liberté et ma délivrance.

9. Dieu sera là. 2 Car tu as fait appel à la grande puissance infaillible qui fera ce pas de géant avec toi en gratitude. 3 Tu ne manqueras pas non plus de voir Sa reconnaissance s’exprimer en perception tangible et en vérité. 4 Tu ne douteras pas de ce que tu verras car, bien qu’il s’agisse de perception, ce n’est pas la sorte de vue que tes yeux seuls ont jamais vue auparavant. 5 Et tu connaîtras que la force de Dieu t’a soutenu quand tu as fait ce choix.

10. Chaque fois que la tentation surgira aujourd’hui, rejette-la aisément en te souvenant simplement des limites de ton choix. 2 L’irréel ou le réel, le faux ou le vrai est ce que tu vois et seulement ce que tu vois. 3 La perception est cohérente avec ton choix, et c’est l’enfer ou le Ciel qui viennent à toi ne faisant qu’un.

11. Accepte une petite partie de l’enfer pour vraie, et tu as damné tes yeux et maudit ta vue, et ce que tu verras sera certes l’enfer. 2 Or la liberté du Ciel reste toujours dans les limites de ton choix, pour prendre la place de tout ce que l’enfer te montrerait. 3 Tout ce que tu as besoin de dire à n’importe quelle partie de l’enfer, quelque forme qu’elle prenne, c’est simplement ceci :

4 Il est impossible de voir deux mondes.

5 Je cherche ma liberté et ma délivrance, et ceci ne fait pas partie de ce que je veux.

L’Inspiration

La lumière de la relation sainte

1. Veux-tu la liberté du corps ou de l’esprit? 2 Car tu ne peux pas avoir les deux. 3 Laquelle estimes-tu? 4 Laquelle est ton but? 5 Car tu vois l’une comme un moyen et l’autre, une fin. 6 Et l’une doit servir à l’autre et lui donner prédominance, augmentant son importance en diminuant la sienne propre. 7 Les moyens servent la fin et lorsque la fin est atteinte, la valeur des moyens décroît jusqu’à ce qu’ils soient entièrement éclipsés lorsqu’ils sont reconnus comme n’ayant plus de fonction. 8 Il n’en est pas un qui n’ait soif de liberté et n’essaie de la trouver. 9 Or il la cherchera là où il croit qu’elle est et qu’elle peut être trouvée. 10 Il la croira possible de l’esprit ou du corps, et de l’autre il fera un moyen servant à atteindre son choix.

2. Où la liberté du corps a été choisie, l’esprit est utilisé comme moyen dont la valeur réside dans son aptitude à trouver les manières d’atteindre la liberté du corps. 2 Or la liberté du corps est sans signification, ainsi l’esprit est-il voué au service des illusions. 3 C’est une situation si contradictoire et si impossible que quiconque choisit cela n’a aucune idée de ce qui a de la valeur. 4 Or même dans cette confusion, si profonde qu’elle ne peut être décrite, le Saint-Esprit attend avec une douce patience, aussi certain du résultat qu’il est sûr de l’Amour de Son Créateur. 5 Il connaît que celui qui a pris cette folle décision est aussi cher à Son Créateur que l’amour l’est à lui-même.

3. Ne sois pas du tout troublé de penser comment Il peut changer si facilement les rôles de moyen et de fin dans ce que Dieu aime, et voudrait libre à jamais. 2 Mais sois plutôt reconnaissant de pouvoir être un moyen servant à Sa fin. 3 C’est le seul service qui conduise à la liberté. 4 Pour servir à cette fin, le corps doit être perçu comme étant sans péché, parce que le but est l’impeccabilité. 5 L’absence de contradiction rend la douce transition de moyen à fin aussi facile que le passage de la haine à la gratitude aux yeux qui pardonnent. 6 Tu seras sanctifié par ton frère, n’utilisant ton corps que pour servir ceux qui sont sans péché. 7 Et il te sera impossible de haïr ce qui sert à ceux que tu voudrais guérir.

4. Cette relation sainte, qui est belle en son innocence, puissante en sa force, et flamboie d’une lumière bien plus brillante que le soleil qui éclaire le ciel que tu vois, est choisie de ton Père comme moyen pour Son Propre plan. 2 Sois reconnaissant qu’elle ne serve pas du tout au tien. 3 Rien ne lui est confié qui puisse être mal utilisé; et rien ne lui est donné qui ne sera utilisé. 4 Cette relation sainte a le pouvoir de guérir toute douleur, quelle qu’en soit la forme. 5 Ni toi ni ton frère ne pouvez servir seuls. 6 La guérison réside uniquement dans votre volonté conjointe. 7 Car là est ta guérison, et là tu accepteras l’Expiation. 8 Et dans ta guérison la Filialité est guérie parce que ta volonté et celle de ton frère sont jointes.

5. Devant une relation sainte, il n’y a pas de péché. 2 La forme de l’erreur n’est plus vue, et la raison, jointe à l’amour, regarde tranquillement toute confusion en remarquant simplement : « C’était une erreur. » 3 Et alors la même Expiation que tu as acceptée dans ta relation corrige l’erreur et dépose à sa place une partie du Ciel. 4 Comme tu es béni, toi qui as laissé ce don être donné ! 5 Chaque partie du Ciel que tu apportes t’est donnée. 6 Et chaque place vide dans le Ciel que tu remplis à nouveau de l’éternelle lumière que tu apportes luit maintenant sur toi. 7 Les moyens de l’impeccabilité ne peuvent pas connaître la peur parce qu’ils ne portent que l’amour avec eux.

6. Enfant de la paix, la lumière est venue à toi. 2 Tu ne reconnais pas la lumière que tu apportes, et pourtant tu te souviendras. 3 Qui peut se nier à lui-même la vision qu’il apporte aux autres? 4 Et qui pourrait manquer de reconnaître un don qu’il a laissé être déposé au Ciel par lui-même? 5 Le doux service que tu rends au Saint-Esprit, c’est à toi-même que tu le rends. 6 Toi qui es maintenant Son moyen, tu dois aimer tout ce qu’il aime. 7 Et ce que tu apportes, c’est ton souvenir de tout ce qui est éternel. 8 Nulle trace de quoi que ce soit dans le temps ne peut rester longtemps dans un esprit qui sert l’intemporel. 9 Et nulle illusion ne peut troubler la paix d’une relation qui est devenue le moyen de la paix.

7. Quand tu as regardé ton frère avec un pardon complet, duquel aucune erreur n’est exclue et rien n’est gardé caché, quelle faute peut-il y avoir où que ce soit sur laquelle tu ne puisses passer? 2 Quelle forme de souffrance pourrait te boucher la vue, t’empêchant de voir plus loin qu’elle? 3 Et quelle illusion pourrait-il y avoir que tu ne reconnaîtrais pas comme une erreur; une ombre à travers laquelle tu marches complètement imperturbé? 4 Dieu ne laisserait rien interférer avec ceux dont la volonté est Sienne, et ils reconnaîtront que leur volonté est Sienne, parce qu’ils servent Sa Volonté. 5 Et la servent de plein gré. 6 Et la mémoire de ce qu’ils sont pourrait-elle tarder encore longtemps?

8. Tu verras ta valeur par les yeux de ton frère, et chacun est délivré quand il voit son sauveur à la place de l’agresseur qu’il pensait là. 2 Par cette délivrance, le monde est délivré. 3 Voilà ton rôle pour apporter la paix. 4 Car tu as demandé quelle était ta fonction ici et la réponse t’a été donnée. 5 Ne cherche pas à la changer ni à lui substituer un autre but. 6 Celle-ci, et elle seule, t’a été donnée. 7 Accepte-la et remplis-la de plein gré, car ce que le Saint-Esprit fait des dons que tu donnes à ton frère, à qui Il les offre, et où et quand, cela Lui appartient. 8 Il les accordera là où ils sont reçus et bienvenus. 9 Il utilisera chacun d’eux pour la paix. 10 De même, pas le moindre sourire, pas le moindre désir de passer sur l’erreur la plus minuscule ne seront perdus pour qui que ce soit.

9. Qu’est-ce que cela peut bien être, sinon une bénédiction universelle, que de regarder ce que ton Père aime avec charité? 2 L’extension du pardon est la fonction du Saint-Esprit. 3 Laisse-Lui cela. 4 Aie pour seul souci de Lui donner ce qui peut être étendu. 5 Ne garde aucun des noirs secrets dont Il ne peut pas faire usage, mais offre-Lui tous les dons minuscules qu’il peut étendre à jamais. 6 Il prendra chacun d’eux et en fera une force puissante pour la paix. 7 Il ne lui refusera aucune bénédiction ni ne le limitera en aucune façon. 8 Il lui joindra tout le pouvoir que Dieu Lui a donné, pour faire de chaque petit don d’amour une source de guérison pour tous. 9 Chaque petit don que tu fais à ton frère illumine le monde. 10 Ne te soucie pas des ténèbres; détourne ton regard et porte-le sur ton frère. 11 Et laisse les ténèbres être dissipées par Celui Qui connaît la lumière et la dépose doucement dans chaque sourire tranquille, de foi et de confiance, avec lequel tu bénis ton frère.

10. De ton apprentissage dépend le bien-être du monde. 2 Et c’est seulement l’arrogance qui nierait le pouvoir de ta volonté. 3 Penses-tu que la Volonté de Dieu soit impuissante? 4 Est-ce de l’humilité? 5 Tu ne vois pas ce que cette croyance a fait. 6 Tu te vois toi-même vulnérable, fragile et facilement détruit, à la merci d’innombrables agresseurs plus puissants que toi. 7 Regardons sans détour la façon dont cette erreur s’est produite, car là est enfouie l’ancre pesante qui semble garder en place la peur de Dieu, inamovible et solide comme le roc. 8 Tant qu’elle restera, il semblera en être ainsi.

11. Qui peut attaquer le Fils de Dieu sans attaquer son Père? 2 Comment le Fils de Dieu peut-il être faible, fragile et facilement détruit à moins que son Père ne le soit? 3 Tu ne vois pas que chaque péché et chaque condamnation que tu perçois et justifies est une attaque contre ton Père. 4 Et c’est pourquoi cela ne s’est pas produit et ne pourrait pas être réel. 5 Tu ne vois pas que tu tentes cela parce que tu penses que le Père et le Fils sont séparés. 6 Et tu dois penser qu’ils sont séparés, à cause de la peur. 7 Car il semble plus sûr d’attaquer quelqu’un d’autre ou toi-même que d’attaquer le grand Créateur de l’univers, Dont tu connais le pouvoir.

12. Si tu ne faisais qu’un avec Dieu et si tu reconnaissais cette unité, tu connaîtrais que Son pouvoir est tien. 2 Mais de cela tu ne te souviendras pas tant que tu croiras que l’attaque quelle qu’elle soit signifie quoi que ce soit. 3 Elle est injustifiée sous quelque forme que ce soit, parce qu’elle n’a aucune signification. 4 La seule façon dont elle pourrait être justifiée est si toi et ton frère étiez séparés l’un de l’autre et que tous étaient séparés de leur Créateur. 5 Car alors seulement il serait possible d’attaquer une partie de la création sans le tout, le Fils sans le Père; et d’attaquer quelqu’un d’autre sans toi-même, ou de te blesser sans que l’autre ne souffre. 6 Et c’est cette croyance que tu veux. 7 Or en quoi sa valeur réside-t-elle, sinon dans le désir d’attaquer en toute sécurité? 8 L’attaque n’est ni sûre ni dangereuse. 9 Elle est impossible. 10 Et c’est ainsi parce que l’univers est un. 11 Tu ne choisirais pas l’attaque de sa réalité s’il n’était pas essentiel à l’attaque de le voir séparé de son faiseur. 12 Ainsi il semble que l’amour pourrait attaquer et devenir apeurante.

13. Seuls ceux qui sont différents peuvent attaquer. 2 Ainsi tu en conclus que, parce que tu peux attaquer, toi et ton frère devez être différents. 3 Or le Saint-Esprit explique cela différemment. 4 Parce que toi et ton frère n’êtes pas différents, tu ne peux pas attaquer. 5 Chacune de ces positions est une conclusion logique. 6 Chacune pourrait être maintenue, mais jamais les deux. 7 La seule question à laquelle il faille répondre pour décider laquelle doit être vraie, c’est à savoir si toi et ton frère êtes différents. 8 De la position de ce que tu comprends, vous semblez l’être, et vous pouvez donc attaquer. 9 Des deux alternatives, cela paraît plus naturel et plus en accord avec ton expérience. 10 Par conséquent, il est nécessaire que tu aies d’autres expériences, plus en accord avec la vérité, pour t’enseigner ce qui est naturel et vrai.

14. C’est la fonction de ta relation sainte. 2 Car ce que l’un pense, l’autre en fera l’expérience avec lui. 3 Qu’est-ce que cela peut signifier, sinon que ton esprit et celui de ton frère sont un? 4 Ne regarde pas ce fait heureux avec peur, et ne pense pas qu’il pose sur toi un lourd fardeau. 5 Car une fois que tu l’auras accepté avec joie, tu te rendras compte que ta relation est un reflet de l’union du Créateur et de Son Fils. 6 D’esprits aimants, il n’y a pas de séparation. 7 Et chaque pensée dans l’un apporte la joie à l’autre parce qu’ils sont les mêmes. 8 La joie est illimitée, parce que chaque brillante pensée d’amour étend son être et crée plus d’elle-même. 9 Il n’y a de différence nulle part en elle, car toute pensée est pareille à elle-même.

15. La lumière qui se joint à toi et ton frère luit dans tout l’univers; et parce qu’elle vous joint, toi et lui, de même elle vous rend un avec votre Créateur. 2 Et en Lui toute création est jointe. 3 Regretterais-tu de ne pas pouvoir avoir peur seul, quand ta relation peut aussi enseigner que le pouvoir de l’amour est là, qui rend toute peur impossible? 4 Ne tente pas de garder un peu de l’ego avec ce don. 5 Car il t’a été donné pour être utilisé et non obscurci. 6 Ce qui t’enseigne que tu ne peux pas te séparer nie l’ego. 7 Laisse la vérité décider si toi et ton frère êtes différents ou les mêmes, et t’enseigner lequel est vrai.

UCEM~LEÇON 129 – Au-delà de ce monde, il y a un monde que je veux.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 129 – Au-delà de ce monde, il y a un monde que je veux., Un Cours en Miracles on mai 8, 2010 at 11:57

9 mai ~ autres-mondes

LEÇON 129

Au-delà de ce monde, il y a un monde que je veux.

1. Voilà la pensée qui suit de celle que nous avons pratiquée hier. 2 Tu ne peux pas arrêter à l’idée que le monde est sans valeur, car à moins de voir qu’il y a quelque chose d’autre à espérer, tu ne pourras qu’être déprimé. 3 L’important pour nous n’est pas de renoncer au monde mais de l’échanger contre ce qui est bien plus satisfaisant, rempli de joie et capable de t’offrir la paix. 4 Penses-tu que ce monde puisse t’offrir cela ?

2. Peut-être vaudrait-il la peine de passer quelque temps à réfléchir encore une fois à la valeur de ce monde. 2 Tu concèderas peut-être que ce n’est pas une perte de lâcher prise de toute pensée de valeur ici. 3 Le monde que tu vois est certes sans merci, instable, cruel, insoucieux de toi, prompt à la vengeance et d’une haine impitoyable. 4 Il ne donne que pour révoquer et il t’enlève toutes les choses que tu as chéries pendant un moment. 5 On n’y trouve aucun amour durable, car il n’y en a pas ici. 6 Ce monde est le monde du temps, où toutes choses ont une fin.

3. Est-ce une perte de trouver à la place un monde où perdre est impossible; où l’amour dure à jamais, où la haine ne peut exister et où la vengeance n’a pas de signification ? 2 Est-ce une perte de trouver toutes les choses que tu veux réellement et de connaître qu’elles n’ont pas de fin et qu’elles resteront exactement telles que tu les veux tout le temps ? 3 Or même elles seront finalement échangées contre ce dont nous ne pouvons parler, car de là tu vas là où les mots manquent entièrement, dans un silence où le langage est muet mais certainement compris.

4. La communication, non ambiguë et claire comme le jour, reste illimitée pour toute l’éternité. 2 Et Dieu Lui-même parle à Son Fils, comme Son Fils Lui parle. 3 Leur langue n’a pas de mots, car ce qu’Ils disent ne peut pas être symbolisé. 4 Leur connaissance est directe, entièrement partagée et entièrement une. 5 Combien tu es loin de cela, toi qui restes lié à ce monde. 6 Et pourtant combien tu en es proche, quand tu l’échanges contre le monde que tu veux.

5. Maintenant le dernier pas est certain; maintenant tu te tiens à un instant de distance de l’intemporel. 2 Ici tu ne peux regarder qu’en avant et jamais en arrière pour voir à nouveau le monde que tu ne veux pas. 3 Voici le monde qui vient prendre sa place, comme tu délies ton esprit des petites choses que le monde présente pour te garder prisonnier. 4 Ne leur accorde pas de valeur, et elles disparaîtront. 5 Estime-les, et elles te sembleront réelles.

6. Tel est le choix. 2 Quel perte peut-il y avoir pour toi à choisir de ne pas estimer le néant ? 3 Ce monde ne contient rien que tu veuilles réellement, mais ce que tu choisis à la place, tu le veux assurément ! 4 Laisse cela t’être donné aujourd’hui. 5 Cela attend seulement que tu le choisisses, pour prendre la place de toutes les choses que tu cherches mais ne veux pas.

7. Exerce ton désir à faire ce changement dix minutes le matin et dix minutes le soir, et une autre fois entre les deux. 2 Commence par ceci :

3 Au-delà de ce monde, il y a un monde que je veux.

4 Je choisis de voir ce monde-là au lieu de celui-ci, car il n’y a rien ici que je veuille réellement.

5 Puis ferme les yeux sur le monde que tu vois, et dans l’obscurité silencieuse regarde les lumières qui ne sont pas de ce monde s’allumer une à une, jusqu’à ce que là où l’une commence et l’autre finit ait perdu toute signification, comme elles se fondent en une.

8. Aujourd’hui les lumières du Ciel se penchent vers toi, pour luire sur tes paupières tandis que tu reposes au-delà du monde des ténèbres. 2 Voilà une lumière que tes yeux ne peuvent contempler. 3 Or ton esprit peut la voir nettement, et peut comprendre. 4 Un jour de grâce t’est donné aujourd’hui, et nous en sommes reconnaissants. 5 Aujourd’hui nous nous rendons compte que ce que tu craignais de perdre n’était que la perte.

9. Maintenant nous comprenons qu’il n’y a pas de perte. 2 Car nous avons vu enfin son opposé et nous sommes reconnaissants de ce que le choix est fait. 3 À chaque heure souviens-toi de ta décision, et prends un moment pour confirmer ton choix en mettant de côté toute pensée qui te vient et en t’attardant brièvement seulement sur ceci :

4 Le monde que je vois ne contient rien que je veuille.

5 Au-delà de ce monde, il y a un monde que je veux.

L’Inspiration

L’image de la crucifixion

1. Le souhait d’être injustement traité est une tentative de compromis qui voudrait combiner l’attaque et l’innocence. 2 Qui peut combiner l’entièrement incompatible et faire une unité de ce qui ne peut jamais se joindre? 3 Marche dans la voie de la douceur, et tu ne craindras ni mal ni ombres dans la nuit. 4 Mais ne place aucun symbole de terreur sur ta route, ou tu tresseras une couronne d’épines de laquelle ni ton frère ni toi n’échapperez. 5 Tu ne peux pas crucifier que toi seul. 6 Et si tu es injustement traité, il doit subir l’injustice que tu vois. 7 Tu ne peux pas sacrifier que toi seul. 8 Car le sacrifice est total. 9 S’il était le moindrement possible qu’il se produise, il entraînerait la création de Dieu tout entière, et le Père avec le sacrifice de Son Fils bien-aimé.

2. Dans ta délivrance du sacrifice, la sienne est rendue manifeste, et montrée comme étant la sienne. 2 Mais chaque douleur que tu ressens, tu la vois comme une preuve qu’il est coupable d’attaque. 3 Ainsi tu voudrais faire de toi le signe qu’il a perdu son innocence, et qu’il a seulement besoin de te regarder pour se rendre compte qu’il a été condamné. 4 Et ce qui était injuste envers toi, à lui viendra de bon droit. 5 L’injuste vengeance dont tu souffres maintenant lui appartient, et quand elle repose sur lui tu es libéré. 6 Ne souhaite pas faire de toi un symbole vivant de sa culpabilité, car tu n’échapperas pas à la mort que tu as faite pour lui. 7 Mais dans son innocence, tu trouves la tienne.

3. Chaque fois que tu consens à ressentir de la douleur, à être privé de quelque chose, à être traité injustement ou à avoir besoin de quoi que ce soit, tu ne fais qu’accuser ton frère d’attaque contre le Fils de Dieu. 2 Tu tiens une image de ta crucifixion devant ses yeux, afin qu’il voie que ses péchés sont inscrits au Ciel avec ton sang et ta mort, et qu’ils vont devant lui, fermant les portes et le condamnant à l’enfer. 3 Or cela est inscrit en enfer et non au Ciel, où tu es au-delà de l’attaque et prouves son innocence. 4 L’image de toi que tu lui offres, tu te la montres à toi-même et lui donnes toute ta foi. 5 Le Saint-Esprit t’offre, pour que tu la lui donnes, une image de toi dans laquelle il n’y a pas de douleur et pas du tout de reproche. 6 Et ce qui était martyrisé par sa culpabilité devient le parfait témoin de son innocence.

4. Le pouvoir du témoignage est au-delà de la croyance, parce qu’il apporte la conviction dans son sillage. 2 Le témoin est cru parce qu’il indique au-delà de lui-même ce qu’il représente. 3 Un toi malade et souffrant ne représente que la culpabilité de ton frère; le témoin que tu envoies pour qu’il n’oublie pas les blessures qu’il a données, desquelles tu jures qu’il n’échappera jamais. 4 Cette image malade et pitoyable, tu l’acceptes, si seulement elle peut servir à le punir. 5 Les malades sont sans pitié envers chacun, et par contagion ils cherchent à tuer. 6 La mort semble être un prix facile, s’ils peuvent dire : «regarde-moi, frère, par ta main je meurs.» 7 Car la maladie est le témoin de sa culpabilité, et la mort prouverait que ses erreurs doivent être des péchés. 8 La maladie n’est qu’une «petite» mort, une forme de vengeance pas encore totale. 9 Or elle parle avec certitude pour ce qu’elle représente. 10 La morne et amère image que tu as envoyée à ton frère, c’est toi que sa vue a rempli de chagrin. 11 Et tout ce qu’elle lui a montré, tu l’as cru, parce qu’elle témoignait de la culpabilité en lui que tu as perçue et aimée.

5. Maintenant, dans les mains rendues douces par Son toucher, le Saint-Esprit dépose une image d’un toi différent. 2 C’est l’image d’un corps encore, car ce que tu es réellement ne peut être vu ni représenté. 3 Or celle-ci n’a pas été utilisée dans un but d’attaque; par conséquent, elle n’a jamais ressenti la moindre douleur. 4 Elle témoigne de l’éternelle vérité qui est que tu ne peux pas être blessé; et elle indique au-delà d’elle-même à la fois ton innocence et celle de ton frère. 5 Montre-lui cela, et il verra que toute cicatrice est guérie, et que le rire et l’amour ont essuyé toute larme. 6 Et là il verra son pardon, et avec des yeux guéris il regardera au-delà vers l’innocence qu’il contemple en toi. 7 Là est la preuve qu’il n’a jamais péché; que rien de ce que sa folie lui enjoignait de faire n’a jamais été fait, ni jamais eu d’effets d’aucune sorte. 8 Qu’aucun reproche qu’il a fait peser sur son cœur n’a jamais été justifié, et qu’aucune attaque ne peut jamais le toucher du dard empoisonné et implacable de la peur.

6. Atteste son innocence et non sa culpabilité. 2 Ta guérison est son réconfort et sa santé parce qu’elle prouve que les illusions ne sont pas vraies. 3 Ce n’est pas la volonté de vie mais le souhait de mort qui est la motivation pour ce monde. 4 Son seul but est de prouver que la culpabilité est réelle. 5 Il n’est pas une pensée, pas un acte, pas un sentiment en ce monde qui ait d’autre motivation que celle-là. 6 Voilà les témoins qui sont appelés pour être crus et prêter conviction au système pour lequel ils parlent et qu’ils représentent. 7 Chacun a de nombreuses voix, qui parlent à ton frère et à toi en des langues différentes. 8 Et pourtant, le message est le même pour les deux. 9 La parure du corps cherche à montrer comme sont beaux les témoins de la culpabilité. 10 Les soucis concernant le corps démontrent comme ta vie est fragile et vulnérable; comme est facilement détruit ce que tu aimes. 11 La dépression parle de la mort et la vanité, d’un réel souci de n’importe quel rien.

7. Le plus solide témoignage de futilité, qui renforce tous les autres et les aide à peindre une image dans laquelle le péché est justifié, c’est la maladie sous quelque forme qu’elle prenne. 2 Les malades ont une raison pour chacun de leurs désirs contre nature et de leurs étranges besoins. 3 Car qui pourrait vivre une vie si tôt écourtée et ne pas estimer la valeur de joies passagères? 4 Quels plaisirs pourrait-il y avoir qui dureront? 5 Les frêles ne sont-ils pas en droit de croire que chaque bribe de plaisir volée est le juste paiement de leurs petites vies? 6 Leur mort paiera le prix pour chacune d’elles, qu’ils jouissent ou non de leurs bénéfices. 7 La fin de la vie doit venir, quelle que soit la façon dont cette vie est menée. 8 Ainsi, prends donc plaisir dans le vite passé et l’éphémère.

8. Ce ne sont pas des péchés mais des témoins de l’étrange croyance que le péché et la mort sont réels, et que l’innocence et le péché arriveront pareillement à leur terme dans la tombe. 2 Si cela était vrai, il y aurait lieu de continuer à te contenter de chercher des joies passagères et de chérir des petits plaisirs où tu le peux. 3 Or dans cette image, le corps n’est pas perçu comme étant neutre et sans un but qui lui soit inhérent. 4 Car il devient le symbole du reproche, le signe d’une culpabilité dont les conséquences peuvent encore être vues, de sorte que la cause ne peut jamais être niée.

9. Ta fonction est de montrer à ton frère que le péché ne peut pas avoir de cause. 2 Comme ce doit être futile de te voir toi-même comme une image de la preuve que ce qu’est ta fonction ne peux jamais être ! 3 L’image du Saint-Esprit ne change pas le corps en quelque chose qu’il n’est pas. 4 Elle ne fait que lui enlever tous les signes d’accusation et de blâme. 5 Représenté sans but, il est vu comme n’étant ni malade ni bien portant, ni mauvais ni bon. 6 Aucune raison n’est offerte pour qu’il soit jugé de quelque façon que ce soit. 7 Il n’a pas de vie, mais il n’est pas mort non plus. 8 Il se tient à part de toute expérience d’amour ou de peur. 9 Car maintenant il ne témoigne encore de rien, son but étant ouvert, et l’esprit est rendu libre à nouveau de choisir à quoi il sert. 10 Maintenant il n’est pas condamné mais il attend qu’un but lui soit donné, afin de remplir la fonction qu’il recevra.

10. En cet espace vide, d’où le but de péché a été enlevé, tu es libre de te souvenir du Ciel. 2 Ici sa paix peut venir, et la parfaite guérison prendre la place de la mort. 3 Le corps peut devenir un signe de vie, une promesse de rédemption et un souffle d’immortalité pour ceux qui en ont assez de respirer l’odeur fétide de la mort. 4 Qu’il ait la guérison pour but. 5 Alors il enverra le message qu’il a reçu, et, par sa santé et sa beauté, il proclamera la vérité et la valeur qu’il représente. 6 Qu’il reçoive le pouvoir de représenter une vie sans fin, à jamais inattaquée. 7 Et qu’à ton frère, son message soit : «regarde-moi, frère, par ta main je vis.»

11. La simple façon de laisser cela s’accomplir est simplement ceci : que le corps n’ait pas de but qui vienne du passé, quand tu étais sûr de connaître que son but était de favoriser la culpabilité. 2 Car celui-ci maintient avec insistance que ton image infirme est un signe durable de ce qu’elle représente. 3 Cela ne laisse aucun espace dans lequel une vue différente, un autre but, puisse lui être donné. 4 Tu ne connais pas son but. 5 Tu n’as fait que donner des illusions de but à une chose que tu as faite pour te cacher à toi-même ta fonction. 6 Cette chose sans but ne peut pas cacher la fonction que le Saint-Esprit a donnée. 7 Laisse donc son but et ta fonction être enfin réconciliés et vus comme ne faisant qu’un.

UCEM~LEÇON 128 – Le monde que je vois ne contient rien que je veuille.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 128 – Le monde que je vois ne contient rien que je veuille., Un Cours en Miracles on mai 8, 2010 at 12:21

8 mai ~ chaine-brisee

LEÇON 128

Le monde que je vois ne contient rien que je veuille.

1. Le monde que tu vois n’a rien dont tu aies besoin à t’offrir; rien que tu puisses utiliser d’aucune façon, ni quoi que ce soit qui serve à te donner de la joie. 2 Crois cette pensée et tu es sauvé d’années de misère, d’innombrables déceptions, et d’espoirs qui tournent en cendres amères de désespoir. 3 Il n’en est pas un qui ne doive accepter cette pensée pour vraie, s’il veut laisser le monde derrière lui et s’essorer par-delà sa mesquine portée et ses petites voies.

2. Chaque chose que tu estimes ici n’est qu’une chaîne qui te lie au monde, et elle ne servira pas d’autre fin que celle-là. 2 Car tout doit servir le but que tu lui as donné, jusqu’à ce que tu y voies un but différent. 3 Le seul but digne de ton esprit que contienne ce monde est de le dépasser sans t’attarder à percevoir quelque espoir où il n’y en a pas. 4 Ne sois plus trompé. 5 Le monde que tu vois ne contient rien que tu veuilles.

3. Échappe aujourd’hui des chaînes que tu mets à ton esprit quand tu perçois le salut ici. 2 Car ce que tu estimes, tu en fais une partie de toi tel que tu te perçois. 3 Toutes les choses par lesquelles tu cherches à rehausser ta valeur à tes yeux, te limitent davantage, te cachent ta valeur, et ajoutent une autre barre à la porte menant à la véritable prise de conscience de ton Soi.

4. Ne laisse rien qui se rapporte aux pensées du corps retarder ton progrès vers le salut, et ne permets pas que la tentation de croire que le monde contient quoi que ce soit que tu veuilles te retienne. 2 Rien ici n’est à chérir. 3 Rien ici ne vaut un seul instant de retard et de douleur, un seul moment d’incertitude et de doute. 4 Ce qui est sans valeur n’offre rien. 5 La certitude quant à la valeur ne peut se trouver dans ce qui n’a pas de valeur.

5. Aujourd’hui nous nous exerçons à lâcher prise de toute pensée des valeurs que nous avons données au monde. 2 Nous le laissons libre des buts que nous avons donnés à ses aspects, à ses phases et à ses rêves. 3 Nous le tenons sans but dans nos esprits et nous le relâchons de tout ce que nous souhaitons qu’il soit. 4 Ainsi nous levons les chaînes qui barrent la porte de la délivrance de ce monde, et nous allons au-delà de toutes les petites valeurs et de tous les buts diminués.

6. Arrête-toi et sois calme un court moment, et vois comme tu t’élèves loin au-dessus du monde quand tu délivres ton esprit des chaînes et le laisses chercher le niveau où il se trouve chez lui. 2 Il sera reconnaissant d’être libre un moment. 3 Il connaît où est sa place. 4 Libère simplement ses ailes et il s’envolera plein d’assurance et de joie pour rejoindre son saint but. 5 Laisse-le reposer en son Créateur, et qu’il soit ramené là à la santé d’esprit, à la liberté et à l’amour.

7. Donne-lui dix minutes de repos trois fois aujourd’hui. 2 Et quand tes yeux s’ouvriront par après, tu n’estimeras rien de ce que tu vois autant que tu le faisais quand tu le regardais auparavant. 3 Tout ton point de vue sur le monde aura changé d’un tout petit peu, chaque fois que tu laisseras ton esprit s’évader de ses chaînes. 4 Il n’est pas à sa place dans le monde. 5 Ta place à toi est là où il voudrait être, et où il va se reposer lorsque tu le délivres du monde. 6 Ton Guide est sûr. 7 Ouvre-Lui ton esprit. 8 Sois calme et repose-toi.

8. Protège aussi ton esprit tout le long de la journée. 2 Et quand tu penses voir quelque valeur dans un aspect ou une image du monde, refuse d’imposer cette chaîne à ton esprit, mais dis-toi avec une certitude tranquille :

3 Je ne serai pas tenté par ceci de me retarder.

4 Le monde que je vois ne contient rien que je veuille.

L’Inspiration

Atteindre le monde réel

1. Assieds-toi tranquillement, regarde le monde que tu vois, et dis-toi : « Le monde réel n’est pas comme cela. 2 Il n’y a pas d’immeubles et il n’y a pas de rues où les gens vont seuls et séparés. 3 Il n’y a pas de magasins où les gens achètent une liste interminable de choses dont ils n’ont pas besoin. 4 Il n’est pas éclairé par une lumière artificielle, et la nuit ne tombe pas sur lui. 5 Il n’y a pas de jour qui se lève, puis s’enfuit. 6 Il n’y a pas de perte. 7 Rien n’est là qui ne brille, et brille à jamais. »

2. Le monde que tu vois doit être nié, car sa vue te coûte une autre sorte de vision. 2 Tu ne peux pas voir les deux mondes, car chacun d’eux comporte une manière de voir différente, et chacun dépend de ce que tu chéris. 3 La vue de l’un est possible parce que tu as nié l’autre. 4 Les deux ne sont pas vrais, mais l’un ou l’autre te semblera réel dans la mesure exacte où tu y tiens. 5 Et pourtant leur puissance n’est pas la même, parce que l’attraction réelle qu’ils exercent sur toi est inégale.

3. Tu ne veux pas vraiment le monde que tu vois, car il t’a déçu depuis le commencement des temps. 2 Les maisons que tu as bâties ne t’ont jamais abrité. 3 Les routes que tu as faites ne t’ont mené nulle part, et aucune des villes que tu as bâties n’a résisté aux assauts dévastateurs du temps. 4 Il n’est rien que tu as fait qui ne porte la marque de la mort. 5 N’y tiens pas, car il est vieux et fatigué et déjà il était près de retourner à la poussière alors même que tu le faisais. 6 Ce monde souffrant n’a pas du tout le pouvoir de toucher le monde vivant. 7 Tu ne pouvais pas lui donner cela; ainsi, bien que tu t’en détournes avec tristesse, tu ne peux pas trouver en lui la route qui mène loin de lui dans un autre monde.

4. Or le monde réel a le pouvoir de te toucher même ici, parce que tu l’aimes. 2 Et ce que tu appelles avec amour viendra à toi. 3 L’amour répond toujours, étant incapable de dire non à un appel à l’aide, ou de ne pas entendre les cris de douleur qui montent vers lui de chaque partie de ce monde étrange que tu as fait mais que tu ne veux pas. 4 Tout ce dont tu as besoin pour donner ce monde en joyeux échange de ce que tu n’as pas fait, c’est le désir d’apprendre que celui que tu as fait est faux.

5. Tu t’es trompé au sujet du monde parce que tu t’es méjugé toi-même. 2 À partir d’un point de référence aussi tordu, que pourrais-tu voir? 3 Toute vue part de celui qui perçoit, qui juge de ce qui est vrai et de ce qui est faux. 4 Et ce qu’il juge faux, il ne le voit pas. 5 Toi qui voudrais juger de la réalité, tu ne peux pas la voir, car chaque fois que le jugement surgit, la réalité s’est esquivée. 6 Ce qui est loin de l’esprit est loin des yeux, car ce qui est nié est là, mais n’est pas reconnu. 7 Le Christ est encore là, bien que tu ne Le connaisses pas. 8 Son Être ne dépend pas de ce que tu Le reconnaisses. 9 Il vit au-dedans de toi dans la quiétude du présent, et Il attend que tu laisses le passé derrière toi pour entrer dans le monde qu’il t’offre avec amour.

6. Il n’en est pas un en ce monde distrait qui n’ait entrevu autour de lui quelques aspects de l’autre monde. 2 Or, tant qu’il accordera encore de la valeur au sien, il niera la vision de l’autre, soutenant qu’il aime ce qu’il n’aime pas et ne suivant pas la route que l’amour lui indique. 3 L’Amour conduit avec tant de joie ! 4 En Le suivant, tu te réjouiras d’avoir trouvé Sa compagnie et d’avoir appris de Lui le chemin joyeux du retour chez toi. 5 Tu n’attends que toi-même. 6 Donner ce triste monde et échanger tes erreurs contre la paix de Dieu n’est que ta volonté. 7 Et le Christ t’offrira toujours la Volonté de Dieu, reconnaissant que tu la partages avec Lui.

7. C’est la Volonté de Dieu que rien ne touche Son Fils, sauf Lui-même, et que rien d’autre ne s’approche de lui. 2 Il est aussi à l’abri de la douleur que Dieu Lui-même, Qui veille sur lui en tout. 3 Le monde autour de lui resplendit d’amour parce que Dieu l’a placé en Lui-même, où la douleur n’est pas et où l’amour l’entoure sans fin et sans faille. 4 Il ne peut jamais y avoir de trouble à sa paix. 5 En parfaite santé d’esprit, il contemple l’amour, car il est tout autour de lui et au-dedans de lui. 6 Il doit nier le monde de la souffrance dès l’instant qu’il perçoit les bras de l’amour autour de lui. 7 Et de ce point de sécurité, il regarde quiètement tout autour de lui et reconnaît que le monde est un avec lui.

8. La paix de Dieu surpasse ton intelligence uniquement dans le passé. 2 Or elle est ici, et tu peux la comprendre maintenant. 3 Dieu aime Son Fils à jamais, et le Fils en retour aime son Père à jamais. 4 Le monde réel est la voie qui te conduit au souvenir de la seule chose qui soit entièrement vraie et entièrement tienne. 5 Car tout le reste, tu te l’es prêté dans le temps, et cela s’effacera. 6 Mais cette seule chose est toujours à toi, étant le don de Dieu à Son Fils. 7 Ta seule réalité t’a été donnée, et par elle Dieu t’a créé un avec Lui.

9. Tu rêveras d’abord de paix, puis tu t’y éveilleras. 2 Ton premier échange de ce que tu as fait contre ce que tu veux est l’échange de cauchemars contre les rêves heureux de l’amour. 3 En eux se trouvent tes perceptions vraies, car le Saint-Esprit corrige le monde des rêves, où est toute perception. 4 La connaissance n’a pas besoin de correction. 5 Or les rêves d’amour conduisent à la connaissance. 6 En eux tu ne vois rien d’apeurant, et pour cette raison ils sont l’accueil que tu fais à la connaissance. 7 L’amour attend l’accueil, point le temps, et le monde réel n’est que l’accueil que tu fais à ce qui a toujours été. 8 Par conséquent l’appel de la joie est en lui, et ta réponse joyeuse est ton éveil à ce que tu n’as pas perdu.

10. Loue donc le Père pour la parfaite santé d’esprit de Son très saint Fils. 2 Ton Père connaît que tu n’as besoin de rien. 3 Il en est ainsi au Ciel, car de quoi pourrais-tu avoir besoin dans l’éternité? 4 Dans ton monde tu as besoin de choses. 5 C’est un monde de manque dans lequel tu te trouves parce que tu as un manque. 6 Or peux-tu te trouver toi-même dans un tel monde? 7 Sans le Saint-Esprit la réponse serait non. 8 Or à cause de Lui la réponse est un joyeux oui ! 9 En tant que Médiateur entre les deux mondes, Il connaît ce dont tu as besoin et ce qui ne te blessera pas. 10 Laissée entre tes mains, la propriété est un concept dangereux. 11 L’ego veut avoir des choses pour le salut, car la possession est sa loi. 12 La possession pour la possession est le credo fondamental de l’ego, la principale pierre angulaire dans les églises qu’il se bâtit à lui-même. 13 Et à son autel il exige que tu déposes toutes les choses qu’il t’enjoint d’obtenir, de sorte que jamais tu n’y prends aucune joie.

11. Tout ce dont l’ego te dit que tu as besoin te blessera. 2 Car bien que l’ego te presse d’obtenir encore et encore, il ne te laisse rien, car ce que tu obtiens, il l’exigera de toi. 3 Et des mains mêmes qui s’en sont emparées, cela sera arraché puis jeté dans la poussière. 4 Car où l’ego voit le salut, il voit la séparation, et tu perds ainsi tout ce que tu as obtenu en son nom. 5 Par conséquent, ne te demande pas à toi-même ce dont tu as besoin, car tu ne le sais pas, et le conseil que tu te donnes te blessera. 6 Car ce dont tu penses avoir besoin ne servira qu’à renforcer ton monde contre la lumière, tout en te rendant indésireux de remettre en question la valeur que ce monde peut réellement avoir pour toi.

12. Seul le Saint-Esprit sait ce dont tu as besoin. 2 Car Il te donnera toutes choses qui ne bloquent pas le chemin vers la lumière. 3 Et de quoi d’autre pourrais-tu avoir besoin? 4 Dans le temps, Il te donne toutes les choses dont tu as besoin, et Il les renouvellera aussi longtemps que tu en auras besoin. 5 Il ne te prendra rien tant que tu en auras quelque besoin. 6 Et pourtant Il connaît que tout ce dont tu as besoin est temporaire et ne dure que jusqu’au moment où tu t’éloignes de tous tes besoins et te rends compte qu’ils ont tous été comblés. 7 Par conséquent Il n’a pas d’investissement dans les choses qu’il procure, sauf pour S’assurer que tu ne les utiliseras pas pour t’attarder dans le temps. 8 Il connaît que tu n’y es pas chez toi, et c’est Sa Volonté que rien ne vienne retarder ton joyeux retour chez toi.

13. Laisse-Lui donc tes besoins. 2 Il y subviendra sans y mettre la moindre insistance. 3 Ce qui te vient de Lui vient en sécurité, car Il S’assurera que cela ne puisse jamais devenir une tache sombre, cachée dans ton esprit et gardée pour te blesser. 4 Guidé par Lui, tu voyageras d’un pas léger dans la lumière, car Il a toujours en vue la fin du voyage, qui est Son but. 5 Le Fils de Dieu n’est pas un voyageur traversant des mondes extérieurs. 6 Si sainte que sa perception puisse devenir, aucun monde extérieur à lui ne détient son héritage. 7 Au-dedans de lui-même il n’a pas de besoins, car la lumière n’a besoin que de luire en paix en laissant les rayons s’étendre quiètement d’elle-même jusqu’à l’infini.

14. Chaque fois que tu es tenté d’entreprendre un voyage inutile qui t’éloignerait de la lumière, rappelle-toi ce que tu veux vraiment, et dis :

2 Le Saint-Esprit me conduit au Christ, et où ailleurs voudrais-je aller?

3 De quoi ai-je besoin, si ce n’est de m’éveiller en Lui ?

15. Puis suis-Le dans la joie, en ayant foi en ce qu’il te conduira en sécurité à travers tout ce que ce monde peut présenter de dangers pour la paix de ton esprit. 2 Ne t’agenouille pas devant les autels au sacrifice, et ne cherche pas ce que tu perdras sûrement. 3 Contente-toi de ce que tu garderas tout aussi sûrement, et ne t’agite pas, car tu entreprends un quiet voyage vers la paix de Dieu, où Il voudrait que tu demeures en quiétude.

16. En moi tu as déjà vaincu toute tentation qui pourrait te retenir. 2 Nous marchons ensemble sur la voie de la quiétude qui est le don de Dieu. 3 Tiens à moi, car de quoi, sauf de tes frères, peux-tu avoir besoin? 4 Nous te rendrons la paix d’esprit que nous devons trouver ensemble. 5 Le Saint-Esprit t’enseignera à t’éveiller à nous et à toi-même. 6 Voilà le seul besoin réel qui soit à combler dans le temps. 7 En cela seulement réside le salut qui délivre du monde. 8 Je te donne ma paix. 9 Prends-la de moi en joyeux échange de tout ce que le monde ne t’a offert que pour le reprendre. 10 Et nous l’étendrons comme un voile de lumière sur la triste face du monde, dans laquelle nous cachons nos frères au monde, et le monde à nos frères.

17. Nous ne pouvons chanter seuls l’hymne de la rédemption. 2 Ma tâche ne sera pas achevée tant que je n’aurai pas élevé chaque voix avec la mienne. 3 Et pourtant ce n’est pas la mienne, car comme elle est le don que je te fais, ainsi elle fut le don que le Père me fit, à moi donnée par Son Esprit. 4 Ce son bannira le chagrin de l’esprit du très saint Fils de Dieu, où il ne peut demeurer. 5 Il est besoin de guérison dans le temps, car la joie ne peut établir son règne éternel là où demeure le chagrin. 6 Tu ne demeures pas ici, mais dans l’éternité. 7 Tu ne voyages qu’en rêves, alors que tu es chez toi en sécurité. 8 Rends grâce à chaque partie de toi à qui tu as appris comment se souvenir de toi. 9 Ainsi le Fils de Dieu rend grâce à son Père de sa pureté.

UCEM~LEÇON 127 – Il n’est d’amour que celui de Dieu.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 127 - Il n’est d’amour que celui de Dieu., Un Cours en Miracles on mai 7, 2010 at 12:33

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LEÇON 127

Il n’est d’amour que celui de Dieu.

1. Peut-être penses-tu que différentes sortes d’amour sont possibles. 2 Peut-être penses-tu qu’il y a une sorte d’amour pour ceci, une sorte pour cela; une façon d’aimer l’un, une autre façon d’en aimer encore un autre. 3 L’amour est un. 4 Il n’a pas de parties séparées et pas de degrés; pas de sortes ni de niveaux, pas de divergences et pas de distinctions. 5 Il est pareil à soi-même, inchangé d’un bout à l’autre. 6 Il ne change jamais selon la personne ou la circonstance. 7 C’est le Cœur de Dieu et aussi de Son Fils.

2. La signification de l’amour est obscure à quiconque pense que l’amour peut changer. 2 Il ne voit pas qu’un amour changeant doit être impossible. 3 Et il pense ainsi qu’il peut aimer à certains moments et haïr à d’autres moments. 4 Il pense aussi que l’amour peut être accordé à l’un, et pourtant rester soi-même bien qu’il soit refusé à d’autres. 5 Croire ces choses à propos de l’amour, c’est ne pas le comprendre. 6 S’il pouvait faire de telles distinctions, il faudrait qu’il juge entre le juste et le pécheur, et qu’il perçoive le Fils de Dieu en parties séparées.

3. L’amour ne peut pas juger. 2 Étant lui-même un, il voit tout ne faisant qu’un. 3 Sa signification réside dans l’unité. 4 Et elle doit échapper à l’esprit qui pense qu’il est partial ou en parties. 5 Il n’est d’amour que celui de Dieu, et tout l’amour est Sien. 6 Il n’est pas d’autre principe qui gouverne là où l’amour n’est pas. 7 L’amour est une loi sans opposé. 8 Son entièreté est la puissance qui tient toutes choses en une, le lien entre le Père et le Fils qui garde les Deux à jamais les mêmes.

4. Aucun cours dont le but est de t’enseigner à te souvenir de ce que tu es réellement ne pourrait manquer d’insister sur le fait qu’il ne peut jamais y avoir de différence entre ce que tu es réellement et ce qu’est l’amour. 2 La signification de l’amour est la tienne, partagée par Dieu Lui-même. 3 Car ce que tu es est ce qu’Il est. 4 Il n’est d’amour que le Sien, et ce qu’Il est, est tout ce qui est. 5 Il n’y a pas de limite qui Lui soit imposée; ainsi tu es illimité toi aussi.

5. Aucune des lois auxquelles le monde obéit ne peut t’aider à saisir la signification de l’amour. 2 Ce que le monde croit a été fait pour cacher la signification de l’amour et la garder sombre et secrète. 3 Il n’est pas un principe que le monde soutient qui ne viole la vérité de ce qu’est l’amour et de ce que tu es toi aussi.

6. Ne cherche pas dans le monde pour trouver ton Soi. 2 L’amour ne se trouve pas dans les ténèbres et dans la mort. 3 Or il est parfaitement apparent aux yeux qui voient et aux oreilles qui entendent la Voix de l’amour. 4 Aujourd’hui nous nous exerçons à libérer ton esprit de toutes les lois auxquelles tu penses devoir obéir, de toutes les limites dans lesquelles tu vis, et de tous les changements que tu penses faire partie de la destinée humaine. 5 Aujourd’hui nous faisons le plus grand de tous les pas que ce cours requiert dans ton avancée vers son but établi.

7. Si tu acquiers aujourd’hui la plus faible lueur de ce que l’amour signifie, tu auras avancé d’une distance qui ne se mesure pas et d’un temps qui ne peut se compter en années vers ta délivrance. 2 Alors réjouissons-nous ensemble de donner quelque temps à Dieu aujourd’hui, en comprenant qu’il n’y a pas meilleur usage du temps que celui-là.

8. Pendant quinze minutes deux fois aujourd’hui, échappe de chaque loi à laquelle tu crois maintenant. 2 Ouvre ton esprit et repose-toi. 3 Du monde qui semble te garder prisonnier, n’importe qui peut échapper qui ne le chérit pas. 4 Retire toute la valeur que tu as placée dans ses maigres offrandes et ses dons insensés, et laisse le don de Dieu les remplacer tous.

9. Fais appel à ton Père, certain que Sa Voix répondra. 2 Lui-même l’a promis. 3 Et Lui-même placera une étincelle de vérité dans ton esprit partout où tu abandonneras une fausse croyance, une noire illusion de ta propre réalité et de ce que l’amour signifie. 4 Il luira à travers tes vaines pensées aujourd’hui, et t’aidera à comprendre la vérité de l’amour. 5 Avec amour et douceur, Il demeurera avec toi, tandis que tu permettras à Sa Voix d’enseigner la signification de l’amour à ton esprit propre et ouvert. 6 Et Il bénira cette leçon de Son Amour.

10. Aujourd’hui la légion d’années futures à attendre le salut disparaît devant l’intemporalité de ce que tu apprends. 2 Rendons grâce aujourd’hui de ce qu’un futur pareil au passé nous est épargné. 3 Aujourd’hui nous laissons le passé derrière nous pour ne plus jamais nous en souvenir. 4 Et nous levons les yeux sur un présent différent, où un avenir se fait jour en tous points différent du passé.

11. Le monde en son enfance est né à nouveau. 2 Et nous le regarderons croître en santé et en force, pour répandre sa bénédiction sur tous ceux qui viennent apprendre à repousser le monde qu’ils pensaient avoir été fait dans la haine afin d’être l’ennemi de l’amour. 3 Maintenant tous sont rendus libres, avec nous. 4 Maintenant ils sont tous nos frères dans l’Amour de Dieu.

12. Nous nous souviendrons d’eux tout le long de la journée, parce que nous ne pouvons pas laisser à l’extérieur de notre amour une partie de nous-mêmes si nous voulons connaître notre Soi. 2 Au moins trois fois par heure pense à quelqu’un qui fait le voyage avec toi et qui est venu apprendre ce que tu dois apprendre. 3 Et lorsqu’il te vient à l’esprit, donne-lui ce message de ton Soi :

4 Je te bénis, mon frère, de l’Amour de Dieu, que je voudrais partager avec toi.

5 Car je voudrais apprendre la joyeuse leçon qu’il n’est d’amour que celui de Dieu, le tien, le mien et celui de tous.

L’Inspiration

LES LEÇONS DE L’AMOUR

Introduction

1. La relation de la colère à l’attaque est évidente, mais la relation de la colère à la peur n’est pas toujours aussi apparente. 2 La colère comporte toujours la projection de la séparation, qui doit finalement être acceptée par chacun comme étant sa propre responsabilité plutôt que d’être rejetée sur les autres. 3 La colère ne peut pas se produire à moins que tu ne croies avoir été attaqué, que ton attaque en retour est justifiée et que tu n’en es aucunement responsable. 4 Étant donné ces trois prémisses entièrement irrationnelles, la conclusion tout aussi irrationnelle doit suivre qu’un frère est digne d’attaque plutôt que d’amour. 5 À quoi peut-on s’attendre de prémisses insanes, sinon à une conclusion insane ? 6 La façon de défaire une conclusion insane, c’est de considérer la justesse des prémisses sur lesquelles elle repose. 7 Tu ne peux pas être attaqué, l’attaque n’a pas de justification et tu es responsable de ce que tu crois.

2. Il t’a été demandé de me prendre comme modèle pour apprendre, puisqu’un exemple extrême est une aide à l’apprentissage particulièrement utile. 2 Chacun enseigne, et enseigne tout le temps. 3 C’est une responsabilité que tu assumes inévitablement dès l’instant que tu acceptes quelque prémisse que ce soit; et personne ne peut organiser sa vie sans quelque système de pensée. 4 Une fois que tu as développé un quelconque système de pensée, tu règles ta vie sur lui et tu l’enseignes. 5 Ta capacité de faire allégeance à un système de pensée peut être mal placée, mais c’est quand même une forme de foi et elle peut être redirigée.

UCEM~LEÇON 126 – Tout ce que je donne est donné à moi-même.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 126 - Tout ce que je donne est donné à moi-même., Un Cours en Miracles on mai 6, 2010 at 12:57

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LEÇON 126

Tout ce que je donne est donné à moi-même.

1. L’idée d’aujourd’hui, qui est complètement étrangère à l’ego et à la pensée du monde, est cruciale pour le renversement de pensée que ce cours amènera. 2 Si tu croyais cet énoncé, il n’y aurait rien qui fasse problème dans le pardon complet, la certitude de but et la sûre direction. 3 Tu comprendrais le moyen par lequel le salut vient à toi, et tu n’hésiterais pas à l’utiliser maintenant.

2. Considérons ce que tu crois, à la place de cette idée. 2 Il te semble que les autres personnes sont à part de toi et capables de se conduire de certaines façons qui n’ont pas d’influence sur tes pensées, ni les tiennes sur les leurs. 3 Par conséquent, tes attitudes n’ont pas d’effet sur eux, et leurs appels à l’aide n’ont aucun rapport avec les tiens. 4 De plus, tu penses qu’ils peuvent pécher sans affecter la perception que tu as de toi-même, tandis que tu peux juger leur péché tout en restant à part de la condamnation et en paix.

3. Quand tu “pardonnes” un péché, il n’y a pas de gain pour toi directement. 2 Tu fais la charité à quelqu’un d’indigne, simplement pour faire ressortir que tu es meilleur, sur un plan supérieur à celui à qui tu pardonnes. 3 Il n’a pas mérité ta tolérance charitable, accordée à quelqu’un qui est indigne de ce don, parce que ses péchés l’ont rabaissé au-dessous d’une véritable égalité avec toi. 4 Il ne peut pas prétendre à ton pardon. 5 C’est un don qui lui est offert, mais guère à toi-même.

4. Ainsi le pardon est-il fondamentalement déraisonnable; c’est un caprice charitable, bienveillant mais immérité, un don accordé à certains moments, refusé à d’autres. 2 Immérité, il est juste de le refuser, et il n’est pas juste non plus que tu doives souffrir quand il est refusé. 3 Le péché que tu pardonnes n’est pas le tien. 4 C’est quelqu’un à part de toi qui l’a commis. 5 Et si alors tu lui fais la grâce de lui donner ce qu’il ne mérite pas, le don n’est pas plus à toi que ne l’était son péché.

5. Si cela est vrai, le pardon n’a pas de base sûre et fiable sur laquelle reposer. 2 C’est une excentricité par laquelle tu choisis parfois de donner avec indulgence un sursis immérité. 3 Or il te reste le droit de ne pas laisser le pécheur échapper à la juste rétribution de péché. 4 Penses-tu que le Seigneur du Ciel permettrait que le salut du monde dépende de cela ? 5 N’est-ce pas que Sa Sollicitude pour toi serait bien petite, si ton salut reposait sur un caprice ?

6. Tu ne comprends pas le pardon. 2 Tel que tu le vois, ce n’est qu’un frein à une attaque ouverte, qui ne requiert aucune correction dans ton esprit. 3 Il ne peut pas te donner la paix tel que tu la perçois. 4 Il ne constitue pas le moyen de te délivrer de ce que tu vois chez quelqu’un d’autre que toi. 5 Il n’a pas le pouvoir de rétablir ton unité avec cet autre dans ta conscience. 6 Il n’est pas ce que Dieu avait l’intention qu’il soit pour toi.

7. Ne Lui ayant pas fait le don qu’Il demande de toi, tu ne peux pas reconnaître Ses dons, et tu penses qu’Il ne te les a pas faits. 2 Or te demanderait-Il un don à moins qu’il ne soit pour toi ? 3 Pourrait-Il Se satisfaire de gestes vides et évaluer des dons si mesquins comme étant dignes de Son Fils ? 4 Le salut est un meilleur don que cela. 5 Et le véritable pardon, comme moyen par lequel il est atteint, doit guérir l’esprit qui donne, car donner, c’est recevoir. 6 Ce qui reste non reçu n’a pas été donné, mais ce qui a été donné doit avoir été reçu.

8. Aujourd’hui nous essayons de comprendre cette vérité que donneur et receveur sont le même. 2 Tu auras besoin d’aide pour rendre cela signifiant, parce que c’est tellement étranger aux pensées auxquelles tu es habitué. 3 Mais l’Aide Dont tu as besoin est là. 4 Donne-Lui ta foi aujourd’hui, et demande-Lui de partager ta pratique de la vérité aujourd’hui. 5 Et si tu ne saisis qu’une toute petite lueur de la délivrance qui réside dans l’idée à laquelle nous nous exerçons aujourd’hui, ce sera un jour de gloire pour le monde.

9. Donne quinze minutes deux fois aujourd’hui pour tenter de comprendre l’idée du jour. 2 C’est par cette pensée que le pardon prend sa juste place dans tes priorités. 3 C’est la pensée qui délivrera ton esprit de chaque barrière à ce que signifie le pardon et te permettra de te rendre compte de la valeur qu’il a pour toi.

10. En silence ferme les yeux sur le monde qui ne comprend pas le pardon, et cherche asile dans le lieu tranquille où les pensées sont changées et les fausses croyances abandonnées. 2 Répète l’idée d’aujourd’hui et demande de l’aide pour comprendre ce qu’elle signifie réellement. 3 Sois désireux d’être enseigné. 4 Réjouis-toi d’entendre la Voix de la vérité et de la guérison te parler, et tu comprendras les paroles qu’Il dit et tu reconnaîtras que ce sont tes paroles qu’Il te dit.

11. Aussi souvent que tu le peux, rappelle-toi que tu as un but aujourd’hui, un but qui donne une valeur particulière à ce jour pour toi-même et pour tous tes frères. 2 Ne laisse pas ton esprit oublier ce but trop longtemps, mais dis-toi :

3 Tout ce que je donne est donné à moi-même.

4 L’Aide dont j’ai besoin pour apprendre que cela est vrai est avec moi maintenant.

5 Et je Lui ferai confiance.

6 Puis passe un moment tranquille, ouvrant ton esprit à Sa correction et à Son Amour. 7 Et ce que tu entendras de Lui, tu le croiras, car ce qu’Il donne sera reçu par toi.

L’Inspiration

La vérité derrière les illusions

1. Tu attaqueras ce qui ne satisfait pas; ainsi tu ne verras pas que tu l’as toi-même inventé. 2 Tu luttes toujours contre des illusions. 3 Car la vérité derrière elles est si belle et si calme, pleine d’amour et de douceur, que si tu en avais conscience, tu oublierais entièrement toute défensive et te jetterais dans ses bras. 4 La vérité ne pourrait jamais être attaquée. 5 Et cela, tu le savais quand tu as fait les idoles. 6 Elles ont été faites pour que cela puisse être oublié. 7 Tu n’attaques que des idées fausses, et jamais les vraies. 8 Toutes les idoles sont des idées fausses que tu as faites pour combler le fossé que tu penses qui a surgi entre toi et ce qui est vrai. 9 Et tu les attaques pour les choses que tu penses qu’elles représentent. 10 Ce qui est au-delà d’elles ne peut pas être attaqué.

2. Ces dieux lassants et insatisfaisants que tu as faits sont des jouets d’enfants gonflés. 2 Un enfant est effrayé lorsqu’une tête de bois jaillit d’une boîte fermée qui s’ouvre soudainement, ou lorsqu’un ours en peluche doux et silencieux se met à geindre comme il s’en empare. 3 Les règles qu’il avait faites pour les boîtes et pour les ours l’ont déçu et ont brisé son « contrôle » de ce qui l’entoure. 4 Et il est apeuré, parce qu’il pensait que les règles le protégeaient. 5 Maintenant il doit apprendre que les boîtes et les ours ne l’ont pas trompé, n’ont brisé aucune règle, et ne signifient pas que son monde est devenu chaotique et dangereux. 6 Il faisait erreur. 7 Il avait mal compris ce qui le mettait en sécurité, et il a pensé que cela était parti.

3. Le fossé qui n’est pas là est rempli de jouets sous d’innombrables formes. 2 Et chacun semble briser les règles que tu fixes pour lui. 3 Il n’a jamais été la chose que tu pensais. 4 Il doit sembler briser tes règles de sécurité, puisque les règles étaient fausses. 5 Mais tu n’es pas en danger. 6 Tu peux rire des têtes qui jaillissent et des jouets qui geignent, comme le fait l’enfant qui apprend qu’ils ne sont pas une menace pour lui. 7 Or tant qu’il aime à jouer avec eux, il les perçoit encore comme obéissant à des règles qu’il a faites pour son plaisir. 8 Ainsi y a-t-il encore des règles qu’ils peuvent sembler briser et l’effrayer. 9 Or est-il à la merci de ses jouets? 10 Et peuvent-ils représenter une menace pour lui?

4. La réalité observe les lois de Dieu, et non les règles que tu fixes. 2 Ce sont Ses lois qui garantissent ta sécurité. 3 Toutes les illusions que tu crois à ton sujet n’obéissent à aucune loi. 4 Elles semblent danser un petit moment, conformément aux règles que tu fixes pour elles. 5 Mais ensuite elles tombent et ne peuvent plus se relever. 6 Ce ne sont que des jouets, mon enfant, ne les pleure donc pas. 7 Leur danse ne t’a jamais apporté aucune joie. 8 Mais ce n’étaient pas non plus des choses qui pouvaient t’effrayer, ni te mettre en sécurité si elles obéissaient à tes règles. 9 Elles ne doivent être ni chéries ni attaquées, mais simplement considérées comme des jouets d’enfant sans une seule signification en elles-mêmes. 10 Vois-en une en elles et tu les verras toutes. 11 N’en vois aucune en elles et elles ne te toucheront pas.

5. Les apparences trompent parce que ce sont des apparences et non la réalité. 2 Ne t’y attarde pas sous quelque forme que ce soit. 3 Elles ne font qu’obscurcir la réalité, et elles apportent la peur parce qu’elles cachent la vérité. 4 N’attaque pas ce que tu as fait pour te laisser tromper, car tu prouves ainsi que tu as été trompé. 5 L’attaque a le pouvoir de rendre les illusions réelles. 6 Or ce qu’elle fait n’est rien. 7 Qui pourrait être apeuré par un pouvoir qui ne peut pas avoir d’effets réels? 8 Qu’est-ce que cela pourrait être, sauf une illusion, qui fait paraître les choses semblables à elle? 9 Regarde calmement ses jouets et comprends que ce sont des idoles qui ne font que danser sur de vains désirs. 10 Ne leur donne pas ton adoration, car elles ne sont pas là. 11 Or cela est également oublié dans l‘attaque. 12 Le Fils de Dieu n’a pas besoin de défense contre ses rêves. 13 Ses idoles ne le menacent pas du tout. 14 Sa seule erreur est de penser qu’elles sont réelles. 15 Que peut faire le pouvoir des illusions?

6. Les apparences ne peuvent tromper que l’esprit qui veut être trompé. 2 Et tu peux faire un simple choix qui te placera pour toujours bien au-delà de la tromperie. 3 Tu n’as pas besoin de te préoccuper de comment cela sera fait, car cela tu ne peux pas le comprendre. 4 Mais tu comprendras que des changements considérables ont vite été amenés, quand tu décides une seule chose très simple : tu ne veux pas de quoi que ce soit que tu crois qu’une idole donne. 5 Car ainsi le Fils de Dieu déclare qu’il est libre des idoles. 6 Et ainsi il est libre.

7. Le salut est certes un paradoxe ! 2 Que pourrait-il être, sauf un rêve heureux? 3 Il te demande seulement de pardonner toutes choses que nul n’a jamais faites; de passer sur ce qui n’est pas là, et de ne pas considérer l’irréel comme la réalité. 4 Il t’est seulement demandé de laisser ta volonté être faite, et de ne plus rechercher les choses que tu ne veux pas. 5 Et il t’est demandé de te laisser être libre de tous les rêves de ce que tu n’as jamais été, et de ne plus chercher à substituer la force de vains souhaits à la Volonté de Dieu.

8. Ici le rêve de séparation commence à s’estomper et à disparaître. 2 Car ici le fossé qui n’est pas là commence à être perçu sans les jouets de terreur que tu as faits. 3 Rien de plus n’est demandé. 4 Réjouis-toi, certes, que le salut demande si peu, et non tant. 5 Il ne demande rien en réalité. 6 Et même dans l’illusion il demande uniquement que le pardon soit le substitut à la peur. 7 Telle est la seule règle pour des rêves heureux. 8 Le fossé est vidé des jouets de la peur, et alors son irréalité est claire. 9 Les rêves sont pour rien. 10 Et le Fils de Dieu ne peut en avoir besoin. 11 Ils ne lui offrent pas une seule chose qu’il pourrait jamais vouloir. 12 Il est délivré des illusions par sa volonté, et simplement rendu à ce qu’il est. 13 Que pourrait être le plan de Dieu pour son salut, sauf un moyen de le donner à Lui-même?

UCEM~LEÇON 125 – Dans la quiétude je reçois la Parole de Dieu aujourd’hui.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 125 - Dans la quiétude je reçois la Parole de Dieu aujourd’hui., Un Cours en Miracles on mai 5, 2010 at 12:27

5 mai ~ QUIETUDE-Le-RETOUR

LEÇON 125

Dans la quiétude je reçois la Parole de Dieu aujourd’hui.

1. Qu’aujourd’hui soit un jour de silence et d’écoute dans la quiétude. 2 Ton Père veut que tu entendes Sa Parole aujourd’hui. 3 Il t’appelle du plus profond de ton esprit où Il demeure. 4 Entends-Le aujourd’hui. 5 Nulle paix n’est possible jusqu’à ce que Sa Parole soit entendue de par le monde, jusqu’à ce que ton esprit, en écoutant dans la quiétude, accepte le message que le monde doit entendre pour introduire le temps tranquille de la paix.

2. C’est par toi que ce monde changera. 2 Il n’y a pas d’autre moyen qui puisse le sauver, car le plan de Dieu est simplement ceci : le Fils de Dieu est libre de se sauver lui-même, à qui la Parole de Dieu a été donnée comme Guide, à jamais dans son esprit et à ses côtés, pour le conduire avec sûreté à la maison de son Père, de sa propre volonté, libre à jamais comme celle de Dieu. 3 Il n’est pas conduit par force, mais seulement par amour. 4 Il n’est pas jugé, mais seulement sanctifié.

3. Dans le calme nous entendrons la Voix de Dieu aujourd’hui, sans l’intrusion de nos pensées mesquines, sans nos désirs personnels, sans aucun jugement sur Sa sainte Parole. 2 Nous ne nous jugerons pas nous-mêmes aujourd’hui, car ce que nous sommes ne peut être jugé. 3 Nous nous tenons à l’écart de tous les jugements que le monde a posés sur le Fils de Dieu. 4 Il ne le connaît pas. 5 Aujourd’hui nous n’écouterons pas le monde mais nous attendrons en silence la Parole de Dieu.

4. Écoute, saint Fils de Dieu, ton Père parler. 2 Sa Voix voudrait te donner Sa Parole sainte, pour répandre de par le monde la nouvelle du salut et le saint temps de la paix. 3 Nous nous rassemblons aujourd’hui autour du trône de Dieu, le lieu tranquille au-dedans de l’esprit où Il demeure à jamais, dans la sainteté qu’Il a créée et ne quittera jamais.

5. Il n’a pas attendu que tu Lui rendes ton esprit pour te donner Sa Parole. 2 Il ne S’est pas caché de toi pendant que tu t’égarais un moment loin de Lui. 3 Il ne chérit pas les illusions que tu entretiens à ton sujet. 4 Il connaît Son Fils et Il veut qu’il reste partie de Lui, peu importe ses rêves, peu importe sa folie qui veut que sa volonté n’est pas la sienne.

6. Aujourd’hui Il te parle. 2 Sa Voix attend ton silence, car Sa Parole ne peut être entendue jusqu’à ce que ton esprit soit quiet un instant, et que les désirs in-signifiants soient apaisés. 3 Attends Sa Parole dans la quiétude. 4 Il y a une paix au-dedans de toi à laquelle tu fais appel aujourd’hui, pour aider à préparer ton esprit très saint à entendre parler la Voix pour son Créateur.

7. Trois fois aujourd’hui, aux moments les plus propices au silence, mets dix minutes à ne plus écouter le monde et choisis plutôt d’écouter tendrement la Parole de Dieu. 2 Il te parle de plus près que ton cœur. 3 Sa Voix est plus proche que ta main. 4 Son Amour est tout ce que tu es et qu’Il est : le même que toi, et toi le même que Lui.

8. C’est ta voix que tu écoutes tandis qu’Il te parle. 2 C’est ta parole qu’Il prononce. 3 C’est la Parole de la liberté et de la paix, de l’union de volonté et de but, sans séparation ni division dans l’Esprit indivisé du Père et du Fils. 4 Dans la quiétude, écoute ton Soi aujourd’hui et laisse-Le te dire que Dieu n’a jamais quitté Son Fils, et que tu n’as jamais quitté ton Soi.

9. Sois seulement tranquille. 2 Tu n’auras besoin d’aucune autre règle pour laisser tes exercices d’aujourd’hui t’élever au-dessus de la pensée du monde et libérer ta vision des yeux du corps. 3 Sois seulement calme et écoute. 4 Tu entendras la Parole dans laquelle la Volonté de Dieu le Fils se joint à la Volonté de son Père, ne faisant qu’un avec elle, sans illusions interposées dans ce qui est entièrement indivisible et vrai. 5 Au passage de chaque heure aujourd’hui, sois calme un moment et rappelle-toi que tu as un but particulier pour cette journée : dans la quiétude, recevoir la Parole de Dieu.

L’Inspiration

La réponse à la prière

1. Quiconque a jamais essayé d’utiliser la prière pour demander quelque chose a fait  l’expérience de ce qui paraît être un échec. 2 Cela est vrai non seulement en rapport avec des choses concrètes qui pourraient s’avérer nuisibles, mais en rapport aussi avec des requêtes qui concordent parfaitement avec ce cours. 3 Ces dernières en particulier pourraient être interprétées à tort comme la  » preuve  » que le cours ne pense pas ce qu’il dit. 4 Tu dois te souvenir, toutefois, que le cours affirme à maintes reprises que son but est l’évasion hors de la peur.

2. Supposons, donc, que ce que tu demandes au Saint-Esprit est ce que tu veux réellement, mais que tu en as encore peur. 2 Si cela était le cas, en l’atteignant, ce ne serait plus ce que tu veux. 3 C’est pourquoi certaines formes concrètes de guérison ne sont pas accomplies, même quand l’état de guérison l’est. 4 Il se peut qu’un individu demande la guérison corporelle parce qu’il a peur du mal physique. 5 En même temps, s’il était guéri physiquement, la menace pour son système de pensée pourrait être considérablement plus apeurante que son expression physique. 6 Dans ce cas, ce qu’il demande n’est pas réellement la délivrance de la peur mais l’enlèvement d’un symptôme qu’il a lui-même choisi. 7 Cette requête, donc, n’est pas du tout une requête de guérison.

3. La Bible souligne que toute prière est exaucée, et cela est certes vrai. 2 Le fait même que tu aies demandé quoi que ce soit au Saint-Esprit t’assure une réponse. 3 Or il est également certain que nulle réponse donnée par Lui ne pourrait jamais augmenter la peur. 4 Il est possible que Sa réponse ne soit pas entendue. 5 Il est impossible, toutefois, qu’elle soit perdue. 6 Il y a de nombreuses réponses que tu as déjà reçues mais que tu n’as pas encore entendues. 7 Je t’assure qu’elles t’attendent.

4. Si tu veux connaître que tes prières sont exaucées, ne doute jamais d’un Fils de Dieu. 2 Ne doute pas de lui et ne le confonds pas, car ta foi en lui est ta foi en toi-même. 3 Si tu veux connaître Dieu et Sa Réponse, crois en moi dont la foi en toi est inébranlable. 4 Peux-tu demander véritablement au Saint-Esprit et douter de ton frère ? 5 Crois que ses paroles sont vraies à cause de la vérité qui est en lui. 6 Tu t’uniras à la vérité en lui, et ses paroles seront vraies. 7 Comme tu l’entends, tu m’entendras. 8 Écouter la vérité, c’est pour toi la seule façon maintenant de pouvoir l’entendre, et enfin de la connaître.

5. Le message que ton frère te donne dépend de toi. 2 Que te dit-il ? 3 Que voudrais-tu qu’il te dise ? 4 Ce que tu décides à son sujet détermine le message que tu reçois. 5 Souviens-toi que le Saint-Esprit est en lui et que Sa Voix te parle par lui. 6 Que peut te dire un frère si saint, sauf la vérité ? 7 Mais l’écoutes-tu ? 8 Il se peut que ton frère ne connaisse pas qui il est, mais il y a dans son esprit une lumière qui connaît. 9 Cette lumière peut luire dans le tien, revêtant ses paroles de vérité et te rendant apte à les entendre. 10 Ses paroles sont la réponse que le Saint-Esprit te donne. 11 Ta foi en lui est-elle assez forte pour te permettre d’entendre ?

6. Tu ne peux pas plus prier pour toi seul que tu ne peux trouver la joie pour toi seul. 2 La prière est une ré-affirmation de l’inclusion, dirigée par le Saint -Esprit selon les lois de Dieu. 3 Le salut est de ton frère. 4 Le Saint-Esprit S’étend de ton esprit au sien, et te répond. 5 Tu ne peux pas entendre la Voix pour Dieu en toi seul, parce que tu n’es pas seul. 6 Et Sa réponse est seulement pour ce que tu es. 7 Tu ne connaîtras pas la confiance que j’ai en toi à moins que tu ne l’étendes. 8 Tu ne te fieras pas à la direction du Saint-Esprit ni ne croiras qu’elle est pour toi à moins de l’entendre en autrui. 9 Elle doit être pour ton frère parce qu’elle est pour toi. 10 Dieu aurait-Il créé une Voix pour toi tout seul ? 11 Pourrais-tu entendre Sa réponse, sauf comme Il répond à tous les Fils de Dieu ? 12 Entends ton frère dire ce que tu voudrais que je t’entende dire, car tu ne voudrais pas que je sois trompé.

7. Je t’aime pour la vérité en toi, comme Dieu t’aime. 2 Tes tromperies te trompent peut-être, toi, mais elles ne peuvent pas me tromper. 3 Connaissant ce que tu es, je ne peux pas douter de toi. 4 Je n’entends que le Saint-Esprit en toi, Qui me parle par toi. 5 Si tu veux m’entendre, entends mes frères en qui parle la Voix pour Dieu. 6 La réponse à toutes les prières se trouve en eux. 7 Tu auras ta réponse comme tu l’entendras en chacun. 8 N’écoute rien d’autre ou tu n’entendras pas véritablement.

8. Crois en tes frères parce que je crois en toi, et tu apprendras que ma croyance en toi est justifiée. 2 Crois en moi en croyant en eux, pour l’amour de ce que Dieu leur a donné. 3 Ils te répondront si tu apprends à ne leur demander que la vérité. 4 Ne demande pas d’être béni sans les bénir, car c’est la seule façon pour toi d’apprendre combien tu es béni. 5 En suivant cette voie, tu cherches la vérité en toi. 6 Ce n’est pas aller au-delà de toi-même mais vers toi-même. 7 N’entends que la Réponse de Dieu en Ses Fils et tu auras ta réponse.

9. Ne pas croire, c’est se ranger contre ou attaquer. 2 Croire, c’est accepter et se ranger avec. 3 Croire, ce n’est pas être crédule mais accepter et apprécier. 4 Ce que tu ne crois pas, tu ne l’apprécies pas, et tu ne peux pas être reconnaissant de ce à quoi tu n’accordes pas de valeur. 5 Il y a un prix que tu paieras pour le jugement, parce que le jugement est la fixation d’un prix. 6 Et comme tu le fixes, tu le paieras.

10. Si payer est assimilé à obtenir, tu fixeras le prix bas tout en demandant beaucoup en retour. 2 Tu auras oublié, toutefois, que fixer un prix c’est accorder de la valeur, de sorte que ce qui vient en retour est proportionnel à ton jugement de valeur. 3 Si payer est associé à donner, cela ne peut pas être perçu comme une perte, et la relation de réciprocité entre donner et recevoir sera reconnue. 4 Ainsi le prix fixé sera élevé, à cause de la valeur de ce qui vient en retour. 5 Puisque le prix pour obtenir est de perdre de vue la valeur, il est inévitable que tu n’accorderas pas de valeur à ce que tu reçois. 6 Ne lui accordant que peu de valeur, tu ne l’apprécieras pas et tu ne le voudras pas.

11. N’oublie jamais, donc, que tu fixes la valeur de ce que tu reçois, et tu en fixes le prix par ce que tu donnes. 2 Croire qu’il est possible d’obtenir beaucoup pour peu, c’est croire que tu peux marchander avec Dieu. 3 Les lois de Dieu sont toujours équitables et parfaitement cohérentes. 4 En donnant, tu reçois. 5 Mais recevoir, c’est accepter et non obtenir. 6 Il est impossible de ne pas avoir, mais il est possible de ne pas connaître que tu as. 7 La re-connaissance d’avoir, c’est le désir de donner, et c’est seulement par ce désir que tu peux reconnaître ce que tu as. 8 Par conséquent, ce que tu donnes est la valeur que tu accordes à ce que tu as, étant l’exacte mesure de la valeur que tu lui accordes. 9 Et cela, en retour, est la mesure de combien tu le veux.

12. Tu ne peux demander au Saint-Esprit, donc, qu’en Lui donnant, et tu ne peux Lui donner que là où tu Le reconnais. 2 Si tu Le reconnais en chacun, considère combien tu Lui demanderas et combien tu recevras. 3 Il ne te niera rien parce que tu ne Lui as rien nié; ainsi tu peux tout partager. 4 Voilà la façon, et la seule façon, d’avoir Sa réponse, parce que Sa réponse est tout ce que tu peux demander et vouloir. 5 Donc dis à chacun :

6 Parce que je veux me connaître moi-même,

je te vois comme le Fils de Dieu et mon frère.

UCEM~LEÇON 124 – Que je me souvienne que je ne fais qu’un avec Dieu.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 124 - Que je me souvienne que je ne fais qu’un avec Dieu., Un Cours en Miracles on mai 4, 2010 at 12:47

4 mai ~ michelangeloadam__god_getty

LEÇON 124

Que je me souvienne que je ne fais qu’un avec Dieu.

1. Aujourd’hui nous rendrons grâce à nouveau de notre Identité en Dieu. 2 Notre demeure est sûre, notre protection est garantie dans tout ce que nous faisons, et le pouvoir et la force sont à notre disposition dans toutes nos entreprises. 3 Nous ne pouvons échouer en rien. 4 Tout ce que nous touchons prend une lumière brillante qui bénit et qui guérit. 5 Ne faisant qu’un avec Dieu et avec l’univers, nous allons notre chemin en nous réjouissant à la pensée que Dieu Lui-même vient partout avec nous.

2. Combien nos esprits sont saints ! 2 Et tout ce que nous voyons reflète la sainteté au-dedans de l’esprit qui ne fait qu’un avec Dieu et avec soi-même. 3 Combien les erreurs disparaissent facilement, et la mort fait place à la vie éternelle. 4 Nos pieds laissent de brillantes empreintes qui indiquent la voie vers la vérité, car Dieu est notre Compagnon tandis que nous parcourons le monde un court moment. 5 Et ceux qui viennent à notre suite reconnaissent la voie parce que la lumière que nous portons reste derrière, tout en demeurant avec nous qui continuons d’avancer.

3. Ce que nous recevons est le don éternel que nous faisons à ceux qui viennent ensuite, ainsi qu’à ceux qui sont venus avant ou qui sont restés un moment avec nous. 2 Et Dieu, Qui nous aime de l’amour égal dans lequel nous avons été créés, nous sourit et nous offre le bonheur que nous avons donné.

4. Aujourd’hui nous ne douterons pas de Son Amour pour nous et nous ne remettrons pas en question Sa protection et Sa sollicitude. 2 Nulle anxiété in-signifiante ne peut s’interposer entre notre foi et la conscience que nous avons de Sa Présence. 3 Nous ne faisons qu’un avec Lui aujourd’hui dans la reconnaissance et le souvenir. 4 Nous Le sentons dans nos cœurs. 5 Nos esprits contiennent Ses Pensées, nos yeux contemplent Sa beauté dans tout ce que nous regardons. 6 Aujourd’hui nous voyons seulement ce qui est aimant et digne d’être aimé.

5. Nous le voyons dans l’apparence de la douleur, et la douleur cède à la paix. 2 Nous le voyons chez les frénétiques, les tristes et les affligés, les solitaires et les apeurés, qui sont ramenés à la tranquillité et à la paix d’esprit dans lesquelles ils ont été créés. 3 Nous le voyons chez les mourants et chez les morts aussi, les ramenant à la vie. 4 Tout cela nous le voyons parce que nous l’avons d’abord vu en nous-mêmes.

6. Il n’est pas un miracle qui puisse jamais être nié à ceux qui connaissent qu’ils ne font qu’un avec Dieu. 2 Il n’est pas une de leurs pensées qui n’ait le pouvoir de guérir toute forme de souffrance en qui que ce soit, en des temps révolus et des temps encore à venir, aussi facilement qu’en ceux qui marchent à leur côté maintenant. 3 Leurs pensées sont intemporelles, aussi à part de la distance qu’elles sont à part du temps.

7. Nous nous joignons dans cette conscience quand nous disons que nous ne faisons qu’un avec Dieu. 2 Car par ces mots, nous disons aussi que nous sommes sauvés et guéris; que nous pouvons sauver et guérir en conséquence. 3 Nous avons accepté, et maintenant nous voudrions donner. 4 Car nous voudrions garder les dons que notre Père nous a faits. 5 Aujourd’hui nous voudrions faire l’expérience de nous-mêmes ne faisant qu’un avec Lui, afin que le monde partage notre re-connaissance de la réalité. 6 Dans notre expérience, le monde est libéré. 7 Comme nous nions notre séparation d’avec notre Père, il est guéri avec nous.

8. La paix soit avec toi aujourd’hui. 2 Assure ta paix en t’exerçant à prendre conscience que tu ne fais qu’un avec ton Créateur, comme Lui avec toi. 3 Au moment qui semblera le plus opportun aujourd’hui, consacre une demi-heure à la pensée que tu ne fais qu’un avec Dieu. 4 C’est la première fois que nous tentons une plus longue période pour laquelle nous ne donnons ni règles ni mots particuliers pour guider ta méditation. 5 Nous compterons sur la Voix de Dieu pour parler comme il Lui semble bon aujourd’hui, certains qu’Il n’y manquera pas. 6 Demeure avec Lui pendant cette demi-heure. 7 Il fera le reste.

9. Le bénéfice pour toi ne sera pas moindre si tu crois que rien ne se passe. 2 Tu n’es peut-être pas prêt à accepter le gain aujourd’hui. 3 Or un jour, quelque part, il te viendra, et tu ne manqueras pas de le reconnaître quand il se fera jour avec certitude dans ton esprit. 4 Cette demi-heure sera encadrée d’or, chaque minute étant comme un diamant serti autour du miroir que t’offrira cet exercice. 5 Et tu y verras la face du Christ comme reflet du tien.

10. Aujourd’hui peut-être, peut-être demain, tu verras ta propre transfiguration dans le miroir que cette demi-heure sainte te présentera, pour t’y regarder. 2 Quand tu seras prêt, tu la trouveras là, au-dedans de ton esprit, qui attendait d’être trouvée. 3 Tu te souviendras alors de la pensée à laquelle tu as donné cette demi-heure, conscient et reconnaissant de ce que jamais un temps ne fut mieux passé.

11. Aujourd’hui peut-être, peut-être demain, tu regarderas dans ce miroir et tu comprendras que la lumière sans péché que tu vois t’appartient, que la beauté que tu contemples est la tienne. 2 Compte cette demi-heure comme le don que tu fais à Dieu, avec la certitude que ce qu’Il te rendra sera un sentiment d’amour qui dépasse ton entendement, une joie trop profonde pour que tu la comprennes, une vue trop sainte pour que les yeux du corps la voient. 3 Or tu peux être sûr qu’un jour, aujourd’hui peut-être, peut-être demain, tu comprendras et tu entendras et tu verras.

12. Ajoute d’autres joyaux au cadre d’or qui tient le miroir à toi offert aujourd’hui, en te répétant à chaque heure :

2 Que je me souvienne que je ne fais qu’un avec Dieu,

uni à tous mes frères et à mon Soi,

dans une sainteté et une paix éternelles.

L’Inspiration

De la perception à la connaissance

1. Toute guérison est délivrance du passé. 2 C’est pourquoi le Saint-Esprit est le seul Guérisseur. 3 Il enseigne que le passé n’existe pas, un fait qui appartient à la sphère de la connaissance et que par conséquent personne en ce monde ne peut connaître. 4 En effet, il serait impossible d’être en ce monde avec cette connaissance. 5 Car l’esprit qui connaît cela sans équivoque connaît aussi qu’il demeure dans l’éternité, et il n’utilise aucune perception. 6 Par conséquent, il ne considère pas où il est, parce que le concept « où » ne signifie rien pour lui. 7 Il connaît qu’il est partout, tout comme il a tout, et pour toujours.

2. La différence très réelle entre la perception et la connaissance devient tout à fait apparente quand tu considères ceci : il n’y a rien de partiel dans la connaissance. 2 Chaque aspect est entier; par conséquent, aucun aspect n’est séparé. 3 Tu es un aspect de la connaissance, étant dans l’Esprit de Dieu, Qui te connaît. 4 Toute connaissance doit être tienne, car en toi est toute connaissance. 5 La perception, même la plus élevée, n’est jamais complète. 6 Même la perception du Saint-Esprit, aussi parfaite que peut l’être la perception, ne signifie rien au Ciel. 7 Guidée par Lui, la perception peut aller partout, car la vision du Christ voit tout dans la lumière. 8 Or aucune perception, si sainte soit-elle, ne durera toujours.

3. La perception parfaite a donc beaucoup d’éléments en commun avec la connaissance, ce qui rend le transfert en elle possible. 2 Or le dernier pas doit être fait par Dieu, parce que le dernier pas dans ta rédemption, qui semble être dans le futur, fut accompli par Dieu dans ta création. 3 La séparation ne l’a pas interrompue. 4 La création ne peut pas être interrompue. 5 La séparation n’est qu’une formulation fautive de la réalité, sans aucun effet. 6 Le miracle, qui n’a pas de fonction au Ciel, est nécessaire ici. 7 Des aspects de la réalité peuvent encore être vus, et ils remplaceront des aspects de l’irréalité. 8 Des aspects de la réalité peuvent être vus en tout et partout. 9 Or Dieu Seul peut les rassembler, en les couronnant ne faisant qu’un du don final de l’éternité.

4. À part du Père et du Fils, le Saint-Esprit n’a pas de fonction. 2 Il n’est séparé ni de l’Un ni de l’Autre, étant dans l’Esprit des Deux, et connaissant que cet Esprit est Un. 3 Il est une Pensée de Dieu, et Dieu te L’a donné parce qu’il n’a pas de Pensées qu’il ne partage. 4 Son message parle de l’intemporel dans le temps, et c’est pourquoi la vision du Christ contemple tout avec amour. 5 Or même la vision du Christ n’est pas Sa réalité. 6 Les aspects dorés de la réalité qui apparaissent soudain en pleine lumière, sous Ses yeux pleins d’amour, laissent entrevoir le Ciel qui se trouve au-delà.

5. Voici le miracle de la création : qu’elle est une à jamais. 2 Chaque miracle que tu offres au Fils de Dieu n’est que la perception vraie d’un aspect du tout. 3 Bien que chaque aspect soit le tout, tu ne peux pas connaître cela jusqu’à ce que tu aies vu que chaque aspect est le même, perçu dans la même lumière et donc un. 4 Chacun de ceux que tu vois sans le passé te rapproche ainsi de la fin du temps en apportant dans les ténèbres une vue guérie et guérissante, et permettant au monde de voir. 5 Car la lumière doit venir dans le monde enténébré pour rendre la vision du Christ possible même ici. 6 Aide-Le à donner Son don de lumière à tous ceux qui pensent errer dans les ténèbres, et laisse-Le les rassembler dans Sa quiète vue qui les rend un.

6. Ils sont tous les mêmes; tous beaux et égaux dans leur sainteté. 2 Et de même qu’ils Lui ont été offerts, Il les offrira à Son Père. 3 Il y a un seul miracle, comme il y a une seule réalité. 4 Et chaque miracle que tu fais les contient tous, comme chaque aspect de la réalité que tu vois se fond quiètement dans la seule réalité de Dieu. 5 Le seul miracle qui ait jamais été est le très saint Fils de Dieu, créé dans la seule réalité qui est son Père. 6 La vision du Christ est le don qu’il te fait. 7 Son Être est le don que Lui fait Son Père.

7. Contente-toi de guérir, car le don du Christ, tu peux l’accorder, et le don de ton Père, tu ne peux le perdre. 2 Offre le don du Christ à chacun et partout, car les miracles, offerts au Fils de Dieu par le Saint-Esprit, te mettent en accord avec la réalité. 3 Le Saint-Esprit connaît ton rôle dans la rédemption, et quels sont ceux qui te cherchent et où les trouver. 4 La connaissance est bien au-delà de ce qui te concerne individuellement. 5 Toi qui en fais partie et l’es tout entière, tu as seulement besoin de te rendre compte qu’elle est du Père, et non de toi. 6 Ton rôle dans la rédemption te conduit à elle en rétablissant son unité dans ton esprit.

8. Quand tu auras vu tes frères comme étant toi-même, tu seras délivré à la connaissance, ayant appris à te libérer toi-même par Celui Qui connaît ce qu’est la liberté. 2 Unis-toi à moi sous la sainte bannière de Son enseignement, et comme nous grandirons en force, le pouvoir du Fils de Dieu s’éveillera en nous, et nous ne laisserons personne intouché ni personne seul. 3 Et tout à coup le temps sera terminé, et nous nous unirons tous dans l’éternité de Dieu le Père. 4 La sainte lumière que tu as vue à l’extérieur de toi, en chaque miracle que tu as offert à tes frères, te sera rendue. 5 Et connaissant que la lumière est en toi, tes créations seront là avec toi, comme tu es en ton Père.

9. Comme les miracles en ce monde te joignent à tes frères, ainsi tes créations établissent ta paternité au Ciel. 2 Tu es le témoin de la Paternité de Dieu, et Il t’a donné le pouvoir de créer les témoins de la tienne, qui est comme la Sienne. 3 Renie un frère ici et tu renies les témoins de ta paternité au Ciel. 4 Le miracle que Dieu a créé est parfait, comme le sont les miracles que tu as établis en Son Nom. 5 Ils n’ont pas besoin de guérison, et toi non plus, quand tu les acceptes.

10. Or en ce monde ta perfection n’a pas de témoins. 2 Dieu la connaît, mais pas toi, de sorte que tu ne partages pas Son témoignage d’elle. 3 Tu ne rends pas non plus témoignage de Lui, car on ne témoigne de la réalité qu’en ne faisant qu’un. 4 Dieu attend que tu témoignes de Son Fils et de Lui-même. 5 Les miracles que tu fais sur terre sont élevés jusqu’au Ciel et jusqu’à Lui. 6 Ils témoignent de ce que tu ne connais pas, et lorsqu’ils atteignent les portes du Ciel, Dieu les ouvre. 7 Car jamais Il ne laisserait Son Propre Fils bien-aimé à l’extérieur, et au-delà de Lui-même.

UCEM~LEÇON 123 – Je remercie mon Père des dons qu’Il me fait.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 123 - Je remercie mon Père des dons qu’Il me fait, Un Cours en Miracles on mai 3, 2010 at 12:36

3 mai ~ gratitude-1

LEÇON 123

Je remercie mon Père des dons qu’Il me fait.

1. Soyons pleins de gratitude aujourd’hui. 2 Nous sommes arrivés à des sentiers plus doux et des routes plus lisses. 3 Il n’y a pas de pensée de retour en arrière et pas de résistance implacable à la vérité. 4 Il reste quelque vacillement, quelques petites objections et un peu d’hésitation, mais tu peux bien être reconnaissant des gains que tu as faits et qui sont bien plus grands que tu ne l’imagines.

2. Une journée consacrée maintenant à la gratitude ajoutera le bénéfice d’avoir une idée de la mesure réelle de tous les gains que tu as faits, des dons que tu as reçus. 2 Sois heureux aujourd’hui, et rempli d’amour reconnaissant, que ton Père ne t’ait pas laissé à toi-même ni laissé errer seul dans les ténèbres. 3 Sois reconnaissant qu’Il t’ait sauvé du soi que tu pensais avoir fait pour prendre Sa place et celle de Sa création. 4 Rends-Lui grâce aujourd’hui.

3. Remercie-Le de ne pas t’avoir abandonné et de ce que Son Amour continuera à jamais de luire sur toi, à jamais sans changement. 2 Rends grâce aussi d’être inchangeable, car le Fils qu’Il aime est inchangeable comme Lui. 3 Sois reconnaissant d’être sauvé. 4 Sois heureux d’avoir une fonction à remplir dans le salut. 5 Sois reconnaissant de ce que ta valeur transcende de loin tes maigres dons et tes jugements mesquins sur celui que Dieu a établi comme Son Fils.

4. Avec gratitude aujourd’hui nous élevons nos cœurs au-dessus du désespoir, et nous levons des yeux reconnaissants et non plus baissés vers la poussière. 2 Aujourd’hui nous entonnons le chant de gratitude, en l’honneur du Soi dont Dieu a voulu qu’Il soit notre véritable Identité en Lui. 3 Aujourd’hui nous sourions à chacun de ceux que nous voyons tandis que nous allons d’un pas plus léger faire ce qui nous est assigné.

5. Nous n’allons pas seuls. 2 Et nous rendons grâce de ce qu’en notre solitude un Ami soit venu pour nous dire la Parole salvatrice de Dieu. 3 Et merci à toi de L’écouter. 4 Sa Parole est muette si elle n’est pas entendue. 5 En Le remerciant, les remerciements sont aussi pour toi. 6 Un message inentendu ne sauvera pas le monde, quelle que soit la puissance de la Voix qui parle, quel que soit l’amour que contient le message.

6. Merci à toi qui as entendu, car tu deviens le messager qui porte Sa Voix avec toi et laisse Son écho résonner tout autour du monde. 2 Reçois les remerciements de Dieu aujourd’hui, tandis que tu Le remercies. 3 Car tes remerciements, Il voudrait te les offrir, puisqu’Il reçoit tes dons avec amour et gratitude, et te les rend mille fois et cent mille fois de plus qu’ils n’ont été donnés. 4 Il bénira tes dons en les partageant avec toi. 5 Ainsi ils s’accroissent en pouvoir et en force, jusqu’à remplir le monde de bonheur et de gratitude.

7. Reçois Ses remerciements et offre-Lui les tiens pendant quinze minutes deux fois aujourd’hui. 2 Et tu te rendras compte à Qui tu rends grâce, et Qui Il remercie quand tu Le remercies. 3 Cette demi-heure sainte à Lui donnée te sera rendue en années pour chaque seconde; en pouvoir de sauver le monde incommensurablement plus vite pour L’avoir remercié.

8. Reçois Ses remerciements et tu comprendras avec quel amour Il te tient dans Son Esprit, combien est profonde et illimitée Sa sollicitude pour toi, combien est parfaite Sa gratitude envers toi. 2 Souviens-toi de penser à Lui à chaque heure et rends-Lui grâce de tout ce qu’Il a donné à Son Fils, afin qu’il s’élève au-dessus du monde, se souvenant de son Père et de son Soi.

L’Inspiration

Le « héros » du rêve

1. Le corps est la figure centrale dans le rêve du monde. 2 Il n’y a pas de rêve sans lui, pas plus qu’il n’existe sans le rêve dans lequel il agit comme s’il était une personne qui peut être vue et crue. 3 Il prend la place centrale dans chaque rêve, dont l’histoire raconte comment il a été fait par d’autres corps et naît dans le monde à l’extérieur du corps, vit un petit moment et puis meurt, pour être uni dans la poussière à d’autres corps mourant comme lui. 4 Pendant le court temps qui lui est alloué pour vivre, il cherche d’autres corps comme amis ou ennemis. 5 Sa sécurité est son principal souci. 6 Son bien-être est la règle qui le guide. 7 Il essaie de rechercher le plaisir et d’éviter les choses qui le blesseraient. 8 Par-dessus tout, il essaie de s’enseigner que ses douleurs et ses joies sont différentes et distinguables.

2. Le rêve du monde prend de nombreuses formes, parce que le corps cherche à prouver de maintes façons qu’il est autonome et réel. 2 Il met sur lui des choses qu’il a achetées avec des petits disques de métal ou avec des bandes de papier que le monde proclame précieux et réels. 3 Il travaille pour les obtenir, faisant des choses insensées, puis il les jette pour des choses insensées dont il n’a pas besoin et qu’il ne veut même pas. 4 Il engage d’autres corps afin qu’ils le protègent et qu’ils amassent davantage de choses insensées dont il pourra dire qu’elles lui appartiennent. 5 Il cherche autour de lui des corps particuliers qui puissent partager son rêve. 6 Parfois il rêve qu’il est un conquérant de corps plus faibles que lui-même. 7 Mais dans certaines phases du rêve, il est l’esclave de corps qui voudraient le blesser et le torturer.

3. Le roman-feuilleton des aventures du corps, du moment de la naissance jusqu’à mourir, est le thème de chaque rêve que le monde a jamais fait. 2 Le « héros » de ce rêve ne changera jamais, ni son but. 3 Bien que le rêve même prenne de nombreuses formes et semble montrer une grande variété de lieux et d’événements dans lesquels son « héros » se retrouve, le rêve a un seul but, enseigné de maintes façons. 4 Cette unique leçon, il essaie de l’enseigner encore, et encore et encore : qu’il est cause et non effet. 5 Et toi, tu en es l’effet, et tu ne peux pas en être la cause.

4. Ainsi tu n’es pas le rêveur, mais le rêve. 2 Et ainsi tu vas errant vainement parmi les lieux et les événements qu’il combine. 3 Que ce soit tout ce que le corps fait est vrai, car ce n’est qu’une figure dans un rêve. 4 Mais qui réagit à des figures dans un rêve à moins de les voir comme si elles étaient réelles? 5 À l’instant où il les voit telles qu’elles sont, elles n’ont plus d’effets sur lui, parce qu’il comprend que c’est lui qui leur a donné leurs effets en les causant et en les faisant paraître réelles.

5. À quel point es-tu désireux d’échapper aux effets de tous les rêves que le monde a jamais faits? 2 Est-ce ton souhait de ne laisser aucun rêve t’apparaître comme la cause de ce que tu fais? 3 Alors regardons simplement le commencement du rêve, car la partie que tu vois n’est que la seconde partie, dont la cause réside dans la première. 4 Il n’en est pas un dormant et rêvant dans le monde qui se souvienne de son attaque contre lui-même. 5 Nul ne croit qu’il y eut réellement un temps où il ne connaissait rien du corps et n’aurait jamais pu concevoir que ce monde fût réel. 6 Il aurait vu aussitôt que ces idées sont une seule illusion, trop ridicule pour ne pas en rire. 7 Comme elles paraissent sérieuses maintenant ! 8 Et nul ne peut se souvenir d’un temps où elles auraient rencontré le rire et l’incrédulité. 9 Nous pouvons nous en souvenir, pour peu que nous regardions directement leur cause. 10 Et nous verrons des motifs de rire, et non une cause de peur.

6. Rendons le rêve dont il s’est départi au rêveur, qui perçoit le rêve comme étant séparé de lui et lui étant fait. 2 Dans l’éternité, où tout est un, s’est glissée une minuscule et folle idée de laquelle le Fils de Dieu ne s’est pas souvenu de rire. 3 Dans son oubli, la pensée devint une idée sérieuse et capable à la fois d’accomplissement et d’effets réels. 4 Ensemble, nous pouvons rire des deux, et comprendre que le temps ne peut pas faire intrusion dans l’éternité. 5 C’est une blague de penser que le temps puisse venir circonvenir l’éternité, ce qui signifie qu’il n’y a pas de temps.

7. Une intemporalité dans laquelle le temps est rendu réel; une partie de Dieu qui peut s’attaquer elle-même; un frère séparé comme ennemi; un esprit au-dedans d’un corps, sont toutes des formes de circularité dont la fin débute en son commencement, finissant à sa cause. 2 Le monde que tu vois dépeint exactement ce que tu pensais avoir fait. 3 Sauf que maintenant tu penses que ce que tu as fait est en train de t’être fait. 4 La culpabilité pour ce que tu pensais est placée à l’extérieur de toi et sur un monde coupable qui rêve tes rêves et pense tes pensées à ta place. 5 C’est sa vengeance qu’il apporte et non la tienne. 6 Il te garde étroitement confiné dans un corps, qu’il punit à cause de toutes les choses coupables que le corps fait dans son rêve. 7 Tu n’as pas le pouvoir de faire que le corps cesse ses mauvaises actions, parce que ce n’est pas toi qui l’as fait et tu ne peux contrôler ni ses actes ni son but ni son destin.

8. Le monde ne fait que démontrer une ancienne vérité : tu croiras que les autres te font exactement ce que tu penses leur avoir fait. 2 Mais une fois illusionné au point de les blâmer, tu ne verras pas la cause de ce qu’ils font, parce que tu veux que la culpabilité repose sur eux. 3 Qu’il est puéril l’opiniâtre mécanisme pour conserver ton innocence en repoussant la culpabilité à l’extérieur de toi, mais sans jamais lâcher prise ! 4 Il n’est pas facile de percevoir la blague quand tout autour de toi tes yeux contemplent ses lourdes conséquences, mais sans leur cause anodine. 5 Sans la cause, ses effets semblent certes sérieux et tristes. 6 Or ils ne font que suivre. 7 Et c’est leur cause qui ne suit rien et n’est qu’une blague.

9. Avec un rire doux, le Saint-Esprit perçoit la cause et ne regarde pas les effets. 2 Comment pourrait-Il corriger ton erreur autrement, toi qui as passé entièrement sur la cause? 3 Il t’enjoint de Lui porter chaque terrible effet afin qu’ensemble Vous regardiez sa sotte cause, et que tu en ries avec Lui un moment. 4 Tu juges les effets, mais Il a jugé leur cause. 5 Et par Son jugement, les effets sont enlevés. 6 Peut-être viens-tu en pleurs. 7 Mais entends-Le dire : «Mon frère, saint Fils de Dieu, vois ton rêve futile, dans lequel cela pouvait se produire.» 8 Et tu quitteras l’instant saint avec ton rire et celui de ton frère joints au Sien.

10. Le secret du salut n’est que ceci : que tu te fais cela à toi-même. 2 Peu importe la forme de l’attaque, cela reste vrai. 3 Qui que ce soit qui prend le rôle de l’ennemi et de l’attaquant, c’est encore la vérité. 4 Quoi que ce soit qui semble être la cause de n’importe quelle douleur ou souffrance que tu ressens, cela est encore vrai. 5 Car tu ne réagirais pas du tout aux figures dans un rêve si tu savais que tu rêvais. 6 Laisse-les être aussi haineuses et méchantes qu’elles le veulent, elles ne pourraient pas avoir d’effet sur toi à moins que tu ne manques de reconnaître que c’est ton rêve.

11. Cette unique leçon apprise te libérera de la souffrance, quelque forme qu’elle prenne. 2 Le Saint-Esprit répétera cette seule leçon de délivrance qui inclut tout jusqu’à ce qu’elle ait été apprise, peu importe la forme de souffrance que tu ressens. 3 Quelle que soit la blessure que tu Lui portes, Il répondra par cette vérité très simple. 4 Car cette seule réponse enlève la cause de toute forme de chagrin et de douleur. 5 La forme n’affecte pas du tout Sa réponse, car Il voudrait seulement t’enseigner l’unique cause qu’elles ont toutes, peu importe leur forme. 6 Et tu comprendras que les miracles reflètent ce simple énoncé : «J’ai fait cette chose, et c’est cela que je voudrais défaire.»

12. Porte donc toutes formes de souffrance à Celui Qui connaît que chacune est comme les autres. 2 Il ne voit pas de différences où nulle n’existe, et Il t’enseignera comment chacune est causée. 3 Aucune n’a une cause différente de toutes les autres, et elles sont toutes aussi facilement défaites par une seule leçon véritablement apprise. 4 Le salut est un secret que tu n’as caché qu’à toi-même. 5 L’univers le proclame. 6 Or à ses témoins tu ne prêtes aucune attention. 7 Car ils attestent la chose que tu ne veux pas connaître. 8 Ils semblent t’en faire un secret. 9 Or tu as seulement besoin d’apprendre que tu n’as choisi que de ne pas écouter, de ne pas voir.

13. Comme tu percevras le monde différemment quand cela sera reconnu ! 2 Quand tu pardonnes au monde ta culpabilité, tu en es libre. 3 Son innocence n’exige pas ta culpabilité, pas plus que ta non-culpabilité ne repose sur ses péchés. 4 Cela est l’évidence; un secret caché à nul autre que toi. 5 Et c’est cela qui t’a maintenu séparé du monde, et a gardé ton frère séparé de toi. 6 Maintenant tu as seulement besoin d’apprendre que vous êtes tous les deux innocents ou coupables. 7 La seule chose qui est impossible, c’est que vous soyez différents l’un de l’autre; que les deux soient vrais. 8 C’est le seul secret qu’il reste à apprendre. 9 Et ce ne sera pas un secret que tu es guéri.

UCEM~LEÇON 122 – Le pardon offre tout ce que je veux.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 122 - Le pardon offre tout ce que je veux., Un Cours en Miracles on mai 2, 2010 at 12:32

2 mai ~ paix1

LEÇON 122

Le pardon offre tout ce que je veux.

1. Que pourrais-tu vouloir que le pardon ne puisse donner ? 2 Veux-tu la paix ? 3 Le pardon l’offre. 4 Veux-tu le bonheur, un esprit tranquille, une certitude quant au but et un sentiment de valeur et de beauté qui transcende le monde ? 5 Veux-tu sollicitude et sécurité, et la chaleur d’une protection sûre pour toujours ? 6 Veux-tu une quiétude qui ne peut être dérangée, une douceur qui ne peut jamais être blessée, un bien-être profond et durable et un repos si parfait qu’il ne peut jamais être contrarié ?

2. Tout cela et plus, le pardon te l’offre. 2 Il étincelle dans tes yeux quand tu t’éveilles et te donne la joie avec laquelle tu commences la journée. 3 Il détend ton front pendant que tu dors et repose sur tes paupières, de sorte que tu ne voies pas de rêves de peur et de mal, de malice et d’attaque. 4 Et quand tu t’éveilles à nouveau, il t’offre encore un jour de bonheur et de paix. 5 Tout cela et plus, le pardon te l’offre.

3. Le pardon laisse le voile être levé qui cache la face du Christ à ceux qui posent sur le monde un regard qui ne pardonne pas. 2 Il te laisse reconnaître le Fils de Dieu et vide ta mémoire de toutes pensées mortes afin que le souvenir de ton Père puisse franchir le seuil de ton esprit. 3 Que voudrais-tu que le pardon ne puisse donner ? 4 Quels autres dons que ceux-ci valent d’être recherchés ? 5 Quelle valeur imaginaire, quel effet banal ou quelle promesse passagère, qui jamais ne sera tenue, peut contenir plus d’espoir que ce qu’apporte le pardon ?

4. Pourquoi chercherais-tu une réponse autre que la réponse qui répondra à tout ? 2 Voilà la parfaite réponse, donnée à des questions imparfaites, des requêtes in-signifiantes, un désir sans enthousiasme d’entendre, et moins qu’une moitié de diligence et une confiance partielle. 3 Voilà la réponse ! 4 Ne la cherche plus. 5 Tu n’en trouveras pas d’autre à la place.

5. Le plan de Dieu pour ton salut ne peut changer ni ne peut échouer. 2 Sois reconnaissant de ce qu’il reste exactement comme Il l’a prévu. 3 Inchangeablement, il se tient devant toi comme une porte ouverte, et passé le seuil il t’appelle avec chaleur et bienvenue, t’enjoignant à entrer et à faire comme chez toi, où tu es à ta place.

6. Voilà la réponse ! 2 Voudrais-tu rester dehors pendant que le Ciel tout entier t’attend à l’intérieur ? 3 Pardonne et sois pardonné. 4 Comme tu donnes, tu recevras. 5 Il n’y a pas d’autre plan pour le salut du Fils de Dieu. 6 Réjouissons-nous aujourd’hui qu’il en soit ainsi, car ici nous avons une réponse, claire et nette, au-delà de toute tromperie en sa simplicité. 7 Toutes les complexités que le monde a tissées de fragiles toiles d’araignée disparaissent devant la puissance et la majesté de cet énoncé extrêmement simple de la vérité.

7. Voilà la réponse ! 2 Ne t’en détourne pas pour errer de nouveau sans but. 3 Accepte le salut maintenant. 4 C’est le don de Dieu, et non du monde. 5 Le monde ne peut pas faire de dons d’une quelconque valeur à un esprit qui a reçu comme sien ce que Dieu a donné. 6 Dieu veut que le salut soit reçu aujourd’hui, et que les embrouillements de tes rêves ne t’en cachent plus le néant.

8. Ouvre les yeux aujourd’hui et regarde un monde heureux de sécurité et de paix. 2 Le pardon est le moyen par lequel il vient prendre la place de l’enfer. 3 Dans la quiétude, il se lève pour saluer tes yeux ouverts et remplir ton cœur d’une profonde tranquillité tandis que d’anciennes vérités, à jamais nouveau-nées, montent à ta conscience. 4 Ce dont tu te souviendras alors est à jamais indescriptible. 5 Or ton pardon te l’offre.

9. En nous souvenant des dons que fait le pardon, nous entreprenons nos exercices aujourd’hui avec la foi et l’espoir que ce sera le jour où le salut sera à nous. 2 C’est avec sincérité et joie que nous le chercherons aujourd’hui, conscients que nous tenons la clef dans nos mains, acceptant la réponse du Ciel à l’enfer que nous avons fait, mais où nous ne voudrions plus rester.

10. Matin et soir nous donnons avec joie un quart d’heure à la quête dans laquelle la fin de l’enfer est garantie. 2 Commence avec espoir, car nous avons atteint le tournant où la route devient bien plus facile. 3 Maintenant le chemin est court qui nous reste à parcourir. 4 Nous sommes certes près de la fin désignée du rêve.

11. Immerge-toi dans le bonheur en commençant les périodes d’exercice, car elles te présentent les sûres récompenses des questions qui ont reçu réponse et ce qu’apporte ton acceptation de la réponse. 2 Aujourd’hui il te sera donné de ressentir la paix qu’offre le pardon ainsi que la joie que le lever du voile te présente.

12. Devant la lumière que tu recevras aujourd’hui, le monde pâlira jusqu’à disparaître, et tu verras se lever un autre monde que tu n’as pas de mots pour représenter. 2 Maintenant nous entrons directement dans la lumière et nous recevons les dons qui ont été tenus en réserve pour nous depuis le commencement du temps, et gardés en attente de ce jour.

13. Le pardon offre tout ce que tu veux. 2 Aujourd’hui toutes les choses que tu veux te sont données. 3 Ne laisse pas tes dons s’estomper durant la journée, quand tu retournes à nouveau dans un monde de changements et de retournements, ainsi que de mornes apparences. 4 Garde tes dons clairement à la conscience en voyant l’inchangeable au cœur du changement, la lumière de la vérité derrière les apparences.

14. Ne sois pas tenté de laisser tes dons s’échapper et glisser dans l’oubli, mais tiens-les fermement à l’esprit en tentant d’y penser au moins un minute au passage de chaque quart d’heure. 2 Rappelle-toi combien ces dons sont précieux par le rappel suivant, qui a le pouvoir de tenir tes dons dans ta conscience tout le long de la journée :

3 Le pardon offre tout ce que je veux.

4 Aujourd’hui j’ai accepté cela pour vrai.

5 Aujourd’hui j’ai reçu les dons de Dieu.

L’Inspiration

LE BUT DE LA PARTICULARITÉ

Introduction

1. N’oublie pas que la motivation pour ce cours est l’atteinte et la conservation de l’état de paix. 2 Étant donné cet état, l’esprit est quiet, et la condition est atteinte dans laquelle tu te souviens de Dieu. 3 Il n’est pas nécessaire de Lui dire quoi faire. 4 Il n’échouera pas. 5 Là où Il peut entrer, là Il est déjà. 6 Et se peut-il qu’Il ne puisse entrer là où Il veut être? 7 La paix sera tienne parce que c’est Sa Volonté. 8 Peux-tu croire qu’une ombre puisse retenir la Volonté qui tient l’univers en sécurité? 9 Dieu n’attend pas que les illusions Le laissent être Lui-même. 10 Pas plus que Son Fils. 11 Ils sont. 12 Et quelle illusion qui semble vainement flotter entre Eux a le pouvoir de faire échouer ce qui est Leur Volonté?

2. Apprendre ce cours requiert le désir de remettre en question chaque valeur que tu as. 2 Pas une ne peut être gardée cachée et obscure, sinon elle compromet ton apprentissage. 3 Aucune croyance n’est neutre. 4 Chacune a le pouvoir de dicter chaque décision que tu prends. 5 Car une décision est une conclusion basée sur tout ce que tu crois. 6 C’est la conséquence de la croyance, qui s’ensuit aussi sûrement que la souffrance suit la culpabilité et la liberté, l’impeccabilité. 7 Il n’y a pas de substitut à la paix. 8 Ce que Dieu crée n’a pas d’alternative. 9 La vérité surgit de ce qu’Il connaît. 10 Et tes décisions viennent de tes croyances aussi certainement que toute création a surgi dans Son Esprit à cause de ce qu’Il connaît.

UCEM~LEÇON 121 – Le pardon est la clef du bonheur.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 121 - Le pardon est la clef du bonheur., Un Cours en Miracles on mai 1, 2010 at 12:17

1 mai ~ dorothy123201138731_gros

LEÇON 121

Le pardon est la clef du bonheur.

1. Voilà la réponse à ta quête de paix. 2 Voilà la clef de la signification dans un monde qui semble n’avoir aucun sens. 3 Voilà la voie vers la sécurité parmi les dangers apparents qui semblent te menacer à chaque tournant et rendre incertains tous tes espoirs de jamais trouver la quiétude et la paix. 4 Voilà la réponse à toutes les questions; voilà la fin de toute incertitude enfin assurée.

2. L’esprit qui ne pardonne pas est rempli de peur et n’offre à l’amour aucune place pour être soi-même; aucune place où il puisse déployer ses ailes en paix et s’essorer au-dessus du tumulte du monde. 2 L’esprit qui ne pardonne pas est triste, sans espoir de répit ni de délivrance de la douleur. 3 Il souffre et demeure dans la misère, scrutant les ténèbres sans y voir, et pourtant certain du danger qui le guette.

3. L’esprit qui ne pardonne pas est déchiré par le doute, confus, incertain de ce qu’il est et de tout ce qu’il voit; apeuré, en colère, faible et bravache; il a peur d’avancer, peur de rester, peur de s’éveiller ou de s’endormir, peur de chaque son et plus peur encore du silence; il est terrifié par les ténèbres, mais plus terrifié encore à l’approche de la lumière. 2 Que peut percevoir l’esprit qui ne pardonne pas, si ce n’est sa damnation ? 3 Que peut-il contempler, sauf la preuve que tous ses péchés sont réels ?

4. L’esprit qui ne pardonne pas ne voit pas d’erreurs, mais seulement des péchés. 2 Il regarde le monde avec des yeux qui ne voient pas et pousse des hurlements en voyant ses propres projections se dresser pour attaquer sa misérable parodie de la vie. 3 Il veut vivre, or il souhaiterait être mort. 4 Il veut le pardon, or il ne voit aucun espoir. 5 Il veut l’évasion, or il ne peut en concevoir aucune parce qu’il voit le péché partout.

5. L’esprit qui ne pardonne pas est désespéré, sans perspective d’un futur qui puisse offrir autre chose qu’un plus grand désespoir. 2 Or il considère que son jugement sur le monde est irréversible et il ne voit pas qu’il s’est lui-même condamné à ce désespoir. 3 Il pense qu’il ne peut pas changer, car ce qu’il voit témoigne que son jugement est correct. 4 Il ne demande pas, parce qu’il pense savoir. 5 Il ne remet rien en question, certain d’avoir raison.

6. Le pardon s’acquiert. 2 Il n’est pas inhérent à l’esprit, lequel ne peut pécher. 3 De même que le péché est une idée que tu t’es enseigné toi-même, tu dois aussi apprendre le pardon, mais d’un Enseignant autre que toi-même, Qui représente l’autre Soi en toi. 4 Par Lui tu apprends comment pardonner au soi que tu penses avoir fait, puis tu le laisses disparaître. 5 Ainsi tu rends ton esprit indivisé à Celui Qui est ton Soi, et Qui ne peut jamais pécher.

7. Chaque esprit qui ne pardonne pas t’offre l’occasion d’enseigner au tien comment se pardonner. 2 Chacun attend sa délivrance de l’enfer par toi, et se retourne vers toi en t’implorant pour avoir le Ciel ici et maintenant. 3 Il n’a pas d’espoir, mais tu deviens son espoir. 4 Et étant son espoir, tu deviens le tien. 5 L’esprit qui ne pardonne pas doit apprendre par ton pardon qu’il a été sauvé de l’enfer. 6 Et comme tu enseignes le salut, tu l’apprendras. 7 Or tout ton enseignement et tout ton apprentissage ne seront pas de toi, mais de l’Enseignant Qui t’a été donné pour te montrer la voie.

8. Aujourd’hui nous nous exerçons à apprendre à pardonner. 2 Si tu le désires, tu peux apprendre aujourd’hui à prendre la clef du bonheur et à l’utiliser pour ton propre bien. 3 Nous consacrerons dix minutes le matin, et dix minutes encore le soir, à apprendre comment donner le pardon et comment aussi le recevoir.

9. L’esprit qui ne pardonne pas ne croit pas que donner et recevoir sont la même chose. 2 Or nous allons essayer d’apprendre aujourd’hui qu’ils ne font qu’un en nous exerçant à pardonner à quelqu’un que tu penses être ton ennemi, et à quelqu’un que tu considères comme un ami. 3 Et comme tu apprendras à les voir ne faisant qu’un, nous étendrons la leçon à toi et nous verrons que leur évasion comprenait la tienne.

10. Commence les périodes d’exercice plus longues en pensant à quelqu’un que tu n’aimes pas beaucoup, qui semble t’irriter ou que tu regretterais d’avoir à rencontrer; quelqu’un que tu méprises vraiment ou que tu essaies simplement d’ignorer. 2 Peu importe la forme que prend ta colère. 3 Tu l’as probablement déjà choisi. 4 Il fera l’affaire.

11. Maintenant ferme les yeux, vois-le dans ton esprit et regarde-le un moment. 2 Essaie de percevoir quelque lumière en lui quelque part, une petite lueur que tu n’avais jamais remarquée. 3 Essaie de trouver une petite étincelle de clarté brillant à travers la laide image que tu as de lui. 4 Regarde cette image jusqu’à ce que tu y voies quelque part une lumière, puis essaie de laisser cette lumière s’étendre jusqu’à le recouvrir et rendre l’image belle et bonne.

12. Regarde un moment cette perception changée, puis tourne ton esprit vers quelqu’un que tu appelles un ami. 2 Essaie de lui transférer la lumière que tu as appris à voir autour de ton ancien “ennemi”. 3 Perçois-le maintenant comme plus qu’un ami pour toi, car dans cette lumière sa sainteté te montre ton sauveur, sauvé et sauvant, guéri et entier.

13. Puis laisse-le t’offrir la lumière que tu vois en lui, et laisse ton “ennemi” et ton ami s’unir pour te bénir en te donnant ce que tu as donné. 2 Maintenant tu ne fais qu’un avec eux et eux avec toi. 3 Maintenant c’est par toi-même que tu as été pardonné. 4 Tout le long de la journée, n’oublie pas le rôle que joue le pardon en apportant le bonheur à chaque esprit qui ne pardonne pas, dont le tien. 5 Dis-toi à chaque heure :

6 Le pardon est la clef du bonheur. 7 Je m’éveillerai du rêve

dans lequel je suis mortel, faillible et plein de péché, et je

connaîtrai que je suis le parfait Fils de Dieu.

L’Inspiration

Le péché comme ajustement

1. La croyance dans le péché est un ajustement. 2 Un ajustement est un changement; le passage d’une perception à une autre, ou la croyance que ce qui était tel auparavant a été rendu différent. 3 Par conséquent, tout ajustement est une distorsion, qui fait appel à des défenses pour la soutenir contre la réalité. 4 La connaissance ne requiert aucun ajustement et, de fait, se perd si le moindre passage ou changement est entrepris. 5 Car cela la réduit aussitôt à une simple perception; une façon de voir dans laquelle la certitude est perdue et le doute est entré. 6 Une condition ainsi détériorée nécessite des ajustements, parce qu’elle n’est pas vraie. 7 Qui a besoin de s’ajuster à la vérité, qui n’en appelle qu’à ce qu’il est, pour comprendre?

2. Les ajustements de toutes sortes sont de l’ego. 2 Car l’ego croit fixement que toutes les relations dépendent des ajustements, pour faire d’elles ce qu’il voudrait qu’elles soient. 3 Les relations directes, où il n’y a aucune interférence, sont toujours considérées comme dangereuses. 4 L’ego, qui s’est lui-même nommé médiateur de toutes les relations, fait tous les ajustements qu’il estime nécessaires, puis il les interpose entre ceux qui voudraient se rencontrer, pour les garder séparés et empêcher leur union. 5 C’est cette interférence étudiée qui fait qu’il t’est difficile de reconnaître ta relation sainte pour ce qu’elle est.

3. Ceux qui sont saints n’interfèrent pas avec la vérité. 2 Ils n’en ont pas peur, car c’est au-dedans de la vérité qu’ils reconnaissent leur sainteté, se réjouissant de ce qu’ils voient. 3 Ils la regardent directement, sans essayer de s’ajuster à elle, ou elle à eux. 4 Ainsi ils voient qu’elle était en eux, n’ayant pas d’abord décidé où ils voulaient qu’elle soit. 5 En regardant, ils ne font que poser une question, et c’est ce qu’ils voient qui leur répond. 6 Tu fais le monde et tu t’ajustes ensuite à lui, et lui à toi. 7 Et il n’y a pas non plus de différence entre toi et lui dans ta perception, qui a fait l’un et l’autre.

4. Or il reste une question simple, qui exige une réponse. 2 Aimes-tu ce que tu as fait? — un monde de meurtre et d’attaque, dans lequel tu te fraies timidement un chemin parmi d’incessants dangers, seul et effrayé, espérant au mieux que la mort attendra encore un peu avant de te rattraper et que tu disparaisses. 3 Tu as inventé cela. 4 C’est une image de ce que tu penses être; de la façon dont tu te vois. 5 Un meurtrier est effrayé, et ceux qui tuent craignent la mort. 6 Ces pensées effrayantes, ce sont celles de ceux qui voudraient s’ajuster à un monde que leurs ajustements ont rendu effrayant. 7 Et à partir de ce qui est triste au-dedans, ils regardent tristement au-dehors et y voient la tristesse.

5. Ne t’es-tu pas demandé comment le monde est réellement; comment tu le verrais avec des yeux heureux? 2 Le monde que tu vois n’est qu’un jugement sur toi-même. 3 Il n’est pas là du tout. 4 Or le jugement lui impose une sentence, le justifie et le rend réel. 5 Tel est le monde que tu vois : un jugement sur toi-même, et fait par toi. 6 Cette image maladive de toi-même, qui est son image et qu’il aime, l’ego la préserve avec soin et la place à l’extérieur de toi dans le monde. 7 Et à ce monde, tu dois t’ajuster aussi longtemps que tu crois que cette image est à l’extérieur et te tient à sa merci. 8 Ce monde est sans merci et s’il était à l’extérieur de toi, tu aurais certes raison d’être effrayé. 9 Or c’est toi qui l’as fait sans merci, et si maintenant sa nature sans merci semble être dans tout ce que tu vois, elle peut être corrigée.

6. Qui, dans une relation sainte, peut longtemps rester non saint? 2 Le monde que voient ceux qui sont saints ne fait qu’un avec eux, tout comme le monde que regarde l’ego est pareil à lui. 3 Le monde que voient ceux qui sont saints est beau parce qu’ils voient en lui leur innocence. 4 Ils ne lui ont pas dit ce qu’il était; ils n’ont pas fait d’ajustements pour convenir à leurs ordres. 5 Dans un murmure, ils lui ont doucement demandé : «Qu’es-tu?» 6 Et Celui Qui veille sur toute perception a répondu. 7 Ne prends pas le jugement du monde pour réponse à la question : «Que suis-je ?» 8 Le monde croit dans le péché, mais la croyance qui l’a fait tel que tu le vois n’est pas extérieure à toi.

7. Ne cherche pas à faire que le Fils de Dieu s’ajuste à son insanité. 2 Il y a un étranger en lui, qui est entré par mégarde dans la demeure de la vérité et qui en sortira. 3 Il est venu sans but, mais il ne restera pas devant l’éclatante lumière qu’a offerte le Saint-Esprit, et que tu as acceptée. 4 Car là l’étranger est rendu sans demeure et tu es, toi, le bienvenu. 5 Ne demande pas à cet étranger de passage : «Que suis-je?» 6 Il est l’unique chose dans tout l’univers qui n’en ait pas connaissance. 7 Or c’est à lui que tu le demandes, et c’est à sa réponse que tu voudrais t’ajuster. 8 C’est cette seule et folle pensée, d’une féroce arrogance et pourtant si minuscule et si in-signifiante qu’elle se faufile inaperçue à travers l’univers de la vérité, qui devient ton guide. 9 C’est vers elle que tu te tournes pour demander la signification de l’univers. 10 Et à l’unique chose aveugle dans tout l’univers voyant de la vérité, tu demandes : «Comment dois-je regarder le Fils de Dieu?»

8. À une chose totalement dépourvue de jugement, demande-t-on jugement? 2 Et si tu l’as fait, voudras-tu croire la réponse et t’y ajuster comme si c’était la vérité? 3 Le monde que tu regardes est la réponse qu’elle t’a donnée, et tu lui as donné le pouvoir d’ajuster le monde pour rendre sa réponse vraie. 4 Tu as demandé à cette bouffée de folie la signification de ta relation non sainte, et tu l’as ajustée en fonction de sa réponse insane. 5 À quel point cela t’a-t-il rendu heureux? 6 As-tu rencontré ton frère avec joie pour bénir le Fils de Dieu et lui rendre grâce de tout le bonheur qu’il t’a offert? 7 As-tu reconnu en ton frère le don éternel de Dieu pour toi? 8 As-tu vu la sainteté qui luisait en toi comme en ton frère, pour bénir l’autre? 9 Voilà le but de ta relation sainte. 10 Ne demande pas quels sont les moyens de l’atteindre à l’unique chose qui voudrait encore qu’elle soit non sainte. 11 Ne lui donne pas le pouvoir d’ajuster les moyens et la fin.

9. Des prisonniers qui sont liés depuis des années à de lourdes chaînes, affamés, émaciés, faibles et épuisés, qui ont les yeux plongés depuis si longtemps dans les ténèbres qu’ils ne se souviennent plus de la lumière, ne sautent pas de joie à l’instant même où ils sont libérés. 2 Il leur faut un certain temps pour comprendre ce qu’est la liberté. 3 Tu cherchais faiblement, à tâtons dans la poussière, et tu as trouvé la main de ton frère, incertain si tu devais la lâcher ou t’agripper à la vie oubliée depuis si longtemps. 4 Serre-la plus fort et lève les yeux sur ton fort compagnon, en qui réside la signification de ta liberté. 5 Il semblait être crucifié à côté de toi. 6 Et pourtant sa sainteté était restée intouchée et parfaite, et avec lui à tes côtés tu entreras ce jour même dans le Paradis, et tu connaîtras la paix de Dieu.

10. Telle est ma volonté pour toi et ton frère, et pour chacun de vous l’un pour l’autre et pour lui-même. 2 Ici il n’y a que sainteté et jonction sans limite. 3 Car qu’est-ce que le Ciel, sinon l’union, directe et parfaite, et sans le voile de la peur sur elle? 4 Ici nous sommes un, et le regard que nous posons l’un sur l’autre et sur nous-mêmes est d’une parfaite douceur. 5 Ici toute pensée de séparation entre nous devient impossible. 6 Toi qui étais prisonnier dans la séparation, tu es maintenant rendu libre dans le Paradis. 7 Et c’est ici que je voudrais m’unir à toi, mon ami, mon frère et mon Soi.

11. Le don que tu as fait à ton frère m’a donné la certitude que notre union est proche. 2 Partage donc cette foi avec moi, et connais qu’elle est justifiée. 3 Il n’y a pas de crainte dans l’amour parfait parce qu’il ne connaît pas le péché et qu’il doit voir les autres comme il se voit lui-même. 4 Regardant au-dedans avec charité, que peut-il craindre au-dehors? 5 Les innocents voient la sécurité, et ceux qui ont le cœur pur voient Dieu au-dedans de Son Fils et se tournent vers le Fils pour qu’il les conduise au Père. 6 Et où iraient-ils ailleurs que là où c’est leur volonté d’être? 7 Maintenant toi et ton frère vous conduirez l’un l’autre vers le Père, aussi sûrement que Dieu a créé Son Fils saint, et l’a gardé ainsi. 8 En ton frère est la lumière de la promesse éternelle d’immortalité que Dieu t’a faite. 9 Vois-le sans péché et il ne peut y avoir de peur en toi.