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UCEM~LEÇON 31 – Je ne suis pas la victime du monde que je vois.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 31 - Je ne suis pas la victime du monde que je vois., Un Cours en Miracles on janvier 31, 2010 at 2:08

31 janv ~ lacher-prise

LEÇON 31

Je ne suis pas la victime du monde que je vois.

1. L’idée d’aujourd’hui est l’introduction à ta déclaration de délivrance. 2 Encore une fois, l’idée devrait être appliquée à la fois au monde que tu vois au-dehors et au monde que tu vois au-dedans. 3 Pour appliquer l’idée, nous utiliserons une forme d’exercice qui sera utilisée de plus en plus, avec des changements tels qu’indiqués. 4 En général, la forme comprend deux aspects, l’un où tu appliques l’idée de façon plus soutenue, et l’autre qui consiste en de fréquentes applications de l’idée tout le long de la journée.

2. L’idée d’aujourd’hui nécessite deux périodes d’exercice plus longues, l’une le matin et l’autre le soir. 2 Trois à cinq minutes sont recommandées pour chacune d’elles. 3 Pendant ce temps, regarde lentement autour de toi en répétant l’idée deux ou trois fois. 4 Puis ferme les yeux et applique la même idée à ton monde intérieur. 5 Tu échapperas des deux ensemble, car l’intérieur est la cause de l’extérieur.

3. Tandis que tu inspectes ton monde intérieur, prends simplement conscience de toutes les pensées qui te passent par l’esprit, chacune étant considérée pendant un moment puis remplacée par la suivante. 2 Essaie de n’établir aucune sorte de hiérarchie parmi elles. 3 Regarde-les aller et venir de façon aussi détachée que possible. 4 Ne t’attarde sur aucune d’elles en particulier, mais essaie de laisser couler le flot régulièrement et calmement, sans aucun investissement particulier de ta part. 5 Tandis que tu restes là à regarder tranquillement tes pensées, répète-toi l’idée d’aujourd’hui aussi souvent que bon te semblera, mais sans te presser.

4. De plus, répète l’idée d’aujourd’hui aussi souvent que possible au cours de la journée. 2 Rappelle-toi que tu fais une déclaration d’indépendance au nom de ta propre liberté. 3 Et dans ta liberté réside la liberté du monde.

5. L’idée d’aujourd’hui est aussi particulièrement utile en tant que réponse à toute forme de tentation qui peut surgir. 2 C’est la déclaration que tu n’y cèderas pas, et ne te mettras pas toi-même en esclavage.

L’Inspiration

Les croyances irréconciliables

1. Le souvenir de Dieu vient à l’esprit quiet. 2 Il ne peut venir là où il y a conflit, car un esprit en guerre contre lui-même ne se souvient pas de l’éternelle douceur. 3 Les moyens de la guerre ne sont pas les moyens de la paix, et ce dont les belliqueux voudraient se souvenir n’est pas l’amour. 4 La guerre est impossible à moins que la croyance en la victoire ne soit chérie. 5 Le conflit en toi doit impliquer que tu crois que l’ego a le pouvoir d’être victorieux. 6 Sinon pourquoi t’identifierais-tu à lui? 7 Tu te rends sûrement compte que l’ego est en guerre contre Dieu. 8 C’est certain qu’il n’a pas d’ennemi. 9 Or tout aussi certaine est sa fixe croyance qu’il a un ennemi qu’il doit vaincre, et qu’il y réussira.

2. Est-ce que tu ne te rends pas compte qu’une guerre contre toi-même serait une guerre contre Dieu? 2 La victoire est-elle concevable ? 3 Et si elle l’était, est-ce une victoire que tu voudrais? 4 La mort de Dieu, si elle était possible, serait ta mort. 5 Est-ce une victoire? 6 L’ego marche toujours vers la défaite, parce qu’il pense que le triomphe sur toi est possible. 7 Et Dieu pense autrement. 8 Cela n’est pas une guerre; seulement la folle croyance que la Volonté de Dieu peut être attaquée et renversée. 9 Tu peux peut-être t’identifier à cette croyance, mais ce ne sera jamais plus que folie. 10 Et la peur régnera dans la folie, et elle semblera y avoir remplacé l’amour. 11 Tel est le but du conflit. 12 Et à ceux qui pensent qu’il est possible, les moyens semblent réels.

3. Sois certain qu’il est impossible que Dieu et l’ego, ou toi et lui, vous rencontriez jamais. 2 Vous semblez vous rencontrer, faire vos alliances étranges sur des bases qui n’ont aucune signification. 3 Car vos croyances convergent sur le corps, la demeure choisie de l’ego, que tu crois être la tienne. 4 Vous vous rencontrez sur une erreur; une erreur d’évaluation de toi. 5 L’ego se joint à une illusion de toi que tu partages avec lui. 6 Et pourtant, les illusions ne peuvent pas se joindre. 7 Elles sont les mêmes et ne sont rien. 8 Leur jonction réside dans le néant; deux sont aussi in-signifiantes qu’une seule ou qu’un millier. 9 L’ego se joint à rien, n’étant rien. 10 La victoire qu’il cherche est aussi in-signifiante que lui.

4. Frère, la guerre contre toi-même est presque terminée. 2 La fin du voyage est à l’endroit de la paix. 3 Ne voudrais-tu pas maintenant accepter la paix à toi offerte ici? 4 Cet “ennemi” que tu combattais en tant qu’”intrus” dans ta paix est ici transformé, sous tes yeux, en donneur de ta paix. 5 Ton “ennemi” était Dieu Lui-même, à Qui tout conflit, triomphe et attaque de toute sorte sont tous inconnus. 6 Il t’aime parfaitement, complètement et éternellement. 7 Le Fils de Dieu en guerre contre son Créateur est une condition aussi ridicule que la nature rugissant de colère contre le vent, et proclamant qu’il ne fait plus partie d’elle. 8 Serait-il possible que la nature établisse cela, et le rende vrai? 9 Pas plus qu’il ne t’appartient de dire ce qui fera partie de toi et ce qui est gardé à part.

5. La guerre contre toi-même fut entreprise pour enseigner au Fils de Dieu qu’il n’est pas lui-même, et pas le Fils de son Père. 2 Pour cela, le souvenir de son Père doit être oublié. 3 Il est oublié dans la vie du corps, et si tu penses que tu es un corps, tu croiras que tu l’as oublié. 4 Or la vérité ne peut jamais être oubliée par elle-même, et tu n’as pas oublié ce que tu es. 5 Seule une étrange illusion de toi-même, un souhait de triompher de ce que tu es, ne se souvient pas.

6. La guerre contre toi-même n’est que la bataille de deux illusions, luttant pour se rendre différentes l’une de l’autre, dans la croyance que la conquérante sera vraie. 2 Il n’y a pas de conflit entre elles et la vérité. 3 Pas plus qu’elles ne sont différentes l’une de l’autre. 4 Les deux ne sont pas vraies. 5 Ainsi la forme qu’elles prennent n’importe pas. 6 Ce qui les a faites est insane, et elles font toujours partie de ce qui les a faites. 7 La folie ne présente aucune menace pour la réalité et n’a pas d’influence sur elle. 8 Les illusions ne peuvent pas triompher de la vérité, pas plus qu’elles ne peuvent la menacer d’aucune façon. 9 Et la réalité qu’elles nient ne fait pas partie d’elles.

7. Ce dont tu te souviens fait partie de toi. 2 Car tu dois être tel que Dieu t’a créé. 3 La vérité ne se bat pas contre les illusions, pas plus que les illusions ne se battent contre la vérité. 4 Les illusions ne se battent qu’entre elles. 5 Étant fragmentées, elles fragmentent. 6 Mais la vérité est indivisible, et bien au-delà de leur petite portée. 7 Tu te souviendras de ce que tu connais quand tu auras appris que tu ne peux pas être en conflit. 8 Une illusion sur toi-même peut se battre contre une autre, or la guerre entre deux illusions est un état où rien ne se passe. 9 Il n’y a pas de vainqueur et il n’y a pas de victoire. 10 Et la vérité se tient rayonnante, à l’écart du conflit, intouchée et quiète en la paix de Dieu.

8. Le conflit doit être entre deux forces. 2 Il ne peut exister entre un pouvoir et le néant. 3 Il n’est rien que tu puisses attaquer qui ne fasse partie de toi. 4 Et en l’attaquant, tu fais deux illusions de toi-même, en conflit l’une avec l’autre. 5 Et cela se produit chaque fois que tu regardes quoi que ce soit que Dieu a créé avec quoi que ce soit d’autre qu’amour. 6 Le conflit est apeurant, car il est la naissance de la peur. 7 Or ce qui est né de rien ne peut pas gagner la réalité par la bataille. 8 Pourquoi voudrais-tu remplir ton monde de conflits avec toi-même? 9 Laisse toute cette folie être défaite pour toi, et tourne-toi en paix vers le souvenir de Dieu, qui brille encore dans ton esprit quiet.

9. Vois comme le conflit des illusions disparaît quand il est porté à la vérité! 2 Car il ne semble réel qu’aussi longtemps qu’il est vu comme une guerre entre des vérités qui sont en conflit : la conquérante sera la plus vraie, la plus réelle, et le vainqueur de l’illusion qui était moins réelle, faite illusion par la défaite. 3 Ainsi, le conflit est le choix entre des illusions, dont l’une sera couronnée comme réelle, l’autre vaincue et méprisée. 4 Ici le souvenir du Père jamais ne reviendra. 5 Or aucune illusion ne peut envahir Sa demeure et Le chasser de ce qu’Il aime à jamais. 6 Et ce qu’Il aime doit être à jamais quiet et en paix parce que c’est Sa demeure.

10. Toi qui es Son bien-aimé, tu n’es pas une illusion, étant aussi vrai et saint que Lui. 2 Le calme de ta certitude en Lui et en toi-même est votre demeure à tous les Deux, Qui habitez en étant un et non séparés. 3 Ouvre la porte de Sa demeure très sainte et laisse le pardon balayer toute trace de la croyance dans le péché qui garde Dieu sans demeure et Son Fils avec Lui. 4 Tu n’es pas un étranger dans la maison de Dieu. 5 Accueille ton frère dans la demeure où Dieu l’a établi en sérénité et en paix, et où Il habite avec lui. 6 Les illusions n’ont pas leur place là où l’amour demeure, te protégeant de tout ce qui n’est pas vrai. 7 Tu habites dans une paix aussi illimitée que son Créateur, et tout est donné à ceux qui voudraient se souvenir de Lui. 8 Sur Sa demeure veille le Saint-Esprit, sûr que jamais la paix ne peut en être troublée.

11. Comment le lieu de repos de Dieu peut-il se retourner contre lui-même et chercher à vaincre Celui Qui demeure là? 2 Et pense à ce qui arrive quand la maison de Dieu se perçoit elle-même divisée. 3 L’autel disparaît, la lumière pâlit, le temple du Saint devient une maison de péché. 4 Et tu ne te souviens de rien, sauf des illusions. 5 Les illusions peuvent être en conflit, parce que leurs formes sont différentes. 6 Et elles se livrent bataille seulement pour établir quelle forme est vraie.

12. L’illusion rencontre l’illusion; la vérité, elle-même. 2 La rencontre d’illusions conduit à la guerre. 3 La paix, se regardant elle-même, s’étend elle-même. 4 La guerre est la condition dans laquelle la peur naît et grandit et cherche à dominer. 5 La paix est l’état où l’amour demeure et cherche à se partager lui-même. 6 Conflit et paix sont des opposés. 7 Où l’un demeure, l’autre ne peut pas être; où l’un va, l’autre disparaît. 8 Ainsi le souvenir de Dieu est-il obscurci dans les esprits qui sont devenus le champ de bataille des illusions. 9 Or bien au-delà de cette guerre insensée, il brille, prêt à revenir en ta mémoire quand tu te ranges avec la paix.

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UCEM~LEÇON 30 – Dieu est dans tout ce que je vois parce que Dieu est dans mon esprit.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 30 - Dieu est dans tout ce que je vois parce que Dieu est dans mon esprit., Un Cours en Miracles on janvier 30, 2010 at 12:42

30 janv ~ serenite

LEÇON 30

Dieu est dans tout ce que je vois

parce que Dieu est dans mon esprit.

1. L’idée d’aujourd’hui sert de tremplin pour la vision. 2 À partir de cette idée le monde s’ouvrira devant toi et tu le regarderas et verras en lui ce que tu n’as jamais vu auparavant. 3 Et ce que tu voyais auparavant ne sera plus même vaguement visible pour toi.

2. Aujourd’hui nous essayons d’utiliser une nouvelle sorte de “projection”. 2 Nous ne tentons pas de nous débarrasser de ce que nous n’aimons pas en le voyant à l’extérieur. 3 Plutôt, nous essayons de voir dans le monde ce qui est dans nos esprits, et ce que nous voulons reconnaître est là. 4 Ainsi, nous essayons de nous joindre à ce que nous voyons, plutôt que de le garder à part de nous. 5 Cela est la différence fondamentale entre la vision et ta façon de voir.

3. L’idée d’aujourd’hui devrait être appliquée aussi souvent que possible tout le long de la journée. 2 Chaque fois que tu as un moment, répète-la lentement en regardant autour de toi et en essayant de te rendre compte que l’idée s’applique à tout ce que tu vois maintenant, ou pourrais voir maintenant si c’était à portée de vue.

4. La vision réelle n’est pas limitée à des concepts tels que “près” ou “loin”. 2 Pour t’aider à commencer à t’habituer à cette idée, essaie de penser, en appliquant l’idée d’aujourd’hui, à des choses qui se trouvent actuellement au-delà de ta portée aussi bien qu’à celles que tu peux effectivement voir.

5. Non seulement la vision réelle n’est pas limitée par l’espace et la distance, mais elle ne dépend pas du tout des yeux du corps. 2 L’esprit en est la seule source. 3 Pour t’aider à te familiariser aussi avec cette idée, consacre plusieurs périodes d’exercice à appliquer l’idée d’aujourd’hui les yeux fermés, en utilisant n’importe quel sujet qui te vient à l’esprit et en regardant au-dedans plutôt qu’au-dehors. 4 L’idée d’aujourd’hui s’applique également aux deux.

L’Inspiration

L’état de grâce

1. Le Saint-Esprit te guidera toujours véritablement, parce que ta joie est la Sienne. 2 Telle est Sa Volonté pour chacun parce qu’Il parle pour le Royaume de Dieu, qui est la joie. 3 Le suivre est donc la chose la plus facile au monde, et la seule chose qui soit facile, parce qu’elle n’est pas du monde. 4 Elle est donc naturelle. 5 Le monde va à l’encontre de ta nature, étant en désaccord avec les lois de Dieu. 6 Le monde perçoit des ordres de difficulté en tout. 7 C’est que l’ego ne perçoit rien comme étant entièrement désirable. 8 En te démontrant à toi-même qu’il n’y a pas d’ordre de difficulté dans les miracles, tu te convaincras que, dans ton état naturel, il n’y a pas du tout de difficulté parce que c’est un état de grâce.

2. La grâce est l’état naturel de chaque Fils de Dieu. 2 Lorsqu’il n’est pas en état de grâce, il est hors de son environnement naturel et il ne fonctionne pas bien. 3 Tout ce qu’il fait exige alors un effort, parce qu’il n’a pas été créé pour l’environnement qu’il a fait. 4 Il ne peut donc pas s’y adapter ni l’adapter à lui. 5 Rien ne sert d’essayer. 6 Un Fils de Dieu n’est heureux que lorsqu’il connaît qu’il est avec Dieu. 7 C’est le seul environnement dans lequel il ne fait pas l’expérience de l’effort, parce qu’il y est à sa place. 8 C’est aussi le seul environnement qui est digne de lui, parce que sa propre valeur dépasse tout ce qu’il peut faire.

3. Considère le royaume que tu as fait et juge équitablement de sa valeur. 2 Est-il digne d’être la demeure d’un enfant de Dieu ? 3 Protège-t-il sa paix et fait-il luire l’amour sur lui ? 4 Garde-t-il son cœur intouché par la peur et lui permet-il de donner toujours, sans jamais aucun sentiment de perte ? 5 Lui enseigne-t-il que donner est sa joie, et que Dieu Lui-même lui rend grâce de son don ? 6 Voilà le seul environnement dans lequel tu puisses être heureux. 7 Tu ne peux pas plus le faire que tu ne peux te faire toi-même. 8 Il a été créé pour toi, comme tu as été créé pour lui. 9 Dieu veille sur Ses enfants et ne leur nie rien. 10 Or quand ils Le nient, ils ne connaissent pas cela, parce qu’ils se nient tout à eux-mêmes. 11 Toi qui pourrais donner l’Amour de Dieu à tout ce que tu vois et touches et te rappelles, c’est le Ciel littéralement que tu te nies à toi-même.

4. Je t’appelle à te souvenir que je t’ai choisi pour enseigner le Royaume au Royaume. 2 Il n’y a pas d’exceptions à cette leçon, parce que l’absence d’exceptions est la leçon. 3 Chaque Fils qui retourne au Royaume avec cette leçon dans son cœur a guéri la Filialité et rendu grâce à Dieu. 4 Celui qui apprend cette leçon est devenu le parfait enseignant, parce qu’il l’a apprise du Saint-Esprit.

5. Quand un esprit n’a que la lumière, il ne connaît que la lumière. 2 Son propre rayonnement luit tout autour de lui et s’étend dans les ténèbres d’autres esprits, les transformant en majesté. 3 La Majesté de Dieu est là pour être reconnue, appréciée et connue de toi. 4 Reconnaître la Majesté de Dieu comme ton frère, c’est accepter ton propre héritage. 5 Dieu ne donne qu’également. 6 Si tu reconnais Son don en qui que ce soit, tu as reconnu ce qu’Il t’a donné. 7 Rien n’est aussi facile à reconnaître que la vérité. 8 C’est une re-connaissance qui est immédiate, claire et naturelle. 9 Tu t’es entraîné à ne pas la reconnaître, et cela t’a été très difficile.

6. Hors de ton environnement naturel, tu peux bien demander :  »Qu’est ce que la vérité?  », puisque la vérité est l’environnement par lequel et pour lequel tu as été créé. 2 Tu ne te connais pas toi-même, parce que tu ne connais pas ton Créateur. 3 Tu ne connais pas tes créations parce que tu ne connais pas tes frères, qui les ont créées avec toi. 4 J’ai déjà dit que seule la Filialité tout entière était digne d’être co-créatrice avec Dieu, parce que seule la Filialité tout entière peut créer comme Lui. 5 Chaque fois que tu guéris un frère en reconnaissant sa valeur, tu reconnais son pouvoir de créer ainsi que le tien. 6 Il ne peut pas avoir perdu ce que tu reconnais, et dois avoir la gloire que tu vois en lui. 7 Il est co-créateur avec Dieu avec toi. 8 Nie son pouvoir créateur, et tu nies le tien ainsi que celui de Dieu Qui t’a créé.

7. Tu ne peux pas nier une partie de la vérité. 2 Tu ne connais pas tes créations parce que tu ne connais pas leur créateur. 3 Tu ne te connais pas toi-même parce que tu ne connais pas le tien. 4 Tes créations ne peuvent pas plus établir ta réalité que tu ne peux établir celle de Dieu. 5 Mais tu peux connaître les deux. 6 L’être est connu en partageant. 7 Parce que Dieu a partagé Son Être avec toi, tu peux Le connaître. 8 Mais tu dois aussi connaître tous ceux qu’Il a créés, pour connaître ce qu’ils ont partagé. 9 Sans ton Père tu ne connaîtras pas ta paternité. 10 Le Royaume de Dieu inclut tous Ses Fils et leurs enfants, qui sont aussi pareils aux Fils qu’ils sont pareils au Père. 11 Connais, donc, les Fils de Dieu, et tu connaîtras toute la création.

UCEM~LEÇON 29 – Dieu est dans tout ce que je vois.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 29 - Dieu est dans tout ce que je vois., Un Cours en Miracles on janvier 29, 2010 at 2:25

29 janvier ~ 1217520370WiYanXK

LEÇON 29

Dieu est dans tout ce que je vois.

1. L’idée d’aujourd’hui explique pourquoi tu peux voir tout le but en toute chose. 2 Elle explique pourquoi rien n’est séparé, ou en soi. 3 Et elle explique pourquoi rien de ce que tu vois ne signifie quoi que ce soit. 4 En fait, elle explique chaque idée que nous avons utilisée jusqu’ici, aussi bien que toutes les subséquentes. 5 L’idée d’aujourd’hui constitue la base même de la vision.

2. Tu trouveras probablement cette idée très difficile à saisir à ce stade. 2 Tu la trouveras peut-être ridicule, impertinente, insensée, drôle et même contestable. 3 Il est certain que Dieu n’est pas dans une table, par exemple, telle que tu la vois. 4 Or nous avons insisté hier sur le fait qu’une table partage le but de l’univers. 5 Et ce qui partage le but de l’univers partage le but de son Créateur.

3. Essaie donc, aujourd’hui, de commencer à apprendre comment regarder toutes choses avec amour, reconnaissance et ouverture d’esprit. 2 Tu ne les vois pas maintenant. 3 Voudrais-tu savoir ce qui est en elles ? 4 Rien n’est tel qu’il t’apparaît. 5 Son saint but est au-delà de ta petite portée. 6 Quand la vision t’aura montré la sainteté qui illumine le monde, tu comprendras parfaitement l’idée d’aujourd’hui. 7 Et tu ne comprendras pas comment tu as jamais pu la trouver difficile.

4. Nos six périodes d’exercice de deux minutes chacune aujourd’hui devraient suivre un modèle qui t’est maintenant familier : commence par te répéter l’idée, puis applique-là à des sujets choisis au hasard autour de toi, en nommant chacun d’eux expressément. 2 Essaie d’éviter la tendance à diriger toi-même la sélection, ce qui peut-être particulièrement tentant avec l’idée d’aujourd’hui à cause de sa nature entièrement étrangère. 3 Rappelle-toi que tout ordre que tu imposes est pareillement étranger à la réalité.

5. Autant que possible, ta liste de sujets devrait donc être exempte de toute sélection personnelle. 2 Par exemple, une liste convenable pourrait comprendre :

3 Dieu est dans ce portemanteau.

4 Dieu est dans cette revue.

5 Dieu est dans ce doigt.

6 Dieu est dans cette lampe.

7 Dieu est dans ce corps.

8 Dieu est dans cette porte.

9 Dieu est dans cette corbeille à papier.

10 En plus des périodes d’exercice déterminées, répète l’idée d’aujourd’hui au moins une fois par heure, en regardant lentement autour de toi pendant que tu dis les mots sans te presser. 11 Tu devrais éprouver un sentiment de repos au moins une ou deux fois en faisant cela.

L’Inspiration

La justification du pardon

1. La colère n’est jamais justifiée. 2 L’attaque n’a pas de fondement. 3 C’est ici que l’évasion hors de la peur commence, et sera rendue complète. 4 Ici le monde réel est donné en échange contre les rêves de terreur. 5 Car c’est là-dessus que le pardon repose, et n’est que naturel. 6 Il ne t’est pas demandé d’offrir le pardon là où l’attaque est due et serait justifiée. 7 Car cela signifierait que tu pardonnes un péché en passant sur ce qui est réellement là. 8 Cela n’est pas le pardon. 9 Car cela supposerait qu’en répondant d’une façon qui n’est pas justifiée, ton pardon deviendra la réponse à l’attaque qui a été faite. 10 Et ainsi le pardon est inapproprié, étant accordé là où il n’est pas dû.

2. Le pardon est toujours justifié. 2 Il a un fondement sûr. 3 Tu ne pardonnes pas l’impardonnable, pas plus que tu ne passes sur une attaque réelle qui appelle une punition. 4 Le salut ne consiste pas à te demander d’avoir des réponses contre nature qui sont inappropriées à ce qui est réel. 5 Plutôt, il demande simplement que tu répondes d’une manière appropriée à ce qui n’est pas réel en ne percevant pas ce qui ne s’est pas produit. 6 Si le pardon était injustifié, il te serait demandé de sacrifier tes droits lorsque tu rends le pardon pour l’attaque. 7 Mais il t’est simplement demandé de voir le pardon comme la réaction naturelle à la détresse qui repose sur l’erreur, et ainsi appelle à l’aide. 8 Le pardon est la seule réponse saine. 9 Il empêche que tes droits soient sacrifiés.

3. Cette compréhension est le seul changement qui laisse le monde réel s’élever pour prendre la place des rêves de terreur. 2 La peur ne peut pas surgir à moins que l’attaque ne soit justifiée; et si elle avait un fondement réel, le pardon n’en aurait pas. 3 Le monde réel est atteint quand tu perçois que la base du pardon est tout à fait réelle et pleinement justifiée. 4 Tant que tu le considères comme un don injustifié, il doit soutenir la culpabilité que tu voudrais «pardonner». 5 Un pardon injustifié est attaque. 6 Et voilà tout ce que le monde peut jamais donner. 7 Il pardonne parfois aux «pécheurs », mais en restant conscient qu’ils ont péché. 8 Ainsi ils ne méritent pas le pardon qu’il donne.

4. Tel est le faux pardon que le monde emploie pour garder vivant le sentiment de péché. 2 Et en reconnaissant que Dieu est juste, il semble impossible que Son pardon puisse être réel. 3 Ainsi la peur de Dieu est le sûr résultat de voir le pardon comme immérité. 4 Nul qui se voit lui-même coupable ne peut éviter la peur de Dieu. 5 Mais il est sauvé de ce dilemme s’il peut pardonner. 6 L’esprit doit penser à son Créateur comme il se regarde lui-même. 7 Si tu peux voir que ton frère mérite le pardon, tu as appris que tu as droit au pardon autant que lui. 8 Et tu ne penseras pas non plus que Dieu te destine un jugement effrayant que ton frère ne mérite pas. 9 Car la vérité est que tu ne peux mériter ni plus ni moins que lui.

5. Le pardon reconnu comme mérité guérira. 2 Il donne au miracle la force de passer sur les illusions. 3 C’est ainsi que tu apprends que tu dois aussi être pardonné. 4 Il ne peut y avoir d’apparence sur laquelle il ne puisse passer. 5 Car s’il y en avait, il serait d’abord nécessaire qu’il y ait quelque péché qui soit au-delà du pardon. 6 Il y aurait une erreur qui serait plus qu’une faute; une forme particulière d’erreur qui resterait inchangeable, éternelle, incorrigible et inéluctable. 7 Il y aurait une erreur qui avait le pouvoir de défaire la création, et de faire un monde qui pouvait la remplacer et détruire la Volonté de Dieu. 8 Si cela était possible, alors seulement il pourrait y avoir quelques apparences qui pourraient résister au miracle, et ne pas être guéries par lui.

6. Il n’y a pas de preuve plus sûre que l’idolâtrie est ce que tu souhaites que la croyance qu’il y a certaines formes de maladie et d’absence de joie que le pardon ne peut guérir. 2 Cela signifie que tu préfères garder certaines idoles, et que tu n’es pas encore prêt à lâcher prise de toutes les idoles. 3 Ainsi tu penses que certaines apparences sont réelles et ne sont pas du tout des apparences. 4 Ne te trompe pas sur la signification d’une fixe croyance voulant qu’il soit plus difficile de regarder passé certaines apparences que d’autres. 5 Cela signifie toujours que tu penses que le pardon doit être limité. 6 Et tu t’es donné comme but un pardon partiel et une évasion limitée hors de la culpabilité. 7 Qu’est-ce que cela peut être, sauf un faux pardon de toi-même, et de chacun de ceux qui semblent être à part de toi?

7. Il doit être vrai que le miracle peut guérir toutes formes de maladie, ou il ne peut pas guérir. 2 Son but ne peut pas être de juger quelles formes sont réelles, et quelles apparences sont vraies. 3 Si une apparence doit rester à part de la guérison, une illusion doit être à part de la vérité. 4 Et tu ne pourrais pas échapper à toute la culpabilité, mais seulement à une partie. 5 Tu dois pardonner au Fils de Dieu entièrement. 6 Ou tu garderas une image de toi qui n’est pas entière, et tu continueras à avoir peur de regarder au-dedans et de trouver là ton évasion de chaque idole. 7 Le salut repose sur la foi en ce qu’il ne peut y avoir certaines formes de culpabilité que tu ne peux pardonner. 8 Ainsi il ne peut y avoir d’apparences qui aient remplacé la vérité au sujet du Fils de Dieu.

8. Regarde ton frère avec le désir de le voir tel qu’il est. 2 Et ne garde aucune partie de lui en dehors de ton désir qu’il soit guéri. 3 Guérir, c’est rendre entier. 4 Or ce qui est entier ne peut avoir de parties manquantes qui ont été gardées en dehors. 5 Le pardon dépend de reconnaître cela, et de se réjouir qu’il ne puisse y avoir certaines formes de maladie que le miracle n’a pas le pouvoir de guérir.

9. Le Fils de Dieu est parfait, ou il ne peut pas être le Fils de Dieu. 2 Et tu ne le connaîtras pas si tu penses qu’il ne mérite pas l’évasion hors de la culpabilité sous toutes ses conséquences et toutes ses formes. 3 Il n’y a pas d’autre façon que celle-ci de penser à lui, si tu veux connaître la vérité à ton sujet :

4 Je te remercie, Père, de ton Fils parfait, et en sa gloire je verrai la mienne.

5 Voilà le joyeux énoncé de ce qu’il n’y a pas de formes de mal qui puissent triompher de la Volonté de Dieu; l’heureuse admission de ce que la culpabilité n’a pas réussi par ton souhait à rendre les illusions réelles. 6 Or qu’est-ce que cela, sauf un simple énoncé de la vérité?

10. Regarde ton frère avec cet espoir en toi, et tu comprendras qu’il ne pouvait pas commettre une erreur qui pouvait changer la vérité en lui. 2 Il n’est pas difficile de passer sur des erreurs auxquelles aucun effet n’a été donné. 3 Mais ce que tu vois comme ayant le pouvoir de faire une idole du Fils de Dieu, tu ne le pardonneras pas. 4 Car il est devenu pour toi une image sculptée et un signe de mort. 5 Est-ce là ton sauveur? 6 Est-ce que son Père Se trompe au sujet de Son Fils? 7 Ou t’es-tu trompé sur celui qui t’a été donné à guérir, pour ton salut et ta délivrance?

UCEM~LEÇON 28 – Par-dessus tout je veux voir les choses différemment.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 28 - Par-dessus tout je veux voir les choses différemment., Un Cours en Miracles on janvier 28, 2010 at 12:31

28 janv ~ _101

LEÇON 28

Par-dessus tout je veux voir les choses différemment.

1. Aujourd’hui nous donnons réellement une application concrète à l’idée d’hier. 2 Pendant ces périodes d’exercice, tu prendras une série d’engagements définis. 3 Nous ne nous préoccupons pas ici de savoir si tu les tiendras dans le futur. 4 Si tu es au moins désireux de les prendre maintenant, tu es en bonne voie de les tenir. 5 Et nous ne sommes encore qu’au début.

2. Tu te demandes peut-être pourquoi il est important de dire, par exemple : ” Par-dessus tout je veux voir cette table différemment.” 2 En soi cela n’est pas important du tout. 3 Or qu’est-ce qui est en soi ? 4 Et que signifie “en soi” ? 5 Tu vois beaucoup de choses séparées autour de toi, ce qui signifie en fait que tu ne vois pas du tout. 6 Tu vois ou tu ne vois pas. 7 Quand tu auras vu une seule chose différemment, tu verras toutes choses différemment. 8 La lumière que tu verras en n’importe laquelle est la même lumière que tu verras en elles toutes.

3. Quand tu dis : “Par-dessus tout je veux voir cette table différemment”, tu prends l’engagement de retirer tes idées préconçues au sujet de la table et d’ouvrir ton esprit à ce qu’elle est, et ce à quoi elle sert. 2 Tu ne la définis pas par rapport au passé. 3 Tu demandes ce qu’elle est, plutôt que de lui dire ce qu’elle est. 4 Tu ne lies pas sa signification à ta minuscule expérience des tables, pas plus que tu ne limites son but à tes petites pensées personnelles.

4. Tu ne remettras pas en question ce que tu as déjà défini. 2 Et le but de ces exercices est de poser des questions et de recevoir des réponses. 3 En disant : “Par-dessus tout je veux voir cette table différemment”, tu t’engages à voir. 4 Ce n’est pas un engagement exclusif. 5 C’est un engagement qui s’applique à la table aussi bien qu’à toute autre chose, ni plus ni moins.

5. De fait, tu pourrais gagner la vision simplement à partir de cette table si tu voulais en retirer toutes tes propres idées, et la regarder avec un esprit complètement ouvert. 2 Elle a quelque chose à te montrer; quelque chose de beau, de propre et d’une valeur infinie, plein de bonheur et d’espoir. 3 Cachée sous toutes tes idées à son sujet est son but réel, le but qu’elle partage avec tout l’univers.

6. En utilisant la table comme sujet pour appliquer l’idée d’aujourd’hui, tu demandes donc réellement de voir le but de l’univers. 2 Tu demanderas la même chose de chaque sujet que tu utiliseras pendant les périodes d’exercice. 3 Et tu prends envers chacun d’eux l’engagement de laisser son but t’être révélé, au lieu de lui imposer ton propre jugement.

7. Aujourd’hui nous aurons six périodes d’exercice de deux minutes chacune, durant lesquelles l’idée du jour est d’abord énoncée, puis appliquée à ce que tu vois autour de toi. 2 Non seulement les sujets devraient-ils être choisis au hasard, mais une égale sincérité devrait être accordée à chacun d’eux au fur et à mesure que l’idée d’aujourd’hui leur est appliquée, cela pour tenter de reconnaître à tous une valeur égale dans leur contribution à ta vue.

8. Comme d’habitude, les applications devraient inclure le nom du sujet sur lequel ton regard se trouve à tomber, et tu devrais laisser les yeux posés sur lui en disant :

2 Par-dessus tout je veux voir ce (cette) _____ différemment.

3 Chaque application devrait être faite très lentement, et aussi attentivement que possible. 4 Il n’y a rien qui presse.

L’Inspiration

Le don des lys

1. Regarde toutes les breloques faites pour être pendues au corps, pour le couvrir ou pour son usage. 2 Vois toutes les choses inutiles faites pour être vues par ses yeux. 3 Pense à toutes les offrandes faites pour son plaisir, et souviens-toi que tout cela a été fait pour que paraisse beau ce que tu hais. 4 Emploierais-tu cette chose haïe pour rapprocher ton frère de toi et pour attirer les yeux de son corps? 5 Apprends que tu ne lui offres qu’une couronne d’épines, sans la reconnaître pour ce qu’elle est mais en essayant de justifier l’interprétation que tu donnes de sa valeur par le fait qu’il l’accepte. 6 Or le don proclame toujours que ton frère ne vaut rien pour toi, comme le fait qu’il l’accepte et s’en réjouit témoigne du manque de valeur qu’il s’accorde à lui-même.

2. S’ils sont véritablement donnés et reçus, les dons ne sont pas faits par des corps. 2 Car les corps ne peuvent ni offrir ni accepter, ni donner ni prendre. 3 Seul l’esprit peut estimer, et seul l’esprit décide ce qu’il voudrait recevoir et donner. 4 Et chaque don qu’il offre dépend de ce qu’il veut. 5 Il ornera avec le plus grand soin la demeure qu’il a choisie, la préparant à recevoir les dons qu’il veut en les offrant à ceux qui viennent à la demeure de son choix ou à ceux qu’il voudrait y attirer. 6 Et là ils échangeront leurs dons, offrant et recevant ce que leurs esprits jugent digne d’eux.

3. Chaque don est une évaluation du receveur et du donneur. 2 Il n’en est pas un qui ne voie la demeure de son choix comme un autel à lui-même. 3 Pas un qui ne cherche à y attirer les adorateurs de ce qu’il y a déposé, le rendant digne de leur dévotion. 4 Et chacun sur son autel a placé une lumière afin qu’ils puissent voir ce qu’il y a déposé et le prennent pour leur. 5 Voilà la valeur que tu attribues à ton frère et à toi-même. 6 Voilà ton don pour les deux; ton jugement sur le Fils de Dieu pour ce qu’il est. 7 N’oublie pas que c’est ton sauveur à qui le don est offert. 8 Offre-lui les épines et tu es crucifié. 9 Offre-lui les lys et c’est toi-même que tu libères.

4. J’ai grand besoin de lys, car le Fils de Dieu ne m’a pas pardonné. 2 Et puis-je lui offrir le pardon quand il m’offre des épines? 3 Car celui qui offre des épines à quiconque est encore contre moi; or qui est entier sans lui? 4 Sois son ami pour moi, afin que je sois pardonné et que tu puisses voir le Fils de Dieu entier. 5 Mais regarde d’abord l’autel dans la demeure de ton choix, et vois ce que tu as déposé là pour me l’offrir. 6 Si ce sont des épines dont les pointes brillent vivement dans une lumière rouge sang, alors le corps est la demeure de ton choix et c’est la séparation que tu m’offres. 7 Et pourtant, les épines ont disparu. 8 Regarde-les maintenant d’encore plus près et tu verras que ton autel n’est plus ce qu’il était.

5. Tu regardes encore avec les yeux du corps, et ils ne peuvent voir que des épines. 2 Or tu as demandé et reçu une autre vue. 3 Ceux qui acceptent pour leur le but du Saint-Esprit partagent aussi Sa vision. 4 Et ce qui Lui permet de voir Son but irradier de chaque autel t’appartient maintenant aussi bien qu’à Lui. 5 Il ne voit pas d’étrangers, seulement de très tendres et très chers amis. 6 Il ne voit pas d’épines mais seulement des lys, brillant dans la douce lumière de la paix qui luit sur tout ce qu’il regarde et aime.

6. À Pâques, regarde ton frère avec des yeux différents. 2 Tu m’as pardonné. 3 Or je ne peux pas utiliser les lys dont tu m’as fait don tant que tu ne les vois pas. 4 Pas plus que tu ne peux utiliser ce que j’ai donné à moins de le partager. 5 La vision du Saint-Esprit n’est pas un don futile, ce n’est pas un jouet dont on s’amuse un moment puis qu’on met de côté. 6 Écoute et entends cela attentivement, et ne pense pas que ce ne soit qu’un rêve, une pensée en l’air pour te divertir ou un jouet que tu ramasserais de temps à autre puis mettrais de côté. 7 Car si c’est ce que tu fais, c’est ce qu’elle sera pour toi.

7. Tu as la vision maintenant pour regarder passé toutes les illusions. 2 Elle t’a été donnée pour que tu ne voies ni épines ni étrangers ni obstacles à la paix. 3 La peur de Dieu n’est rien pour toi maintenant. 4 Qui a peur de regarder les illusions, connaissant que son sauveur est à ses côtés? 5 Avec lui, ta vision est devenue le plus grand pouvoir pour défaire l’illusion que Dieu Lui-même pouvait donner. 6 Car ce que Dieu a donné au Saint-Esprit, tu l’as reçu. 7 Le Fils de Dieu se tourne vers toi pour sa délivrance. 8 Car tu as demandé et reçu la force de regarder cet ultime obstacle et de ne voir ni épines ni clous pour crucifier le Fils de Dieu et le couronner roi de la mort.

8. La demeure de ton choix est de l’autre côté, au-delà du voile. 2 Elle a été soigneusement préparée pour toi et elle est prête à te recevoir maintenant. 3 Tu ne la verras pas avec les yeux du corps. 4 Or tout ce dont tu as besoin, tu l’as. 5 Ta demeure t’appelle depuis le commencement du temps et tu n’as jamais manqué entièrement de l’entendre. 6 Tu entendais, mais tu ne connaissais pas comment ni où regarder. 7 Et maintenant tu connais. 8 En toi réside la connaissance, prête à être dévoilée et libérée de toute la terreur qui la gardait cachée. 9 Il n’y a pas de crainte dans l’amour. 10 Le chant de Pâques est le joyeux refrain qui dit que le Fils de Dieu n’a jamais été crucifié. 11 Levons les yeux ensemble, non dans la peur mais dans la foi. 12 Et il n’y aura pas de peur en nous, car dans notre vision il n’y aura pas d’illusions, seulement un chemin menant à la porte ouverte du Ciel, la demeure que nous partageons dans la quiétude, et où nous vivons dans la douceur et dans la paix, ensemble et ne faisant qu’un.

9. Ne voudrais-tu pas que ton saint frère t’y conduise? 2 Son innocence éclairera ton chemin, t’offrant sa lumière pour te guider et sa sûre protection, et irradiant du saint autel au-dedans de lui où tu as posé les lys du pardon. 3 Laisse-le être le sauveur qui te délivre des illusions, et regarde-le avec la vision nouvelle qui voit les lys et t’apporte la joie. 4 Nous allons au-delà du voile de la peur, nous éclairant le chemin l’un l’autre. 5 La sainteté qui nous conduit est au-dedans de nous, comme l’est notre demeure. 6 Ainsi nous trouverons ce que nous étions censés trouver par Celui Qui nous conduit.

10. Voici la voie qui mène au Ciel et à la paix de Pâques, où nous nous joignons dans l’heureuse conscience que le Fils de Dieu est ressuscité du passé et s’est éveillé au présent. 2 Maintenant il est libre, illimité dans sa communion avec tout ce qui est au-dedans de lui. 3 Maintenant les lys de son innocence sont intouchés par la culpabilité, parfaitement protégés à la fois du frisson glacé de la peur et des vents desséchants du péché. 4 Ton don l’a sauvé des épines et des clous et son bras fort est libre de te guider en toute sûreté à travers eux et au-delà. 5 Va avec lui maintenant en te réjouissant, car le sauveur qui te délivre des illusions est venu t’accueillir et te ramener chez toi avec lui.

11. Voici ton sauveur et ton ami, délivré de la crucifixion par ta vision et libre de te conduire maintenant là où il voudrait être. 2 Il ne te quittera pas, pas plus qu’il n’abandonnera le sauveur à sa douleur. 3 Et c’est avec joie que toi et ton frère irez ensemble sur le chemin de l’innocence, chantant tout en contemplant la porte ouverte du Ciel et reconnaissant la demeure qui vous appelait. 4 Donne joyeusement à ton frère la liberté et la force de t’y conduire. 5 Et viens devant Son saint autel où attendent la force et la liberté, offrir et recevoir la radieuse conscience qui vous ramène chez vous. 6 La lampe est allumée en toi pour ton frère. 7 Et par les mains qui la lui ont donnée, tu seras conduit passé la peur jusqu’à l’amour.

UCEM~LEÇON 27 – Par-dessus tout je veux voir.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 27 - Par-dessus tout je veux voir., Un Cours en Miracles on janvier 27, 2010 at 12:55

27 janvier ~ aOCdRgDc

LEÇON 27

Par-dessus tout je veux voir.

1. L’idée d’aujourd’hui exprime quelque chose de plus fort qu’une simple détermination. 2 Elle donne la priorité à la vision parmi tes désirs. 3 Il se peut que tu hésites à utiliser cette idée, pour la raison que tu n’es pas sûr de le penser vraiment. 4 Cela n’importe pas. 5 Le but des exercices d’aujourd’hui est de rapprocher un peu le moment où l’idée sera entièrement vraie.

2. Il y aura peut-être une grande tentation de croire qu’une sorte de sacrifice t’est demandé quand tu dis que tu veux voir par-dessus tout. 2 Si le manque de réserve que cela implique te met mal à l’aise, ajoute :

3 La vision ne coûte rien à personne.

4 Si la peur d’une perte persiste encore, ajoute :

5 Elle ne peut que bénir.

3. L’idée d’aujourd’hui a besoin de nombreuses répétitions pour apporter le plus grand bénéfice. 2 Elle devrait être utilisée chaque demi-heure au moins et plus souvent si possible. 3 Tu pourrais essayer toutes les quinze ou vingt minutes. 4 Il est recommandé de fixer un intervalle de temps bien défini pour utiliser l’idée à ton réveil ou peu après, et d’essayer de t’y tenir pendant toute la journée. 5 Cela ne sera pas difficile à faire, même si tu as engagé une conversation ou es occupé autrement à ce moment-là. 6 Tu peux toujours te répéter une courte phrase sans rien déranger.

4. La vraie question est celle-ci : combien de fois t’en souviendras-tu ? 2 À quel point veux-tu que l’idée d’aujourd’hui soit vraie ? 3 Réponds à l’une de ces questions et tu as répondu à l’autre. 4 Tu oublieras probablement plusieurs applications, peut-être un bon nombre. 5 Ne t’en fais pas, mais essaie de respecter ton horaire par la suite. 6 Si tu sens une fois pendant la journée que tu as été parfaitement sincère en répétant l’idée d’aujourd’hui, tu peux être sûr que tu t’es épargné de nombreuses années d’effort.

L’Inspiration

Car Ils sont venus

1. Pense seulement comme tu dois être saint, toi de qui la Voix pour Dieu appelle ton frère avec amour, pour que tu éveilles en lui la Voix qui répond à ton appel! 2 Et pense comme il doit être saint quand dort en lui ton propre salut, joint à sa liberté ! 3 Si fort que tu le souhaites condamné, Dieu est en lui. 4 Et tu ne connaîtras jamais qu’il est aussi en toi tant que tu attaques la demeure qu’il a choisie et livres bataille à Son hôte. 5 Regarde-le doucement. 6 Qui porte le Christ en lui, regarde-le avec des yeux remplis d’amour, afin de contempler sa gloire et de te réjouir que le Ciel ne soit pas séparé de toi.

2. Est-ce trop demander qu’un peu de confiance pour celui qui t’apporte le Christ, afin que tous tes péchés te soient pardonnés sans qu’il en reste un seul que tu chérisses encore? 2 N’oublie pas qu’une ombre tenue entre ton frère et toi obscurcit la face du Christ et la mémoire de Dieu. 3 Les troquerais-tu contre une haine ancienne? 4 La terre sur laquelle tu te tiens est une terre sainte à cause d’Eux, Qui Se tiennent là avec toi et l’ont bénie de Leur innocence et de Leur paix.

3. Le sang de la haine s’efface pour laisser l’herbe reverdir, et laisser les fleurs être toutes blanches et étincelantes sous le soleil d’été. 2 Ce qui était un lieu de mort est maintenant devenu un temple vivant dans un monde de lumière. 3 À cause d’Eux. 4 C’est Leur Présence qui a relevé la sainteté afin qu’elle prenne son ancienne place sur un ancien trône. 5 À cause d’Eux les miracles ont poussé comme l’herbe et les fleurs sur la terre stérile que la haine avait brûlée et rendue désertique. 6 Ce que la haine a fait, Ils l’ont défait. 7 Et maintenant tu te tiens sur une terre si sainte que le Ciel se penche pour se joindre à elle et la rendre pareille à lui. 8 L’ombre d’une haine ancienne a disparu et toute la ruine et la désolation s’en sont allées à jamais de la terre où Ils sont venus.

4. Que sont une centaine ou un millier d’années pour Eux, ou des dizaines de milliers? 2 Lorsqu’ils viennent, le temps a rempli son but. 3 Ce qui n’a jamais été passe dans le néant lorsqu’ils sont venus. 4 Ce que la haine réclamait est abandonné à l’amour, et la liberté éclaire chaque chose vivante et l’élève jusqu’au Ciel où les lumières se font de plus en plus brillantes comme chacune d’elles rentre chez elle. 5 L’incomplet est rendu complet à nouveau, et la joie du Ciel a été augmentée parce que ce qui est le sien lui a été rendu. 6 Du sang qui la couvrait, la terre est lavée, et les insanes ont ôté leurs vêtements d’insanité pour se joindre à Eux sur la terre où tu te tiens.

5. Le Ciel est reconnaissant du don de ce qui a été si longtemps retenu. 2 Car Ils sont venus pour rassembler Les leurs. 3 Ce qui a été verrouillé est ouvert; ce qui était tenu à part de la lumière est abandonné, pour que la lumière y luise et ne laisse ni espace ni distance traînant encore entre la lumière du Ciel et le monde.

6. Le plus saint de tous les points de la terre est là où une haine ancienne est devenue un amour présent. 2 Et Ils viennent rapidement au temple vivant, où une demeure pour Eux a été établie. 3 Il n’est pas au Ciel de lieu plus saint. 4 Et Ils sont venus demeurer dans le temple à Eux offert pour être Leur lieu de repos aussi bien que le tien. 5 Ce que la haine a délivré à l’amour devient la lumière la plus éclatante dans le rayonnement du Ciel. 6 Et toutes les lumières au Ciel brillent d’un plus grand éclat, en reconnaissance de ce qui a été rétabli.

7. Autour de toi voltigent des anges avec amour, pour garder éloignées toutes les sombres pensées de péché et garder la lumière où elle est entrée. 2 Les traces de tes pas illuminent le monde, car là où tu vas, le pardon t’accompagne avec joie. 3 Il n’en est pas un sur terre qui ne rende grâce à celui qui a rétabli sa demeure et l’a mis à l’abri du rude hiver et du froid glacial. 4 Le Seigneur du Ciel et Son Fils donneraient-Ils moins en reconnaissance de tellement plus?

8. Maintenant le temple du Dieu vivant est rebâti pour être l’hôte à nouveau de Celui par Qui il fut créé. 2 Là où Il demeure, Son Fils demeure avec Lui, jamais séparé. 3 Et Ils rendent grâce de ce qu’ils sont enfin les bienvenus. 4 Là où se dressait une croix se tient maintenant le Christ ressuscité, et les anciennes cicatrices sont guéries à Ses yeux. 5 Un ancien miracle est venu pour bénir et remplacer une ancienne inimitié qui était venue pour tuer. 6 Avec douceur et gratitude, Dieu le Père et le Fils retournent à ce qui est Leur, et le sera à jamais. 7 Maintenant le but du Saint-Esprit est accompli. 8 Car Ils sont venus ! 9 Car Ils sont enfin venus !

UCEM~LEÇON 26 – Mes pensées d’attaque attaquent mon invulnérabilité.

In UCEM on janvier 26, 2010 at 1:27

26 janv ~ souffrance

LEÇON 26

Mes pensées d’attaque attaquent mon invulnérabilité.

1. Il est sûrement évident que si tu peux être attaqué, tu n’es pas invulnérable. 2 Tu vois l’attaque comme une menace réelle. 3 La raison en est que tu crois pouvoir réellement attaquer. 4 Et ce qui aurait des effets par toi doit aussi avoir des effets sur toi. 5 C’est cette loi qui finalement te sauvera, mais pour le moment tu en fais mauvais usage. 6 Tu dois donc apprendre comment elle peut être utilisée dans ton propre intérêt, plutôt que contre lui.

2. Parce que tes pensées d’attaque, seront projetées, tu craindras l’attaque. 2 Et si tu crains l’attaque, tu dois croire que tu n’es pas invulnérable. 3 Les pensées d’attaque te rendent donc vulnérable dans ton propre esprit, c’est-à-dire là où sont les pensées d’attaque. 4 Pensées d’attaque et invulnérabilité ne peuvent être acceptées ensemble. 5 Elles se contredisent l’une l’autre.

3. L’idée d’aujourd’hui introduit la pensée que tu t’attaques toujours toi-même en premier. 2 Si les pensées d’attaque doivent entraîner la croyance que tu es vulnérable, leur effet est de t’affaiblir à tes propres yeux. 3 Ainsi elles ont attaqué ta perception de toi-même. 4 Et parce que tu crois en elles, tu ne peux plus croire en toi. 5 Une fausse image de toi-même est venue prendre la place de ce que tu es.

4. La mise en pratique de l’idée d’aujourd’hui t’aidera à comprendre que la vulnérabilité comme l’invulnérabilité sont le résultat de tes propres pensées. 2 Rien, sauf tes pensées, ne peut t’attaquer. 3 Rien, sauf tes pensées, ne peut te faire croire que tu es vulnérable. 4. Et rien, sauf tes pensées, ne peut te prouver qu’il n’en est rien.

5. Six périodes d’exercice sont requises pour appliquer l’idée d’aujourd’hui. 2 Tu devrais tenter de faire deux bonnes minutes pour chacune d’elles, mais tu peux réduire le temps à une minute si le malaise est trop grand. 3 Ne le réduis pas davantage.

6. Les périodes d’exercice devraient commencer par la répétition de l’idée d’aujourd’hui; puis ferme les yeux et passe en revue les questions non résolues dont les résultats te causent du souci. 2 Le souci peut prendre plusieurs formes : dépression, inquiétude, colère, un sentiment de contrainte, de la peur, un mauvais présage ou une préoccupation. 3 Tout problème encore irrésolu et qui tend à revenir dans tes pensées pendant la journée est un sujet convenable. 4 Tu ne pourras pas en utiliser beaucoup pour chaque période d’exercice, parce qu’il faudrait consacrer à chacun un moment plus long qu’à l’ordinaire. 5 L’idée d’aujourd’hui devrait être appliquée comme suit :

7. D’abord, nomme la situation :

2 Je me fais du souci à propos de _____.

3 Ensuite, repasse tous les résultats qui te sont venus à l’esprit à ce propos et qui te causent du souci, et puis dis, en nommant chaque résultat très précisément :

4 J’ai peur que _____ arrive.

8. Si tu fais les exercices correctement, tu devrais avoir à ta disposition cinq ou six possibilités bouleversantes pour chaque situation que tu utilises, et très probablement plus. 2 Cela t’aidera beaucoup plus d’examiner à fond quelques situations que d’en effleurer un plus grand nombre. 3 En continuant la liste des résultats anticipés pour chaque situation, tu trouveras probablement que certains sont moins acceptables pour toi, surtout ceux qui te viendront à l’esprit vers la fin. 4 Essaie, toutefois, de tous les traiter de la même façon dans la mesure du possible.

9. Après avoir nommé chaque résultat dont tu as peur, dis-toi :

2 Cette pensée est une attaque contre moi-même.

3 Termine chaque période d’exercice en te répétant une fois de plus l’idée d’aujourd’hui.

L’Inspiration

Guérison et inchangeabilité de l’esprit

1. Le corps n’est rien de plus qu’un cadre pour le développement des aptitudes, ce qui est tout à fait à part de l’usage qui en est fait. 2 Ça, c’est une décision. 3 Les effets de la décision de l’ego à cet égard sont tellement apparents qu’il n’est pas besoin d’élaborer, mais la décision du Saint-Esprit de n’utiliser le corps que pour la communication est si étroitement liée à la guérison qu’il est besoin de clarifier. 4 Manifestement le guérisseur non guéri ne comprend pas sa propre vocation.

2. Seuls  les esprits communiquent. 2 Puisque l’ego ne peut pas oblitérer l’impulsion à communiquer parce que c’est aussi l’impulsion à créer, il peut seulement t’enseigner que le corps peut à la fois communiquer et créer, et qu’il n’a donc pas besoin de l’esprit. 3 Ainsi l’ego essaie de t’enseigner que le corps peut agir comme l’esprit et par conséquent qu’il se suffit à lui-même. 4 Or nous avons appris que la conduite n’est le niveau ni pour l’enseignement ni pour l’apprentissage, puisque tu peux agir conformément à ce que tu ne crois pas. 5 En faisant cela, toutefois, tu t’affaiblis à la fois comme enseignant et comme apprenant parce que, ainsi qu’il a été maintes fois souligné, c’est ce que tu crois que tu enseignes. 6 Une leçon incohérente sera mal enseignée et mal apprise. 7 Si tu enseignes à la fois la maladie et la guérison, tu es à la fois un mauvais enseignant et un mauvais apprenant.

3. Guérir est la seule aptitude que chacun puisse et doive développer, s’il veut être guéri. 2 La guérison est la forme de communication du Saint-Esprit en ce monde, et c’est la seule qu’Il accepte. 3 Il n’en reconnaît pas d’autre, parce qu’Il n’accepte pas la confusion que fait l’ego entre l’esprit et le corps. 4 Les esprits peuvent communiquer, mais ils ne peuvent blesser. 5 Le corps au service de l’ego peut blesser d’autres corps, mais cela ne peut pas se produite à moins que le corps n’ait déjà été confondu avec l’esprit. 6 Cette situation aussi peut être utilisée aussi bien pour la guérison que pour la magie, mais tu dois te souvenir que la magie comporte toujours la croyance que la guérison est nuisible. 7 Cette croyance est sa prémisse totalement insane, et elle agit en conséquence.

4. La guérison ne fait que fortifier. 2 La magie essaie toujours d’affaiblir. 3 La guérison ne perçoit rien chez le guérisseur que tous les autres ne partagent avec lui. 4 La magie voit toujours quelque chose de « particulier » chez le guérisseur, dont il croit pouvoir faire don à quelqu’un qui ne l’a pas. 5 Peut-être croit-il que le don lui vient de Dieu, mais il est tout à fait évident qu’il ne comprend pas Dieu s’il pense avoir quelque chose qui manque aux autres.

5. Le Saint-Esprit n’œuvre pas au hasard, et la guérison qui vient de Lui opère toujours. 2 À moins que le guérisseur ne guérisse toujours par Lui, les résultats varieront. 3 Or la guérison elle-même est constante, puisque seule la constance est libre de tout conflit, et seuls ceux qui sont libres de tout conflit sont entiers. 4 En acceptant des exceptions et en admettant qu’il puisse parfois guérir et parfois non, le guérisseur, manifestement, accepte l’inconstance. 5 Il est donc en conflit et il enseigne le conflit. 6 Est-il possible que quelque chose de Dieu ne soit pas pour tous et pour toujours ? 7 L’amour est incapable d’une quelconque exception. 8 C’est seulement s’il y a la peur que l’idée d’exceptions semble être signifiante. 9 Les exceptions sont apeurantes parce qu’elles sont faites par la peur. 10 « Le guérisseur apeuré » est une contradiction dans les termes, et c’est donc un concept que seul un esprit en conflit pourrait percevoir comme signifiant.

6. La peur ne réjouit pas. 2 La guérison, si. 3 La peur fait toujours des exceptions. 4 La guérison n’en fait jamais. 5 La peur produit la dissociation, parce qu’elle induit la séparation. 6 La guérison produit toujours l’harmonie, parce qu’elle procède de l’intégration. 7 Elle est prévisible parce qu’on peut compter sur elle. 8 Sur tout ce qui est de Dieu l’on peut compter, parce que tout de Dieu est entièrement réel. 9 On peut compter sur la guérison parce qu’elle est inspirée par Sa Voix et est en accord avec Ses lois. 10 Or si la guérison est constante, elle ne peut pas être comprise inconstamment. 11 Compréhension veut dire constance et cohérence, parce que Dieu veut dire constance et cohérence. 12 Puisque c’est Sa signification, c’est aussi la tienne. 13 Ta signification ne peut pas être en désaccord avec la Sienne, parce que toute ta signification, et ta seule signification, vient de la Sienne et est pareille à la Sienne. 14 Dieu ne peut pas être en désaccord avec Lui-même, et tu ne peux pas être en désaccord ave Lui. 15 Tu ne peux pas séparer ton Soi de ton Créateur, Qui t’a créé en partageant Son Être avec toi.

7. Le guérisseur non guéri veut la gratitude de ses frères, mais lui-même n’a pas de gratitude pour eux. 2 C’est qu’il pense qu’il leur donne quelque chose et qu’il ne reçoit pas en retour quelque chose d’aussi désirable. 3 Son enseignement est limité parce qu’il apprend si peu. 4 Sa leçon de guérison est limitée par sa propre ingratitude, qui est une leçon de maladie. 5 Le véritable apprentissage est constant et son pouvoir de changement est si fort qu’un Fils de Dieu peut reconnaître son propre pouvoir en un instant et changer le monde l’instant suivant. 6 C’est parce qu’en changeant d’esprit, il a changé le plus puissant mécanisme qui lui ait jamais été donné pour changer. 7 Cela ne contredit en rien l’inchangeabilité de l’esprit tel que Dieu l’a créé, mais tu penses l’avoir changé tant que tu apprends par l’ego. 8 Cela te place dans une position où tu as besoin d’apprendre une leçon qui semble contradictoire : tu dois apprendre à changer d’esprit sur ton esprit. 9 C’est la seule façon pour toi d’apprendre qu’il est inchangeable.

8. Quand tu guéris, c’est exactement ce que tu apprends. 2 Tu reconnais l’esprit inchangeable en ton frère, en te rendant compte qu’il n’aurait pas pu changer d’esprit. 3 C’est ainsi que tu perçois le Saint-Esprit en lui. 4 Il n’y a que le Saint-Esprit en lui Qui ne change jamais d’Esprit. 5 Il pense peut-être lui-même qu’il peut le faire, sinon il ne se percevrait pas comme malade. 6 Par conséquent, il ne connaît pas ce qu’est son Soi. 7 Si tu ne vois que l’inchangeable en lui, tu ne l’as pas réellement changé. 8 En changeant d’esprit sur le sien pour lui, tu l’aides à défaire le changement que son ego pense avoir fait en lui.

9. De même que tu peux entendre deux voix, de même tu peux voir de deux façons. 2 L’une te montre une image, ou une idole que tu peux adorer de peur, mais que tu n’aimeras jamais. 3 L’autre te montre seulement la vérité, que tu aimeras parce que tu la comprendras. 4 Comprendre, c’est apprécier, parce que tu peux t’identifier à ce que tu comprends et, en en faisant une partie de toi, tu l’as accepté avec amour. 5 C’est ainsi que Dieu Lui-même t’a créé: en te comprenant, en t’appréciant et en t’aimant. 6 L’ego est totalement incapable de comprendre cela, parce qu’il ne comprend pas ce qu’il fait, ne l’apprécie pas et ne l’aime pas. 7 Il incorpore pour enlever. 8 Il croit littéralement que chaque fois qu’il prive quelqu’un de quelque chose, lui-même augmente. 9 J’ai souvent parlé de l’augmentation du Royaume par tes créations, qui ne peuvent être créées que comme tu l’as été. 10 Toute la gloire et la joie parfaite qui sont le Royaume se trouvent en toi pour être données. 11 Ne veux-tu pas les donner ?

10. Tu ne peux pas oublier le Père parce que je suis avec toi, et je ne peux pas L’oublier. 2 M’oublier, moi, c’est t’oublier toi-même et oublier Celui Qui t’a créé. 3 Nos frères sont oublieux. 4 C’est pourquoi ils ont besoin que tu te souviennes de moi et de Celui Qui m’a créé. 5 Par ce souvenir, tu peux changer leur esprit  sur eux-mêmes, comme je peux changer le tien. 6 Ton esprit est une lumière si puissante que tu peux regarder dans leurs esprits et les éclairer, comme je peux éclairer le tien. 7 Je ne veux pas partager mon corps dans la communion parce que cela est ne rien partager. 8 Est-ce que j’essaierais de partager une illusion avec les enfants très saints d’un très saint Père ? 9 Or je veux partager mon esprit avec toi parce que nous sommes d’un seul Esprit, et cet Esprit est le nôtre. 10 Ne vois que cet Esprit partout parce que cela seul est partout et en tout. 11 Il est tout parce qu’il englobe toutes choses en lui. 12 Béni sois-tu de ne percevoir que cela, parce que tu ne perçois que ce qui est vrai.

11. Viens donc à moi et apprends ce qu’est la vérité en toi. 2 L’esprit que nous partageons, tous nos frères le partagent, et quand nous les voyons véritablement ils sont guéris. 3 Laisse ton esprit luire avec le mien sur leurs esprits, et par notre gratitude envers eux les rendre  conscients de la lumière en eux. 4 En retour, cette lumière luira sur toi et sur la Filialité tout entière, parce que c’est le don qu’il convient pour toi d’offrir à Dieu. 5 Il l’acceptera et le donnera à la Filialité, parce qu’il est acceptable pour Lui et donc pour Ses Fils. 6 C’est la véritable communion avec le Saint-Esprit, Qui voit l’autel de Dieu en chacun, te le fait apprécier et ainsi t’appelle à aimer Dieu et Sa création. 7 Tu ne peux apprécier la Filialité que ne faisant qu’un. 8 Cela fait partie de la loi de la création et donc cela gouverne toute pensée.

UCEM~LEÇON 25 – Je ne sais pas à quoi sert quoi que ce soit.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 25 - Je ne sais pas à quoi sert quoi que ce soit., Un Cours en Miracles on janvier 25, 2010 at 12:44

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LEÇON 25

Je ne sais pas à quoi sert quoi que ce soit.

1. Le but est signification. 2 L’idée d’aujourd’hui explique pourquoi rien de ce que tu vois ne signifie quoi que ce soit. 3 Tu ne sais pas à quoi cela sert. 4 Par conséquent, cela est in-signifiant pour toi. 5 Toute chose est pour ton propre intérêt. 6 C’est à cela qu’elle sert; voilà son but; voilà ce qu’elle signifie. 7 C’est en reconnaissant cela que tes buts deviennent unifiés. 8 C’est en reconnaissant cela qu’une signification est donnée à ce que tu vois.

2. Tu perçois le monde et tout ce qui est en lui comme signifiant en fonction des buts de l’ego. 2 Ces buts n’ont rien à voir avec ton propre intérêt, parce que l’ego n’est pas toi. 3 Cette fausse identification te rend incapable de comprendre à quoi sert quoi que ce soit. 4 Avec pour résultat que tu en fais forcément mauvais usage. 5 Quand tu croiras cela, tu essaieras de retirer les buts que tu avais assignés au monde, au lieu de tenter de les renforcer.

3. Une autre façon de décrire les buts que tu perçois maintenant est de dire qu’ils s’occupent tous d’intérêts “personnels”. 2 Puisque tu n’as pas d’intérêts personnels, tes buts s’occupent réellement de rien. 3 En les chérissant, donc, tu n’as pas de buts du tout. 4 Et ainsi tu ne sais pas à quoi sert quoi que ce soit.

4. Pour que les exercices d’aujourd’hui aient le moindre sens pour toi, une autre pensée est d’abord nécessaire. 2 Aux niveaux les plus superficiels, tu reconnais ce qu’est un but. 3 Or le but ne peut pas être compris à ces niveaux. 4 Par exemple, tu comprends qu’un téléphone sert à parler à quelqu’un qui n’est pas physiquement dans ton entourage immédiat. 5 Ce que tu ne comprends pas, c’est pourquoi tu veux le joindre. 6 Or c’est cela qui rend ton contact avec lui signifiant ou non.

5. Il est crucial pour ton apprentissage que tu sois désireux d’abandonner les buts que tu as établis pour toutes choses. 2 La seule façon d’accomplir cela, c’est de reconnaître qu’ils sont in-signifiants, plutôt que “bons” ou “mauvais”. 3 L’idée d’aujourd’hui est un pas dans cette direction.

6. Six périodes d’exercice sont requises, chacune d’une durée de deux minutes. 2 Chaque période d’exercice devrait commencer par une lente répétition de l’idée d’aujourd’hui, puis regarde autour de toi et laisse ton regard se poser sur tout ce qui se trouve à l’attirer, près ou loin, “important” ou “sans importance”, “humain” ou “non humain”. 3 Les yeux posés sur chaque objet que tu choisis ainsi, dis, par exemple :

4 Je ne sais pas à quoi sert cette chaise.

5 Je ne sais pas à quoi sert ce crayon.

6 Je ne sais pas à quoi sert cette main.

7 Dis cela assez lentement, sans déplacer les yeux du sujet jusqu’à ce que tu aies complété ton énoncé. 8 Puis passe au sujet suivant et applique l’idée d’aujourd’hui comme précédemment.

L’Inspiration

L’apprenant heureux

1. Le Saint-Esprit a besoin d’un apprenant heureux en qui Sa mission puisse s’accomplir avec bonheur. 2 Toi qui es fermement dévoué à la misère, tu dois d’abord reconnaître que tu es misérable et non heureux. 3 Le Saint-Esprit ne peut pas enseigner sans ce contraste, car tu crois que la misère est le bonheur. 4 Cela t’a jeté dans une telle confusion que tu as entrepris d’apprendre à faire ce que tu ne pourras jamais faire, croyant que tu ne seras pas heureux à moins de l’apprendre. 5 Tu ne te rends pas compte que le fondement dont dépend ce but d’apprentissage fort curieux ne signifie absolument rien. 6 Or il se peut qu’il ait quand même un sens pour toi. 7 Mets ta foi en rien et tu trouveras le « trésor » que tu cherches. 8 Mais à ton esprit déjà alourdi tu ajouteras un autre fardeau. 9 Tu croiras que rien a de la valeur, et tu l’estimeras. 10 Un petit morceau de verre, un grain de poussière, un corps ou une guerre, pour toi c’est tout un. 11 Car si tu estimes une chose faite de rien, tu as cru que rien pouvait être précieux et que tu peux apprendre comment rendre vrai ce qui n’est pas vrai.

2. Le Saint-Esprit, voyant où tu es mais connaissant que tu es ailleurs, commence Sa leçon de simplicité par l’enseignement fondamental que la vérité est vraie. 2 C’est la leçon la plus difficile que tu apprendras jamais, et la seule en définitive. 3 La simplicité est très difficile pour des esprits tordus. 4 Considère toutes les distorsions que tu as faites à partir de rien; l’étrange tissu de formes, de sentiments, d’actions et de réactions que tu en as tiré. 5 Rien ne t’est plus étranger que la simple vérité, et il n’est rien que tu sois moins enclin à écouter. 6 Le contraste entre ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas est parfaitement apparent, et pourtant tu ne le vois pas. 7 Le simple et l’évident ne sont pas apparents pour ceux qui voudraient faire des palais et des habits royaux à partir de rien, croyant qu’à cause d’eux ils sont des rois couronnés d’or.

3. Le Saint-Esprit, Qui voit tout cela, enseigne, simplement, que tout cela n’est pas vrai. 2 À ces apprenants malheureux qui voudraient s’enseigner rien, et s’illusionner au point de croire que ce n’est pas rien, le Saint-Esprit dit, avec calme et fermeté :

3 La vérité est vraie. 4 Rien d’autre n’a d’importance, rien d’autre n’est réel, et tout à part elle n’est pas là. 5 Laisse-Moi faire pour toi la seule distinction que tu ne peux pas faire, mais que tu as besoin d’apprendre. 6 Ta foi en rien te trompe. 7 Offre-Moi ta foi et Je la placerai doucement dans le saint lieu qui est le sien. 8 Tu ne trouveras là aucune tromperie mais seulement la simple vérité. 9 Et tu l’aimeras parce que tu la comprendras.

4. Comme toi, le Saint-Esprit n’a pas fait la vérité. 2 Comme Dieu, Il connaît qu’elle est vraie. 3 Il apporte la lumière de la vérité dans les ténèbres et la laisse luire sur toi. 4 Et comme elle luit, tes frères la voient; et se rendant compte que cette lumière n’est pas ce que tu as fait, ils voient en toi plus que tu ne vois. 5 Ils seront les heureux apprenants de la leçon que cette lumière leur apporte, parce qu’elle leur enseigne la délivrance de rien et de toutes les œuvres de rien. 6 Les lourdes chaînes qui semblent les lier au désespoir, ils ne les voient pas comme n’étant rien jusqu’à ce que tu leur apportes la lumière. 7 Et alors ils voient que les chaînes ont disparu, et elles devaient donc n’être rien. 8 Et tu le verras avec eux. 9 Parce que tu leur as enseigné la joie et la délivrance, ils deviendront tes enseignants en délivrance et en joie.

5. Quand tu enseignes à quiconque que la vérité est vraie, tu l’apprends avec lui. 2 Et tu apprends ainsi que ce qui semblait le plus dur était le plus facile. 3 Apprends à être un apprenant heureux. 4 Tu n’apprendras jamais comment faire tout de rien. 5 Vois pourtant que cela était ton but et reconnais à quel point il était sot. 6 Réjouis-toi qu’il soit défait, car quand tu le regardes simplement avec honnêteté, il est défait. 7 J’ai dit plus tôt : « Ne te contente pas de rien », car tu as cru que rien pouvait te contenter. 8 Il n’en est rien.

6. Si tu veux être un apprenant heureux, tu dois donner au Saint-Esprit tout ce que tu as appris, pour que cela soit désappris pour toi. 2 Puis commence à apprendre les joyeuses leçons qui viennent rapidement sur le ferme fondement que la vérité est vraie. 3 Car ce qui est bâti là est vrai, et bâti sur la vérité. 4 L’univers de l’apprentissage s’ouvrira devant toi dans toute sa gracieuse simplicité. 5 Avec la vérité devant toi, tu ne regarderas pas en arrière.

7. L’apprenant heureux remplit ici les conditions de l’apprentissage, comme il remplit les conditions de la connaissance dans le Royaume. 2 Tout cela est dans le plan du Saint-Esprit pour te libérer du passé et t’ouvrir la voie de la liberté. 3 Car la vérité est vraie. 4 Quoi d’autre pourrait jamais l’être, ou l’a jamais été ? 5 Cette simple leçon contient la clé de la sombre porte que tu crois verrouillée à jamais. 6 Tu as fait cette porte de rien et derrière il n’y a rien. 7 La clé n’est que la lumière qui dissipe les figures, les formes et les peurs de rien. 8 Accepte cette clé de liberté des mains du Christ Qui te la donne, afin que tu puisses te joindre à Lui dans la sainte tâche d’apporter la lumière. 9 Car, comme tes frères, tu ne te rends pas compte que la lumière est venue et t’a libéré du sommeil des ténèbres.

8. Contemple tes frères en leur liberté et apprends d’eux comment être libre des ténèbres. 2 La lumière en toi les éveillera et ils ne te laisseront pas endormi. 3 La vision du Christ est donnée à l’instant même où elle est perçue. 4 Là où tout est clair, tout est saint. 5 La quiétude de sa simplicité est si irrésistible que tu te rendras compte qu’il est impossible de nier la simple vérité. 6 Car il n’y a rien d’autre. 7 Dieu est partout et Son Fils est en Lui avec tout. 8 Peut-il entonner le triste chant funèbre quand cela est vrai ?

UCEM~LEÇON 24 – Je ne perçois pas mon propre intérêt.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 24 - Je ne perçois pas mon propre intérêt., Un Cours en Miracles on janvier 24, 2010 at 1:14

24 janvier ~

LEÇON 24

Je ne perçois pas mon propre intérêt.

1. Il n’est pas une situation qui se présente dans laquelle tu te rendes compte du résultat qui te rendrait heureux. 2 Par conséquent, tu n’as pas de guide pour agir de la manière appropriée, ni aucune façon de juger du résultat. 3 Ce que tu fais est déterminé par ta perception de la situation, et cette perception est fausse. 4 Il est inévitable, donc, que tu ne serves pas ton propre intérêt. 5 C’est pourtant le seul but que tu aies dans toute situation correctement perçue. 6 Autrement, tu ne reconnaîtras pas ce qu’il est.

2. Si tu te rendais compte que tu ne perçois pas ce qu’est ton propre intérêt, il serait possible de te l’enseigner. 2 Mais en présence de ta conviction de savoir ce qu’il est, tu ne peux pas apprendre. 3 L’idée d’aujourd’hui est une étape en vue d’ouvrir ton esprit de façon à ce que l’apprentissage puisse commencer.

3. Les exercices d’aujourd’hui requièrent beaucoup plus d’honnêteté que tu n’as l’habitude d’en user. 2 Un petit nombre de sujets considérés honnêtement et attentivement durant chacune des cinq périodes d’exercice à entreprendre aujourd’hui, t’aideront plus qu’un examen superficiel d’un grand nombre. 3 Deux minutes sont suggérées pour chacune des périodes d’examen d’esprit que les exercices comportent.

4. Les périodes d’exercice devraient commencer par la répétition de l’idée d’aujourd’hui, suivie d’un examen d’esprit, les yeux fermés, pour trouver les situations non résolues qui te préoccupent présentement. 2 L’important est de découvrir le résultat que tu veux. 3 Tu te rendras vite compte que tu as un certain nombre de buts à l’esprit qui font partie du résultat désiré, et aussi que ces buts se situent à des niveaux différents et sont souvent conflictuels.

5. En appliquant l’idée d’aujourd’hui, nomme chaque situation qui te vient à l’esprit, puis énumère avec soin autant de buts que possible que tu aimerais atteindre dans sa résolution. 2 La forme de chaque application devrait être à peu près la suivante :

3 Dans la situation concernant _____, j’aimerais qu’il

arrive _____ et qu’il arrive _____,

et ainsi de suite. 4 Essaie d’inclure autant de résultats différents qu’il peut honnêtement t’en venir à l’esprit, même si certains d’entre eux ne paraissent pas directement reliés à la situation, ou même lui être le moindrement inhérents.

6. Si ces exercices sont faits correctement, tu reconnaîtras vite que tu réclames de la situation un grand nombre de choses qui n’ont rien à voir avec elle. 2 Tu reconnaîtras aussi que beaucoup de tes buts sont contradictoires, que tu n’as pas de résultat unifié à l’esprit, et que tu seras forcément déçu par rapport à certains de tes buts, quel que soit le dénouement de la situation.

7. Après avoir fait la liste d’autant de buts espérés que possible, dis-toi, pour chaque situation non résolue qui te passe par l’esprit :

2 Je ne perçois pas mon propre intérêt dans cette situation,

et passe à la suivante.

L’Inspiration

Le seul but

1. Le monde réel est l’état d’esprit dans lequel le seul but du monde est vu comme étant le pardon. 2 La peur n’en est pas le but, car l’évasion hors de la culpabilité en devient le but. 3 La valeur du pardon est perçue et prend la place des idoles, qui ne sont plus recherchées, car leurs «dons» ne sont plus chéris. 4 Aucune règle n’est vainement fixée, et rien n’est exigé de qui ou quoi que ce soit pour qu’il se déforme et s’adapte au rêve de peur. 5 Plutôt, il y a un souhait de comprendre toutes choses créées telles qu’elles sont réellement. 6 Et il est reconnu que toutes choses doivent d’abord être pardonnées, et ensuite comprises.

2. Ici, on pense que la compréhension s’acquiert par l’attaque. 2 Là, il est clair que par l’attaque la compréhension est perdue. 3 La folie qu’est la poursuite de la culpabilité comme but est pleinement reconnue. 4 Et les idoles ne sont pas désirées là, car il est compris que la culpabilité est l’unique cause de la douleur sous n’importe quelle forme. 5 Nul n’est tenté par son vain attrait, car la souffrance et la mort ont été perçues comme choses non désirées et non pourchassées. 6 La possibilité de liberté a été saisie et accueillie, et les moyens par lesquels elle peut être gagnée peuvent maintenant être compris. 7 Le monde devient un lieu d’espoir, parce que son seul but est d’être un lieu où l’espoir de bonheur peut être comblé. 8 Et nul n’est en-dehors de cet espoir, parce que le monde a été uni en la croyance que le but du monde est un but que tous doivent partager s’il est vrai que l’espoir est plus qu’un simple rêve.

3. Le souvenir du Ciel n’est pas encore tout à fait revenu, car le but de pardon reste encore. 2 Or chacun est certain qu’il ira au-delà du pardon, et il ne reste que jusqu’à ce qu’il soit rendu parfait en lui-même. 3 Il n’a d’autre souhait que de cela. 4 Et la peur est tombée, parce qu’il est uni à lui-même par son but. 5 Il y a en lui un espoir de bonheur qui est si sûr et si constant que c’est à peine s’il peut rester et attendre un peu plus longtemps, ses pieds touchant encore la terre. 6 Pourtant il est heureux d’attendre jusqu’à ce que chaque main se soit jointe et que chaque cœur ait été rendu prêt à s’élever et à venir avec lui. 7 Car c’est ainsi qu’il est rendu prêt pour le pas par lequel tout le pardon est laissé derrière lui.

4. Le dernier pas appartient à Dieu, parce qu’il n’y a que Dieu Qui pouvait créer un Fils parfait et partager Sa Paternité avec lui. 2 Personne à l’extérieur du Ciel ne sait comment cela se peut, car comprendre cela, c’est le Ciel même. 3 Même le monde réel a un but qui est encore en dessous de la création et de l’éternité. 4 Mais la peur a disparu parce que son but est le pardon et non l’idolâtrie. 5 Ainsi le Fils du Ciel est-il préparé à être lui-même, et à se souvenir que le Fils de Dieu connaît tout ce que Son Père comprend, et le comprend parfaitement avec Lui.

5. Le monde réel ne va pas encore jusque-là, car c’est le Propre but de Dieu; de Lui seul, et pourtant complètement partagé et parfaitement rempli. 2 Le monde réel est un état dans lequel l’esprit a appris comme les idoles disparaissent facilement lorsqu’elles sont encore perçues mais non plus désirées. 3 Comme l’esprit peut être désireux d’en lâcher prise lorsqu’il a compris que les idoles ne sont rien et nulle part, et sont sans but. 4 Car c’est alors seulement que la culpabilité et le péché peuvent être vus sans un but, et comme in-signifiants.

6. Ainsi le but du monde réel est doucement porté à la conscience, pour remplacer le but de péché et de culpabilité. 2 Et tout ce qui se dressait entre ton image de toi et ce que tu es, le pardon l’emporte joyeusement. 3 Or Dieu n’a pas besoin de créer Son Fils à nouveau, pour que lui soit rendu ce qui est à lui. 4 Le fossé entre ton frère et toi n’a jamais été là. 5 Et ce que le Fils de Dieu connaissait en la création, il doit le connaître à nouveau.

7. Quand des frères se joignent en un même but dans le monde de la peur, ils se tiennent déjà au seuil du monde réel. 2 Peut-être regardent-ils encore en arrière, et pensent-ils voir une idole qu’ils veulent. 3 Or leur voie a été tracée avec assurance, qui va loin des idoles vers la réalité. 4 Car en joignant leurs mains, c’est la main du Christ qu’ils ont prise, et ils verront Celui Dont ils tiennent la main. 5 La face du Christ est vue avant que le souvenir du Père ne revienne. 6 Car Il doit être oublié jusqu’à ce que Son Fils soit allé au-delà du pardon jusqu’à l’Amour de Dieu. 7 Or l’Amour du Christ est d’abord accepté. 8 Et ensuite viendra la connaissance qu’ils ne font qu’un.

8. Comme le pas est léger et facile qui traverse les étroites frontières du monde de la peur, quand tu as reconnu à Qui appartient la main que tu tiens ! 2 Il y a dans ta main tout ce dont tu as besoin pour t’éloigner à jamais de la peur avec une parfaite confiance, et pour continuer droit devant et atteindre rapidement les portes mêmes du Ciel. 3 Car celui Dont tu tiens la main attendait seulement que tu te joignes à Lui. 4 Maintenant que tu es venu, tarderait-Il à te montrer la voie dans laquelle il doit marcher avec toi? 5 Sa bénédiction repose sur toi aussi sûrement que l’Amour de Son Père repose sur Lui. 6 Sa gratitude envers toi dépasse ta compréhension, car tu Lui as permis de se lever sans ses chaînes et d’aller avec toi, ensemble, à la maison de Son Père.

9. Une haine ancienne quitte le monde. 2 Avec elle s’en vont toute haine et toute peur. 3 Ne regarde plus en arrière, car ce qu’il y a devant est tout ce que tu as jamais voulu dans ton cœur. 4 Abandonne le monde ! 5 Mais non pas au sacrifice. 6 Tu ne l’as jamais voulu. 7 Quel bonheur as-tu cherché ici qui ne t’ait apporté de la douleur? 8 Quel moment de contentement qui n’ait été acheté à prix d’effroi en pièces de souffrance? 9 La joie n’a pas de coût. 10 Elle est ton droit sacré, et ce qui se paie n’est pas le bonheur. 11 Que l’honnêteté te donne des ailes en chemin, et que tes expériences d’ici ne te trompent pas rétrospectivement. 12 Elles n’étaient pas libres d’un coût amer et de conséquences sans joie.

10. Ne regarde pas en arrière, sauf avec honnêteté. 2 Et quand une idole te tente, pense à ceci :

3 En aucun temps aucune idole ne t’a jamais apporté autre chose que le «don» de culpabilité. 4 Pas une n’a été achetée à d’autre coût que la douleur, et jamais tu n’as été seul à payer.

5 Sois donc miséricordieux envers ton frère. 6 Ne choisis pas une idole sans penser, et souviens-toi qu’il paiera le coût aussi bien que toi. 7 Car il sera retardé quand tu regardes en arrière, et tu ne percevras pas à Qui appartient la main aimante que tu tiens. 8 Regarde donc en avant; fais route avec confiance et le cœur heureux battant d’espoir et non martelé par la peur.

11. La Volonté de Dieu réside à jamais en ceux dont les mains sont jointes. 2 Jusqu’à ce qu’ils se joignent, ils pensaient qu’il était leur ennemi. 3 Mais quand ils se sont joints et ont partagé un but, ils furent libres d’apprendre que leur volonté est une. 4 C’est ainsi que la Volonté de Dieu doit atteindre leur conscience. 5 Et ils ne peuvent pas oublier très longtemps que ce n’est que la leur.

UCEM~LEÇON 23 – Je peux échapper du monde que je vois en abandonnant les pensées d’attaque.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 23 - Je peux échapper du monde que je vois en abandonnant les pensées d’attaque., Un Cours en Miracles on janvier 23, 2010 at 12:56

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LEÇON 23

Je peux échapper du monde que je vois

en abandonnant les pensées d’attaque.

1. L’idée d’aujourd’hui contient la seule voie menant hors de la peur qui réussira jamais. 2 Rien d’autre ne marchera; tout le reste est in-signifiant. 3 Mais cette voie ne peut échouer. 4 Chaque pensée que tu as forme un segment du monde que tu vois. 5 C’est avec tes pensées, donc, que nous devons travailler, si ta perception du monde doit être changée.

2. Si les pensées d’attaque sont la cause du monde que tu vois, tu dois apprendre que ce sont ces pensées que tu ne veux pas. 2 Rien ne sert de se lamenter sur le monde. 3 Il est inutile d’essayer de changer le monde. 4 Il est incapable de changer parce qu’il est simplement un effet. 5 Mais il est certes utile de changer tes pensées au sujet du monde. 6 tu changes la cause. 7 L’effet changera automatiquement.

3. Le monde que tu vois est un monde vengeur, et tout en lui est symbole de vengeance. 2 Chacune de tes perceptions de la “réalité extérieure” est une représentation imagée de tes propres pensées d’attaque. 3 C’est à se demander si cela peut s’appeler voir. 4 Est-ce que fantasme n’est pas un meilleur mot pour un tel processus, et hallucination un terme plus approprié pour le résultat ?

4. Tu vois le monde que tu as fait, mais tu ne le vois pas toi-même comme le faiseur d’images. 2 Tu ne peux pas être sauvé du monde, mais tu peux échapper de sa cause. 3 Voilà ce que le salut signifie, car où est le monde que tu vois une fois sa cause disparue ? 4 La vision contient déjà le remplacement de tout ce que tu penses voir maintenant. 5 La beauté peut éclairer tes images et les transformer au point que tu les aimeras, même si c’est de haine qu’elles ont été faites. 6 Car tu ne les feras pas seul.

5. L’idée d’aujourd’hui introduit la pensée que tu n’es pas emprisonné dans le monde que tu vois, parce que sa cause peut être changée. 2 Ce changement requiert, d’abord, que la cause soit identifiée puis lâchée, afin qu’elle puisse être remplacée. 3 Les deux premiers pas dans cette démarche requièrent ta coopération. 4 Pas le dernier. 5 Tes images ont déjà été remplacées. 6 En faisant les deux premiers pas, tu verras qu’il en est ainsi.

6. En plus de l’utiliser en cas de besoin tout le long de la journée, cinq périodes d’exercice sont requises pour appliquer l’idée d’aujourd’hui. 2 Répète-toi d’abord lentement l’idée en regardant autour de toi, puis ferme les yeux et consacre environ une minute à chercher dans ton esprit autant de pensées d’attaque qu’il t’en viendra. 3 Tandis que chacune d’elles te traverse l’esprit, dis :

4 Je peux échapper du monde que je vois en abandonnant

les pensées d’attaque au sujet de _____.

5 Garde chaque pensée d’attaque à l’esprit en disant cela, puis écarte cette pensée et passe à la suivante.

7. Durant les périodes d’exercice, assure-toi d’inclure à la fois les pensées où tu attaques et celles où tu es attaqué. 2 Leurs effets sont exactement les mêmes parce qu’elles sont exactement les mêmes. 3 Tu ne reconnais pas encore cela et pour l’instant il t’est seulement demandé de les traiter comme étant les mêmes pendant les périodes d’exercice d’aujourd’hui. 4 Nous en sommes encore au stade d’identifier la cause du monde que tu vois. 5 Quand tu auras finalement appris que les pensées où tu attaques et celles où tu es attaqué ne sont pas différentes, tu seras prêt à lâcher prise de la cause.

L’Inspiration

Le chant oublié

1. N’oublie jamais que le monde que «voient» les non-voyants doit être imaginé, car ce à quoi il ressemble réellement leur est inconnu. 2 De preuves à jamais indirectes, ils doivent inférer ce qui pourrait être vu, et reconstruire leurs inférences selon qu’ils trébuchent et tombent à cause de ce qu’ils n’ont pas reconnu ou qu’ils passent sans se blesser par des portes grand ouvertes qu’ils pensaient fermées. 3 Et c’est ainsi pour toi. 4 Tu ne vois pas. 5 Tes signaux d’inférence sont faux; ainsi tu trébuches et tombes sur les pierres que tu n’as pas reconnues, mais tu manques de prendre conscience que tu peux passer par les portes que tu pensais fermées, et qui se tiennent grand ouvertes devant tes yeux aveugles, en attendant de t’accueillir.

2. Comme il est sot d’essayer de juger ce qui à la place pourrait être vu ! 2 Il n’est pas nécessaire d’imaginer ce à quoi le monde doit ressembler. 3 Il doit d’abord être vu afin que tu le reconnaisses pour ce qu’il est. 4 On peut te montrer quelles portes sont ouvertes et tu peux voir où se trouve la sécurité; quel chemin mène aux ténèbres, quel à la lumière. 5 Le jugement te donnera toujours de fausses directions, mais la vision te montre où aller. 6 Pourquoi devrais-tu deviner?

3. Il n’est pas besoin d’apprendre par la douleur. 2 Et les douces leçons s’acquièrent joyeusement et se retiennent avec joie. 3 Ce qui te rend heureux, tu veux l’apprendre et ne pas l’oublier. 4 Ce n’est pas cela que tu voudrais nier. 5 Ta question est de savoir si les moyens permettant d’apprendre ce cours t’apporteront la joie qu’il promet. 6 Si tu croyais que oui, tu n’aurais aucun problème à l’apprendre. 7 Tu n’es pas encore un apprenant heureux parce que tu restes encore incertain si la vision te donne plus que le jugement; et tu as appris que tu ne peux pas avoir les deux.

4. Les aveugles s’accoutument à leur monde à force de s’ajuster à lui. 2 Ils pensent qu’ils savent s’y retrouver. 3 Ils l’ont appris, non par de joyeuses leçons mais par la dure nécessité des limites dont ils croyaient ne pas pouvoir triompher. 4 Croyant toujours cela, ces leçons leur sont chères et ils s’y accrochent parce qu’ils ne peuvent pas voir. 5 Ils ne comprennent pas que ces leçons les gardent aveugles. 6 Cela, ils ne le croient pas. 7 Ainsi ils gardent le monde qu’ils ont appris à «voir» dans leur imagination, croyant qu’ils ont le choix entre cela et rien. 8 Ils haïssent le monde qu’ils ont appris par la douleur. 9 Et tout ce qu’ils pensent qu’il y a en lui sert à leur rappeler qu’ils sont incomplets et amèrement dépouillés.

5. Ainsi ils définissent leur vie et où ils vivent, s’y ajustant comme ils pensent devoir le faire, ayant peur de perdre le peu qu’ils ont. 2 Ainsi en est-il de tous ceux qui voient le corps comme étant tout ce qu’ils ont et tout ce qu’ont leurs frères. 3 Ils essaient de se rencontrer mais ils échouent et échouent encore. 4 Et ils s’ajustent à la solitude, croyant qu’en gardant le corps, ils sauvent le peu qu’ils ont. 5 Écoute et tâche de penser si tu te souviens de ce dont nous allons parler maintenant.

6. Écoute — tu saisis peut-être comme une allusion à un état ancien pas tout à fait oublié; vague, peut-être, mais aussi étrangement familier, comme une chanson dont le nom est depuis longtemps oublié, et les circonstances dans lesquelles tu l’as entendue complètement effacées de ta mémoire. 2 Ce n’est pas tout le chant qui t’est resté mais seulement un petit brin de mélodie, qui ne se rattache ni à une personne ni à un lieu ni à rien de particulier. 3 Mais cette petite partie suffit pour que tu te souviennes combien ce chant était beau, comme le cadre dans lequel tu l’as entendu était merveilleux et combien tu aimais ceux qui étaient là et l’écoutaient avec toi.

7. Les notes ne sont rien. 2 Pourtant tu les as gardées en toi, pas pour elles-mêmes mais comme le doux souvenir de ce qui te ferait pleurer si tu te souvenais combien cela t’était cher. 3 Tu pourrais te souvenir, pourtant tu as peur, croyant que tu perdrais le monde que tu as appris depuis. 4 Et pourtant tu sais qu’il n’y a rien dans le monde que tu as appris qui te soit même moitié moins cher que cela. 5 Écoute et vois si tu te souviens d’un chant ancien que tu connaissais il y a si longtemps et qui t’était plus cher que toutes les mélodies que tu t’es enseigné à chérir depuis.

8. Au-delà du corps, par-delà le soleil et les étoiles, passé tout ce que tu vois et pourtant vaguement familier, il est un arc de lumière dorée qui s’étire devant toi en un grand cercle resplendissant. 2 Et tout le cercle se remplit de lumière sous tes yeux. 3 Les bords du cercle disparaissent, et ce qui est à l’intérieur n’est plus du tout contenu. 4 La lumière s’étend et recouvre tout, allant jusqu’à l’infini et brillant à jamais, sans rupture ni limite nulle part. 5 À l’intérieur tout est joint en parfaite continuité. 6 Il n’est pas possible non plus d’imaginer qu’il pourrait y avoir quoi que ce soit à l’extérieur, car nulle part cette lumière n’est pas.

9. Telle est la vision du Fils de Dieu, et tu le connais bien. 2 Telle est la vue de celui qui connaît son Père. 3 Telle est la mémoire de ce que tu es : une partie de cela, avec tout cela en dedans et joint au tout aussi sûrement que tout est joint en toi. 4 Accepte la vision qui peut te montrer cela, et non le corps. 5 Tu connais ce chant ancien, et le connais bien. 6 Rien ne te sera jamais aussi cher que cet ancien hymne d’amour que le Fils de Dieu chante encore à son Père.

10. Et maintenant les aveugles peuvent voir, car ce même chant qu’ils chantent en l’honneur de leur Créateur fait aussi leur éloge. 2 L’aveuglement qu’ils ont fait ne résistera pas à la mémoire de ce chant. 3 Et ils contempleront la vision du Fils de Dieu, en se rappelant qui est celui qu’ils chantent. 4 Qu’est-ce qu’un miracle, si ce n’est ce souvenir? 5 Et qui est-ce en qui ce souvenir n’est pas? 6 La lumière en un seul le réveille en tous. 7 Et quand tu la vois en ton frère, c’est pour tous que tu te souviens.

UCEM~LEÇON 22 – Ce que je vois est une forme de vengeance.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 22 - Ce que je vois est une forme de vengeance., Un Cours en Miracles on janvier 22, 2010 at 2:29

22 janv ~ 111231015629

LEÇON 22

Ce que je vois est une forme de vengeance.

1. L’idée d’aujourd’hui décrit exactement la façon dont quiconque garde des pensées d’attaque dans son esprit doit voir le monde. 2 Ayant projeté sa colère sur le monde, il voit la vengeance sur le point de le frapper. 3 Sa propre attaque est ainsi perçue comme légitime défense. 4 Cela devient de plus en plus un cercle vicieux jusqu’à ce qu’il soit désireux de changer sa façon de voir. 5 Autrement, des pensées d’attaque et de contre-attaque le préoccupent et peuplent son monde tout entier. 6 Quelle paix d’esprit lui est alors possible ?

2. C’est de ce fantasme brutal que tu veux échapper. 2 N’est-ce pas une joyeuse nouvelle d’entendre qu’il n’est pas réel ? 3 N’est-ce pas une heureuse découverte de trouver que tu peux t’échapper ? 4 Tu as fait ce que tu voudrais détruire; tout ce que tu hais, voudrais attaquer et tuer. 5 Tout ce que tu crains n’existe pas.

3. Regarde le monde autour de toi au moins cinq fois aujourd’hui, pendant une minute au moins chaque fois. 2 Tandis que ton regard passe lentement d’un objet à un autre, d’un corps à un autre, dis-toi :

3 Je ne vois que le périssable.

4 Je ne vois rien qui durera.

5 Ce que je vois n’est pas réel.

6 Ce que je vois est une forme de vengeance.

7 À la fin de chaque période d’exercice, demande-toi :

8 Est-ce là le monde que je veux réellement voir ?

9 La réponse est sûrement évidente.

L’Inspiration

Guérison et foi

1. Nous avons dit plus tôt que lorsqu’une situation avait été entièrement vouée à la vérité, la paix était inévitable. 2 Qu’elle soit atteinte est le critère par lequel l’entièreté du dévouement peut être présumée sans risque de se tromper. 3 Or nous avons dit aussi que la paix sans la foi ne sera jamais atteinte, car ce qui est voué à la vérité comme seul but est porté à la vérité par la foi. 4 Cette foi englobe tous ceux qui sont concernés, car c’est ainsi seulement que la situation peut être perçue comme signifiante et comme un tout. 5 Et chacun doit être concerné, sinon ta foi est limitée et ton dévouement incomplet.

2. Chaque situation, correctement perçue, devient une occasion de guérir le Fils de Dieu. 2 Et il est guéri parce que tu lui as offert la foi, le donnant au Saint-Esprit et le délivrant de toute exigence que ton ego aurait envers lui. 3 Ainsi tu le vois libre, et cette vision, le Saint-Esprit la partage. 4 Puisqu’Il la partage, Il l’a donnée; et donc Il guérit par toi. 5 C’est de te joindre à Lui dans un but unifié qui rend ce but réel, parce que tu le rends entier. 6 Et cela est la guérison. 7 Le corps est guéri parce que tu es venu sans lui et t’es joint à l’Esprit dans lequel repose toute guérison.

3. Le corps ne peut guérir, parce qu’il ne peut se rendre malade. 2 Il n’a pas besoin de guérison. 3 Sa santé ou sa maladie dépendent entièrement de la façon dont l’esprit le perçoit, et du but pour lequel l’esprit voudrait l’utiliser. 4 Il est évident qu’un segment de l’esprit peut se voir lui-même comme étant séparé du But universel. 5 Quand cela se produit, le corps devient l’arme qu’il utilise contre ce But, pour démontrer le «fait» que la séparation s’est produite. 6 Le corps devient ainsi l’instrument de l’illusion et agit en conséquence : il voit ce qui n’est pas là, entend ce que la vérité n’a jamais dit et se conduit de manière insane, étant emprisonné par l’insanité.

4. N’oublie pas ce que nous avons dit plus tôt, à savoir que l’absence de foi mène droit aux illusions. 2 Car l’absence de foi est la perception d’un frère comme un corps, et le corps ne peut pas être utilisé dans un but d’union. 3 Si, donc, tu vois ton frère comme un corps, tu as établi une condition dans laquelle il devient impossible de t’unir à lui. 4 Ton absence de foi envers lui t’a séparé de lui et vous a gardés tous les deux d’être guéris. 5 Ainsi ton absence de foi s’est opposée au but du Saint-Esprit et a amené les illusions, centrées sur le corps, à se dresser entre vous. 6 Et le corps semblera malade, car tu en as fait un « ennemi » de la guérison et l’opposé de la vérité.

5. Il ne peut pas être difficile de se rendre compte que la foi doit être l’opposé de l’absence de foi. 2 Or la différence entre leurs façons d’opérer est moins apparente, bien qu’elle découle directement de la différence fondamentale dans ce qu’elles sont. 3 L’absence de foi limite et attaque toujours; la foi enlève toute limitation et rend entier. 4 L’absence de foi détruit et sépare; la foi unit et guérit. 5 L’absence de foi interpose les illusions entre le Fils de Dieu et son Créateur; la foi enlève tous les obstacles qui semblent se dresser entre eux. 6 L’absence de foi est entièrement vouée aux illusions; la foi l’est entièrement à la vérité. 7 Un dévouement partiel est impossible. 8 La vérité est l’absence d’illusion; l’illusion est l’absence de vérité. 9 Les deux ne peuvent être ensemble ni être perçues au même endroit. 10 Te vouer aux deux, c’est te fixer un but à jamais impossible à atteindre, car une partie est recherchée par le corps, considéré comme un moyen de rechercher la réalité par l‘attaque. 11 L’autre partie voudrait guérir et fait donc appel à l’esprit et non au corps.

6. L’inévitable compromis est de croire que c’est le corps et non l’esprit qui doit être guéri. 2 Car ce but divisé leur a donné à tous les deux une égale réalité, ce qui ne serait possible que si l’esprit était limité au corps et divisé en petites parties en apparence entières mais sans connexion entre elles. 3 Cela ne nuira pas au corps, mais cela gardera le système de pensée délirant dans l’esprit. 4 Là est donc le besoin de guérison. 5 Or là est la guérison. 6 Car Dieu n’a pas donné la guérison à part de la maladie, pas plus qu’il n’a établi le remède là où la maladie ne saurait être. 7 Elles sont ensemble, et lorsqu’elles sont vues ensemble, toute tentative pour garder à la fois la vérité et l’illusion dans l’esprit, où les deux doivent être, est reconnue pour dévouement à l’illusion, et est abandonnée lorsque portée à la vérité et vue comme totalement irréconciliable avec la vérité, à tous égards et sous tous les rapports.

7. Il n’y a pas de connexion entre la vérité et l’illusion. 2 Cela restera vrai à jamais, si fort que tu puisses chercher à les connecter. 3 Mais les illusions sont toujours connectées, comme l’est la vérité. 4 L’une et l’autre sont unies et constituent un système de pensée complet, mais elles sont totalement déconnectées l’une de l’autre. 5 Percevoir cela, c’est reconnaître où est la séparation et où elle doit être guérie. 6 Le résultat d’une idée n’est jamais séparé de sa source. 7 L’idée de séparation a produit le corps et lui reste connectée, ce qui le rend malade parce que l’esprit s’identifie avec lui. 8 Tu penses que tu protèges le corps en cachant cette connexion, car cette dissimulation semble garder ton identification à l’abri de l’«attaque» de la vérité.

8. Si seulement tu comprenais combien cette étrange dissimulation a blessé ton esprit, et à quel point ta propre identification en est devenue confuse ! 2 Tu ne vois pas comme est grande la dévastation causée par ton absence de foi, car l’absence de foi est une attaque qui semble être justifiée par ses résultats. 3 Car en retenant la foi, tu vois ce qui en est indigne et tu ne peux pas regarder au-delà de cette barrière vers ce qui est joint à toi.

9. Avoir la foi, c’est guérir. 2 C’est le signe que tu as accepté l’Expiation pour toi-même et par conséquent voudrais la partager. 3 Par la foi, tu fais le don de la délivrance du passé, que tu as reçu. 4 Tu n’utilises rien de ce que ton frère a fait auparavant pour le condamner maintenant. 5 Tu choisis librement de passer sur ses erreurs, regardant plus loin que toutes les barrières entre toi et lui, et les voyant comme une seule. 6 Et dans celle-ci tu vois que ta foi est pleinement justifiée. 7 Il n’y a aucune justification à l’absence de foi, mais la foi est toujours justifiée.

10. La foi est l’opposé de la peur, et elle fait partie de l’amour au même titre que la peur fait partie de l’attaque. 2 La foi est la re-connaissance de l’union. 3 Par elle tu reconnais gracieusement que chacun est le Fils de ton Père très aimant, aimé de Lui comme tu l’es et donc aimé de toi comme toi-même. 4 C’est Son Amour qui te joint à ton frère, et pour Son Amour tu ne voudrais garder personne séparé du tien. 5 Chacun apparaît exactement tel qu’il est perçu dans l’instant saint, uni dans ton but d’être délivré de la culpabilité. 6 Tu vois le Christ en lui, et il est guéri parce que tu regardes ce qui rend la foi à jamais justifiée en chacun.

11. La foi est le don de Dieu, par Celui Que Dieu t’a donné. 2 L’absence de foi regarde le Fils de Dieu et le juge indigne de pardon. 3 Mais vu par les yeux de la foi, le Fils de Dieu est déjà pardonné, libre de toute la culpabilité qu’il s’est imposée. 4 La foi le voit seulement maintenant, parce qu’elle ne se tourne pas vers le passé pour le juger et qu’elle ne voit en lui que ce qu’elle verrait en toi. 5 Elle ne voit pas par les yeux du corps et elle ne se tourne pas vers les corps pour sa justification. 6 C’est le messager de la perception nouvelle, envoyé pour rassembler les témoins de sa venue et te renvoyer leurs messages.

12. La foi est aussi facilement échangée contre la connaissance que l’est le monde réel. 2 Car la foi vient de la perception du Saint-Esprit et c’est le signe que tu la partages avec Lui. 3 La foi est un don que tu offres au Fils de Dieu par Lui, et elle est entièrement acceptable pour son Père comme pour Lui. 4 Par conséquent, elle t’est offerte. 5 Ta relation sainte, avec son nouveau but, t’offre la foi à donner à ton frère. 6 Ton absence de foi vous a éloignés, toi et lui, ainsi tu ne reconnais pas le salut en lui. 7 Or la foi vous unit dans la sainteté que tu vois, non pas par les yeux du corps mais par la vue de Celui Qui vous a joints, et en Qui vous êtes unis.

13. La grâce n’est pas donnée à un corps mais à un esprit. 2 L’esprit qui la reçoit regarde immédiatement au-delà du corps et voit le saint lieu où il a été guéri. 3 Là est l’autel où la grâce fut donnée, dans lequel il est encore. 4 Offre donc grâce et bénédiction à ton frère, car vous êtes au même autel où la grâce fut déposée pour vous deux. 5 Soyez guéris ensemble par la grâce, afin que vous guérissiez par la foi.

14. Dans l’instant saint, toi et ton frère vous tenez devant l’autel que Dieu a élevé à Lui-même et à vous deux. 2 Mettez de côté l’absence de foi et venez-y ensemble. 3 Là tu verras le miracle de votre relation telle que la foi l’a refaite. 4 Là aussi tu te rendras compte qu’il n’est rien que la foi ne puisse pardonner. 5 Aucune erreur n’interfère avec sa calme vue, qui à toutes apporte le miracle de la guérison avec la même facilité. 6 Car les messagers de l’amour font exactement ce qu’ils ont été envoyés faire, et ils te ramènent la bonne nouvelle que cela fut fait pour toi et ton frère qui vous tenez ensemble devant l’autel d’où ils furent envoyés.

15. Comme l’absence de foi gardera vos petits royaumes stériles et séparés, ainsi la foi aidera le Saint-Esprit à préparer la terre pour le plus saint des jardins qu’il voudrait en faire. 2 Car la foi apporte la paix et ainsi invite la vérité à entrer et à embellir ce qui a déjà été préparé pour la beauté. 3 La vérité suit la foi et la paix, complétant le processus d’embellissement qu’elles ont commencé. 4 Car la paix est encore un but d’apprentissage, dont il n’est plus besoin une fois la leçon apprise. 5 Or la vérité restera à jamais.

16. Que ton dévouement, donc, aille à l’éternel; apprends comment ne pas lui faire interférence et ne pas en faire l’esclave du temps. 2 Car ce que tu penses faire à l’éternel, c’est à toi que tu le fais. 3 Celui que Dieu a créé Son Fils n’est l’esclave de rien, étant seigneur de tout, avec son Créateur. 4 Tu peux asservir un corps, mais une idée est libre, incapable d’être gardée en prison ou limitée de quelque façon que ce soit, sauf par l’esprit qui l’a pensée. 5 Car elle reste jointe à sa source, qui est son geôlier ou son libérateur, selon le but qu’elle choisit de se donner.

UCEM~LEÇON 21 – Je suis déterminé à voir les choses différemment.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 21 - Je suis déterminé à voir les choses différemment., Un Cours en Miracles on janvier 21, 2010 at 12:33

21 janv ~ l'oeil unique

LEÇON 21

Je suis déterminé à voir les choses différemment.

1. L’idée d’aujourd’hui est évidemment la continuation et l’extension de la précédente. 2 Cette fois, cependant, des périodes d’exercice réservées à l’examen d’esprit sont nécessaires, en plus d’appliquer l’idée aux situations particulières comme elles se présenteront. 3 Il est vivement conseillé de faire cinq périodes d’exercice, en accordant une bonne minute à chacune.

2. Dans les périodes d’exercice, commence en te répétant l’idée. 2 Puis ferme les yeux et cherche avec soin dans ton esprit les situations passées, présentes ou anticipées qui suscitent la colère en toi. 3 La colère peut prendre la forme de n’importe quelle réaction, allant d’une légère irritation jusqu’à la rage. 4 Le degré de l’émotion que tu éprouves n’a pas d’importance. 5 Tu deviendras de plus en plus conscient qu’une pointe minime d’irritation n’est rien d’autre qu’un voile tiré sur une intense fureur.

3. Par conséquent, essaie de ne pas laisser les “petites” pensées de colère t’échapper pendant les périodes d’exercice. 2 Souviens-toi que tu ne reconnais pas réellement ce qui suscite la colère en toi, et rien de ce que tu crois sous ce rapport ne signifie quoi que ce soit. 3 Tu seras probablement tenté de t’attarder davantage sur certaines situations ou sur certaines personnes que sur d’autres, pour la fallacieuse raison qu’elles sont plus “évidentes”. 4 Il n’en est rien. 5 C’est simplement un exemple de la croyance que certaines formes d’attaque sont plus justifiées que d’autres.

4. En cherchant dans ton esprit toutes les formes sous lesquelles les pensées d’attaque se présentent, garde chacune d’elles à l’esprit en te disant :

2 Je suis déterminé à voir _____ [nom de la personne]

différemment.

3 Je suis déterminé à voir _____ [précise la situation]

différemment.

5. Essaie d’être aussi précis que possible. 2 Par exemple, tu peux concentrer ta colère sur un attribut particulier d’une personne particulière, croyant que la colère est limitée à cet aspect. 3 Si ta perception souffre de cette forme de distorsion, dis :

4 Je suis déterminé à voir _____ [précise l’attribut] de

_____ [nom de la personne] différemment.

L’Inspiration

Les conditions de la paix

1. L’instant saint n’est rien de plus qu’un cas particulier, ou un exemple extrême de ce que chaque situation est censée être. 2 La signification que lui a donnée le but du Saint-Esprit est aussi donnée à chaque situation. 3 Il appelle la même suspension de l’absence de foi, retenue et laissée inutilisée, afin que la foi puisse répondre à l’appel de la vérité. 4 L’instant saint est l’exemple éclatant, la démonstration claire et sans équivoque de la signification de chaque relation et de chaque situation, vue en son entier. 5 La foi a accepté chaque aspect de la situation et l’absence de foi ne lui a imposé aucune exclusion. 6 C’est une situation de paix parfaite, pour la simple raison que tu l’as laissée être ce qu’elle est.

2. Cette simple courtoisie est tout ce que le Saint-Esprit demande de toi. 2 Laisse la vérité être ce qu’elle est. 3 N’y fais pas intrusion, ne l’attaque pas, n’interromps pas sa venue. 4 Laisse-la embrasser chaque situation et t’apporter la paix. 5 Pas même la foi ne t’est demandée, car la vérité ne demande rien. 6 Laisse-la entrer et elle appellera et t’assurera la foi dont tu as besoin pour la paix. 7 Mais ne t’élève pas contre elle, car elle ne peut venir si tu t’y opposes.

3. N’aimerais-tu pas faire un instant saint de chaque situation? 2 Car tel est le don de la foi, librement donné partout où l’absence de foi est mise de côté, inutilisée. 3 Et alors le pouvoir du but du Saint-Esprit est libre d’être utilisé à la place. 4 Ce pouvoir transforme instantanément toutes les situations en un seul moyen, sûr et continu, d’établir Son but et d’en démontrer la réalité. 5 Ce qui a été démontré appelait la foi, et la foi lui a été donnée. 6 Maintenant cela devient un fait, auquel il n’est plus possible de retenir la foi. 7 L’effort de refuser la foi à la vérité est énorme, et bien plus grand que tu ne l’imagines. 8 Mais de répondre à la vérité par la foi n’entraîne pas du tout d’effort.

4. Pour toi qui as reconnu l’Appel de ton Rédempteur, l’effort de ne pas répondre à Son Appel semble être plus grand qu’avant. 2 Il n’en est rien. 3 Avant, l’effort était là, mais tu l’attribuais à autre chose, croyant que cette «autre chose» le produisait. 4 Cela n’a jamais été vrai. 5 Car ce que cette «autre chose» produisait était le chagrin et la dépression, la maladie et la douleur, les ténèbres et les vagues terreurs de ton imagination, les peurs glacées de tes fantasmes et les rêves brûlants de l’enfer. 6 Et cela n’était que l’effort intolérable de refuser de donner foi à la vérité, et d’en voir l’évidente réalité.

5. Telle fut la crucifixion du Fils de Dieu. 2 Son absence de foi lui a fait cela. 3 Réfléchis bien avant de te laisser utiliser ton absence de foi contre lui. 4 Car il est ressuscité, et tu as accepté pour tienne la Cause de son réveil. 5 Tu as assumé ton rôle dans sa rédemption et tu es maintenant pleinement responsable envers lui. 6 Ne le déçois pas maintenant, car il t’a été donné de te rendre compte de ce que ton manque de foi en lui doit signifier pour toi. 7 Son salut est ton seul but. 8 Ne vois que cela en chaque situation et ce sera le moyen de n’apporter que cela.

6. Lorsque tu as accepté la vérité pour but de ta relation, tu es devenu un donneur de paix aussi sûrement que ton Père t’a donné la paix. 2 Car le but de paix ne peut pas être accepté indépendamment de ses conditions, et tu as eu foi en lui car nul n’accepte ce qu’il ne croit pas réel. 3 Ton but n’a pas changé, et il ne changera pas, car tu as accepté ce qui ne peut jamais changer. 4 Et maintenant tu ne peux rien lui retenir de ce dont il a besoin pour être à jamais inchangeable. 5 Ta délivrance est certaine. 6 Donne comme tu as reçu. 7 Et démontre que tu t’es élevé bien au-dessus de toute situation qui pourrait te retenir et te garder séparé de Celui Dont tu as répondu à l’Appel.

UCEM~LEÇON 20 – Je suis déterminé à voir.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 20 - Je suis déterminé à voir., Un Cours en Miracles on janvier 20, 2010 at 12:44

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LEÇON 20

Je suis déterminé à voir.

1. Jusqu’à présent nous avons été assez désinvoltes en ce qui a trait aux périodes d’exercice. 2 Nous n’avons fait pratiquement aucune tentative pour dicter le moment de les entreprendre; un effort minimal était requis; et n’étaient demandés ni même de coopération active ni d’intérêt. 3 Cette approche était intentionnelle et elle a été planifiée très soigneusement. 4 Nous n’avons pas perdu de vue l’importance cruciale du renversement de ta pensée. 5 Le salut du monde en dépend. 6 Or tu ne verras pas si tu te considères contraint, et si tu cèdes au ressentiment et à l’opposition.

2. Ceci est notre première tentative pour introduire une structure. 2 Ne le prends pas pour un effort destiné à exercer de la force ou de la pression. 3 Tu veux le salut. 4 Tu veux être heureux. 5 Tu veux la paix. 6 Tu ne les as pas maintenant, parce que ton esprit est totalement indiscipliné et tu ne peux pas distinguer entre la joie et le chagrin, le plaisir et la douleur, l’amour et la peur. 7 Tu apprends maintenant comment les distinguer. 8 Et ta récompense sera grande, en effet.

3. Ta décision de voir est tout ce que la vision requiert. 2 Ce que tu veux est à toi. 3 Ne fais pas l’erreur de croire que le peu d’effort qui t’est demandé est une indication du peu de valeur de notre but. 4 Le salut du monde peut-il être un but banal ? 5 Et le monde peut-il être sauvé si tu ne l’es pas ? 6 Dieu n’a qu’un Fils, et il est la résurrection et la vie. 7 Sa volonté est faite parce que tout pouvoir lui est donné dans le Ciel et sur la terre. 8 Dans ta détermination à voir, la vision t’est donnée.

4. Les exercices d’aujourd’hui consistent à te rappeler tout le long de la journée que tu veux voir. 2. L’idée d’aujourd’hui implique aussi tacitement la re-connaissance du fait que tu ne vois pas maintenant. 3 Par conséquent, en répétant l’idée, tu affirmes que tu es déterminé à changer ton état présent pour un état meilleur, que tu veux réellement.

5. Répète l’idée d’aujourd’hui lentement et positivement au moins deux fois par heure aujourd’hui, en essayant de le faire toutes les demi-heures. 2 Ne t’inquiète pas si tu oublies de le faire, mais efforce-toi réellement de t’en souvenir. 3 Les répétitions supplémentaires devraient s’appliquer à toute situation, personne ou évènement qui te contrarie. 4 Tu peux les voir différemment, et tu le feras. 5 Ce que tu désires, tu le verras. 6 Telle est la réelle loi de cause et effet comme elle opère dans le monde.

L’Inspiration

LE BUT DE LA PARTICULARITÉ

Introduction

1. N’oublie pas que la motivation pour ce cours est l’atteinte et la conservation de l’état de paix. 2 Étant donné cet état, l’esprit est quiet, et la condition est atteinte dans laquelle tu te souviens de Dieu. 3 Il n’est pas nécessaire de Lui dire quoi faire. 4 Il n’échouera pas. 5 Là où Il peut entrer, là Il est déjà. 6 Et se peut-il qu’Il ne puisse entrer là où Il veut être? 7 La paix sera tienne parce que c’est Sa Volonté. 8 Peux-tu croire qu’une ombre puisse retenir la Volonté qui tient l’univers en sécurité? 9 Dieu n’attend pas que les illusions Le laissent être Lui-même. 10 Pas plus que Son Fils. 11 Ils sont. 12 Et quelle illusion qui semble vainement flotter entre Eux a le pouvoir de faire échouer ce qui est Leur Volonté?

2. Apprendre ce cours requiert le désir de remettre en question chaque valeur que tu as. 2 Pas une ne peut être gardée cachée et obscure, sinon elle compromet ton apprentissage. 3 Aucune croyance n’est neutre. 4 Chacune a le pouvoir de dicter chaque décision que tu prends. 5 Car une décision est une conclusion basée sur tout ce que tu crois. 6 C’est la conséquence de la croyance, qui s’ensuit aussi sûrement que la souffrance suit la culpabilité et la liberté, l’impeccabilité. 7 Il n’y a pas de substitut à la paix. 8 Ce que Dieu crée n’a pas d’alternative. 9 La vérité surgit de ce qu’Il connaît. 10 Et tes décisions viennent de tes croyances aussi certainement que toute création a surgi dans Son Esprit à cause de ce qu’Il connaît.

UCEM~LEÇON 19 – Je ne suis pas seul à éprouver les effets de mes pensées.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 19 - Je ne suis pas seul à éprouver les effets de mes pensées., Un Cours en Miracles on janvier 19, 2010 at 12:53

19 janvier ~ Pensees

LEÇON 19

Je ne suis pas seul à éprouver les effets de mes pensées.

1. L’idée d’aujourd’hui est évidemment la raison pour laquelle ta vue n’affecte pas que toi seul. 2 Tu remarqueras que parfois les idées reliées à la pensée précèdent celles qui sont reliées à la perception, tandis qu’à d’autres moments l’ordre est inversé. 3 La raison en est que l’ordre n’importe pas. 4 En fait, la pensée et ses résultats sont simultanés, car cause et effet ne sont jamais séparés.

2. Aujourd’hui nous insistons à nouveau sur le fait que les esprits sont joints. 2 Cette idée est rarement entièrement bien accueillie au début, puisqu’elle semble porteuse d’un énorme sentiment de responsabilité, et qu’elle peut même être considérée comme une “invasion dans la vie privée”. 3 Or le fait est qu’il n’y a pas de pensées privées. 4 Malgré ta résistance initiale à cette idée, tu finiras par comprendre qu’elle doit être vraie si le salut est le moindrement possible. 5 Et le salut doit être possible parce qu’il est la Volonté de Dieu.

3. L’examen d’esprit d’une minute environ qui est requis pour les exercices d’aujourd’hui sera entrepris les yeux fermés. 2 L’idée d’aujourd’hui sera d’abord répétée, puis l’esprit examiné attentivement pour y découvrir les pensées qu’il contient à ce moment-là. 3 Considère chacune d’elles, en la désignant par le nom de la personne ou du thème central qu’elle contient, puis garde-la présente à l’esprit en disant :

4 Je ne suis pas seul à éprouver les effets de cette pensée au sujet de _____.

4. L’exigence de faire aussi peu de discrimination que possible en choisissant les sujets pour les périodes d’exercice devrait maintenant t’être assez familière; ainsi, bien qu’elle soit incluse occasionnellement à titre de rappel, elle ne sera plus répétée chaque jour. 2 N’oublie pas, toutefois, qu’il reste essentiel du début à la fin que les sujets soient choisis au hasard pour toutes les périodes d’exercice. 3 En définitive, c’est l’absence d’ordre sous ce rapport qui rendra la re-connaissance de l’absence d’ordre dans les miracles signifiante pour toi.

5. Outre l’application ” au besoin” de l’idée d’aujourd’hui, au moins trois périodes d’exercice sont requises, en écourtant leur durée si nécessaire. 2 N’essaie pas d’en faire plus de quatre.

L’Inspiration

Concept de soi versus Soi

1. L’apprentissage du monde est bâti sur un concept de soi ajusté à la réalité du monde. 2 Il lui va bien. 3 Car c’est une image qui convient à un monde d’ombres et d’illusions. 4 Il est ici chez lui, où ce qu’il voit ne fait qu’un avec lui. 5 C’est à la construction d’un concept de soi que sert l’apprentissage du monde. 6 Tel est son but : que tu viennes sans un soi, et que tu en fasses un au fur et à mesure. 7 Et au moment où tu atteins la «maturité», tu l’as perfectionné, pour traiter le monde d’égal à égal, en accord avec ses exigences.

2. Le concept de soi est fait par toi. 2 Il n’a pas du tout de ressemblance avec toi. 3 C’est une idole, faite pour prendre la place de ta réalité en tant que Fils de Dieu. 4 Le concept de soi que le monde voudrait enseigner n’est pas la chose qu’il paraît être. 5 Car il est fait pour servir deux buts, dont un seul peut être reconnu par l’esprit. 6 Le premier présente la face de l’innocence, l’aspect qui subit. 7 C’est cette face qui sourit, charme et semble même aimer. 8 Elle recherche des compagnons, et elle regarde, parfois avec pitié, la souffrance, et parfois offre un réconfort. 9 Elle croit qu’elle est bonne dans un monde mauvais.

3. Cet aspect peut se mettre en colère, car le monde est infâme et incapable de fournir l’amour et le refuge que l’innocence mérite. 2 Ainsi cette face est-elle souvent mouillée de larmes devant les injustices que le monde accorde à ceux qui voudraient être généreux et bons. 3 Cet aspect n’attaque jamais en premier. 4 Mais chaque jour cent petites choses lancent de petits assauts contre son innocence, le provoquant jusqu’à l’irritation, et enfin jusqu’à l’insulte et l’injure ouvertes.

4. La face de l’innocence que porte si fièrement le concept de soi peut tolérer l’attaque en légitime défense, car n’est-ce pas un fait bien connu que le monde traite rudement l’innocence sans défense? 2 Nul ne fait une image de lui-même sans y mettre cette face, car il en a besoin. 3 L’autre côté, il ne veut pas le voir. 4 C’est pourtant là que l’apprentissage du monde a ses visées, car c’est là qu’est établie la «réalité» du monde, pour veiller à ce que l’idole dure.

5. Sous la face de l’innocence, il y a une leçon que le concept de soi a été fait pour enseigner. 2 C’est la leçon d’un terrible déplacement et d’une peur si dévastatrice que la face qui sourit au-dessus doit à jamais détourner son regard, de crainte de percevoir la traîtrise qu’elle cache. 3 La leçon enseigne ceci : «Je suis la chose que tu as faite de moi, et quand tu me regardes, tu es condamné à cause de ce que je suis.» 4 À ce concept de soi le monde réagit avec un sourire d’approbation, car il garantit que les chemins du monde sont bien gardés, et que ceux qui les parcourent ne s’échapperont point.

6. Voici la leçon centrale qui assure que ton frère est condamné éternellement. 2 Car ce que tu es est maintenant devenu son péché. 3 Pour cela, il n’est pas de pardon possible. 4 Peu importe maintenant ce qu’il fait, car tu lèves un doigt accusateur, inébranlablement et mortellement pointé vers lui. 5 Il pointe aussi vers toi, mais cela est gardé encore plus profondément dans le brouillard sous la face de l’innocence. 6 Dans ces caveaux voilés, tous ses péchés et tous les tiens sont préservés et gardés dans les ténèbres, où ils ne peuvent pas être perçus comme des erreurs, ce que la lumière montrerait sûrement. 7 Tu ne peux pas être blâmé de ce que tu es, pas plus que tu ne peux changer les choses que cela te fait faire. 8 Ton frère est donc pour toi le symbole de tes péchés, et tu ne fais que le condamner en silence, et pourtant avec une urgence qui n’a point de cesse, pour la chose haïe que tu es.

7. Les concepts sont appris. 2 Ils ne sont pas naturels. 3 À part de l’apprentissage, ils n’existent pas. 4 Ils ne sont pas donnés, donc ils doivent être faits. 5 Aucun d’eux n’est vrai, et beaucoup proviennent d’imaginations fiévreuses, échauffées par la haine et les distorsions nées de la peur. 6 Qu’est-ce qu’un concept, sinon une pensée à laquelle son faiseur donne une signification qui lui est propre? 7 Les concepts maintiennent le monde. 8 Mais ils ne peuvent être utilisés pour démontrer que le monde est réel. 9 Car ils sont tous faits à l’intérieur du monde, nés dans son ombre, grandis à sa manière et enfin «mûris» dans sa pensée. 10 Ce sont des idées d’idoles, peintes avec les brosses du monde, lesquelles ne peuvent pas faire une seule image représentant la vérité.

8. Un concept de soi est in-signifiant, car nul ici ne peut voir à quoi il sert, ni par conséquent se représenter ce que c’est. 2 Or tout l’apprentissage que le monde dirige commence et finit dans le seul but de t’enseigner ce concept de toi-même, afin que tu choisisses de suivre les lois de ce monde et jamais ne cherches à aller au-delà de ses routes, ni ne te rendes compte de la façon dont tu te vois toi-même. 3 Maintenant le Saint-Esprit doit trouver une façon de t’aider à voir que ce concept de soi doit être défait, si quelque paix d’esprit doit t’être donnée. 4 Il ne peut pas non plus être désappris, sauf par des leçons visant à enseigner que tu es quelque chose d’autre. 5 Car autrement, il te serait demandé d’échanger ce que tu crois maintenant contre une perte totale de soi, et une plus grande terreur surgirait en toi.

9. C’est pourquoi les plans de leçon du Saint-Esprit sont structurés en étapes faciles; de sorte que même s’il y a parfois un certain malaise ou quelque détresse, il n’y a pas de bris de ce qui a été appris mais une simple retraduction de ce qui semble en faire la preuve. 2 Considérons donc ce qu’il y a comme preuve que tu es ce que ton frère a fait de toi. 3 Car bien que tu ne perçoives pas encore que c’est ce que tu penses, tu as sûrement appris jusqu’ici que tu te conduis comme si ce l’était. 4 Réagit-il pour toi? 5 Et sait-il exactement ce qui pourrait arriver? 6 Peut-il voir ton avenir et décréter, par avance, ce que tu devrais faire en toute circonstance? 7 Il doit avoir fait le monde tout autant que toi pour avoir une telle prescience des choses à venir.

10. Que tu sois ce que ton frère a fait de toi, cela semble très improbable. 2 Même s’il l’avait fait, qui t’a donné la face de l’innocence? 3 Est-ce ta contribution? 4 Qui, donc, est le «toi» qui l’as faite? 5 Et qui est trompé par toute ta bonté, et l’attaque ainsi? 6 Oublions la sottise du concept et ne pensons qu’à ceci : il y a deux parties à ce que tu penses être. 7 Si l’une était générée par ton frère, qui était là pour faire l’autre? 8 Et à qui quelque chose doit-il être caché? 9 Si le monde est mauvais, il reste qu’il n’est pas besoin de cacher ce dont tu es fait. 10 Qui est là pour le voir? 11 Et qu’est-ce, sinon ce qui est attaqué, qui pourrait avoir besoin de défense?

11. Peut-être que la raison pour laquelle ce concept doit être gardé dans les ténèbres, c’est que, à la lumière, celui qui ne le penserait pas vrai, c’est toi. 2 Et qu’arriverait-il au monde que tu vois, si toutes ses fondations étaient enlevées? 3 Ton concept du monde dépend de ce concept de soi. 4 Et les deux disparaîtraient, si jamais l’un ou l’autre était mis en doute. 5 Le Saint-Esprit ne cherche pas à jeter la panique en toi. 6 Ainsi demande-t-Il simplement s’il est possible de soulever juste une petite question.

12. Il y a des alternatives quant à la chose que tu dois être. 2 Tu pourrais, par exemple, être la chose que tu as choisie que soit ton frère. 3 Cela déplace le concept de soi de ce qui était entièrement passif, en faisant au moins une place pour un choix actif, et l’admission dans une certaine mesure qu’il doit y avoir eu interaction. 4 Il y a une certaine compréhension de ce que tu as choisi pour vous deux, et que ce qu’il représente a une signification qui lui a été donnée par toi. 5 Cela jette aussi un peu de lumière sur la loi de la perception voulant que ce que tu vois reflète l’état d’esprit de celui qui perçoit. 6 Or qui est celui qui a choisi en premier? 7 Si tu es ce que tu as choisi que soit ton frère, c’est qu’il y avait des alternatives parmi lesquelles choisir, et quelqu’un doit d’abord avoir décidé laquelle choisir, en laissant tomber l’autre.

13. Quoique cette étape apporte des gains, elle n’aborde pas encore une question fondamentale. 2 Quelque chose a dû venir avant ces concepts de soi. 3 Et quelque chose a dû faire l’apprentissage qui leur a donné lieu. 4 Et cela ne peut pas non plus être expliqué par l’un ou l’autre point de vue. 5 Le principal avantage à passer du premier au second, c’est que tu as en quelque sorte pris part au choix par ta propre décision. 6 Mais ce gain vient au prix d’une perte presque égale, car maintenant tu te trouves accusé de culpabilité pour ce qu’est ton frère. 7 Et tu dois partager sa culpabilité, parce que tu l’as choisie pour lui à l’image de la tienne. 8 Alors qu’auparavant, lui seul était traître, maintenant tu dois être condamné avec lui.

14. Le concept de soi a toujours été la grande préoccupation du monde. 2 Et chacun croit qu’il doit trouver la réponse à l’énigme de lui-même. 3 Le salut peut être vu comme rien de plus que l’évasion hors des concepts. 4 Il ne se soucie pas du contenu de l’esprit, mais de la simple affirmation qu’il pense. 5 Et ce qui peut penser a le choix, et on peut lui montrer que des pensées différentes ont des conséquences différentes. 6 Ainsi il peut apprendre que tout ce qu’il pense reflète la profonde confusion qu’il ressent quant à savoir comment il a été fait et ce qu’il est. 7 Et le concept de soi paraît vaguement répondre à ce qu’il ne connaît pas.

15. Ne cherche pas ton Soi dans les symboles. 2 Il ne peut y avoir de concept qui puisse représenter ce que tu es. 3 Qu’importe le concept que tu acceptes tant que tu perçois un soi qui interagit avec le mal et réagit à des choses infâmes? 4 Ton concept de toi-même restera encore tout à fait in-signifiant. 5 Et tu ne percevras pas que tu ne peux interagir qu’avec toi-même. 6 Voir un monde coupable n’est que le signe que ton apprentissage a été guidé par le monde, et que tu le vois comme tu te vois toi-même. 7 Le concept de soi embrasse tout ce que tu regardes, et rien n’est en-dehors de cette perception. 8 Si tu peux être blessé par quoi que ce soit, tu vois une image de tes souhaits secrets. 9 Rien de plus. 10 Et dans ta souffrance quelle qu’elle soit, tu vois ton désir dissimulé de tuer.

16. Tu feras de nombreux concepts de soi tout au long de ton apprentissage. 2 Chacun montrera les changements dans tes propres relations, au fur et à mesure que ta perception de toi-même sera changée. 3 Il y aura une certaine confusion chaque fois qu’il y a un changement, mais sois reconnaissant de ce que l’apprentissage du monde relâche sa prise sur ton esprit. 4 Garde confiance et sois sûr et heureux qu’il finira par disparaître, et laissera ton esprit en paix. 5 Le rôle de l’accusateur apparaîtra à de nombreux endroits et sous de nombreuses formes. 6 Et chacune semblera t’accuser. 7 Or ne crains pas qu’elle ne soit pas défaite.

17. Le monde ne peut pas enseigner d’images de toi à moins que tu ne veuilles les apprendre. 2 Le temps viendra où toutes les images auront passé, et tu verras que tu ne connais pas ce que tu es. 3 C’est à cet esprit descellé et ouvert que la vérité retourne, sans être entravée ni liée. 4 Là où les concepts de soi ont été mis de côté, la vérité est révélée exactement telle qu’elle est. 5 Quand chaque concept a été mis en doute et en question, et reconnu comme n’étant fondé sur aucune hypothèse qui tiendrait à la lumière, alors la vérité est laissée libre d’entrer en son sanctuaire, propre et libre de culpabilité. 6 Il n’est pas d’énoncé que le monde ait plus peur d’entendre que celui-ci :

7 Je ne connais pas la chose que je suis, et je ne sais donc pas ce que je fais, où je suis, comment regarder le monde ni comment me regarder moi-même.

8 Or dans cette leçon naît le salut. 9 Et Ce que tu es te parlera de Soi-même.

UCEM~LEÇON 18 – Je ne suis pas seul à éprouver les effets de ma vue.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 18 - Je ne suis pas seul à éprouver les effets de ma vue., Un Cours en Miracles on janvier 18, 2010 at 1:25

18 janv ~ perception

LEÇON 18

Je ne suis pas seul à éprouver les effets de ma vue.

1. L’idée d’aujourd’hui est une autre étape pour apprendre que les pensées qui engendrent ce que tu vois ne sont jamais neutres ni sans importance. 2 Elle met aussi l’accent sur l’idée que les esprits sont joints, idée sur laquelle nous reviendrons plus tard avec une insistance croissante.

2. L’idée d’aujourd’hui ne porte pas tant sur ce que tu vois que sur la façon dont tu le vois. 2 Par conséquent, les exercices d’aujourd’hui mettent l’accent sur cet aspect de ta perception. 3 Les trois ou quatre périodes d’exercice qui sont recommandées devraient être faites de la façon suivante :

3. Regarde autour de toi en choisissant au hasard, autant que possible, les sujets auxquels l’idée d’aujourd’hui sera appliquée, et en gardant ton regard posé sur chacun d’eux assez longtemps pour dire:

2 Je ne suis pas seul à éprouver les effets de la façon dont je vois_____.

3 Termine chaque période d’exercice en répétant l’énoncé plus général :

4 Je ne suis pas seul à éprouver les effets de ma vue.

5 Une minute environ, ou même moins, suffira pour chaque période d’exercice.

L’Inspiration

La zone frontière

1. La complexité n’est pas de Dieu. 2 Comment pourrait-elle l’être, quand tout ce qu’il connaît est un? 3 Il connaît une seule création, une seule réalité, une seule vérité et un seul Fils. 4 Rien n’est en conflit avec l’unité. 5 Comment, donc, pourrait-il y avoir complexité en Lui? 6 Qu’y a-t-il à décider? 7 Car c’est le conflit qui rend le choix possible. 8 La vérité est simple; elle est une, sans un opposé. 9 Et comment la dissension pourrait-elle entrer en sa simple présence, et apporter la complexité où est l’unité? 10 La vérité ne prend pas de décision, car il n’y a rien entre quoi choisir. 11 Et c’est seulement s’il y en avait que choisir serait une étape nécessaire dans l’avancée vers l’unité. 12 Ce qui est tout ne laisse place à rien d’autre. 13 Or cette immensité dépasse la portée de ce curriculum. 14 Il n’est pas nécessaire non plus de s’attarder sur quoi que ce soit qui ne peut pas être saisi immédiatement.

2. Il y a une zone frontière de pensée située entre ce monde et le Ciel. 2 Ce n’est pas un lieu et, quand tu l’atteins, il est à part du temps. 3 Ici est le lieu de rencontre où les pensées sont rassemblées; où les valeurs conflictuelles se rencontrent et où toutes les illusions sont déposées auprès de la vérité, où elles sont jugées fausses. 4 Cette zone frontière se trouve juste au-delà des portes du Ciel. 5 Ici chaque pensée est rendue pure et entièrement simple. 6 Ici le péché est nié et tout ce qui est reçu à la place.

3. Ceci est la fin du voyage. 2 Nous en avons parlé comme du monde réel. 3 Or il y a là une contradiction, en ceci que les mots impliquent une réalité limitée, une vérité partielle, un segment de l’univers rendu vrai. 4 C’est parce que la connaissance ne fait aucune attaque contre la perception. 5 Elles sont mises ensemble, et une seule continue passé les portes où est l’Unité. 6 Le salut est une zone frontière où le lieu, le temps et le choix ont encore une signification; et pourtant il est visible qu’ils sont temporaires, déplacés, et que chaque choix a déjà été fait.

4. Rien de ce que croit le Fils de Dieu ne peut être détruit. 2 Mais ce qui est la vérité pour lui doit être porté à la dernière comparaison qu’il fera jamais; la dernière évaluation qui sera possible, le jugement final sur ce monde. 3 C’est le jugement de la vérité sur l’illusion, de la connaissance sur la perception : « Cela n’a aucune signification et n’existe pas. » 4 Ce n’est pas ta décision. 5 Ce n’est que le simple énoncé d’un simple fait. 6 Mais en ce monde il n’y a pas de simples faits, parce que ce qui est le même et ce qui est différent restent obscurs. 7 La seule chose essentielle pour faire le moindre choix est cette distinction. 8 Et en cela réside la différence entre les mondes. 9 Dans celui-ci, le choix est rendu impossible. 10 Dans le monde réel, choisir est simplifié.

5. Le salut s’arrête juste avant le Ciel, car seule la perception a besoin du salut. 2 Le Ciel n’a jamais été perdu, ainsi ne peut-il pas être sauvé. 3 Or qui peut faire un choix entre le souhait du Ciel et le souhait de l’enfer à moins de reconnaître qu’ils ne sont pas les mêmes? 4 Cette différence est le but d’apprentissage que ce cours a fixé. 5 Il ne visera pas au-delà. 6 Son seul but est d’enseigner ce qui est le même et ce qui est différent, laissant de la place pour faire le seul choix qui puisse être fait.

6. Il n’y a pas de base sur laquelle choisir en ce monde complexe et surcompliqué. 2 Car nul ne comprend ce qui est le même, et chacun semble choisir là où il n’y pas réellement de choix. 3 Le monde réel est la zone du choix rendu réel, non dans le résultat, mais dans la perception des alternatives du choix. 4 Qu’il y ait un choix est une illusion. 5 Or en elle réside le défaire de chaque illusion, sans excepter celle-ci.

7. Cela n’est-il pas comme ta fonction particulière, où la séparation est défaite par un changement de but dans ce qui auparavant était particularité, et maintenant est union? 2 Toutes les illusions ne sont qu’une. 3 Et dans la re-connaissance qu’il en est ainsi réside l’aptitude à abandonner toute tentative pour choisir entre elles, et pour les rendre différentes. 4 Comme il est simple, le choix entre deux choses si clairement dissemblables. 5 Il n’y a pas de conflit ici. 6 Il n’y a pas de sacrifice possible dans le renoncement à une illusion reconnue comme telle. 7 Où toute réalité a été retirée à ce qui n’a jamais été vrai, peut-il être difficile de l’abandonner, et de choisir ce qui doit être vrai?

UCEM~LEÇON 17 – Je ne vois pas de choses neutres.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 17 - Je ne vois pas de choses neutres., Un Cours en Miracles on janvier 17, 2010 at 1:42

17 janv ~ salon

LEÇON 17

Je ne vois pas de choses neutres.

1. Cette idée est une autre étape vers l’identification de cause et effet tels qu’ils opèrent réellement dans le monde. 2 Tu ne vois pas de choses neutres parce que tu n’as pas de pensées neutres. 3 C’est toujours la pensée qui vient en premier, malgré la tentation de croire que c’est l’inverse. 4 Ce n’est pas ainsi que le monde pense, mais tu dois apprendre que c’est ainsi que tu penses. 5 Sinon, la perception n’aurait pas de cause et serait elle-même la cause de la réalité. 6 Étant donné sa nature extrêmement variable, cela est peu probable.

2. En appliquant l’idée d’aujourd’hui, dis-toi, les yeux ouverts :

2 Je ne vois pas de choses neutres parce que je n’ai pas de pensées neutres.

3 Puis regarde autour de toi, en posant ton regard sur chaque chose que tu notes assez longtemps pour dire :

4 Je ne vois pas un(e) _____ neutre parce que mes pensées

au sujet des _____ ne sont pas neutres.

5 Par exemple, tu pourrais dire :

6 Je ne vois pas un mur neutre parce que mes pensées au

sujet des murs ne sont pas neutres.

7 Je ne vois pas un corps neutre parce que mes pensées au

sujet des corps ne sont pas neutres.

3. Comme d’habitude, il est essentiel de ne pas faire de distinctions entre ce que tu crois être animé ou inanimé, agréable ou désagréable. 2 Quoi que tu puisses croire, tu ne vois rien qui soit réellement vivant ou réellement joyeux. 3 La raison en est que tu es encore inconscient de toute pensée qui soit réellement vraie et donc réellement heureuse.

4. Il est recommandé de faire trois ou quatre périodes d’exercice distinctes et, pour en profiter au maximum, au moins trois périodes sont requises, même si tu éprouves de la résistance. 2 Dans ce cas, toutefois, la durée de la période d’exercice peut être réduite à moins de la minute environ qui est recommandée autrement.

L’Inspiration

Noël comme la fin du sacrifice

1. Ne crains pas de reconnaître que toute l’idée de sacrifice est faite uniquement par toi. 2 Et ne cherche pas la sécurité en tentant de te protéger de là où elle n’est pas. 3 Tes frères et ton Père sont devenus très apeurants pour toi. 4 Et tu voudrais marchander avec eux pour quelques relations particulières, dans lesquelles tu penses voir quelques miettes de sécurité. 5 Ne cherche pas plus longtemps à garder à part tes pensées et la Pensée qui t’a été donnée. 6 Lorsqu’elles sont mises ensemble et perçues là où elles sont, le choix à faire entre elles n’est rien de plus qu’un doux éveil, aussi simple que d’ouvrir les yeux à la lumière du jour quand tu n’as plus besoin de sommeil.

2. Le signe de Noël est une étoile, une lumière dans les ténèbres. 2 Ne la vois pas à l’extérieur de toi mais brillant dans le Ciel au-dedans, et accepte-la comme le signe que le temps du Christ est venu. 3 Il vient en n’exigeant rien. 4 Nul sacrifice d’aucune sorte n’est exigé par Lui de qui que ce soit. 5 En Sa Présence toute l’idée de sacrifice perd toute signification. 6 Car Il est l’Hôte de Dieu. 7 Et tu as seulement besoin de L’inviter, Celui Qui est déjà là, en reconnaissant que Son Hôte est Un et qu’aucune pensée étrangère à Son Unité ne peut demeurer là avec Lui. 8 Pour L’accueillir, l’amour doit être total, car la Présence de la Sainteté crée la sainteté qui l’entoure. 9 Nulle peur ne peut toucher l’Hôte qui berce Dieu au temps du Christ, car l’Hôte est aussi saint que l’Innocence parfaite qu’il protège, et Dont le pouvoir Le protège.

3. En ce Noël, donne au Saint-Esprit tout ce qui te blesse. 2 Laisse-toi être complètement guéri afin que tu puisses te joindre à Lui dans la guérison, et célébrons notre délivrance ensemble en délivrant chacun avec nous. 3 Ne laisse rien derrière, car la délivrance est totale, et quand tu l’auras acceptée avec moi, tu la donneras avec moi. 4 Toute douleur, tout sacrifice et toute petitesse disparaîtront dans notre relation, qui est aussi innocente que notre relation avec notre Père, et aussi puissante. 5 La douleur nous sera portée et disparaîtra en notre présence, et sans douleur il ne peut y avoir de sacrifice. 6 Et sans sacrifice il doit y avoir l’amour.

4. Toi qui crois que le sacrifice est amour, tu dois apprendre que le sacrifice est la séparation d’avec l’amour. 2 Car le sacrifice apporte la culpabilité aussi sûrement que l’amour apporte la paix. 3 La culpabilité est la condition du sacrifice, comme la paix est la condition pour prendre conscience de ta relation avec Dieu. 4 Par la culpabilité tu exclus ton Père et tes frères de toi-même. 5 Par la paix tu les invites à revenir, te rendant compte qu’ils sont là où ton invitation les enjoint d’être. 6 Ce que tu exclus de toi-même semble apeurant, car tu le revêts de la peur et tu essaies de le chasser, bien qu’il fasse partie de toi. 7 Qui peut percevoir une partie de lui-même comme répugnante et vivre en paix en lui-même ? 8 Et qui peut tenter de résoudre le «conflit» du Ciel et de l’enfer en lui en chassant le Ciel et en lui donnant les attributs de l’enfer, sans éprouver un sentiment d’incomplétude et de solitude ?

5. Aussi longtemps que tu perçois le corps comme ta réalité, aussi longtemps tu te perçois toi-même comme étant seul et privé de quelque chose. 2 Et aussi longtemps tu te percevras comme une victime du sacrifice, cela justifiant que tu en sacrifies d’autres. 3 Car qui pourrait repousser le Ciel et son Créateur sans un sentiment de sacrifice et de perte? 4 Et qui pourrait subir le sacrifice et la perte sans tenter de se rétablir lui-même ? 5 Or comment pourrais-tu accomplir cela toi-même, quand la base de tes tentatives est la croyance en la réalité de la privation? 6 La privation engendre l’attaque, étant la croyance que l’attaque est justifiée. 7 Et aussi longtemps que tu voudrais conserver la privation, l’attaque devient le salut et le sacrifice devient l’amour.

6. C’est ainsi que, dans toutes tes quêtes d’amour, tu cherches et trouves le sacrifice. 2 Or tu ne trouves pas l’amour. 3 Il est impossible de nier ce qu’est l’amour et de le reconnaître encore. 4 La signification de l’amour réside dans ce que tu as chassé à l’extérieur de toi, et il n’a pas de signification à part de toi. 5 C’est ce que tu préfères garder qui n’a pas de signification, alors que tout ce que tu voudrais tenir à l’écart contient toute la signification de l’univers, et assure la cohésion de l’univers dans sa signification. 6 Si l’univers n’était pas joint en toi, il serait à part de Dieu; et être sans Lui, c’est être sans signification.

7. Dans l’instant saint la condition de l’amour est remplie, car les esprits sont joints sans l’interférence du corps, et là où est la communication, là est la paix. 2 Le Prince de la Paix est né pour rétablir la condition de l’amour en enseignant que la communication reste ininterrompue même si le corps est détruit, pourvu que tu ne voies pas le corps comme le moyen nécessaire à la communication. 3 Et si tu comprends cette leçon, tu te rendras compte que sacrifier le corps, c’est sacrifier rien; et la communication, qui doit être de l’esprit, ne peut pas être sacrifiée. 4 Où, donc, est le sacrifice? 5 La leçon que je suis né pour enseigner, et que je voudrais encore enseigner à tous mes frères, c’est que le sacrifice n’est nulle part et que l’amour est partout. 6 Car la communication embrasse tout; et dans la paix qu’elle rétablit, l’amour vient de lui-même.

8. Ne laisse aucun désespoir assombrir la joie de Noël, car le temps du Christ est in-signifiant à part de la joie. 2 Joignons-nous dans la célébration de la paix en n’exigeant aucun sacrifice de personne, car c’est ainsi que tu m’offres l’amour que je t’offre. 3 Que peut-il y avoir de plus joyeux que de percevoir que nous ne sommes privés de rien? 4 Tel est le message du temps du Christ, que je te donne pour que tu puisses le donner et le retourner au Père, Qui me l’a donné. 5 Car au temps du Christ, la communication est rétablie, et Il Se joint à nous pour célébrer la création de Son Fils.

9. Dieu rend grâce à l’hôte saint qui voudrait Le recevoir et qui Le laisse entrer et demeurer là où Il voudrait être. 2 Et par ton accueil Il t’accueille en Lui-même, car ce qui est contenu en toi qui L’accueilles Lui est retourné. 3 Et nous ne faisons que célébrer Son Entièreté quand nous L’accueillons en nous-mêmes. 4 Ceux qui reçoivent le Père ne font qu’un avec Lui, étant l’hôte de Celui Qui les a créés. 5 Et quand ils Lui permettent d’entrer, le souvenir du Père entre avec Lui, et avec Lui ils se souviennent de la seule relation qu’ils aient jamais eue, et qu’ils veuillent jamais avoir.

10. Voici le temps où une nouvelle année naîtra bientôt du temps du Christ. 2 J’ai une parfaite confiance en toi pour faire tout ce que tu voudrais accomplir. 3 Rien ne manquera, et tu rendras complet et ne détruiras pas. 4 Dis, donc, à ton frère :

5 Je te donne au Saint-Esprit comme partie de moi-même.

6 Je connais que tu seras délivré, à moins que je ne veuille t’utiliser pour m’emprisonner moi-même.

7 Au nom de ma liberté, je choisis ta délivrance, parce que je reconnais que nous serons délivrés ensemble.

8 Ainsi l’année commencera dans la joie et la liberté. 9 Il y a beaucoup à faire et nous avons été longtemps retardés. 10 Accepte l’instant saint en cette année naissante, et prends ta place, si longtemps laissée non remplie, dans le Grand Éveil. 11 Rends cette année différente en faisant que tout soit pareil. 12 Et laisse toutes tes relations être rendues saintes pour toi. 13 Telle est notre volonté. 14 Amen.

UCEM~LEÇON 16 – Je n’ai pas de pensées neutres.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 16 - Je n’ai pas de pensées neutres., Un Cours en Miracles on janvier 16, 2010 at 1:34

16 janv ~ salvador_dali

LEÇON 16

Je n’ai pas de pensées neutres.

1. L’idée d’aujourd’hui est une étape initiale pour dissiper la croyance que tes pensées n’ont pas d’effet. 2 Tout ce que tu vois est le résultat de tes pensées. 3 Il n’y a pas d’exception à ce fait. 4 Les pensées ne sont ni grandes ni petites, ni puissantes ni faibles. 5 Elles sont simplement vraies ou fausses. 6 Celles qui sont vraies créent leur propre ressemblance. 7 Celles qui sont fausses font la leur.

2. Il n’y a pas de concept plus contradictoire en soi que celui de “vaines pensées”. 2 Ce qui engendre la perception de tout un monde peut difficilement être appelé vain. 3 Chaque pensée que tu as contribue à la vérité ou à l’illusion : soit qu’elle étende la vérité ou qu’elle multiplie les illusions. 4 Tu peux certes multiplier rien, mais tu ne l’étendras pas en faisant cela.

3. Outre le fait de reconnaître que les pensées ne sont jamais vaines, le salut requiert que tu reconnaisses aussi que chaque pensée que tu as apporte soit la paix ou la guerre, soit l’amour ou la peur. 2 Un résultat neutre est impossible parce qu’une pensée neutre est impossible. 3 Il y a une telle tentation d’écarter les pensées de peur comme étant sans importance, banales et ne valant pas qu’on s’en soucie, qu’il est essentiel que tu reconnaisses qu’elles sont toutes également destructrices, mais également irréelles. 4 Nous répéterons cette idée sous de nombreuses formes avant que tu la comprennes réellement.

4. Pour appliquer l’idée d’aujourd’hui, examine ton esprit pendant une minute environ, les yeux fermés, en cherchant activement à ne passer sur aucune “petite” pensée susceptible d’échapper à ton examen. 2 Ce sera assez difficile jusqu’à ce que tu y sois habitué. 3 Tu verras qu’il t’est encore difficile de ne pas faire de distinctions artificielles. 4 Chaque pensée qui te vient, sans égard aux qualités que tu lui attribues, est un sujet convenable pour l’application de l’idée d’aujourd’hui.

5. Pendant les périodes d’exercice, répète-toi d’abord l’idée, puis, au fur et à mesure qu’elles te traversent l’esprit, retiens chacune dans ta conscience le temps de te dire:

2 Cette pensée au sujet de _____ n’est pas une pensée neutre.

3 Cette pensée au sujet de _____ n’est pas une pensée neutre.

4 Comme d’habitude, utilise l’idée d’aujourd’hui chaque fois que tu as conscience d’une pensée particulière qui provoque un malaise. 5 Dans ce but, la forme suivante est suggérée :

6 Cette pensée au sujet de _____ n’est pas une pensée neutre,

parce que je n’ai pas de pensées neutres.

6. Quatre ou cinq périodes d’exercice sont recommandées, si tu trouves qu’elles demandent relativement peu d’effort. 2 Si tu es tendu, trois suffiront. 3 La durée de la période d’exercice devrait aussi être réduite s’il y a un malaise.

L’Inspiration

Au-delà du corps

1. Il n’y a rien à l’extérieur de toi. À la fin, c’est cela que tu dois apprendre, car c’est te rendre compte que le Royaume des Cieux t’est rendu. 2 Car Dieu n’a créé que cela, et Il ne l’a pas quitté ni laissé séparé de Lui-même. 3 Le Royaume des Cieux est la demeure du Fils de Dieu, qui n’a pas quitté son Père et ne demeure pas à part de Lui. 4 Le Ciel n’est ni un lieu ni une condition. 5 C’est simplement la conscience d’une parfaite Unité, et la connaissance qu’il n’y a rien d’autre : rien en dehors de cette Unité, et rien d’autre au-dedans.

2. Que pourrait donner Dieu, sauf la connaissance de Lui-même? 2 Qu’y a-t-il d’autre à donner? 3 La croyance que tu pourrais donner et obtenir quelque chose d’autre, quelque chose d’extérieur à toi, t’a coûté la conscience du Ciel et de ton Identité. 4 Et tu as fait une chose plus étrange encore que tu ne le croies. 5 Tu as déplacé ta culpabilité de ton esprit à ton corps. 6 Or un corps ne peut être coupable, car il ne peut rien faire de lui-même. 7 Toi qui penses haïr ton corps, tu te trompes toi-même. 8 C’est ton esprit que tu hais, car la culpabilité y est entrée, et il voudrait rester séparé de celui de ton frère, ce qu’il ne peut pas faire.

3. Les esprits sont joints; les corps ne le sont pas. 2 Ce n’est qu’en assignant à l’esprit les propriétés du corps que la séparation semble possible. 3 Et c’est l’esprit qui semble être fragmenté, privé et seul. 4 Sa culpabilité, qui le garde séparé, est projetée sur le corps, qui souffre et meurt parce qu’il est attaqué pour tenir la séparation dans l’esprit et l’empêcher de connaître son Identité. 5 L’esprit ne peut pas attaquer, mais il peut faire des fantasmes et dicter au corps de les réaliser. 6 Or ce n’est jamais ce que fait le corps qui semble satisfaire. 7 À moins que l’esprit ne croie que le corps est effectivement en train de réaliser ses fantasmes, il attaquera le corps en augmentant la projection de sa culpabilité sur lui.

4. En cela il est clair que l’esprit délire. 2 Il ne peut pas attaquer, mais il maintient qu’il le peut et pour le prouver il utilise ce qu’il fait pour blesser le corps. 3 L’esprit ne peut pas attaquer, mais il peut se tromper lui-même. 4 Et c’est tout ce qu’il fait quand il croit avoir attaqué le corps. 5 Il peut projeter sa culpabilité, mais il ne la perdra pas par la projection. 6 Et bien qu’il puisse manifestement malpercevoir la fonction du corps, il ne peut rien changer à sa fonction telle que le Saint-Esprit l’établit. 7 Le corps n’a pas été fait par l’amour. 8 Or l’amour ne le condamne pas et peut l’utiliser avec amour, respectant ce que le Fils de Dieu a fait et l’utilisant pour le sauver des illusions.

5. Ne voudrais-tu pas que les instruments de la séparation soient réinterprétés comme moyens pour le salut et utilisés à des fins d’amour? 2 N’est-ce pas volontiers que tu accueillerais et soutiendrais le passage des fantasmes de vengeance à ta délivrance d’eux? 3 Il est clair que ta perception du corps peut être malade, mais ne projette pas cela sur le corps. 4 Car ton souhait de rendre destructeur ce qui ne peut détruire ne peut pas du tout avoir d’effet réel. 5 Ce que Dieu a créé est seulement tel qu’il le voudrait, étant Sa Volonté. 6 Tu ne peux pas rendre Sa Volonté destructrice. 7 Tu peux faire des fantasmes dans lesquels ta volonté est en conflit avec la Sienne, mais c’est tout.

6. Il est insane d’utiliser le corps comme bouc émissaire de la culpabilité, en dirigeant son attaque puis en le blâmant de ce que tu souhaitais qu’il fasse. 2 Il est impossible de réaliser des fantasmes. 3 Car ce que tu veux, c’est encore les fantasmes, et ils n’ont rien à voir avec ce que fait le corps. 4 Il ne rêve pas d’eux, et ils font de lui un handicap alors qu’il pourrait être un atout. 5 Car les fantasmes ont fait de ton corps ton « ennemi »; faible, vulnérable et traître, digne de la haine que tu investis en lui. 6 Comment cela t’a-t-il servi? 7 Tu t’es identifié à cette chose que tu hais, l’instrument de la vengeance et la source perçue de ta culpabilité. 8 Tu as fait cela à une chose qui n’a pas de signification, proclamant qu’elle était la demeure du Fils de Dieu et la retournant contre lui.

7. Voilà l’hôte de Dieu que tu as fait. 2 Ni Dieu ni Son très saint Fils ne peuvent entrer dans une demeure qui abrite la haine, et où tu as semé les graines de la vengeance, de la violence et de la mort. 3 Cette chose que tu as faite pour servir ta culpabilité se dresse entre toi et d’autres esprits. 4 Les esprits sont joints, mais ce n’est pas à eux que tu t’identifies. 5 Tu te vois enfermé dans une prison séparée, isolée et inaccessible, incapable d’atteindre autrui comme d’être atteint. 6 Tu hais cette prison que tu as faite, et tu voudrais la détruire. 7 Mais tu ne voudrais pas t’en évader sans lui nuire et sans lui imposer ta culpabilité.

8. Or c’est seulement ainsi que tu peux t’évader. 2 Le foyer de la vengeance n’est pas le tien; la place que tu réserves pour y loger ta haine n’est pas une prison mais une illusion de toi-même. 3 Le corps est une limite imposée à la communication universelle, qui est l’éternelle propriété de l’esprit. 4 Mais la communication est interne. 5 L’esprit s’atteint lui-même. 6 Il n’est pas fait de différentes parties, qui s’atteignent les unes les autres. 7 Il ne va pas au-dehors. 8 Au-dedans de lui-même, il n’a pas de limites, et il n’y a rien au-dehors de lui. 9 Il englobe tout. 10 Il t’englobe entièrement : toi au-dedans de lui et lui au-dedans de toi. 11 Il n’y a rien d’autre, nulle part ni jamais.

9. Le corps est à l’extérieur de toi et il ne t’entoure qu’en apparence, te coupant des autres, te gardant à part d’eux, et eux de toi. 2 Il n’est pas là. 3 Il n’y a pas de barrière entre Dieu et Son Fils, pas plus que Son Fils ne peut être séparé de Lui-même, sauf dans l’illusion. 4 Ce n’est pas sa réalité, même s’il le croit. 5 Or cela ne pourrait être que si Dieu faisait erreur. 6 Pour que cela soit possible, il aurait fallu que Dieu crée différemment, et qu’il Se soit séparé Lui-même de Son Fils. 7 Il aurait fallu qu’il crée des choses différentes et qu’il établisse différents ordres de réalité dont certains seulement auraient été l’amour. 8 Or l’amour doit être à jamais pareil à lui-même, à jamais inchangeable et à jamais sans alternative. 9 Et il est ainsi. 10 Tu ne peux pas mettre une barrière autour de toi, parce que Dieu n’en a pas placé entre Lui-même et toi.

10. Tu peux tendre la main et toucher au Ciel. 2 Toi dont la main est jointe à celle de ton frère, tu as commencé à tendre au-delà du corps, mais pas à l’extérieur de toi, pour atteindre ensemble votre Identité partagée. 3 Pourrait-Elle être à l’extérieur de toi? 4 Là où Dieu n’est pas? 5 Est-Il un corps, et t’a-t-Il créé tel qu’il n’est pas, et où Il ne peut pas être? 6 Tu n’es entouré que de Lui. 7 Quelles limites pourrais-tu avoir, toi qu’il englobe?

11. Chacun a éprouvé ce qu’on pourrait appeler le sentiment d’être transporté hors de lui-même. 2 Ce sentiment de libération dépasse de beaucoup le rêve de liberté qui est parfois espéré dans les relations particulières. 3 C’est le sentiment d’une réelle évasion hors de toute limitation. 4 Si tu considères ce que ce « transport » entraîne réellement, tu te rendras compte que tu perds soudain toute conscience du corps tout en te joignant à quelque chose d’autre en quoi ton esprit s’élargit jusqu’à l’englober. 5 Il devient une partie de toi, quand tu t’unis à lui. 6 Et les deux deviennent entiers, lorsque ni l’un ni l’autre ne sont perçus comme séparés. 7 Ce qui se passe réellement, c’est que tu as abandonné l’illusion d’une conscience limitée tout en perdant ta peur de l’union. 8 L’amour qui la remplace instantanément s’étend et s’unit à ce qui t’a libéré. 9 Tant que cela dure, tu n’es pas incertain de ton Identité et tu ne voudrais pas La limiter. 10 Tu t’es échappé de la peur pour entrer dans la paix, en acceptant simplement la réalité sans lui poser de questions. 11 Tu as accepté cela à la place du corps, et tu t’es permis de ne faire qu’un avec quelque chose qui se trouve au-delà, simplement en ne laissant pas ton esprit être limité par lui.

12. Cela peut se produire indépendamment de la distance physique qu’il semble y avoir entre toi et ce à quoi tu te joins; de vos positions respectives dans l’espace; et de vos différences de taille ou d’apparente qualité. 2 Le temps n’importe pas; cela peut se produire avec quelque chose de passé, de présent ou d’anticipé. 3 Ce « quelque chose » peut être n’importe quoi, n’importe où : un son, une vue, une pensée, un souvenir ou même une idée générale sans référence précise. 4 Or dans chaque cas, tu te joins à cette chose sans réserve, parce que tu l’aimes et voudrais être avec elle. 5 Ainsi tu te précipites à sa rencontre, laissant fondre tes limites, suspendant toutes les «lois» auxquelles ton corps obéit et les mettant doucement de côté.

13. Il n’y a pas du tout de violence dans cette évasion. 2 Le corps n’est pas attaqué, il est simplement perçu correctement. 3 Il ne te limite pas pour la simple raison que tu ne voudrais pas qu’il le fasse. 4 Tu n’es pas réellement «soulevé hors» de lui : il ne peut pas te contenir. 5 Tu vas où tu voudrais être, en y gagnant, et non perdant, un sentiment de Soi. 6 En ces instants de délivrance des restrictions physiques, tu éprouves en grande partie ce qui se passe dans l’instant saint : la levée des barrières du temps et de l’espace, l’expérience soudaine de paix et de joie et, par-dessus tout, le manque de conscience du corps, et de questionnement quant à savoir si tout cela est possible ou non.

14. C’est possible parce que tu le veux. 2 La soudaine expansion de conscience à laquelle ton désir donne lieu, c’est l’appel irrésistible que contient l’instant saint. 3 Il t’appelle à être toi-même, dans sa sûre étreinte. 4 Là les lois des limites sont levées pour toi, pour t’accueillir à l’ouverture d’esprit et à la liberté. 5 Viens en ce lieu de refuge où tu peux être toi-même en paix. 6 Non par destruction, ni par effraction, mais par une simple et paisible fusion. 7 Car c’est là que la paix se joindra à toi, simplement parce que tu as été désireux de lâcher prise des limites que tu avais imposées à l’amour et que tu t’es joint à lui là où il est et là où il t’a conduit, en réponse à son doux appel à être en paix.

UCEM~LEÇON 15 – Mes pensées sont des images que j’ai faites.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 15 - Mes pensées sont des images que j’ai faites., Un Cours en Miracles on janvier 15, 2010 at 3:19

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LEÇON 15

Mes pensées sont des images que j’ai faites.

1. C’est parce que les pensées que tu penses penser t’apparaissent comme des images que tu ne les reconnais pas comme n’étant rien. 2 Tu penses que tu les penses; ainsi penses-tu que tu les vois. 3 C’est ainsi que ta “vue” a été faite. 4 C’est la fonction que tu as donnée aux yeux de ton corps. 5 Cela n’est pas voir. 6 C’est faire des images. 7 Cela prend la place de la vue en remplaçant la vision par des illusions.

2. Cette idée, qui nous initie au processus qui consiste à faire des images, ce que tu appelles voir, n’aura pas beaucoup de signification pour toi. 2 Tu commenceras à la comprendre quand tu auras vu de petites franges de lumière autour des mêmes objets familiers que tu vois maintenant. 3 Cela est le début de la vision réelle. 4 Tu peux être certain que la vision réelle viendra rapidement une fois que cela s’est produit.

3. Tout en progressant, il se peut que tu aies de nombreux “épisodes lumineux”. 2 Ils peuvent prendre maintes formes différentes dont certaines tout à fait inattendues. 3 N’en aie pas peur. 4 Ce sont les signes que tu ouvres enfin les yeux. 5 Ils ne persisteront pas, parce qu’ils symbolisent simplement la perception vraie, et ils n’ont pas de rapport avec la connaissance. 6 Ces exercices ne te révéleront pas la connaissance. 7 Mais ils prépareront la voie qui y conduit.

4. Pour t’exercer à l’idée d’aujourd’hui, répète-la d’abord à toi-même, puis applique-là à ce que tu vois autour de toi, en nommant chaque chose et en laissant ton regard se poser sur elle en disant:

2 Ce (cette) _____est une image que j’ai faite.

3 Ce (cette) _____ est une image que j’ai faite.

4 Il n’est pas nécessaire d’inclure un grand nombre de sujets concrets pour appliquer l’idée d’aujourd’hui. 5 Il est nécessaire, toutefois, de continuer à regarder chaque sujet tout en te répétant l’idée. 6 L’idée devrait être répétée très lentement à chaque fois.

5. Bien qu’il soit évident que tu ne pourras pas appliquer l’idée à beaucoup de choses pendant la minute environ d’exercice qui est recommandée, essaie de faire une sélection aussi aléatoire que possible. 2 Des périodes d’exercice de moins d’une minute suffiront, si tu commences à te sentir mal à l’aise. 3 Ne fais pas plus de trois périodes d’exercice avec l’idée d’aujourd’hui à moins que tu ne te sentes complètement à ton aise, et ne dépasse pas quatre. 4 Toutefois, en cas de besoin, l’idée peut être appliquée tout au long de la journée.

L’Inspiration

La seule relation réelle

1. L’instant saint ne remplace pas le besoin d’apprendre, car le Saint-Esprit ne doit pas te quitter en tant qu’enseignant tant que l’instant saint ne s’est pas étendu bien au-delà du temps. 2 Pour une tâche d’enseignement comme la Sienne, Il doit tout utiliser en ce monde pour ta délivrance. 3 Il doit Se ranger avec chaque signe ou chaque gage de ton désir d’apprendre de Lui ce que doit être la vérité. 4 Il est prompt à utiliser tout ce que tu Lui offres pour cela. 5 La préoccupation et le soin qu’il a de toi sont illimités. 6 Face à ta peur du pardon, qu’il perçoit aussi clairement qu’il connaît que le pardon est délivrance, Il t’enseignera à te souvenir que le pardon n’est pas une perte, mais ton salut. 7 Et que dans le pardon complet, où tu reconnais qu’il n’y a rien à pardonner, tu es absous complètement.

2. Écoute-Le avec joie, et apprends de Lui que tu n’as pas du tout besoin de relations particulières. 2 Tu ne cherches en elles que ce que tu as jeté. 3 Et par elles jamais tu n’apprendras la valeur de ce que tu as jeté, mais désires encore de tout ton cœur. 4 Joignons-nous pour faire ensemble de l’instant saint tout ce qui est, en désirant qu’il soit tout ce qui est. 5 Le Fils de Dieu a tant besoin de ton désir d’aspirer à cela que tu ne saurais concevoir si grand besoin. 6 Voilà le seul besoin que Dieu et Son Fils partagent, et qu’Ils ont pour volonté de satisfaire ensemble. 7 Tu n’es pas seul en cela. 8 La volonté de tes créations t’appelle à partager avec elles ta volonté. 9 Tourne-toi, donc, en paix, de la culpabilité vers Dieu et vers elles.

3. N’entre en relation qu’avec ce qui ne te quittera jamais, et ce que tu ne peux jamais quitter. 2 La solitude du Fils de Dieu est la solitude de son Père. 3 Ne refuse pas la conscience de ta complétude, et ne cherche pas à te la rendre toi-même. 4 Ne crains pas de confier ta rédemption à l’Amour de ton Rédempteur. 5 Il n’échouera pas, car Il vient de Celui Qui ne peut échouer. 6 Accepte ton sentiment d’échec comme étant une erreur, et rien de plus, sur qui tu es. 7 Car le saint hôte de Dieu est au-delà de l’échec, et rien de ce qu’il a pour volonté ne peut être nié. 8 Tu es pour toujours dans une relation si sainte qu’elle appelle chacun à s’évader de la solitude, et à se joindre à toi dans ton amour. 9 Et là où tu es chacun doit chercher, et te trouver là.

4. Réfléchis à ceci ne serait-ce qu’un instant : Dieu t’a donné la Filialité, pour assurer ta création parfaite. 2 C’était Son don, car de même qu’il ne S’est pas refusé Lui-même à toi, Il ne t’a pas refusé Sa création. 3 Il n’est rien qui ait jamais été créé qui ne t’appartienne. 4 Tes relations sont avec l’univers. 5 Et cet univers, étant de Dieu, est bien au-delà de la somme insignifiante de tous les corps séparés que tu perçois. 6 Car toutes ses parties sont jointes en Dieu par le Christ, où elles deviennent comme leur Père. 7 Le Christ ne sait rien d’une séparation d’avec Son Père, Qui est Sa seule relation, dans laquelle Il donne comme Son Père Lui donne.

5. Le Saint-Esprit est la tentative de Dieu pour te libérer de ce qu’il ne comprend pas. 2 Et à cause de sa Source, elle réussira. 3 Le Saint-Esprit te demande de répondre comme Dieu le fait, car Il voudrait t’enseigner ce que tu ne comprends pas. 4 Dieu répondrait à chaque besoin, quelque forme qu’il prenne. 5 Ainsi Il garde ce canal ouvert pour recevoir Sa communication avec toi, et la tienne avec Lui. 6 Dieu ne comprend pas ton problème de communication, car Il ne le partage pas avec toi. 7 Il n’y a que toi qui crois qu’il est compréhensible. 8 Le Saint-Esprit connaît qu’il n’est pas compréhensible, et pourtant Il le comprend parce que tu l’as fait.

6. Dans le Saint-Esprit seul réside la conscience de ce que Dieu ne peut connaître, et de ce que tu ne comprends pas. 2 C’est Sa sainte fonction d’accepter les deux, et en enlevant chaque élément discordant, de les joindre en un. 3 Il fera cela parce que c’est Sa fonction. 4 Laisse, donc, ce qui à toi semble être impossible, à Celui Qui connaît que ce doit être possible parce que c’est la Volonté de Dieu. 5 Et laisse Celui Dont l’enseignement est seulement de Dieu t’enseigner la seule signification des relations. 6 Car Dieu a créé la seule relation qui ait une signification, et c’est Sa relation avec toi.

UCEM~LEÇON 14- Dieu n’a pas créé un monde in-signifiant.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 14 - Dieu n’a pas créé un monde in-signifiant., Un Cours en Miracles on janvier 14, 2010 at 3:15

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LEÇON 14

Dieu n’a pas créé un monde in-signifiant.

1. L’idée d’aujourd’hui est bien sûr la raison pour laquelle un monde in-signifiant est impossible. 2 Ce que Dieu n’a pas créé n’existe pas. 3 Et tout ce qui existe existe tel qu’Il l’a créé. 4 Le monde que tu vois n’a rien à voir avec la réalité. 5 C’est toi qui l’a fait et il n’existe pas.

2. Les exercices d’aujourd’hui sont à faire les yeux fermés du début à la fin. 2 La période d’examen d’esprit devrait être courte, une minute tout au plus. 3 Ne fais pas plus de trois périodes d’exercices avec l’idée d’aujourd’hui, à moins de te sentir à ton aise. 4 En ce cas, ce sera parce que tu comprends réellement à quoi ils servent.

3. L’idée d’aujourd’hui est une autre étape pour apprendre à lâcher prise des pensées que tu as écrites sur le monde, et à voir la Parole de Dieu à leur place. 2 Les premières étapes de cet échange, qui peut véritablement être appelé le salut, peuvent être assez difficiles et même assez douloureuses. 3 Certaines d’entre elles te mèneront directement dans la peur. 4 Tu ne seras pas laissé là. 5 Tu iras bien au-delà. 6 Nous nous dirigeons vers la parfaite sécurité et la paix parfaite.

4. Les yeux fermés, pense à toutes les horreurs dans le monde qui te traversent l’esprit. 2 Nomme chacune d’elles comme elle te vient, puis nie sa réalité. 3 Dieu ne l’a pas créée, donc elle n’est pas réelle. 4 Dis, par exemple:

5 Dieu n’a pas créé cette guerre, donc elle n’est pas réelle.

6 Dieu n’a pas créé cet accident d’avion, donc il n’est pas réel.

7 Dieu n’a pas créé ce désastre [précise], donc il n’est pas réel.

5. Les sujets convenables pour l’application de l’idée du jour comprennent aussi tout ce que tu crains qu’il ne t’arrive à toi ou à quelqu’un d’autre à propos de qui tu te fais du souci. 2 Dans chaque cas nomme le “désastre” de façon bien précise. 3 N’emploie pas de termes généraux. 4 Ne dis pas, par exemple: “Dieu n’a pas créé la maladie” mais: “Dieu n’a pas créé le cancer”, ou les crises cardiaques, ou quoi que ce soit qui peut susciter la peur en toi.

6. C’est ton répertoire personnel d’horreurs que tu regardes. 2 Ces choses font partie du monde que tu vois. 3 Certaines sont des illusions partagées, d’autres font partie de ton enfer personnel. 4 Peu importe. 5 Ce que Dieu n’a pas créé ne peut être que dans ton propre esprit à part du Sien. 6 Par conséquent, cela n’a pas de signification. 7 En reconnaissant ce fait, termine les périodes d’exercices par la répétition de l’idée d’aujourd’hui :

8 Dieu n’a pas créé un monde in-signifiant.

7. L’idée d’aujourd’hui peut bien sûr s’appliquer à n’importe quoi qui te dérange pendant la journée en dehors des périodes d’exercice. 2 Applique-la de façon très précise. 3 Dis :

4 Dieu n’a pas créé un monde in-signifiant. 5 Il n’a

pas créé [précise la situation qui te dérange], donc

ce n’est pas réel.

L’Inspiration

Le choix de la non-culpabilité

1. L’apprenant heureux ne peut pas se sentir coupable d’apprendre. 2 Cela est si essentiel à l’apprentissage qu’il ne faudrait jamais l’oublier. 3 L’apprenant non coupable apprend facilement parce que ses pensées sont libres. 4 Or cela entraîne qu’il reconnaît que la culpabilité est une interférence, et non le salut, et qu’elle ne remplit absolument aucune fonction utile.

2. Tu es peut-être habitué à n’utiliser la non-culpabilité que pour compenser la douleur de la culpabilité, et tu ne la considères pas comme ayant une valeur en soi. 2 Tu crois que la culpabilité et la non-culpabilité ont toutes deux de la valeur, chacune représentant une évasion de ce que l’autre ne t’offre pas. 3 Tu ne veux pas l’une ou l’autre seule, car sans les deux tu ne te vois pas comme entier et par conséquent heureux. 4 Or tu n’es entier qu’en ta non-culpabilité, et c’est seulement en ta non-culpabilité que tu peux être heureux. 5 Il n’y a aucun conflit ici. 6 Souhaiter la culpabilité de quelque façon ou sous quelque forme que ce soit, te fait perdre d’apprécier la valeur de ta non-culpabilité, et la repousse de ta vue.

3. Il n’y a pas de compromis que tu puisses faire avec la culpabilité tout en échappant à la douleur que seule apaise la non-culpabilité. 2 Apprendre, c’est vivre ici, de même que créer, c’est être au Ciel. 3 Chaque fois que la douleur de la culpabilité semble t’attirer, souviens-toi que si tu lui cèdes, tu te décides contre ton bonheur, et tu n’apprendras pas comment être heureux. 4 Dis-toi donc, doucement, mais avec la conviction née de l’Amour de Dieu et de Son Fils :

5 Ce que j’éprouve, je le rendrai manifeste.

6 Si je suis non coupable, je n’ai rien à craindre.

7 Je choisi de témoigner de mon acceptation de l’Expiation, et non de son rejet.

8 Je voudrais accepter ma non-culpabilité en la rendant manifeste et en la partageant.

9 Que j’apporte au Fils de Dieu la paix qui vient de Son Père.

4. À chaque jour, à chaque heure et à chaque minute, même à chaque seconde, tu décides entre la crucifixion et la résurrection; entre l’ego et le Saint-Esprit. 2 L’ego est le choix pour la culpabilité; le Saint-Esprit, le choix pour la non-culpabilité. 3 Le pouvoir de décider est tout ce que tu as. 4 Le choix qui s’offre à toi est fixe, parce qu’il n’y a pas d’autre alternative qu’entre la vérité et l’illusion. 5 Et il n’y a pas entre elles de chevauchement, parce que ce sont des opposés qui ne peuvent pas être réconciliés et ne peuvent pas être vrais tous les deux. 6 Tu es coupable ou non coupable, lié ou libre, malheureux ou heureux.

5. Le miracle t’enseigne que tu as choisi la non-culpabilité, la liberté et la joie. 2 Ce n’est pas une cause mais un effet. 3 C’est le résultat naturel du juste choix, attestant le bonheur qui te vient d’avoir choisi d’être libre de la culpabilité. 4 Chacun de ceux à qui tu offres la guérison te la rend. 5 Celui que tu attaques la garde et la chérit en te la reprochant. 6 Qu’il fasse cela ou ne le fasse pas importe peu : tu penseras qu’il le fait. 7 Il est impossible d’offrir ce que tu ne veux pas sans encourir cette peine. 8 Le coût de donner est de recevoir. 9 Ou c’est une peine dont tu souffres, ou c’est l’heureuse acquisition d’un trésor à chérir.

6. Nulle peine n’est jamais demandée au Fils de Dieu, sauf par lui-même et de lui-même. 2 Chaque chance qui lui est donnée de guérir est une autre occasion de remplacer les ténèbres par la lumière et la peur par l’amour. 3 S’il la refuse, il se lie aux ténèbres, parce qu’il n’a pas choisi de libérer son frère et d’entrer avec lui dans la lumière. 4 En donnant un pouvoir à rien, il jette l’heureuse occasion d’apprendre que rien n’a pas de pouvoir. 5 Et en ne dissipant pas les ténèbres, il s’est mis à craindre et les ténèbres et la lumière. 6 La joie d’apprendre que les ténèbres n’ont pas de pouvoir sur le Fils de Dieu est l’heureuse leçon que le Saint-Esprit enseigne, et qu’Il voudrait que tu enseignes avec Lui. 7 C’est Sa joie de l’enseigner, comme ce sera la tienne.

7. La façon d’enseigner cette simple leçon est simplement ceci: la non-culpabilité est invulnérabilité. 2 Par conséquent, rends manifeste à chacun ton invulnérabilité. 3 Enseigne-lui que, quoi qu’il puisse essayer de te faire, ta parfaite délivrance de la croyance qu’il puisse te nuire lui montre qu’il est non-coupable. 4 Il ne peut rien faire qui puisse te blesser, et en refusant de lui permettre de penser qu’il le peut, tu lui enseignes que l’Expiation, que tu as acceptée pour toi-même, est aussi à lui. 5 Il n’y a rien à pardonner. 6 Personne ne peut blesser le Fils de Dieu. 7 Sa culpabilité est entièrement sans cause; or étant sans cause elle ne peut exister.

8. Dieu est la seule Cause, et la culpabilité n’est pas de Lui. 2 N’enseigne à personne qu’il t’a blessé, car si tu le fais tu t’enseignes à toi-même que ce qui n’est pas de Dieu a un pouvoir sur toi. 3 Le sans-cause ne peut pas être. 4 Ne l’atteste pas et n’encourage pas la croyance en lui dans aucun esprit. 5 Souviens-toi toujours que l’esprit est un, et la cause est une. 6 Tu apprendras à communiquer avec cette unité uniquement en apprenant à nier le sans-cause, acceptant pour tienne la Cause de Dieu. 7 Le pouvoir que Dieu a donné à Son Fils lui appartient, et il n’est rien d’autre que Son Fils puisse voir ou choisir de regarder sans s’imposer à lui-même la peine de culpabilité, au lieu de tout l’heureux enseignement que le Saint-Esprit lui offrirait avec joie.

9. Chaque fois que tu choisis de prendre une décision pour toi-même, tu penses de façon destructrice et la décision sera mauvaise. 2 Elle te blessera à cause du concept de décision qui y a mené. 3 Il n’est pas vrai que tu puisses prendre des décisions par toi-même ou pour toi-même seul. 4 Aucune pensée du Fils de Dieu ne peut être séparée ou isolée en ses effets. 5 Chaque décision est prise pour la Filialité tout entière, dirigée en dedans et en dehors, et influence une constellation plus large que tout ce dont tu as jamais pu rêver.

10. Ceux qui acceptent l’Expiation sont invulnérables. 2 Mais ceux qui se croient coupables répondront à la culpabilité, parce qu’ils pensent qu’elle est le salut, et ils ne refuseront pas de la voir ni de se ranger de son côté. 3 Ils croient que l’augmentation de la culpabilité est protection de soi. 4 Et ils n’arrivent pas à comprendre le simple fait que ce qu’ils ne veulent pas doit les blesser. 5 Tout cela survient parce qu’ils ne croient pas que ce qu’ils veulent est bon. 6 Or la volonté leur a été donnée parce qu’elle est sainte et leur apportera tout ce dont ils ont besoin, venant aussi naturellement que la paix qui ne connaît pas de limites. 7 Il n’est rien que leur volonté ne leur fournisse pas qui leur offre quoi que ce soit de valeur. 8 Or parce qu’ils ne comprennent pas leur volonté, le Saint-Esprit la comprend quiètement pour eux, et leur donne ce qu’ils veulent sans effort ni tension, et sans l’impossible fardeau de décider seuls ce qu’ils veulent et ce dont ils ont besoin.

11. Il n’arrivera jamais que tu aies à prendre des décisions pour toi-même. 2 Tu n’es pas privé d’aide, et d’une Aide qui connaît la réponse. 3 Te contenterais-tu de peu, qui est tout ce que toi-même seul peux t’offrir, quand Celui Qui te donne tout te l’offrira tout simplement? 4 Il ne te demandera jamais ce que tu as fait pour te rendre digne du don de Dieu. 5 Ne te le demande donc pas à toi-même. 6 Plutôt, accepte Sa réponse, car Il connaît que tu es digne de tout ce que Dieu veut pour toi. 7 Ne tente pas d’échapper au don de Dieu qu’il t’offre si librement et avec tant de joie. 8 Il ne t’offre que ce que Dieu Lui a donné pour toi. 9 Tu n’as pas besoin de décider si oui ou non tu le mérites. 10 Dieu connaît que tu le mérites.

12. Voudrais-tu nier la vérité de la décision de Dieu et mettre ta piètre évaluation de toi-même à la place de Sa calme et inébranlable estime de Son Fils? 2 Rien ne peut ébranler la conviction de Dieu quant à la pureté parfaite de tout ce qu’Il a créé, car c’est totalement pur. 3 Ne te décide pas contre cela, car étant de Lui ce doit être vrai. 4 La paix demeure dans chaque esprit qui accepte calmement le plan que Dieu a établi pour son Expiation, renonçant ainsi au sien. 5 Tu ne connais pas ce qu’est le salut, car tu ne le comprends pas. 6 Ne prends aucune décision quant à ce qu’il est, ni où il est, mais demande tout au Saint-Esprit et laisse toutes décisions à Son doux conseil.

13. Celui Qui connaît le plan Dieu, que Dieu voudrait que tu suives, peut t’enseigner ce qu’il est. 2 Seule Sa sagesse est capable de te guider pour le suivre. 3 Chaque décision que tu entreprends seul signifie seulement que tu voudrais définir ce qu’est le salut, et de quoi tu voudrais être sauvé. 4 Le Saint-Esprit connaît que tout salut est évasion hors de la culpabilité. 5 Tu n’as pas d’autre «ennemi» et contre cette étrange distorsion de la pureté du Fils de Dieu le Saint-Esprit est ton seul Ami. 6 Il est le puissant protecteur de l’innocence qui te libère. 7 Et c’est Sa décision de défaire tout ce qui obscurcirait ton innocence de ton esprit dégagé.

14. Laisse-Le, donc, être le seul Guide que tu veuilles suivre vers le salut. 2 Il connaît la voie et Il t’y conduit avec joie. 3 Avec Lui tu ne manqueras pas d’apprendre que ce que Dieu veut pour toi est ta volonté. 4 Sans Lui pour te guider, tu penseras que tu la connais seul, et tu te décideras contre ta paix aussi sûrement que tu as décidé que le salut était en toi seul. 5 Le salut est de Celui à Qui Dieu l’a donné pour toi. 6 Il ne l’a pas oublié. 7 Ne L’oublie pas et Il prendra chaque décision pour toi, pour ton salut et la paix de Dieu en toi.

15. Ne cherche pas à déterminer la valeur du Fils de Dieu, qu’Il a créé saint, car faire cela, c’est évaluer son Père et Le juger et Le rejeter. 2 Et de ce crime imaginaire, que nul ni en ce monde ni au Ciel ne saurait commettre, tu te sentiras coupable. 3 Le Saint-Esprit enseigne seulement que le «péché» de se placer sur le trône de Dieu n’est pas une source de culpabilité. 4 Ce qui ne peut pas arriver ne peut pas avoir d’effets à craindre. 5 Sois tranquille dans ta foi en Lui, Qui t’aime et Qui voudrait te conduire hors de l’insanité. 6 La folie peut être ton choix, mais pas ta réalité. 7 N’oublie jamais l’Amour de Dieu, Qui S’est souvenu de toi. 8 Car il est tout à fait impossible qu’Il puisse jamais laisser Son Fils tomber de l’Esprit aimant dans lequel il fut créé, et où sa demeure fut fixée pour toujours dans la paix parfaite.

16. Dis seulement au Saint-Esprit : « Décide pour moi », et c’est fait. 2 Car Ses décisions sont des reflets de ce que Dieu connaît de toi, et dans cette lumière l’erreur quelle qu’elle soit devient impossible. 3 Pourquoi lutterais-tu avec tant de frénésie afin de prévoir tout ce que tu ne peux pas connaître, alors que toute connaissance se trouve derrière chaque décision que le Saint-Esprit prend pour toi? 4 Apprends ce que sont Sa sagesse et Son amour, et enseigne Sa réponse à tous ceux qui luttent dans les ténèbres. 5 Car tu décides pour eux et pour toi-même.

17. Qu’il est doux de décider toutes choses par Celui Dont l’Amour égal est donné à tous également ! 2 Il ne te laisse personne en dehors de toi. 3 Ainsi Il te donne ce qui t’appartient, parce que ton Père voudrait que tu le partages avec Lui. 4 En tout laisse-Le te conduire, et ne reviens pas là-dessus. 5 Aie confiance en ce qu’il te répondra rapidement, sûrement, et avec Amour pour tous ceux qui seront touchés d’une façon ou d’une autre par la décision. 6 Et chacun le sera. 7 Voudrais-tu prendre sur toi la seule responsabilité de décider ce qui ne peut apporter que du bien à tous ? 8 Le saurais-tu ?

18. Tu t’es enseigné l’habitude la plus contre nature qui soit de ne pas communiquer avec ton Créateur. 2 Or tu restes en étroite communication avec Lui et avec tout ce qui est au-dedans de Lui, comme cela est au-dedans de toi. 3 Désapprends l’isolement sous Son aimable direction et apprends ce qu’est toute l’heureuse communication que tu as jetée mais ne pouvais pas perdre.

19. Chaque fois que tu as des doutes sur ce que tu devrais faire, pense à Sa Présence en toi et dis-toi ceci, et seulement ceci:

2 Il me conduit et Il connaît la voie, que moi je ne connais pas.

3 Or ce qu’Il voudrait que j’apprenne, jamais Il ne le gardera  loin de moi.

4 Ainsi j’ai confiance en ce qu’Il me communiquera tout ce qu’Il connaît pour moi.

5 Puis laisse-Le t’enseigner tranquillement comment percevoir ta non-culpabilité, qui est déjà là.

UCEM~LEÇON 13 – Un monde in-signifiant engendre la peur.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 13 - Un monde in-signifiant engendre la peur., Un Cours en Miracles on janvier 13, 2010 at 12:31

13 janvier

LEÇON 13

Un monde in-signifiant engendre la peur.

1. L’idée d’aujourd’hui n’est qu’une autre forme de la précédente, sauf qu’elle est plus concrète quant à l’émotion suscitée. 2 En fait, un monde in-signifiant est impossible. 3 Rien sans signification n’existe. 4 Toutefois, il ne s’ensuit pas que tu ne penseras pas percevoir quelque chose qui n’a pas de signification. 5 Au contraire, il est particulièrement probable que tu penseras le percevoir.

2. Reconnaître l’in-signifiance suscite une intense anxiété chez tous les séparés. 2 Cela représente une situation dans laquelle Dieu et l’égo se “défient” l’un l’autre d’écrire leur propre signification dans l’espace vide que fournit l’in-signifiance. 3 L’ego s’y précipite frénétiquement pour établir là ses propres idées, de peur qu’autrement le vide ne soit utilisé pour démontrer sa propre impuissance et sa propre irréalité. 4 Or en cela seulement il a raison.

3. Par conséquent, il est essentiel que tu apprennes à reconnaître l’in-signifiant, et à l’accepter sans peur. 2 Si tu as peur, il est certain que tu doteras le monde d’attributs qu’il ne possède pas et l’encombreras d’images qui n’existent pas. 3 Pour l’ego, les illusions sont des mécanismes de sécurité, comme elles doivent l’être aussi pour toi qui t’assimiles à l’ego.

4. Les exercices d’aujourd’hui, qui devraient être répétés trois ou quatre fois et ne devraient pas durer plus d’une minute environ chaque fois, seront faits d’une manière quelque peu différente des précédents. 2 Les yeux fermés, répète-toi l’idée d’aujourd’hui. 3 Puis ouvre les yeux et regarde lentement autour de toi, en disant:

4 Je regarde un monde in-signifiant.

5 Répète-toi cet énoncé tout en regardant autour de toi. 6 Puis ferme les yeux et conclus par :

7 Un monde in-signifiant engendre la peur parce que

je pense être en compétition avec Dieu.

5. Tu trouveras peut-être difficile d’éviter la résistance, sous une forme ou sous une autre, à cette conclusion. 2 Quelle que soit la forme que prend cette résistance, souviens-toi qu’en réalité tu as peur d’une telle pensée à cause de la “vengeance” de “l’ennemi”. 3 À ce stade, il ne faut pas s’attendre à ce que tu croies cet énoncé, et tu le rejetteras probablement comme une absurdité. 4 Toutefois, note avec soin tout signe de peur manifeste ou cachée qu’il peut susciter.

6. Ceci est notre première tentative pour exposer une relation explicite de cause et effet d’un genre que tu es trop inexpérimenté pour reconnaître. 2 Ne t’attarde pas sur cette conclusion, n’essaie même pas d’y penser, sauf pendant les périodes d’exercice. 3 Cela suffira pour le moment.

L’Inspiration

La traîtrise de la particularité

1. La comparaison doit être un mécanisme de l’ego, car l’amour n’en fait aucune. 2 La particularité fait toujours des comparaisons. 3 Elle est établie par un manque vu en un autre et elle est maintenue en cherchant, et en gardant bien en vue, tous les manques qu’elle peut percevoir. 4 C’est cela qu’elle cherche et cela qu’elle regarde. 5 Et toujours celui qu’elle diminue ainsi serait ton sauveur, si tu n’avais pas choisi plutôt de faire de lui une minuscule mesure de ta particularité. 6 Face à la petitesse que tu vois en lui, tu te tiens grand et majestueux, propre et honnête, pur et sans souillure, par comparaison avec ce que tu vois. 7 Et tu ne comprends pas non plus que c’est toi-même que tu diminues ainsi.

2. La poursuite de la particularité est toujours au coût de la paix. 2 Qui peut attaquer son sauveur et l’amoindrir et pourtant reconnaître son fort soutien? 3 Qui peut ôter de son omnipotence et pourtant partager son pouvoir? 4 Et qui peut l’utiliser comme jauge de la petitesse et être délivré des limites? 5 Tu as une fonction dans le salut. 6 Sa poursuite t’apportera la joie. 7 Mais la poursuite de la particularité doit t’apporter la douleur. 8 Voilà un but qui voudrait faire échec au salut, et ainsi aller à l’encontre de la Volonté de Dieu. 9 Estimer la particularité, c’est estimer une volonté étrangère à qui les illusions de toi-même sont plus chères que la vérité.

3. La particularité est l’idée du péché rendue réelle. 2 Le péché est impossible même à imaginer sans cette base. 3 Car le péché a surgi de là, issu du néant; une fleur du mal sans aucune racine. 4 Voilà le « sauveur » qui s’est fait lui-même, le « créateur » qui crée autrement que le Père et qui a fait Son Fils à sa propre image et non à la Sienne. 5 Ses fils « particuliers » sont nombreux, jamais un, chacun en exil de lui-même et de Celui Dont ils font partie. 6 Et ils n’aiment pas non plus l’Unité qui les a créés ne faisant qu’un avec Lui. 7 Ils ont choisi leur particularité au lieu du Ciel et au lieu de la paix, et ils l’ont soigneusement emballée dans le péché pour la garder à l’abri de la vérité.

4. Tu n’es pas particulier. 2 Si tu penses l’être, et voudrais défendre ta particularité contre la vérité de ce que tu es réellement, comment peux-tu connaître la vérité? 3 Quelle réponse que donne le Saint-Esprit peut t’atteindre, quand c’est ta particularité que tu écoutes, et qui demande et répond? 4 Sa minuscule réponse, muette dans la mélodie qui court éternellement de Dieu vers toi en hommage aimant à ce que tu es, est tout ce que tu écoutes. 5 Et cet ample chant d’honneur et d’amour pour ce que tu es semble silencieux et inentendu devant sa « puissance ». 6 Tu tends l’oreille pour entendre sa voix muette, et pourtant l’Appel de Dieu Lui-même est muet pour toi.

5. Tu peux défendre ta particularité, mais jamais tu n’entendras la Voix pour Dieu à côté d’elle. 2 Elles parlent une langue différente et tombent dans des oreilles différentes. 3 Pour chaque particulier un message différent, et ayant une signification différente, est la vérité. 4 Or comment la vérité peut-elle être différente pour chacun? 5 Les messages particuliers qu’entendent les particuliers les convainquent qu’ils sont différents et à part; chacun dans ses péchés particuliers et « à l’abri » de l’amour, qui ne voit pas du tout sa particularité. 6 La vision du Christ est leur « ennemie », car elle ne voit pas ce qu’ils voudraient regarder, et elle leur montrerait que la particularité qu’ils pensent voir est une illusion.

6. Que verraient-ils à la place? 2 L’éclat rayonnant du Fils de Dieu, si pareil à son Père que le souvenir de Lui jaillit instantanément à l’esprit. 3 Et avec ce souvenir, le Fils se souvient de ses propres créations, aussi pareilles à lui qu’il l’est à son Père. 4 Et tout le monde qu’il a fait, et toute sa particularité, et tous les péchés qu’il s’est à lui-même reproché pour sa défense, s’évanouiront quand son esprit accepte la vérité sur lui-même, quand elle revient prendre leur place. 5 Voilà le seul « coût » de la vérité : Tu ne verras plus ce qui n’a jamais été, ni n’entendras ce qui ne fait aucun son. 6 Est-ce un sacrifice d’abandonner rien, et de recevoir l’Amour de Dieu pour toujours?

7. Toi qui as enchaîné ton sauveur à ta particularité et lui as donné sa place, souviens-toi de ceci : Il n’a pas perdu le pouvoir de te pardonner tous les péchés que tu penses avoir placés entre lui et la fonction de salut à lui donnée pour toi. 2 Tu ne changeras pas non plus sa fonction, pas plus que tu ne peux changer la vérité en lui et en toi-même. 3 Mais sois certain que la vérité est exactement la même en tous les deux. 4 Elle ne donne pas de messages différents et n’a qu’une signification. 5 Et c’est une signification que toi et ton frère pouvez comprendre tous les deux, et qui apporte délivrance aux deux. 6 Là se tient ton frère, qui a la clef du Ciel dans sa main, tendue vers toi. 7 Ne laisse pas le rêve de particularité subsister entre vous. 8 Ce qui est un est joint en vérité.

8. Pense à la beauté que tu verras en toi-même, quand tu l’auras regardé comme un ami. 2 Il est l’ennemie de la particularité, mais l’ami seulement de ce qui est réel en toi. 3 Aucune des attaques que tu pensais avoir faites contre lui ne lui a pris le don que Dieu voudrait qu’il te donne. 4 Son besoin de le donner est aussi grand que le tien de l’avoir. 5 Laisse-le te pardonner toute ta particularité, et te rendre entier en esprit et un avec lui. 6 Il attend ton pardon seulement pour pouvoir te le rendre. 7 Ce n’est pas Dieu Qui a condamné Son Fils, mais toi, pour sauver sa particularité et tuer son Soi.

9. Tu es rendu loin sur le chemin de la vérité; trop loin pour chanceler maintenant. 2 Juste un pas de plus et chaque vestige de la peur de Dieu se fondra en amour. 3 La particularité de ton frère et la tienne sont ennemies, et vouées en haine à se tuer l’une l’autre et à nier qu’elles sont les mêmes. 4 Or ce ne sont pas des illusions qui ont atteint cet obstacle final, qui semble rendre Dieu et Son Ciel si éloignés qu’Ils ne peuvent être atteints. 5 Ici en ce saint lieu se tient la vérité qui attend de vous recevoir, toi et ton frère, en une silencieuse bénédiction et en une paix si réelle et si intégrale que rien en tient en dehors. 6 Laisse toutes les illusions de toi-même en dehors de ce lieu, où tu viens avec espoir et honnêteté.

10. Voici le sauveur qui te délivre de ta particularité. 2 Il a besoin de ton acceptation de lui-même comme partie de toi, comme toi de la sienne. 3 Vous êtes pareils à Dieu, comme Dieu l’est à Lui-même. 4 Il n’est pas particulier, car Il ne voudrait pas garder pour Lui une seule partie de ce qu’Il est, non donnée à Son Fils mais gardée pour Lui seul. 5 Et c’est cela que tu crains, car s’Il n’est pas particulier, alors Il a voulu que Son Fils soit comme Lui, et ton frère est comme toi. 6 Non particulier, mais possédant tout, y compris toi. 7 Ne lui donne que ce qu’il a, en te souvenant que Dieu S’est donné Lui-même à toi et à ton frère d’un amour égal, afin que tous deux puissiez partager l’univers avec Lui, Qui a choisi que l’amour ne pourrait jamais être divisé et gardé séparé de ce qu’il est et doit être à jamais.

11. Tu es à ton frère; une partie de l’amour ne lui a pas été niée. 2 Mais se peut-il que tu aies perdu parce qu’il est complet ? 3 Ce qui lui a été donné te rend complet, ainsi que lui. 4 L’Amour de Dieu t’a donné à lui et lui à toi parce qu’Il S’est donné Lui-même. 5 Ce qui est pareil à Dieu est un avec Lui. 6 Et seule la particularité pourrait faire que la vérité de Dieu et toi ne faisant qu’un semble être quoi que ce soit d’autre que le Ciel, avec l’espoir de la paix enfin en vue.

12. La particularité est le sceau de la traîtrise sur le don de l’amour. 2 Tout ce qui sert son but doit être donné pour tuer. 3 Pas un don portant son sceau qui n’offre traîtrise à donneur et receveur. 4 Pas un regard d’yeux qu’elle voile qui ne tombe sur une vue de mort. 5 Pas un croyant en sa puissance qui ne recherche marchés et compromis qui établiraient le péché comme substitut à l’amour, et qui ne le serve fidèlement. 6 Et pas une relation chérissant son but qui ne s’accroche au meurtre comme arme de sécurité et grand défenseur de toutes les illusions conte la « menace » de l’amour.

13. L’espoir de particularité fait paraître possible que Dieu ait fait le corps pour être la prison qui garde Son Fils loin de Lui. 2 Car il exige une place particulière où Dieu ne peut entrer, et une cachette où nul autre que ton petit soi n’est le bienvenu. 3 Rien n’est sacré ici que pour toi, et toi seul, à part et séparé de tous tes frères; à l’abri de toute intrusion de la santé d’esprit dans les illusions; à l’abri de Dieu et à l’abri pour un éternel conflit. 4 Voilà les portes de l’enfer que tu as refermées derrière toi pour gouverner dans la folie et la solitude ton royaume particulier, à part de Dieu, loin de la vérité et du salut.

14. La clef que tu as jetée, Dieu l’a donnée à ton frère, dont les saintes mains te l’offrent quand tu es prêt à accepter Son plan pour ton salut à la place du tien. 2 Comment pourrais-tu arriver à être prêt, si ce n’est par la vue de toute ta misère, et en prenant conscience que ton plan a échoué et qu’il manquera toujours de t’apporter quelque paix et quelque joie que ce soit? 3 C’est à travers ce désespoir que tu voyages maintenant, et pourtant ce n’est qu’une illusion de désespoir. 4 La mort de la particularité n’est pas ta mort, mais ton éveil à la vie éternelle. 5 Tu ne fais qu’émerger d’une illusion de ce que tu es à l’acceptation de toi-même tel que Dieu t’a créé.

UCEM~LEÇON 12 – Je suis contrarié parce que je vois un monde in-signifiant.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 12 - Je suis contrarié parce que je vois un monde in-signifiant., Un Cours en Miracles on janvier 12, 2010 at 1:44

12 jan ~ 49_495

LEÇON 12

Je suis contrarié parce que je vois

un monde in-signifiant.

1. L’importance de cette idée réside dans le fait qu’elle contient la correction d’une distorsion majeure de la perception. 2 Tu penses que c’est un monde effrayant qui te contrarie, ou un monde triste, ou un monde violent, ou un monde insane. 3 C’est toi qui lui donnes tous ces attributs. 4. Le monde en soi est in-signifiant.

2. Ces exercices se font les yeux ouverts. 2 Regarde autour de toi, cette fois-ci très lentement. 3 Essaie de régler ton regard pour qu’il passe lentement d’une chose à l’autre à intervalles assez constants. 4 Ne permets pas que cet intervalle devienne notablement plus long ou plus court, mais essaie plutôt de maintenir un rythme égal et régulier d’un bout à l’autre de l’exercice. 5 Ce que tu vois n’a pas d’importance. 6 C’est cela que tu t’enseignes en accordant une attention égale et un temps égal à tout ce sur quoi ton regard se pose. 7 C’est une étape initiale pour apprendre à accorder à toutes choses une valeur égale.

3. En regardant autour de toi, dis-toi:

2 Je pense que je vois un monde apeurant, un monde

dangereux, un monde hostile, un monde triste, un

monde méchant, un monde fou,

et ainsi de suite, en utilisant les termes descriptifs qui te viennent à l’esprit. 3 Si les termes qui te viennent semblent positifs plutôt que négatifs, inclus-les. 4 Par exemple, tu pourrais penser à “un monde bon” ou à “un monde satisfaisant”. 5 Si de tels termes te viennent à l’esprit, utilise-les avec les autres. 6 Tu ne comprends peut-être pas encore pourquoi ces adjectifs “positifs” ont leur place dans ces exercices, mais souviens-toi qu’un “monde bon” en suppose un ” mauvais”, et qu’un monde “satisfaisant” en suppose un “insatisfaisant”. 7 Tous les termes qui te passent par l’esprit sont des sujets convenables pour les exercices d’aujourd’hui. 8 Leur apparente qualité n’a pas d’importance.

4. Assure-toi que les intervalles de temps restent les mêmes, que tu appliques l’idée à ce que tu penses agréable ou à ce que tu penses désagréable. 2 Aux fins de ces exercices, il n’y a pas de différence entre les deux. 3 À la fin de la période d’exercice, ajoute :

4 Mais je suis contrarié parce que je vois un monde in-signifiant.

5. Ce qui est in-signifiant n’est ni bon ni mauvais. 2 Pourquoi, donc, un monde in-signifiant devrait-il te contrarier ? 3 Si tu pouvais accepter le monde comme étant in-signifiant et laisser la vérité y être écrite pour toi, cela te rendrait indescriptiblement heureux. 4 Mais parce qu’il est in-signifiant, tu te sens obligé d’y écrire ce que tu voudrais qu’il soit. 5 C’est cela que tu vois en lui. 6 C’est cela qui est in-signifiant en vérité. 7 Sous tes mots est écrite la Parole de Dieu. 8 La vérité te contrarie maintenant mais quand tes paroles auront été effacées, tu verras les Siennes. 9 Voilà le but ultime de ces exercices.

6. Il suffira d’appliquer l’idée d’aujourd’hui trois ou quatre fois. 2 Les périodes d’exercice ne devraient pas non plus excéder une minute. 3 Il se peut même que tu trouves cela trop long. 4 Arrête les exercices lorsque tu commences à être tendu.

L’Inspiration

Entrer dans l’arche

1. Rien ne peut te blesser à moins que tu ne lui donnes le pouvoir de le faire. 2 Or tu donnes ce pouvoir comme les lois de ce monde interprètent donner : en donnant, tu perds. 3 Ce n’est pas du tout à toi qu’il appartient de donner le pouvoir. 4 Le pouvoir est de Dieu, donné par Lui et réveillé à nouveau par le Saint-Esprit, Qui connaît qu’en donnant, tu gagnes. 5 Il ne donne pas de pouvoir au péché, qui n’en a donc pas; ni à ses résultats, comme ce monde les voit — la maladie et la mort, la misère et la douleur. 6 Ces choses ne se sont pas produites parce que le Saint-Esprit ne les voit pas et qu’il ne donne aucun pouvoir à leur source apparente. 7 Ainsi Il voudrait t’en garder libre. 8 Étant sans illusion sur ce que tu es, le Saint-Esprit donne simplement tout à Dieu, Qui a déjà donné et reçu tout ce qui est vrai. 9 Ce qui n’est pas vrai, Il ne l’a ni reçu ni donné.

2. Le péché n’a pas de place au Ciel, où ses résultats sont étrangers et ne peuvent pas plus entrer que leur source. 2 Là réside ton besoin de voir ton frère sans péché. 3 En lui est le Ciel. 4 Vois plutôt le péché en lui et le Ciel est perdu pour toi. 5 Mais vois-le tel qu’il est et ce qui est à toi rayonne de lui vers toi. 6 Ton sauveur te donne seulement l’amour, mais ce que tu voudrais recevoir de lui dépend de toi. 7 Il lui est donné de passer sur toutes tes erreurs, et là réside son propre salut. 8 Il en va de même du tien. 9 Le salut est une leçon de donner, comme le Saint-Esprit l’interprète. 10 C’est le nouveau réveil des lois de Dieu dans des esprits qui ont établi d’autres lois et leur ont donné le pouvoir de faire respecter ce que Dieu n’a pas créé.

3. Tes lois insanes ont été faites pour garantir que tu ferais des erreurs et leur donnerais un pouvoir sur toi en acceptant leurs résultats comme ton juste dû. 2 Si ce n’est pas folie, qu’est-ce que c’est? 3 Et est-ce cela que tu voudrais voir dans ton sauveur, qui te délivre de l’insanité? 4 Il est aussi libre de cela que tu l’es, et dans la liberté que tu vois en lui, tu vois la tienne. 5 Car cela, vous le partagez. 6 Ce que Dieu a donné obéit à Ses lois, et seulement aux Siennes. 7 Il n’est pas possible non plus que ceux qui les suivent subissent les résultats de toute autre source.

4. Ceux qui choisissent la liberté ne font l’expérience que de ses résultats. 2 Leur pouvoir est de Dieu, et ils le donnent seulement à ce que Dieu a donné, pour le partager avec eux. 3 Rien d’autre ne peut les toucher, car ils ne voient que cela, partageant leur pouvoir conformément à la Volonté de Dieu. 4 Et c’est ainsi que leur liberté est établie et maintenue. 5 Elle est soutenue à travers toutes les tentations d’emprisonner ou d’être emprisonné. 6 C’est à ceux-là qui ont appris ce qu’est la liberté que tu devrais demander ce qu’est la liberté. 7 Ne demande pas au moineau comment l’aigle prend son essor, car ceux qui ont de petites ailes n’ont pas accepté pour eux-mêmes le pouvoir de partager avec toi.

5. Ceux qui sont sans péché donnent comme ils ont reçu. 2 Vois donc en ton frère le pouvoir de l’impeccabilité, et partage avec lui le pouvoir de la délivrance du péché que tu lui as offerte. 3 À chacun de ceux qui errent sur cette terre dans une apparente solitude, un sauveur est donné dont la fonction particulière ici est de le délivrer, et ainsi de se libérer lui-même. 4 Dans le monde de la séparation, chacun est désigné séparément, bien qu’ils soient tous les mêmes. 5 Or ceux qui connaissent qu’ils sont tous les mêmes n’ont pas besoin du salut. 6 Et chacun trouve son sauveur lorsqu’il est prêt à regarder la face du Christ et à Le voir sans péché.

6. Le plan n’est pas de toi et tu n’as pas besoin de te soucier de quoi que soit, sauf du rôle qui t’a été donné à apprendre. 2 Car Celui Qui connaît le reste y verra sans ton aide. 3 Mais ne pense pas qu’il n’ait pas besoin de ta part pour L’aider avec le reste. 4 Car dans ta part réside le tout, sans lequel nulle part n’est complète, pas plus que le tout n’est complet sans ta part. 5 Dans l’arche de la paix, on entre deux à deux, or c’est le commencement d’un autre monde qui va avec ces deux. 6 Chaque relation sainte doit entrer là pour apprendre sa fonction particulière dans le plan du Saint-Esprit, maintenant qu’elle partage Son but. 7 Et tandis que ce but s’accomplit, un nouveau monde surgit dans lequel le péché ne peut entrer mais où le Fils de Dieu peut entrer sans crainte et où il se repose un moment pour oublier l’emprisonnement et se souvenir de la liberté. 8 Comment peut-il entrer, pour se reposer et se souvenir, sans toi? 9 Sauf si tu es là, il n’est pas complet. 10 Et c’est de sa complétude qu’il se souvient là.

7. Voilà le but qui t’est donné. 2 Ne pense pas que de pardonner à ton frère ne serve qu’à vous deux. 3 Car le monde nouveau repose tout entier entre les mains de chaque paire qui entre ici pour se reposer. 4 Et tandis qu’ils se reposent, la face du Christ luit sur eux et ils se souviennent des lois de Dieu, oubliant tout le reste et n’aspirant qu’à voir Ses lois parfaitement accomplies en eux-mêmes et en tous leurs frères. 5 Penses-tu qu’une fois cela accompli, tu te reposeras sans eux? 6 Tu ne pourrais pas plus en laisser un à l’extérieur que je ne pourrais te laisser et oublier une partie de moi-même.

8. Peut-être te demandes-tu comment tu peux être en paix alors que, tant que tu es dans le temps, il y a tant à faire encore avant que le chemin de la paix ne soit ouvert. 2 Peut-être cela te paraît-il impossible. 3 Mais demande-toi s’il est possible que Dieu ait un plan pour ton salut qui ne marche pas. 4 Une fois que tu auras accepté Son plan comme étant la seule fonction que tu veuilles remplir, il n’est rien d’autre que le Saint-Esprit n’arrangera pour toi sans effort de ta part. 5 Il ira devant toi pour aplanir ton chemin, ne laissant sur ta route aucune pierre sur laquelle tu pourrais trébucher, aucun obstacle qui pourrait te barrer la route. 6 Il n’est rien qui te sera refusé dont tu aies besoin. 7 Il n’est pas une difficulté apparente qui ne fondra avant que tu ne l’atteignes. 8 Tu n’as pas besoin de penser à quoi que ce soit, insoucieux de tout sauf du seul but que tu voudrais accomplir. 9 Comme il t’a été donné, ainsi sera son accomplissement. 10 La garantie de Dieu prévaudra contre tous les obstacles, car elle repose sur la certitude et non sur les contingences. 11 Elle repose sur toi. 12 Et que peut-il y avoir de plus certain qu’un Fils de Dieu?

UCEM~LEÇON 11 – Mes pensées in-signifiantes me montrent un monde in-signifiant.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 11 - Mes pensées in-signifiantes me montrent un monde in-signifiant., Un Cours en Miracles on janvier 11, 2010 at 2:44

11 janvier ~ The-Scream-

LEÇON 11

Mes pensées in-signifiantes me montrent

un monde in-signifiant.

1. Ceci est la première idée que nous ayons qui soit reliée à une phase majeure du processus de correction : le renversement de la pensée du monde. 2 Il semble que le monde détermine ce que tu perçois. 3 L’idée d’aujourd’hui introduit le concept que ce sont tes pensées qui déterminent le monde que tu vois. 4 Tu peux certes te réjouir d’appliquer l’idée sous sa forme initiale, car dans cette idée ta délivrance est rendue certaine. 5 La clé du pardon réside en elle.

2. Les périodes d’exercice pour l’idée d’aujourd’hui seront entreprises un peu différemment des précédentes. 2 Commence les yeux fermés et répète-toi lentement l’idée. 3 Puis ouvre les yeux et regarde autour de toi, près et loin, en haut et en bas — n’importe où. 4 Pendant la minute environ que tu passeras à utiliser l’idée, répète-la simplement à toi-même, mais assure-toi de le faire sans hâte ni sentiment d’urgence ni effort.

3. Pour profiter au maximum de ces exercices, tes yeux devraient passer assez rapidement d’une chose à une autre, puisqu’ils ne devraient s’attarder sur rien en particulier. 2 Toutefois, tu devrais utiliser les mots sans te presser et même en prenant ton temps. 3 En particulier, l’introduction à cette idée devrait se faire d’une façon aussi désinvolte que possible. 4 Elle contient le fondement de la paix, de la détente et de la délivrance de l’inquiétude que nous essayons d’atteindre. 5 Conclus les exercices en fermant les yeux et en te répétant lentement l’idée une fois de plus.

4. Trois périodes d’exercice seront probablement suffisantes aujourd’hui. 2 Toutefois, s’il y a peu ou pas du tout de malaise et une inclination à en faire davantage, jusqu’à cinq périodes d’exercices peuvent être entreprises. 3 Il n’est pas recommandé d’en faire plus.

L’Inspiration

Les lois du chaos

1. Les « lois » du chaos peuvent être portées à la lumière, quoique jamais comprises. 2 Des lois chaotiques ne sont guère signifiantes, et par conséquent elles sont hors de la sphère de la raison. 3 Or elles semblent être un obstacle à la raison et à la vérité. 4 Regardons-les donc calmement, afin de pouvoir regarder au-delà, en comprenant ce qu’elles sont et non ce qu’elles voudraient maintenir. 5 Il est essentiel que soit compris ce à quoi elles servent, parce que c’est leur but de rendre in-signifiant, et d’attaquer la vérité. 6 Voilà les lois qui gouvernent le monde que tu as fait. 7 Et pourtant elles ne gouvernent rien et n’ont pas besoin d’être violées; simplement regardées et dépassées.

2. La première loi chaotique est que la vérité est différente pour chacun. 2 Comme tous ces principes, celui-là maintient que chacun est séparé et possède un ensemble de pensées différent qui le distingue des autres. 3 Ce principe se développe à partir de la croyance qu’il y a une hiérarchie d’illusions : certaines ont plus de valeur et sont donc vraies. 4 Chacun établit cela pour lui-même et le rend vrai par son attaque contre ce qu’un autre estime. 5 Et cela est justifié parce que les valeurs diffèrent et ceux qui les détiennent semblent être différents et donc ennemis.

3. Pense donc comme cela semble interférer avec le premier principe des miracles. 2 Car cela établit des degrés de vérité parmi les illusions, laissant paraître que certaines d’entre elles sont plus difficiles à vaincre que d’autres. 3 S’il était compris qu’elles sont toutes les mêmes et pareillement non vraies, il serait facile, alors, de comprendre que les miracles s’appliquent à elles toutes. 4 Les erreurs de toute sorte peuvent être corrigées parce qu’elles ne sont pas vraies. 5 Lorsque portées à la vérité plutôt que les unes aux autres, elles disparaissent simplement. 6 Aucune partie de rien ne peut être plus résistante à la vérité qu’une autre.

4. La seconde loi du chaos, chère en effet à chaque adorateur du péché, est que chacun doit pécher, et par conséquent mérite l’attaque et la mort. 2 Ce principe, étroitement relié au premier, est la demande que les erreurs appellent la punition et non la correction. 3 Car la destruction de celui qui fait l’erreur le place au-delà de la correction et au-delà du pardon. 4 Ce qu’il a fait est ainsi interprété comme une sentence irrévocable contre lui-même, que Dieu Lui-même est impuissant à vaincre. 5 Le péché ne peut pas être remis, étant la croyance que le Fils de Dieu peut faire des erreurs pour lesquelles sa propre destruction devient inévitable.

5. Pense à ce que cela semble faire à la relation entre le Père et le Fils. 2 Maintenant il semble qu’ils ne puissent jamais être Un à nouveau. 3 Car l’Un doit toujours être condamné, et par l’Autre. 4 Maintenant Ils sont différents, et ennemis. 5 Et Leur relation est une relation d’opposition, tout comme les aspects séparés du Fils ne se rencontrent que pour entrer en conflit mais non pour se joindre. 6 L’un devient faible, l’autre fort par sa défaite. 7 Et la peur de Dieu et l’un de l’autre apparaît maintenant comme sensée, rendue réelle par ce que le Fils de Dieu a fait à la fois à lui-même et à son Créateur.

6. L’arrogance sur laquelle tiennent les lois du chaos ne saurait être plus apparente que telle qu’elle émerge ici. 2 Voilà un principe qui voudrait définir ce que le Créateur de la réalité doit être; ce qu’il doit penser et ce qu’il doit croire; et comment Il doit répondre, le croyant. 3 Il n’apparaît pas même nécessaire de L’interroger sur la vérité de ce qui a été établi pour Sa croyance. 4 Cela, Son Fils peut le Lui dire, et Il n’a que le choix entre le croire sur parole et faire erreur. 5 Cela mène directement à la troisième grotesque croyance qui semble rendre le chaos éternel. 6 Car si Dieu ne peut pas faire erreur, Il doit accepter la croyance de Son Fils en ce qu’il est et le haïr pour cela.

7. Vois comme la peur de Dieu est renforcée par ce troisième principe. 2 Maintenant il devient impossible de se tourner vers Lui pour demander de l’aide dans la misère. 3 Car maintenant Il est devenu l’« ennemi » Qui l’a causée, à Qui il est inutile de faire appel. 4 Le salut ne peut pas non plus résider au-dedans du Fils, dont chaque aspect semble être en guerre contre Lui, et justifié dans son attaque. 5 Et maintenant le conflit est rendu inévitable, au-delà de l’aide de Dieu. 6 Car maintenant le salut doit rester impossible, parce que le Sauveur est devenu l’ennemi.

8. Il ne peut y avoir ni délivrance ni évasion. 2 Ainsi l’Expiation devient un mythe et c’est la vengeance, et non le pardon, qui est la Volonté de Dieu. 3 De là où tout cela commence, il n’y a pas d’aide en vue qui puisse réussir. 4 Seule la destruction peut être le résultat. 5 Et Dieu Lui-même semble Se ranger avec elle, pour vaincre Son Fils. 6 Ne pense pas que l’ego te permettra de trouver une évasion de ce qu’il veut. 7 Cela est la fonction de ce cours, qui n’estime pas ce que l’ego chérit.

9. L’ego n’estime que ce qu’il prend. 2 Ce qui mène à la quatrième loi du chaos, laquelle, si les autres sont acceptées, doit être vraie. 3 Cette loi apparente est la croyance que tu as ce que tu as pris. 4 Par là, la perte d’un autre devient ton gain, et ainsi il n’est pas reconnu que tu ne peux jamais prendre qu’à toi-même. 5 Or toutes les autres lois doivent mener à ceci. 6 Car les ennemis ne donnent pas volontiers les uns aux autres, pas plus qu’ils ne chercheraient à partager les choses qu’ils estiment. 7 Et ce que tes ennemis voudraient garder loin de toi doit valoir la peine d’être possédé, parce qu’ils le gardent caché hors de ta vue.

10. On voit émerger ici tous les mécanismes de la folie : l’«ennemi» rendu fort en gardant caché le précieux héritage qui devrait être tien; ta position et ton attaque justifiées pour ce qui a été retenu; et la perte inévitable que l’ennemi doit subir pour te sauver toi-même. 2 Ainsi les coupables clament-ils leur «innocence». 3 S’ils n’étaient pas forcés à cette vile attaque par la conduite sans scrupule de l’ennemi, ils ne répondraient qu’avec bonté. 4 Mais dans un monde brutal, les bons ne peuvent survivre; ainsi doivent-ils prendre ou on leur prendra.

11. Et maintenant il y a une vague question sans réponse, pas encore « expliquée ». 2 Quelle est cette chose précieuse, cette perle inestimable, ce trésor secret et caché qu’il faut arracher dans une juste colère à cet ennemi extrêmement traître et fourbe? 3 Ce doit être ce que tu veux mais n’as jamais trouvé. 4 Et maintenant tu « comprends » la raison pourquoi tu ne l’as pas trouvé. 5 Car il t’a été pris par cet ennemi et caché là où tu ne penserais pas à regarder. 6 Il l’a caché dans son corps, en en faisant une couverture pour sa culpabilité, une cachette pour ce qui t’appartient. 7 Maintenant son corps doit être détruit et sacrifié pour que tu puisses avoir ce qui t’appartient. 8 Sa trahison exige sa mort, pour que tu puisses vivre. 9 Et tu n’attaques qu’en légitime défense.

12. Mais qu’est-ce que tu veux qui ait besoin de sa mort? 2 Peux-tu être sûr que ton attaque meurtrière est justifiée à moins de savoir à quoi elle sert? 3 Et voici qu’un dernier principe du chaos vient à la «rescousse». 4 Il tient qu’il y a un substitut à l’amour. 5 Voilà la magie qui guérira toute ta douleur; le facteur manquant dans ta folie qui la rend «saine». 6 Voilà la raison pourquoi tu dois attaquer. 7 Voilà ce qui rend ta vengeance justifiée. 8 Contemple, dévoilé, le don secret de l’ego, arraché du corps de ton frère, caché là par malice et par haine envers celui à qui le don appartient. 9 Il voudrait te priver de l’ingrédient secret qui donnerait une signification à ta vie. 10 Le substitut à l’amour, né de ton inimitié contre ton frère, doit être le salut. 11 Il n’a pas de substitut, et il n’y en a qu’un. 12 Et toutes tes relations ont pour seul but de t’en saisir et de le faire tien.

13. Jamais ta possession n’est rendue complète. 2 Et jamais ton frère ne cessera son attaque contre toi pour ce que tu as volé. 3 Pas plus que Dieu ne mettra fin à Sa vengeance contre les deux, car dans Sa folie Il doit avoir ce substitut à l’amour et vous tuer tous les deux. 4 Toi qui crois être sain d’esprit, avoir les pieds sur la terre ferme et parcourir un monde où une signification se peut trouver, considère ceci : Voilà les lois sur lesquelles ta «santé d’esprit» semble reposer. 5 Voilà les principes qui font que la terre sous tes pieds semble ferme. 6 Et c’est ici que tu cherches une signification. 7 Voilà les lois que tu as faites pour ton salut. 8 Elles maintiennent en place le substitut au Ciel que tu préfères. 9 C’est leur but; c’est pour cela qu’elles ont été faites. 10 Il ne sert à rien de demander ce qu’elles signifient. 11 Cela est apparent. 12 Les moyens de la folie doivent être insanes. 13 Es-tu aussi certain que tu te rends compte que le but est la folie?

14. Nul ne veut la folie, et nul ne s’accroche à sa folie s’il voit que c’est ce qu’elle est. 2 Ce qui protège la folie, c’est la croyance qu’elle est vraie. 3 C’est la fonction de l’insanité de prendre la place de la vérité. 4 Elle doit être vue comme vérité pour être crue. 5 Et si elle est vérité, alors son opposé, qui avant était la vérité, doit maintenant être folie. 6 Un tel renversement, de bout en bout, où la folie est santé d’esprit, les illusions vraies, l’attaque une bonté, la haine l’amour et le meurtre une bénédiction, est le but que servent les lois du chaos. 7 Ce sont les moyens par lesquels les lois de Dieu paraissent être renversées. 8 Ici les lois du péché paraissent tenir l’amour captif, et rendre sa liberté au péché.

15. Il ne semble pas que ce soient les buts du chaos, car par le grand renversement elles paraissent être les lois de l’ordre. 2 Comment pourrait-il ne pas en être ainsi? 3 Le chaos est absence de lois et n’a pas de lois. 4 Pour être cru, ses lois apparentes doivent être perçues comme vraies. 5 Leur but de folie doit être vu comme la santé d’esprit. 6 Et la peur, avec ses lèvres couleur de cendre et ses yeux qui ne voient pas, aveuglée et terrible à regarder, est soulevée sur le trône de l’amour, sa moribonde conquérante, son substitut, le sauveur qui délivre du salut. 7 Comme les lois de la peur font paraître la mort belle ! 8 Rends grâce au héros sur le trône de l’amour, qui a sauvé le Fils de Dieu pour la peur et la mort !

16. Et pourtant, comment se peut-il que des lois comme celles-là puissent être crues? 2 Il y a un étrange mécanisme qui rend cela possible. 3 Et il ne nous est pas inconnu : nous avons vu de nombreuses fois déjà comment il paraît fonctionner. 4 En vérité, il ne fonctionne pas, or en rêve, où seules des ombres jouent les rôles principaux, il semble des plus puissants. 5 Aucune loi du chaos ne pourrait forcer la croyance si ce n’était de l’accent sur la forme et du mépris du contenu. 6 Nul qui pense qu’une de ces lois est vraie ne voit ce qu’elle dit. 7 Certaines formes qu’elle prend semblent avoir une signification, et c’est tout.

17. Comment certaines formes de meurtre peuvent-elles ne pas signifier la mort? 2 Une attaque sous quelque forme que ce soit peut-elle être l’amour? 3 Quelle forme de condamnation est une bénédiction? 4 Qui rend son sauveur impuissant et trouve le salut? 5 Ne laisse pas la forme de l’attaque contre lui te tromper. 6 Tu ne peux pas chercher à lui nuire et être sauvé. 7 Qui peut trouver un abri contre l’attaque en se retournant contre lui-même? 8 Comment cela peut-il importer, quelle forme prend cette folie? 9 Elle est un jugement qui va à l’encontre de lui-même, condamnant ce qu’elle dit vouloir sauver. 10 Ne sois pas trompé quand la folie prend une forme que tu penses belle. 11 Ce qui est déterminé à te détruire n’est pas ton ami.

18. Tu voudrais maintenir, et penser vrai, que tu ne crois pas à ces lois insensées et n’agis pas selon ce qu’elles disent. 2 Et quand tu regardes ce qu’elles disent, elles ne peuvent être crues. 3 Frère, pourtant tu y crois. 4 Car autrement, comment pourrais-tu percevoir la forme qu’elles prennent, avec un tel contenu? 5 Est-ce que n’importe quelle forme de cela peut être défendable? 6 Or tu y crois pour la forme qu’elles prennent, et tu ne reconnais pas le contenu. 7 Il ne change jamais. 8 Peux-tu peindre des lèvres roses à un squelette, l’habiller en beauté, le cajoler et le dorloter, et le faire vivre? 9 Et peux-tu te contenter d’une illusion que tu vis?

19. Il n’y a pas de vie en dehors du Ciel. 2 Où Dieu a créé la vie, là doit être la vie. 3 En tout état à part du Ciel, la vie est illusion. 4 Au mieux, cela ressemble à la vie; au pire, à la mort. 5 Or les deux sont des jugements sur ce qui n’est pas la vie, égaux par leur inexactitude et leur manque de signification. 6 Une vie qui n’est pas au Ciel est impossible, et ce qui n’est pas au Ciel n’est nulle part. 7 En dehors du Ciel, seul tient le conflit des illusions : insensé, impossible et au-delà de toute raison, et pourtant perçu comme une barrière éternelle devant le Ciel. 8 Les illusions ne sont que des formes. 9 Le contenu n’en est jamais vrai.

20. Les lois du chaos gouvernent toutes les illusions. 2 Leurs formes sont en conflit, de sorte qu’il paraît tout à fait possible d’en estimer certaines au-dessus des autres. 3 Or chacune repose aussi sûrement que le font les autres sur la croyance que les lois du chaos sont les lois de l’ordre. 4 Chacune soutient ces lois complètement, offrant un témoignage certain que ces lois sont vraies. 5 Les formes de l’attaque qui semblent plus douces ne sont pas moins certaines dans leur témoignage, ni dans leurs résultats. 6 Il est certain que les illusions apporteront la peur à cause des croyances qu’elles impliquent, et non pour leur forme. 7 Et le manque de foi en l’amour, sous n’importe quelle forme, témoigne du chaos comme réalité.

21. De la croyance dans le péché, la foi dans le chaos doit suivre. 2 C’est parce qu’elle suit qu’elle semble être une conclusion logique; une étape valable dans une pensée ordonnée. 3 Les étapes vers le chaos se suivent en bon ordre depuis leur point de départ. 4 Chacune est une forme différente dans la progression du renversement de la vérité, menant toujours plus profondément dans la terreur et loin de la vérité. 5 Ne pense pas qu’une étape soit plus petite qu’une autre, ni qu’il soit plus facile de revenir de l’une que de l’autre. 6 Toute la descente à partir du Ciel réside en chacune. 7 Et là où commence ta pensée, là elle doit finir.

22. Frère, ne fais pas un seul pas dans la descente vers l’enfer. 2 Car en ayant fait un, tu ne reconnaîtras pas les autres pour ce qu’ils sont. 3 Et ils suivront. 4 L’attaque sous quelque forme que ce soit a mis ton pied sur l’escalier tortueux qui conduit du Ciel. 5 Or à tout instant il est possible de laisser tout cela être défait. 6 Comment peux-tu savoir si tu as choisi les marches vers le Ciel ou la voie vers l’enfer? 7 Très facilement. 8 Comment te sens-tu? 9 La paix est-elle dans ta conscience? 10 Sais-tu avec certitude où tu vas? 11 Et es-tu sûr que le but du Ciel peut être atteint? 12 Sinon, tu marches seul. 13 Demande, donc, à ton Ami de se joindre à toi, et de te donner la certitude sur où tu vas.

UCEM ~ LEÇON 10 – Mes pensées ne signifient rien.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 10 - Mes pensées ne signifient rien., Un Cours en Miracles on janvier 10, 2010 at 4:25

10 jan ~ rien

LEÇON 10

Mes pensées ne signifient rien.

1. Cette idée s’applique à toutes les pensées dont tu es conscient, ou dont tu deviens conscient pendant les périodes d’exercice. 2 La raison pour laquelle l’idée est applicable à toutes est qu’elles ne sont pas tes pensées réelles. 3 Nous avons fait cette distinction auparavant et nous la ferons encore. 4 Tu n’as encore aucune base pour comparer. 5 Quand tu en auras une, tu ne douteras pas que ce que tu croyais jadis être tes pensées ne signifiait rien.

2. C’est la seconde fois que nous utilisons cette sorte d’idée. 2 La forme n’en est que légèrement différente. 3 Cette fois l’idée commence par “Mes pensées” au lieu de “Ces pensées”, et aucun lien n’est fait ouvertement avec les choses qui t’entourent. 4 L’accent porte maintenant sur le manque de réalité de ce que tu penses penser.

3. Cet aspect du processus de correction a commencé par l’idée que les pensées dont tu es conscient sont in-signifiantes, à l’extérieur plutôt qu’à l’intérieur; puis il a fait ressortir leur état passé plutôt que présent. 2 Maintenant nous mettons l’accent sur le fait que la présence de ces “pensées” signifie que tu ne penses pas. 3 Ceci n’est qu’une autre façon de répéter ce que nous avons dit plus tôt, à savoir que ton esprit est réellement vide. 4 Reconnaître cela, c’est reconnaître le néant lorsque tu penses le voir. 5 Et c’est, comme tel, le préalable à la vision.

4. Ferme les yeux pour ces exercices et commence-les en te répétant très lentement l’idée d’aujourd’hui. 2 Puis ajoute :

3 Cette idée aidera à me délivrer de tout ce que je crois maintenant.

4 Les exercices consistent, comme précédemment, à rechercher dans ton esprit toutes les pensées qui te sont accessibles, sans sélection ni jugement. 5 Essaie d’éviter toute espèce de classification. 6 En fait, si tu trouves que cela peut t’aider, tu pourrais imaginer que tu regardes passer une procession bizarrement disparate, qui n’a que peu ou pas de signification pour toi. 7 Tandis que chaque pensée te traverse l’esprit, dis :

8 Ma pensée au sujet de _____ ne signifie rien.

9. Ma pensée au sujet de _____ ne signifie rien.

5. La pensée d’aujourd’hui peut évidemment servir pour toute pensée qui te bouleverse à n’importe quel moment. 2 De plus, il est recommandé de faire cinq périodes d’exercice, chacune comportant un examen d’esprit ne durant pas plus d’une minute environ. 3 Il n’est pas recommandé de prolonger cette période de temps, et elle devrait même être réduite à une demi-minute ou moins si tu éprouves un malaise. 4 Souviens-toi, toutefois, de répéter lentement l’idée avant de l’appliquer concrètement, ainsi que d’ajouter :

5 Cette idée aidera à me délivrer de tout ce que je crois maintenant.

L’Inspiration

Le problème et la réponse

1. Ce cours est très simple. 2 Tu penses peut-être que tu n’as pas besoin d’un cours qui enseigne, en définitive, que seule la réalité est vraie. 3 Mais le crois-tu ? 4 Quand tu percevras le monde réel, tu reconnaîtras que tu ne le croyais pas. 5 Or la rapidité avec laquelle ta nouvelle et seule perception réelle sera traduite en connaissance ne te laissera qu’un instant pour te rendre compte que cela seul est vrai. 6 Et alors tout ce que tu as fait sera oublié : le bon et le mauvais, le faux et le vrai. 7 Car quand le Ciel et la terre deviendront un, même le monde réel disparaîtra de ta vue. 8 La fin du monde n’est pas sa destruction mais sa traduction en Ciel. 9 La réinterprétation du monde est le transfert de toute perception en connaissance.

2. La Bible te dit de devenir comme les petits enfants. 2 Les petits enfants reconnaissent qu’ils ne comprennent pas ce qu’ils perçoivent; ainsi ils demandent ce que cela signifie. 3 Ne fais pas l’erreur de croire que tu comprends ce que tu perçois, car sa signification est perdue pour toi. 4 Or le Saint-Esprit en a sauvé la signification pour toi et si tu Le laisses l’interpréter, il te rendra ce que tu as jeté. 5 Mais tant que tu penses en connaître la signification, tu ne verras pas le besoin de le Lui demander.

3. Tu ne connais pas la signification de quoi que ce soit que tu perçois. 2 Il n’est pas une de tes pensées qui soit entièrement vraie. 3 Reconnaître cela, c’est pour toi un solide début. 4 Tu n’as pas été mal guidé; tu n’as pas accepté de guide du tout. 5 Ton grand besoin est d’être instruit en perception, car tu ne comprends rien. 6 Reconnais cela mais ne l’accepte pas, car comprendre est ton héritage. 7 Les perceptions sont apprises, et tu n’es pas sans Enseignant. 8 Or ton désir d’apprendre de Lui dépend de ton désir de remettre en question tout ce que tu as appris de toi-même, car toi qui as mal appris ne devrais pas être ton propre enseignant.

4. Nul ne peut cacher la vérité, sauf à soi-même. 2 Or Dieu ne te refusera pas la Réponse qu’il a donnée. 3 Demande, donc, ce qui est à toi, mais que tu n’as pas fait, et ne te défends pas contre la vérité. 4 Tu as fait le problème auquel Dieu a répondu. 5 Par conséquent, pose-toi uniquement cette simple question :

6 Est-ce que je veux le problème ou est-ce que je veux la réponse ?

7 Décide-toi pour la réponse et tu l’auras, car tu la verras telle qu’elle est, et elle est déjà à toi.

5. Tu te plains peut-être que ce cours n’est pas assez concret pour que tu puisses le comprendre et l’utiliser. 2 Mais peut-être n’as-tu pas fait ce qu’il préconise concrètement. 3 Ce n’est pas un cours sur le jeu des idées mais sur leur application pratique. 4 Rien n’est plus concret que de se faire dire : si tu demandes, tu recevras. 5 Le Saint-Esprit répondra à tout problème concret aussi longtemps que tu croiras que les problèmes sont concrets. 6 Sa réponse est à la fois multiple et une tant que tu crois que l’Un est multiple. 7 Tu as peut-être peur de Son caractère concret, par peur de ce que tu penses que cela exigera de toi. 8 Or c’est seulement en demandant que tu apprendras que rien de Dieu n’exige quoi que ce soit de toi. 9 Dieu donne ; Il ne prend pas. 10 Quand tu refuses de demander, c’est parce que tu crois que demander revient à prendre plutôt qu’à partager.

6. Le Saint-Esprit te donnera seulement ce qui est à toi et Il ne prendra rien en retour. 2 Car ce qui est à toi est tout, et tu le partages avec Dieu. 3 Voilà sa réalité. 4 Le Saint-Esprit, Dont la seule Volonté est de restaurer, serait-Il capable de mésinterpréter la question que tu dois poser pour apprendre Sa réponse ? 5 Tu as entendu la réponse, mais tu as mal compris la question. 6 Tu crois que demander au Saint-Esprit de te guider, c’est demander d’être privé de quelque chose.

7. Petit enfant de Dieu, tu ne comprends pas ton Père. 2 Tu crois en un monde qui prend, parce que tu crois pouvoir obtenir en prenant. 3 Cette perception t’a fait perdre de vue le monde réel. 4 Tu as peur du monde tel que tu le vois, mais il suffit toujours que tu demandes et le monde réel t’appartiendra. 5 Ne te nie pas cela même qui peut seulement te libérer. 6 Rien de Dieu n’asservira Son Fils, qu’il a créé libre et dont la liberté est protégée par Son Être. 7 Béni sois-tu qui es désireux de demander sans peur la vérité à Dieu, car c’est seulement ainsi que tu peux apprendre que Sa réponse est la délivrance de la peur.

8. Bel enfant de Dieu, tu demandes seulement ce que je t’ai promis. 2 Crois-tu que je te tromperais? 3 Le Royaume des Cieux est en toi. 4 Crois que la vérité est en moi, car je connais qu’elle est en toi. 5 Les Fils de Dieu n’ont rien qu’ils ne partagent. 6 Demande la vérité à n’importe lequel des Fils de Dieu et c’est à moi que tu l’as demandée. 7 Il n’en est pas un parmi nous qui n’ait en lui la réponse, et qui ne l’ait à donner à quiconque la lui demande.

9. Demande n’importe quoi au Fils de Dieu et son Père te répondra, car le Christ ne Se trompe pas sur Son Père et Son Père ne Se trompe pas sur Lui. 2 Donc ne te trompe pas sur ton frère, et ne vois comme sa réalité que ses pensées aimantes, car en niant que son esprit est divisé tu guériras le tien. 3 Accepte-le comme son Père l’accepte et guéris-le dans le Christ, car le Christ est sa guérison et la tienne. 4 Le Christ est le Fils de Dieu Qui en aucune façon n’est séparé de Son Père, Dont chaque pensée est aussi aimante que la Pensée de Son Père par laquelle Il fut créé. 5 Ne te trompe pas sur le Fils de Dieu, car par là tu dois te tromper sur toi-même. 6 Et t’étant trompé sur toi-même, tu te trompes sur ton Père, en Qui nulle tromperie n’est possible.

10. Dans le monde réel il n’y a pas de maladie, car il n’y a ni séparation ni division. 2 Seules sont reconnues les pensées aimantes, et parce que nul n’est sans ton aide, l’Aide de Dieu t’accompagne partout. 3 Comme tu deviendras désireux d’accepter cette Aide en La demandant, tu La donneras parce que tu La voudras. 4 Rien ne sera au-delà de ton pouvoir de guérison, parce qu’à ta simple requête rien ne sera refusé. 5 Quels problèmes ne disparaîtraient pas en Présence de la Réponse de Dieu? 6 Demande, donc, d’apprendre ce qu’est la réalité de ton frère, parce que c’est ce que tu percevras en lui, et tu verras ta beauté reflétée dans la sienne.

11. N’accepte pas la perception variable que ton frère a de lui-même, car son esprit divisé est le tien, et tu n’accepteras pas ta guérison sans la sienne. 2 Car vous partagez le monde réel comme vous partagez le Ciel, et sa guérison est la tienne. 3 T’aimer toi-même, c’est te guérir toi-même, et tu ne peux pas percevoir une partie de toi-même comme malade et atteindre ton but. 4 Frère, nous guérissons ensemble comme nous vivons ensemble et nous aimons ensemble. 5 Ne te trompe pas sur le Fils de Dieu, car il est un avec lui-même et un avec son Père. 6 Aime-le, qui est aimé de son Père, et tu apprendras ce qu’est l’Amour que le Père a pour toi.

12. Si tu perçois une offense en un frère, arrache l’offense de ton esprit, car c’est par le Christ que tu es offensé et c’est sur Lui que tu te trompes. 2 Guéris dans le Christ et ne sois pas offensé par Lui, car il n’y a pas d’offense en Lui. 3 Si ce que tu perçois t’offense, tu es offensé en toi-même et tu condamnes le Fils de Dieu que Dieu ne condamne pas. 4 Laisse le Saint-Esprit ôter toutes les offenses du Fils de Dieu envers lui-même et ne perçois personne sans qu’il te guide, car Il voudrait te sauver de toute condamnation. 5 Accepte Son pouvoir guérisseur et utilise-le pour tous ceux qu’il t’envoie, car Il veut guérir le Fils de Dieu, sur qui Il ne Se trompe pas.

13. Les enfants perçoivent des fantômes effrayants, des monstres et des dragons, et ils sont terrifiés. 2 Or s’ils demandent à quelqu’un en qui ils ont confiance la signification de ce qu’ils perçoivent, et s’ils sont désireux de lâcher prise de leurs propres interprétations en faveur de la réalité, leur peur disparaît avec elles. 3 Quand on aide un enfant à traduire son «fantôme» en rideau, son « monstre » en ombre et son « dragon » en rêve, il ne les craint plus et il rit de bon cœur de sa propre peur.

14. Toi, mon enfant, tu as peur de tes frères et de ton Père et de toi-même. 2 Mais sur eux tu ne fais que te tromper. 3 Demande ce qu’ils sont à l’Enseignant de la réalité, et en entendant Sa réponse tu riras toi aussi de tes peurs et tu les remplaceras par la paix. 4 Car la peur ne réside pas dans la réalité mais dans l’esprit des enfants qui ne comprennent pas la réalité. 5 C’est seulement leur manque de compréhension qui les effraie, et quand ils apprennent à percevoir véritablement ils n’ont plus peur. 6 Et pour cette raison ils demanderont à nouveau la vérité quand ils seront effrayés. 7 Ce n’est pas la réalité de tes frères ou de ton Père ou de toi-même qui t’effraie. 8 Tu ne connais pas ce qu’ils sont; ainsi tu les perçois comme des fantômes, des monstres et des dragons. 9 Demande ce qu’est leur réalité à Celui Qui la connaît, et Il te dira ce qu’ils sont. 10 Car tu ne les comprends pas, et parce que tu es trompé par ce que tu vois, tu as besoin de la réalité pour dissiper tes peurs.

15. N’échangerais-tu pas tes peurs contre la vérité, s’il te suffisait de le demander? 2 Car si Dieu ne Se trompe pas sur toi, tu ne peux te tromper que sur toi-même. 3 Or tu peux apprendre la vérité sur toi-même du Saint-Esprit, Qui t’enseignera que, faisant partie de Dieu, nulle tromperie en toi n’est possible. 4 Quand tu te percevras toi-même sans tromperie, tu accepteras le monde réel à la place du faux que tu as fait. 5 Et alors ton Père se penchera vers toi et fera le dernier pas pour toi, en t’élevant jusqu’à Lui.

UCEM~LEÇON 9 – Je ne vois rien tel que c’est maintenant.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 9 - Je ne vois rien tel que c’est maintenant., Un Cours en Miracles on janvier 9, 2010 at 12:35

9 janv ~ trounoir-stellaire-esa

LEÇON 9

Je ne vois rien tel que c’est maintenant.

1. Cette idée découle évidemment des deux précédentes. 2 Mais bien que tu sois peut-être capable de l’accepter intellectuellement, il est peu probable pour l’instant qu’elle signifie quoi que ce soit pour toi. 3 Toutefois, à ce stade, il n’est pas nécessaire de comprendre. 4 De fait, reconnaître que tu ne comprends pas est un préalable au défaire de tes idées fausses. 5 Ces exercices s’occupent d’application et non de compréhension. 6 Tu n’as pas besoin d’appliquer ce que tu comprends déjà. 7 Ce serait certes circulaire de viser à la compréhension tout en supposant que tu l’as déjà.

2. Il est difficile pour un esprit inexercé de croire que ce qu’il semble se représenter n’est pas là. 2 Cette idée peut être fort troublante et rencontrer une vive résistance sous de nombreuses formes. 3 Or cela n’empêche pas de l’appliquer. 4 Rien de plus n’est requis pour ces exercices-ci, ni pour aucun autre. 5 Chaque petit pas dissipera un peu des ténèbres, et la compréhension viendra finalement éclairer chaque recoin de l’esprit qui aura été débarrassé des débris qui l’enténèbrent.

3. Ces exercices, pour lesquels trois ou quatre périodes d’entraînement suffisent, consistent à regarder autour de toi et à appliquer l’idée du jour à ce que tu vois, tout en te rappelant le besoin de ne faire aucune distinction, et la règle essentielle de ne rien exclure. 2 Par exemple :

3 Je ne vois pas cette machine à écrire telle qu’elle est

maintenant.

4 Je ne vois pas ce téléphone tel qu’il est maintenant.

5 Je ne vois pas ce bras tel qu’il est maintenant.

4. Commence par les choses qui sont les plus proches de toi, puis agrandis le champ :

2 Je ne vois pas ce porte-manteau tel qu’il est maintenant.

3 Je ne vois pas cette porte telle qu’elle est maintenant.

4 Je ne vois pas ce visage tel qu’il est maintenant.

5. Répétons que, même s’il ne faut pas tenter de tout inclure, il est nécessaire d’éviter toute exclusion expresse. 2 Assure-toi d’être honnête envers toi-même en faisant cette distinction. 3 Tu pourrais être tenté de l’obscurcir.

L’Inspiration

Porter le fantasme à la vérité

1. La trahison du Fils de Dieu réside uniquement dans les illusions, et tous ses « péchés » ne sont que ses propres imaginations. 2 Sa réalité est à jamais sans péché. 3 Il n’a pas besoin d’être pardonné mais réveillé. 4 Dans ses rêves il s’est trahi lui-même, il a trahi ses frères et trahi son Dieu. 5 Or ce qui est fait en rêve n’a pas réellement été fait. 6 Il est impossible de convaincre le rêveur qu’il en est ainsi, car les rêves sont ce qu’ils sont parce qu’ils donnent l’illusion d’être réels. 7 Dans l’éveil seul est la pleine délivrance des rêves, car alors seulement il devient parfaitement apparent qu’ils n’ont eu absolument aucun effet sur la réalité et qu’ils ne l’ont pas changée. 8 Les fantasmes changent la réalité. 9 C’est leur but. 10 Ils ne peuvent pas le faire en réalité, mais ils le peuvent dans l’esprit qui voudrait que la réalité soit différente.

2. Il n’y a donc que ton souhait de changer la réalité qui soit apeurant, parce que par ce souhait tu penses avoir accompli ce que tu souhaites. 2 Cette étrange position, en un sens, reconnaît ton pouvoir. 3 Or en le distordant et en le vouant au « mal », elle le rend aussi irréel. 4 Tu ne peux servir deux maîtres qui demandent de toi des choses conflictuelles. 5 Ce que tu utilises dans le fantasme, tu le nies à la vérité. 6 Or ce que tu donnes à la vérité afin qu’elle l’utilise pour toi est à l’abri du fantasme.

3. Tout ce que cela signifie, lorsque tu maintiens qu’il doit y avoir un ordre de difficulté dans les miracles, c’est qu’il y a certaines choses que tu voudrais retenir à la vérité. 2 Tu crois que la vérité ne saurait pas s’en occuper uniquement parce que tu voudrais les garder loin de la vérité. 3 Tout simplement, ton manque de foi dans le pouvoir qui guérit toute douleur surgit de ton souhait de conserver certains aspects de la réalité pour les fantasmes. 4 Si seulement tu te rendais compte de ce que cela doit faire à ta reconnaissance pour le tout ! 5 Ce que tu te réserves, tu l’enlèves à Celui Qui voudrait te délivrer. 6 À moins que tu ne le rendes, il est inévitable que ton point de vue sur la réalité soit faussé et incorrigé.

4. Aussi longtemps que tu le voudras, aussi longtemps l’illusion d’un ordre de difficulté dans les miracles te restera. 2 Car tu as établi cet ordre dans la réalité en en donnant une partie à un enseignant et une partie à un autre. 3 Ainsi tu apprends à traiter une partie de la vérité d’une certaine façon et l’autre partie d’une autre façon. 4 Fragmenter la vérité, c’est la détruire en la rendant in-signifiante. 5 Des ordres de réalité, c’est une perspective sans compréhension; un cadre de référence pour la réalité auquel elle ne peut pas réellement se comparer.

5. Penses-tu que tu peux porter la vérité au fantasme et apprendre ce que signifie la vérité du point de vue des illusions? 2 La vérité n’a pas de signification dans l’illusion. 3 Le cadre de référence pour sa signification doit être elle-même. 4 Quand tu essaies de porter la vérité aux illusions, tu essaies de rendre les illusions réelles et de les garder en justifiant ta croyance en elles. 5 Mais remettre les illusions à la vérité, c’est permettre à la vérité d’enseigner que les illusions sont irréelles, et te permettre ainsi de leur échapper. 6 Ne garde aucune idée à l’écart de la vérité, sinon tu établis des ordres de réalité qui doivent t’emprisonner. 7 Il n’y a pas d’ordre dans la réalité, parce que là tout est vrai.

6. Sois désireux, donc, de donner tout ce que tu as gardé en dehors de la vérité à Celui Qui connaît la vérité et en Qui tout est porté à la vérité. 2 Le salut, qui mène hors de la séparation, est complet ou n’est pas du tout. 3 Ne te préoccupe de rien, sauf de ton désir que cela s’accomplisse. 4 Lui l’accomplira, pas toi. 5 Mais n’oublie pas ceci : lorsque tu es troublé et perds la paix de l’esprit parce qu’un autre essaie de résoudre ses problèmes par le fantasme, c’est que tu refuses de te pardonner cette même tentative. 6 Tu le retiens et tu te retiens toi-même loin de la vérité et du salut. 7 En lui pardonnant, tu rends à la vérité ce que vous aviez tous deux nié. 8 Et tu verras le pardon où tu l’as donné.

UCEM~LEÇON 8 – Mon esprit est préoccupé de pensées passées.

In UCEM on janvier 8, 2010 at 1:57

8 jan ~ le_chaos_650

LEÇON 8

Mon esprit est préoccupé de pensées passées.

1. Cette idée, bien sûr, est la raison pour laquelle tu ne vois que le passé. 2 Personne ne voit quoi que ce soit, en fait. 3 Chacun ne voit que ses pensées projetées à l’extérieur. 4 La préoccupation du passé qu’a l’esprit est la cause de la fausse conception du temps dont ta vue souffre. 5 Ton esprit ne peut pas saisir le présent, qui est le seul temps qui soit. 6 Par conséquent, il ne peut pas comprendre le temps, et ne peut, en fait, rien comprendre du tout.

2. La seule pensée entièrement vraie qu’il soit possible d’avoir au sujet du passé est qu’il n’est pas là. 2 Y penser revient donc à penser à des illusions. 3 En fait, très peu se sont rendu compte de ce que cela entraîne de se représenter le passé ou d’anticiper le futur. 4 De fait, l’esprit est vide lorsqu’il fait cela, parce qu’il ne pense réellement à rien.

3. Le but des exercices d’aujourd’hui est de commencer à entraîner ton esprit à reconnaître quand il ne pense pas réellement. 2 Tant que des idées sans pensée préoccupent ton esprit, la vérité est bloquée. 3 Reconnaître que ton esprit est simplement vide, plutôt que de croire qu’il est rempli d’idées réelles, est la première étape pour ouvrir la voie à la vision.

4. Les exercices d’aujourd’hui devraient être faits les yeux fermés. 2 Cela parce qu’en fait tu ne peux rien voir, et il est plus facile de reconnaître que tu as beau te représenter très vivement une pensée, tu ne vois rien. 3 Avec aussi peu d’investissement que possible, examine ton esprit comme d’habitude pendant une minute environ, en notant simplement les pensée que tu y trouves. 4 Nomme chacune d’elles par la figure ou le thème central qu’elle contient, puis passe à la suivante. 5 Commence la période d’exercice en disant :

6 Il semble que je pense à _____.

5. Puis nomme concrètement chacune de tes pensées; par exemple :

2 Il semble que je pense à [nom d’une personne], à

[nom d’un objet], à [nom d’une émotion],

et ainsi de suite, en concluant l’examen d’esprit par :

3 Mais mon esprit est préoccupé de pensées passées.

6. Cet exercice peut être fait quatre ou cinq fois pendant la journée, sauf si tu vois que cela t’irrite. 2 Si tu le trouves éprouvant, trois ou quatre fois suffiront. 3 Toutefois, cela t’aidera peut-être d’inclure ton irritation, ou toute émotion que l’idée d’aujourd’hui peut induire, dans l’examen d’esprit même.

L’Inspiration

Les lois du chaos

1. Les « lois » du chaos peuvent être portées à la lumière, quoique jamais comprises. 2 Des lois chaotiques ne sont guère signifiantes, et par conséquent elles sont hors de la sphère de la raison. 3 Or elles semblent être un obstacle à la raison et à la vérité. 4 Regardons-les donc calmement, afin de pouvoir regarder au-delà, en comprenant ce qu’elles sont et non ce qu’elles voudraient maintenir. 5 Il est essentiel que soit compris ce à quoi elles servent, parce que c’est leur but de rendre in-signifiant, et d’attaquer la vérité. 6 Voilà les lois qui gouvernent le monde que tu as fait. 7 Et pourtant elles ne gouvernent rien et n’ont pas besoin d’être violées; simplement regardées et dépassées.

2. La première loi chaotique est que la vérité est différente pour chacun. 2 Comme tous ces principes, celui-là maintient que chacun est séparé et possède un ensemble de pensées différent qui le distingue des autres. 3 Ce principe se développe à partir de la croyance qu’il y a une hiérarchie d’illusions : certaines ont plus de valeur et sont donc vraies. 4 Chacun établit cela pour lui-même et le rend vrai par son attaque contre ce qu’un autre estime. 5 Et cela est justifié parce que les valeurs diffèrent et ceux qui les détiennent semblent être différents et donc ennemis.

3. Pense donc comme cela semble interférer avec le premier principe des miracles. 2 Car cela établit des degrés de vérité parmi les illusions, laissant paraître que certaines d’entre elles sont plus difficiles à vaincre que d’autres. 3 S’il était compris qu’elles sont toutes les mêmes et pareillement non vraies, il serait facile, alors, de comprendre que les miracles s’appliquent à elles toutes. 4 Les erreurs de toute sorte peuvent être corrigées parce qu’elles ne sont pas vraies. 5 Lorsque portées à la vérité plutôt que les unes aux autres, elles disparaissent simplement. 6 Aucune partie de rien ne peut être plus résistante à la vérité qu’une autre.

4. La seconde loi du chaos, chère en effet à chaque adorateur du péché, est que chacun doit pécher, et par conséquent mérite l’attaque et la mort. 2 Ce principe, étroitement relié au premier, est la demande que les erreurs appellent la punition et non la correction. 3 Car la destruction de celui qui fait l’erreur le place au-delà de la correction et au-delà du pardon. 4 Ce qu’il a fait est ainsi interprété comme une sentence irrévocable contre lui-même, que Dieu Lui-même est impuissant à vaincre. 5 Le péché ne peut pas être remis, étant la croyance que le Fils de Dieu peut faire des erreurs pour lesquelles sa propre destruction devient inévitable.

5. Pense à ce que cela semble faire à la relation entre le Père et le Fils. 2 Maintenant il semble qu’ils ne puissent jamais être Un à nouveau. 3 Car l’Un doit toujours être condamné, et par l’Autre. 4 Maintenant Ils sont différents, et ennemis. 5 Et Leur relation est une relation d’opposition, tout comme les aspects séparés du Fils ne se rencontrent que pour entrer en conflit mais non pour se joindre. 6 L’un devient faible, l’autre fort par sa défaite. 7 Et la peur de Dieu et l’un de l’autre apparaît maintenant comme sensée, rendue réelle par ce que le Fils de Dieu a fait à la fois à lui-même et à son Créateur.

6. L’arrogance sur laquelle tiennent les lois du chaos ne saurait être plus apparente que telle qu’elle émerge ici. 2 Voilà un principe qui voudrait définir ce que le Créateur de la réalité doit être; ce qu’il doit penser et ce qu’il doit croire; et comment Il doit répondre, le croyant. 3 Il n’apparaît pas même nécessaire de L’interroger sur la vérité de ce qui a été établi pour Sa croyance. 4 Cela, Son Fils peut le Lui dire, et Il n’a que le choix entre le croire sur parole et faire erreur. 5 Cela mène directement à la troisième grotesque croyance qui semble rendre le chaos éternel. 6 Car si Dieu ne peut pas faire erreur, Il doit accepter la croyance de Son Fils en ce qu’il est et le haïr pour cela.

7. Vois comme la peur de Dieu est renforcée par ce troisième principe. 2 Maintenant il devient impossible de se tourner vers Lui pour demander de l’aide dans la misère. 3 Car maintenant Il est devenu l’« ennemi » Qui l’a causée, à Qui il est inutile de faire appel. 4 Le salut ne peut pas non plus résider au-dedans du Fils, dont chaque aspect semble être en guerre contre Lui, et justifié dans son attaque. 5 Et maintenant le conflit est rendu inévitable, au-delà de l’aide de Dieu. 6 Car maintenant le salut doit rester impossible, parce que le Sauveur est devenu l’ennemi.

8. Il ne peut y avoir ni délivrance ni évasion. 2 Ainsi l’Expiation devient un mythe et c’est la vengeance, et non le pardon, qui est la Volonté de Dieu. 3 De là où tout cela commence, il n’y a pas d’aide en vue qui puisse réussir. 4 Seule la destruction peut être le résultat. 5 Et Dieu Lui-même semble Se ranger avec elle, pour vaincre Son Fils. 6 Ne pense pas que l’ego te permettra de trouver une évasion de ce qu’il veut. 7 Cela est la fonction de ce cours, qui n’estime pas ce que l’ego chérit.

9. L’ego n’estime que ce qu’il prend. 2 Ce qui mène à la quatrième loi du chaos, laquelle, si les autres sont acceptées, doit être vraie. 3 Cette loi apparente est la croyance que tu as ce que tu as pris. 4 Par là, la perte d’un autre devient ton gain, et ainsi il n’est pas reconnu que tu ne peux jamais prendre qu’à toi-même. 5 Or toutes les autres lois doivent mener à ceci. 6 Car les ennemis ne donnent pas volontiers les uns aux autres, pas plus qu’ils ne chercheraient à partager les choses qu’ils estiment. 7 Et ce que tes ennemis voudraient garder loin de toi doit valoir la peine d’être possédé, parce qu’ils le gardent caché hors de ta vue.

10. On voit émerger ici tous les mécanismes de la folie : l’«ennemi» rendu fort en gardant caché le précieux héritage qui devrait être tien; ta position et ton attaque justifiées pour ce qui a été retenu; et la perte inévitable que l’ennemi doit subir pour te sauver toi-même. 2 Ainsi les coupables clament-ils leur «innocence». 3 S’ils n’étaient pas forcés à cette vile attaque par la conduite sans scrupule de l’ennemi, ils ne répondraient qu’avec bonté. 4 Mais dans un monde brutal, les bons ne peuvent survivre; ainsi doivent-ils prendre ou on leur prendra.

11. Et maintenant il y a une vague question sans réponse, pas encore « expliquée ». 2 Quelle est cette chose précieuse, cette perle inestimable, ce trésor secret et caché qu’il faut arracher dans une juste colère à cet ennemi extrêmement traître et fourbe? 3 Ce doit être ce que tu veux mais n’as jamais trouvé. 4 Et maintenant tu « comprends » la raison pourquoi tu ne l’as pas trouvé. 5 Car il t’a été pris par cet ennemi et caché là où tu ne penserais pas à regarder. 6 Il l’a caché dans son corps, en en faisant une couverture pour sa culpabilité, une cachette pour ce qui t’appartient. 7 Maintenant son corps doit être détruit et sacrifié pour que tu puisses avoir ce qui t’appartient. 8 Sa trahison exige sa mort, pour que tu puisses vivre. 9 Et tu n’attaques qu’en légitime défense.

12. Mais qu’est-ce que tu veux qui ait besoin de sa mort? 2 Peux-tu être sûr que ton attaque meurtrière est justifiée à moins de savoir à quoi elle sert? 3 Et voici qu’un dernier principe du chaos vient à la «rescousse». 4 Il tient qu’il y a un substitut à l’amour. 5 Voilà la magie qui guérira toute ta douleur; le facteur manquant dans ta folie qui la rend «saine». 6 Voilà la raison pourquoi tu dois attaquer. 7 Voilà ce qui rend ta vengeance justifiée. 8 Contemple, dévoilé, le don secret de l’ego, arraché du corps de ton frère, caché là par malice et par haine envers celui à qui le don appartient. 9 Il voudrait te priver de l’ingrédient secret qui donnerait une signification à ta vie. 10 Le substitut à l’amour, né de ton inimitié contre ton frère, doit être le salut. 11 Il n’a pas de substitut, et il n’y en a qu’un. 12 Et toutes tes relations ont pour seul but de t’en saisir et de le faire tien.

13. Jamais ta possession n’est rendue complète. 2 Et jamais ton frère ne cessera son attaque contre toi pour ce que tu as volé. 3 Pas plus que Dieu ne mettra fin à Sa vengeance contre les deux, car dans Sa folie Il doit avoir ce substitut à l’amour et vous tuer tous les deux. 4 Toi qui crois être sain d’esprit, avoir les pieds sur la terre ferme et parcourir un monde où une signification se peut trouver, considère ceci : Voilà les lois sur lesquelles ta «santé d’esprit» semble reposer. 5 Voilà les principes qui font que la terre sous tes pieds semble ferme. 6 Et c’est ici que tu cherches une signification. 7 Voilà les lois que tu as faites pour ton salut. 8 Elles maintiennent en place le substitut au Ciel que tu préfères. 9 C’est leur but; c’est pour cela qu’elles ont été faites. 10 Il ne sert à rien de demander ce qu’elles signifient. 11 Cela est apparent. 12 Les moyens de la folie doivent être insanes. 13 Es-tu aussi certain que tu te rends compte que le but est la folie?

14. Nul ne veut la folie, et nul ne s’accroche à sa folie s’il voit que c’est ce qu’elle est. 2 Ce qui protège la folie, c’est la croyance qu’elle est vraie. 3 C’est la fonction de l’insanité de prendre la place de la vérité. 4 Elle doit être vue comme vérité pour être crue. 5 Et si elle est vérité, alors son opposé, qui avant était la vérité, doit maintenant être folie. 6 Un tel renversement, de bout en bout, où la folie est santé d’esprit, les illusions vraies, l’attaque une bonté, la haine l’amour et le meurtre une bénédiction, est le but que servent les lois du chaos. 7 Ce sont les moyens par lesquels les lois de Dieu paraissent être renversées. 8 Ici les lois du péché paraissent tenir l’amour captif, et rendre sa liberté au péché.

15. Il ne semble pas que ce soient les buts du chaos, car par le grand renversement elles paraissent être les lois de l’ordre. 2 Comment pourrait-il ne pas en être ainsi? 3 Le chaos est absence de lois et n’a pas de lois. 4 Pour être cru, ses lois apparentes doivent être perçues comme vraies. 5 Leur but de folie doit être vu comme la santé d’esprit. 6 Et la peur, avec ses lèvres couleur de cendre et ses yeux qui ne voient pas, aveuglée et terrible à regarder, est soulevée sur le trône de l’amour, sa moribonde conquérante, son substitut, le sauveur qui délivre du salut. 7 Comme les lois de la peur font paraître la mort belle ! 8 Rends grâce au héros sur le trône de l’amour, qui a sauvé le Fils de Dieu pour la peur et la mort !

16. Et pourtant, comment se peut-il que des lois comme celles-là puissent être crues? 2 Il y a un étrange mécanisme qui rend cela possible. 3 Et il ne nous est pas inconnu : nous avons vu de nombreuses fois déjà comment il paraît fonctionner. 4 En vérité, il ne fonctionne pas, or en rêve, où seules des ombres jouent les rôles principaux, il semble des plus puissants. 5 Aucune loi du chaos ne pourrait forcer la croyance si ce n’était de l’accent sur la forme et du mépris du contenu. 6 Nul qui pense qu’une de ces lois est vraie ne voit ce qu’elle dit. 7 Certaines formes qu’elle prend semblent avoir une signification, et c’est tout.

17. Comment certaines formes de meurtre peuvent-elles ne pas signifier la mort? 2 Une attaque sous quelque forme que ce soit peut-elle être l’amour? 3 Quelle forme de condamnation est une bénédiction? 4 Qui rend son sauveur impuissant et trouve le salut? 5 Ne laisse pas la forme de l’attaque contre lui te tromper. 6 Tu ne peux pas chercher à lui nuire et être sauvé. 7 Qui peut trouver un abri contre l’attaque en se retournant contre lui-même? 8 Comment cela peut-il importer, quelle forme prend cette folie? 9 Elle est un jugement qui va à l’encontre de lui-même, condamnant ce qu’elle dit vouloir sauver. 10 Ne sois pas trompé quand la folie prend une forme que tu penses belle. 11 Ce qui est déterminé à te détruire n’est pas ton ami.

18. Tu voudrais maintenir, et penser vrai, que tu ne crois pas à ces lois insensées et n’agis pas selon ce qu’elles disent. 2 Et quand tu regardes ce qu’elles disent, elles ne peuvent être crues. 3 Frère, pourtant tu y crois. 4 Car autrement, comment pourrais-tu percevoir la forme qu’elles prennent, avec un tel contenu? 5 Est-ce que n’importe quelle forme de cela peut être défendable? 6 Or tu y crois pour la forme qu’elles prennent, et tu ne reconnais pas le contenu. 7 Il ne change jamais. 8 Peux-tu peindre des lèvres roses à un squelette, l’habiller en beauté, le cajoler et le dorloter, et le faire vivre? 9 Et peux-tu te contenter d’une illusion que tu vis?

19. Il n’y a pas de vie en dehors du Ciel. 2 Où Dieu a créé la vie, là doit être la vie. 3 En tout état à part du Ciel, la vie est illusion. 4 Au mieux, cela ressemble à la vie; au pire, à la mort. 5 Or les deux sont des jugements sur ce qui n’est pas la vie, égaux par leur inexactitude et leur manque de signification. 6 Une vie qui n’est pas au Ciel est impossible, et ce qui n’est pas au Ciel n’est nulle part. 7 En dehors du Ciel, seul tient le conflit des illusions : insensé, impossible et au-delà de toute raison, et pourtant perçu comme une barrière éternelle devant le Ciel. 8 Les illusions ne sont que des formes. 9 Le contenu n’en est jamais vrai.

20. Les lois du chaos gouvernent toutes les illusions. 2 Leurs formes sont en conflit, de sorte qu’il paraît tout à fait possible d’en estimer certaines au-dessus des autres. 3 Or chacune repose aussi sûrement que le font les autres sur la croyance que les lois du chaos sont les lois de l’ordre. 4 Chacune soutient ces lois complètement, offrant un témoignage certain que ces lois sont vraies. 5 Les formes de l’attaque qui semblent plus douces ne sont pas moins certaines dans leur témoignage, ni dans leurs résultats. 6 Il est certain que les illusions apporteront la peur à cause des croyances qu’elles impliquent, et non pour leur forme. 7 Et le manque de foi en l’amour, sous n’importe quelle forme, témoigne du chaos comme réalité.

21. De la croyance dans le péché, la foi dans le chaos doit suivre. 2 C’est parce qu’elle suit qu’elle semble être une conclusion logique; une étape valable dans une pensée ordonnée. 3 Les étapes vers le chaos se suivent en bon ordre depuis leur point de départ. 4 Chacune est une forme différente dans la progression du renversement de la vérité, menant toujours plus profondément dans la terreur et loin de la vérité. 5 Ne pense pas qu’une étape soit plus petite qu’une autre, ni qu’il soit plus facile de revenir de l’une que de l’autre. 6 Toute la descente à partir du Ciel réside en chacune. 7 Et là où commence ta pensée, là elle doit finir.

22. Frère, ne fais pas un seul pas dans la descente vers l’enfer. 2 Car en ayant fait un, tu ne reconnaîtras pas les autres pour ce qu’ils sont. 3 Et ils suivront. 4 L’attaque sous quelque forme que ce soit a mis ton pied sur l’escalier tortueux qui conduit du Ciel. 5 Or à tout instant il est possible de laisser tout cela être défait. 6 Comment peux-tu savoir si tu as choisi les marches vers le Ciel ou la voie vers l’enfer? 7 Très facilement. 8 Comment te sens-tu? 9 La paix est-elle dans ta conscience? 10 Sais-tu avec certitude où tu vas? 11 Et es-tu sûr que le but du Ciel peut être atteint? 12 Sinon, tu marches seul. 13 Demande, donc, à ton Ami de se joindre à toi, et de te donner la certitude sur où tu vas.

UCEM~LEÇON 7 – Je ne vois que le passé.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 7 - Je ne vois que le passé., Un Cours en Miracles on janvier 7, 2010 at 1:53

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LEÇON 7

Je ne vois que le passé.

1. Cette idée est particulièrement difficile à croire au début. 2 Or c’est elle qui explique toutes les précédentes.

· 3 C’est la raison pour laquelle rien de ce que tu vois ne signifie quoi que ce soit.

· 4 C’est la raison pour laquelle tu as donné à tout ce que tu vois toute la signification que cela a pour toi.

· 5 C’est la raison pour laquelle tu ne comprends rien de ce que tu vois.

· 6 C’est la raison pour laquelle tes pensées ne signifient rien et pourquoi elles sont comme les choses que tu vois.

· 7 C’est la raison pour laquelle tu n’es jamais contrarié pour la raison à laquelle tu penses.

· 8 C’est la raison pour laquelle tu es contrarié parce que tu vois quelque chose qui n’est pas là.

2. Les vieilles idées sur le temps sont très difficiles à changer, parce que tout ce que tu crois est enraciné dans le temps et dépend de ce que tu n’apprends pas ces nouvelles idées à son sujet. 2 Or c’est précisément pourquoi tu as besoin de nouvelles idées sur le temps. 3 Cette première idée sur le temps n’est pas vraiment aussi étrange qu’elle peut le paraître au premier abord.

3. Regarde une tasse, par exemple. 2 Vois-tu une tasse, ou passes-tu simplement en revue tes expériences passées : prendre une tasse, avoir soif, boire dans une tasse, sentir le bord de la tasse contre tes lèvres, prendre ton petit-déjeuner, et ainsi de suite ? 3 Tes réactions esthétiques à la tasse ne sont-elles pas, elles aussi, basées sur des expériences passées ? 4 Autrement, comment saurais-tu si cette sorte de tasse va casser si tu la laisses tomber ? 5 Que sais-tu de cette tasse, excepté ce que tu as appris dans le passé ? 6 Tu n’aurais aucune idée de ce qu’est cette tasse, n’eût été de ton apprentissage passé. 7 La vois-tu, donc, réellement ?

4. Regarde autour de toi. 2 Cela est également vrai de tout ce que tu regardes. 3 Admets-le en appliquant l’idée d’aujourd’hui sans faire de distinctions entre les choses qui attirent ton regard. 4 Par exemple :

5 Je ne vois que le passé dans ce crayon.

6 Je ne vois que le passé dans ce soulier.

7 Je ne vois que le passé dans cette main.

8 Je ne vois que le passé dans ce corps.

9 Je ne vois que le passé dans ce visage.

5. Ne t’attarde pas sur une chose en particulier, mais souviens-toi de ne rien omettre expressément. 2 Jette un bref regard sur chaque objet puis passe au suivant. 3 Trois ou quatre périodes d’exercice, chacune durant une minute environ, suffiront.

L’inspiration

Le chant oublié

1. N’oublie jamais que le monde que «voient» les non-voyants doit être imaginé, car ce à quoi il ressemble réellement leur est inconnu. 2 De preuves à jamais indirectes, ils doivent inférer ce qui pourrait être vu, et reconstruire leurs inférences selon qu’ils trébuchent et tombent à cause de ce qu’ils n’ont pas reconnu ou qu’ils passent sans se blesser par des portes grand ouvertes qu’ils pensaient fermées. 3 Et c’est ainsi pour toi. 4 Tu ne vois pas. 5 Tes signaux d’inférence sont faux; ainsi tu trébuches et tombes sur les pierres que tu n’as pas reconnues, mais tu manques de prendre conscience que tu peux passer par les portes que tu pensais fermées, et qui se tiennent grand ouvertes devant tes yeux aveugles, en attendant de t’accueillir.

2. Comme il est sot d’essayer de juger ce qui à la place pourrait être vu ! 2 Il n’est pas nécessaire d’imaginer ce à quoi le monde doit ressembler. 3 Il doit d’abord être vu afin que tu le reconnaisses pour ce qu’il est. 4 On peut te montrer quelles portes sont ouvertes et tu peux voir où se trouve la sécurité; quel chemin mène aux ténèbres, quel à la lumière. 5 Le jugement te donnera toujours de fausses directions, mais la vision te montre où aller. 6 Pourquoi devrais-tu deviner?

3. Il n’est pas besoin d’apprendre par la douleur. 2 Et les douces leçons s’acquièrent joyeusement et se retiennent avec joie. 3 Ce qui te rend heureux, tu veux l’apprendre et ne pas l’oublier. 4 Ce n’est pas cela que tu voudrais nier. 5 Ta question est de savoir si les moyens permettant d’apprendre ce cours t’apporteront la joie qu’il promet. 6 Si tu croyais que oui, tu n’aurais aucun problème à l’apprendre. 7 Tu n’es pas encore un apprenant heureux parce que tu restes encore incertain si la vision te donne plus que le jugement; et tu as appris que tu ne peux pas avoir les deux.

4. Les aveugles s’accoutument à leur monde à force de s’ajuster à lui. 2 Ils pensent qu’ils savent s’y retrouver. 3 Ils l’ont appris, non par de joyeuses leçons mais par la dure nécessité des limites dont ils croyaient ne pas pouvoir triompher. 4 Croyant toujours cela, ces leçons leur sont chères et ils s’y accrochent parce qu’ils ne peuvent pas voir. 5 Ils ne comprennent pas que ces leçons les gardent aveugles. 6 Cela, ils ne le croient pas. 7 Ainsi ils gardent le monde qu’ils ont appris à «voir» dans leur imagination, croyant qu’ils ont le choix entre cela et rien. 8 Ils haïssent le monde qu’ils ont appris par la douleur. 9 Et tout ce qu’ils pensent qu’il y a en lui sert à leur rappeler qu’ils sont incomplets et amèrement dépouillés.

5. Ainsi ils définissent leur vie et où ils vivent, s’y ajustant comme ils pensent devoir le faire, ayant peur de perdre le peu qu’ils ont. 2 Ainsi en est-il de tous ceux qui voient le corps comme étant tout ce qu’ils ont et tout ce qu’ont leurs frères. 3 Ils essaient de se rencontrer mais ils échouent et échouent encore. 4 Et ils s’ajustent à la solitude, croyant qu’en gardant le corps, ils sauvent le peu qu’ils ont. 5 Écoute et tâche de penser si tu te souviens de ce dont nous allons parler maintenant.

6. Écoute — tu saisis peut-être comme une allusion à un état ancien pas tout à fait oublié; vague, peut-être, mais aussi étrangement familier, comme une chanson dont le nom est depuis longtemps oublié, et les circonstances dans lesquelles tu l’as entendue complètement effacées de ta mémoire. 2 Ce n’est pas tout le chant qui t’est resté mais seulement un petit brin de mélodie, qui ne se rattache ni à une personne ni à un lieu ni à rien de particulier. 3 Mais cette petite partie suffit pour que tu te souviennes combien ce chant était beau, comme le cadre dans lequel tu l’as entendu était merveilleux et combien tu aimais ceux qui étaient là et l’écoutaient avec toi.

7. Les notes ne sont rien. 2 Pourtant tu les as gardées en toi, pas pour elles-mêmes mais comme le doux souvenir de ce qui te ferait pleurer si tu te souvenais combien cela t’était cher. 3 Tu pourrais te souvenir, pourtant tu as peur, croyant que tu perdrais le monde que tu as appris depuis. 4 Et pourtant tu sais qu’il n’y a rien dans le monde que tu as appris qui te soit même moitié moins cher que cela. 5 Écoute et vois si tu te souviens d’un chant ancien que tu connaissais il y a si longtemps et qui t’était plus cher que toutes les mélodies que tu t’es enseigné à chérir depuis.

8. Au-delà du corps, par-delà le soleil et les étoiles, passé tout ce que tu vois et pourtant vaguement familier, il est un arc de lumière dorée qui s’étire devant toi en un grand cercle resplendissant. 2 Et tout le cercle se remplit de lumière sous tes yeux. 3 Les bords du cercle disparaissent, et ce qui est à l’intérieur n’est plus du tout contenu. 4 La lumière s’étend et recouvre tout, allant jusqu’à l’infini et brillant à jamais, sans rupture ni limite nulle part. 5 À l’intérieur tout est joint en parfaite continuité. 6 Il n’est pas possible non plus d’imaginer qu’il pourrait y avoir quoi que ce soit à l’extérieur, car nulle part cette lumière n’est pas.

9. Telle est la vision du Fils de Dieu, et tu le connais bien. 2 Telle est la vue de celui qui connaît son Père. 3 Telle est la mémoire de ce que tu es : une partie de cela, avec tout cela en dedans et joint au tout aussi sûrement que tout est joint en toi. 4 Accepte la vision qui peut te montrer cela, et non le corps. 5 Tu connais ce chant ancien, et le connais bien. 6 Rien ne te sera jamais aussi cher que cet ancien hymne d’amour que le Fils de Dieu chante encore à son Père.

10. Et maintenant les aveugles peuvent voir, car ce même chant qu’ils chantent en l’honneur de leur Créateur fait aussi leur éloge. 2 L’aveuglement qu’ils ont fait ne résistera pas à la mémoire de ce chant. 3 Et ils contempleront la vision du Fils de Dieu, en se rappelant qui est celui qu’ils chantent. 4 Qu’est-ce qu’un miracle, si ce n’est ce souvenir? 5 Et qui est-ce en qui ce souvenir n’est pas? 6 La lumière en un seul le réveille en tous. 7 Et quand tu la vois en ton frère, c’est pour tous que tu te souviens.

UCEM~LEÇON 6 – Je suis contrarié parce que je vois quelque chose qui n’est pas là.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 6 - Je suis contrarié parce que je vois quelque chose qui n’est pas là., Un Cours en Miracles on janvier 6, 2010 at 12:38

6 janv ~ INQUIETUDE

LEÇON 6

Je suis contrarié parce que je vois quelque chose

qui n’est pas là.

1. Les exercices pour cette idée sont très semblables aux précédents. 2 Encore une fois, pour toute application de l’idée, il est nécessaire de nommer très concrètement à la fois la forme de la contrariété (colère, peur, inquiétude, dépression, ainsi de suite) et sa source perçue. 3 Par exemple :

4 Je suis en colère contre ______ parce que je vois

quelque chose qui n’est pas là.

5 Je suis inquiet au sujet de _____ parce que je vois

quelque chose qui n’est pas là.

2. Il est utile d’appliquer l’idée d’aujourd’hui à tout ce qui semble te contrarier, et même profitable de l’utiliser à cette fin tout le long de la journée. 2 Toutefois, comme auparavant, les trois ou quatre périodes d’exercice requises devraient être précédées d’un examen d’esprit d’environ une minute, et l’idée appliquée à toute pensée troublante découverte pendant cet examen.

3. Encore une fois, si tu résistes à appliquer l’idée à certaines pensées contrariantes plus qu’à d’autres, rappelle-toi les deux mises en garde énoncées dans la leçon précédente :

2 Il n’y a pas de petites contrariétés. 3 Elles sont toutes

également troublantes pour ma paix d’esprit.

4 Et :

5 Je ne peux pas garder cette forme de contrariété et

lâcher prise des autres. 6 Aux fins de ces exercices, donc,

je les regarderai toutes comme étant les mêmes.

L’Inspiration

L’exemple de la guérison

1. La seule façon de guérir, c’est d’être guéri. 2 Le miracle s’étend sans ton aide, mais il est besoin de toi pour qu’il puisse commencer. 3 Accepte le miracle de la guérison, et il ira en s’étendant à cause de ce qu’il est. 4 C’est sa nature de s’étendre à l’instant où il est né. 5 Et il est né à l’instant où il est offert et reçu. 6 Nul ne peut demander à un autre d’être guéri. 7 Mais il peut se laisser lui-même être guéri, et ainsi offrir à l’autre ce qu’il a reçu. 8 Qui peut accorder à autrui ce qu’il n’a pas? 9 Et qui peut partager ce qu’il se nie à lui-même? 10 C’est à toi que parle le Saint-Esprit. 11 Il ne parle pas à quelqu’un d’autre. 12 Or par ton écoute Sa Voix s’étend, parce que tu as accepté ce qu’il dit.

2. La santé est le témoin de la santé. 2 Aussi longtemps qu’elle n’est pas attestée, elle reste sans conviction. 3 C’est seulement quand elle a été démontrée qu’elle est prouvée, et doit produire un témoin qui force la croyance. 4 Nul n’est guéri par des messages doubles. 5 Si tu souhaites seulement être guéri, tu guéris. 6 Ton but indivisé rend cela possible. 7 Mais si tu as peur de la guérison, alors elle ne peut pas venir par toi. 8 La seule chose qui est requise pour une guérison est l’absence de peur. 9 Les apeurés ne sont point guéris, et ne peuvent guérir. 10 Cela ne signifie pas que le conflit doive avoir disparu à jamais de ton esprit pour guérir. 11 Car s’il l’était, il n’y aurait alors aucun besoin de guérison. 12 Mais cela signifie, ne serait-ce que pour un instant, que tu aimes sans attaque. 13 Un instant est suffisant. 14 Les miracles n’attendent pas après le temps.

3. L’instant saint est la demeure des miracles. 2 De là, chacun naît en ce monde comme témoin d’un état d’esprit qui a transcendé le conflit et atteint la paix. 3 Il porte le réconfort du lieu de paix jusqu’au champ de bataille et démontre que la guerre n’a pas d’effets. 4 Car toutes les blessures que la guerre a cherché à porter, les corps brisés et les membres fracassés, les mourants hurlant et les morts silencieux, sont doucement relevés et réconfortés.

4. Il n’y a pas de tristesse là où un miracle est venu pour guérir. 2 Et rien de plus qu’un seul instant de ton amour sans attaque n’est nécessaire pour que tout cela se produise. 3 En ce seul instant tu es guéri, et en ce seul instant est faite toute guérison. 4 Qu’est-ce qui se tient à part de toi, quand tu acceptes la bénédiction qu’apporte l’instant saint? 5 N’aie pas peur de la bénédiction, car Celui Qui te bénit aime le monde entier et ne laisse rien dans le monde qui pourrait être craint. 6 Mais si tu recules devant la bénédiction, alors le monde semblera certes effrayant, car tu lui as retenu sa paix et son réconfort, le laissant mourir.

5. Est-ce qu’un monde si amèrement dépouillé ne serait pas comme une condamnation aux yeux de celui qui aurait pu le sauver, mais a reculé parce qu’il avait peur d’être guéri? 2 Les yeux de tous les mourants sont pleins de reproche, et la souffrance murmure : « Qu’y a-t-il à craindre ? » 3 Considère bien cette question. 4 C’est pour ton bien qu’elle est posée. 5 Un monde mourant demande seulement que tu te reposes un instant de l’attaque contre toi-même, pour qu’il soit guéri.

6. Viens à l’instant saint et sois guéri, car rien de ce qui est reçu là n’est laissé derrière quand tu retournes dans le monde. 2 Étant béni, tu béniras. 3 La vie t’est donnée à donner au monde mourant. 4 Et les yeux souffrants n’accuseront plus, mais ils luiront en te rendant grâce d’avoir donné bénédiction. 5 Le rayonnement de l’instant saint illuminera tes yeux et leur donnera la vue afin qu’ils voient au-delà de toute souffrance et voient la face du Christ à la place. 6 La guérison remplace la souffrance. 7 Qui regarde l’une ne peut percevoir l’autre, car elles ne peuvent pas être là toutes les deux. 8 Et ce que tu vois, le monde en sera témoin, et en témoignera.

7. Ainsi ta guérison est tout ce que le monde requiert pour être guéri. 2 Il a besoin d’une seule leçon qui ait été parfaitement apprise. 3 Et puis, quand tu l’oublies, le monde te rappelle doucement ce que tu as enseigné. 4 Aucun renforcement ne te sera refusé par ses remerciements, à toi qui t’es laissé guérir afin qu’il vive. 5 Il appellera ses témoins pour te montrer la face du Christ, à toi qui leur a apporté la vue par laquelle ils en ont témoigné. 6 Le monde de l’accusation est remplacé par un monde dans lequel tous les yeux se poseront avec amour sur l’Ami qui leur a apporté la délivrance. 7 Et avec bonheur ton frère percevra les nombreux amis qu’il pensait être des ennemis.

8. Les problèmes ne sont pas concrets mais ils prennent des formes concrètes, et ce sont ces formes concrètes qui composent le monde. 2 Et nul ne comprend la nature de son problème. 3 S’il le comprenait, il ne serait plus là pour qu’il le voie. 4 Sa nature même est de ne pas être. 5 Ainsi, tant qu’il le perçoit, il ne peut pas le percevoir tel qu’il est. 6 Mais la guérison est apparente en des cas concrets et elle se généralise pour les inclure tous. 7 Cela parce qu’en réalité ils sont tous les mêmes, malgré leurs formes différentes. 8 Tout apprentissage vise au transfert, lequel devient complet en deux situations qui sont vues comme une seule, car il n’y a là que des éléments communs. 9 Or cela ne peut être atteint que par Celui Qui ne voit pas les différences que tu vois. 10 Le transfert total de ton apprentissage n’est pas fait par toi. 11 Mais qu’il ait été fait malgré toutes les différences que tu vois, te convainc qu’elles ne pouvaient pas être réelles.

9. Ta guérison s’étendra et sera portée à des problèmes que tu ne pensais pas être les tiens. 2 Il sera aussi apparent que tes nombreux problèmes différents sont résolus quand tu as échappé à un seul d’entre eux. 3 Ce ne peut pas être leurs différences qui rend cela possible, car l’apprentissage ne saute pas d’une situation à son opposé en apportant les mêmes résultats. 4 Toute guérison doit procéder selon la loi et conformément aux lois qui ont été correctement perçues mais jamais violées. 5 Ne crains pas la façon dont tu les perçois. 6 Tu fais erreur, mais Celui Qui est au-dedans de toi a raison.

10. Laisse donc le transfert de ton apprentissage à Celui Qui en comprend réellement les lois, et Qui garantit qu’elles resteront inviolées et illimitées. 2 Ton rôle est simplement d’appliquer à toi-même ce qu’il t’a enseigné, et Il fera le reste. 3 Et c’est ainsi que le pouvoir de ton apprentissage t’est prouvé par tous les témoins différents qu’il trouve. 4 Ton frère sera le premier parmi eux à être vu, mais des milliers se tiennent derrière lui, et derrière chacun d’eux est un millier de plus. 5 Chacun peut paraître avoir un problème différent des autres. 6 Or ils sont résolus ensemble. 7 Et leur réponse commune montre que les questions ne pouvaient pas être séparées.

11. La paix soit avec toi à qui la guérison est offerte. 2 Tu apprends que la paix t’est donnée quand tu acceptes la guérison pour toi-même. 3 Tu n’as pas besoin d’en apprécier la valeur totale pour comprendre que tu en as bénéficié. 4 Ce qui s’est produit dans cet instant où l’amour est entré sans attaque restera à jamais avec toi. 5 Ta guérison en sera l’un des effets, comme celle de ton frère. 6 Partout où tu iras, tu en verras les effets multipliés. 7 Or tous les témoins que tu verras seront bien moins qu’il n’y en a réellement. 8 L’infini ne peut pas être compris en comptant simplement ses parties séparées. 9 Dieu te remercie de ta guérison, car Il connaît que c’est un don d’amour fait à Son Fils, et c’est à Lui, par conséquent, qu’il est donné.

UCEM~LEÇON 5 – Je ne suis jamais contrarié pour la raison à laquelle je pense.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 5 - Je ne suis jamais contrarié pour la raison à laquelle je pense., Un Cours en Miracles on janvier 5, 2010 at 12:30

5 jan ~ masque-contrarie

LEÇON 5

Je ne suis jamais contrarié pour la raison à laquelle je pense.

1. Cette idée, comme la précédente, peut être utilisée pour toute personne, toute situation ou tout événement dont tu penses qu’il te cause de la douleur. 2 Applique-là concrètement à quoi que ce soit que tu crois être la cause de ta contrariété, en décrivant le sentiment dans les termes quels qu’ils soient qui te semblent exacts. 3 La contrariété peut sembler être la peur, l’inquiétude, la dépression, l’anxiété, la colère, la haine, la jalousie ou quantité de formes qui seront toutes perçues comme différentes. 4 Ce n’est pas vrai. 5 Toutefois, jusqu’à ce que tu apprennes que la forme n’a pas d’importance, chaque forme devient un sujet convenable pour les exercices de la journée. 6 Appliquer la même idée à chacune d’elles séparément est la première étape pour reconnaître à la fin qu’elles sont toutes les mêmes.

2. Quand tu utilises l’idée du jour concrètement pour une cause perçue de contrariété sous quelque forme que ce soit, utilise à la fois le nom de la forme sous laquelle tu vois la contrariété, et la cause que tu lui attribues. 2 Par exemple:

3 Je ne suis pas en colère contre _____ pour la raison

à laquelle je pense.

4. Je n’ai pas peur de _____ pour la raison à laquelle

je pense.

3. Encore une fois, cela ne devrait pas remplacer les périodes d’exercice pendant lesquelles tu cherches d’abord dans ton esprit les “sources” de contrariété dans lesquelles tu crois, et les formes de contrariété que tu penses qui en résultent.

4. Dans ces exercices, plus que dans les précédents, tu trouveras peut-être difficile de ne faire aucune distinction et d’éviter de donner plus de poids à certains sujets qu’à d’autres. 2 Cela t’aidera peut-être de faire précéder ces exercices de l’énoncé suivant:

3 Il n’y a pas de petites contrariétés. 4 Elles sont toutes

également troublantes pour ma paix d’esprit.

5. Puis examine ton esprit pour découvrir quoi que ce soit qui te bouleverse, peu importe à quel point tu penses qu’il le fait.

6. Tu verras peut-être aussi que tu es moins désireux d’appliquer l’idée d’aujourd’hui à certaines sources perçues de contrariété qu’à d’autres. 2 Si cela se produit, pense d’abord à ceci:

3 Je ne peux pas garder cette forme de contrariété et lâcher

prise des autres. 4 Aux fins de ces exercices, donc, je les

regarderai toutes comme étant les mêmes.

7. Puis examine ton esprit pendant environ une minute tout au plus, en essayant d’identifier quelques formes différentes de contrariété qui te dérangent, peu importe l’importance relative que tu peux leur donner. 2 Applique l’idée du jour à chacune d’elles, en nommant à la fois la source de la contrariété telle que tu la perçois, et le sentiment tel que tu l’éprouves. 3 Voici d’autres exemples:

4 Je ne suis pas inquiet au sujet de _____ pour la raison

à laquelle je pense.

5 Je ne suis pas déprimé à cause de _____ pour la raison

à laquelle je pense.

6 Trois ou quatre fois pendant la journée suffisent.

L’Inspiration

La guérison comme perception corrigée

1. J’ai dit plus tôt que le Saint-Esprit est la Réponse. 2 Il est la Réponse à tout, parce qu’il connaît ce qu’est la réponse à tout. 3 L’ego ne connaît pas ce qu’est une vraie question, bien qu’il en pose un nombre infini. 4 Or tu peux apprendre cela en apprenant à mettre en question la valeur de l’ego, et en établissant ainsi ton aptitude à évaluer ses questions. 5 Quand l’ego te tente à la maladie, ne demande pas au Saint-Esprit de guérir le corps, car cela serait simplement d’accepter la croyance de l’ego que le corps est le but approprié de la guérison. 6 Demande, plutôt, que le Saint-Esprit t’enseigne la juste perception du corps, car seule la perception peut être distordue. 7 Seule la perception peut être malade, parce que seule la perception peut être fausse.

2. La perception fausse est le souhait que les choses soient telles qu’elles ne sont pas. 2 La réalité de toute chose est totalement incapable de nuire, parce que la totale incapacité de nuire est la condition de sa réalité. 3 C’est aussi la condition pour que tu aies conscience de sa réalité. 4 Tu n’as pas à chercher la réalité. 5 C’est elle qui te cherchera et te trouvera quand tu rempliras ses conditions. 6 Ses conditions font partie de ce qu’elle est. 7 Et cette partie seulement dépend de toi. 8 Le reste est d’elle-même. 9 Tu as si peu à faire parce que ta petite partie est si puissante qu’elle t’apportera le tout. 10 Accepte, donc, ta petite partie, et laisse le tout être à toi.

3. L’entièreté guérit parce qu’elle est de l’esprit. 2 Toutes les formes de maladie, même à la mort, sont des expressions physiques de la peur de l’éveil. 3 Ce sont des tentatives pour renforcer le sommeil de peur de s’éveiller. 4 C’est une façon pitoyable d’essayer de ne pas voir en rendant inefficaces les facultés pour voir. 5  » Repose en paix  » est une bénédiction pour les vivants, et non pour les morts, parce que le repos vient d’être éveillé et non de dormir. 6 Dormir, c’est se retirer; être éveillé, c’est s’unir. 7 Les rêves sont des illusions d’union, parce qu’ils reflètent les notions distordues de l’ego sur ce qu’est l’union. 8 Or le Saint-Esprit aussi peut utiliser le sommeil et faire usage des rêves au service de la veille si tu Le laisses le faire.

4. Comment tu t’éveilles est signe de comment tu as utilisé le sommeil. 2 À qui l’as-tu donné ? 3 Sous l’égide de quel enseignant l’as-tu placé ? 4 Chaque fois que tu t’éveilles dés-inspiré, tu ne l’as pas donné au Saint-Esprit. 5 Quand tu t’éveilles joyeusement, alors seulement tu as utilisé le sommeil conformément à Son but. 6 Tu peux certes être  » abruti  » de sommeil, si tu en mésuses au service de la maladie. 7 Le sommeil n’est pas plus une forme de mort que la mort n’est une forme d’inconscience. 8 L’inconscience complète est impossible. 9 Tu peux reposer en paix uniquement parce que tu es éveillé.

5. La guérison est délivrance de la peur de l’éveil et substitution de la décision de s’éveiller. 2 La décision de s’éveiller est le reflet de la volonté d’aimer, puisque toute guérison comporte le remplacement de la peur par l’amour. 3 Le Saint-Esprit ne peut pas distinguer entre les degrés d’erreur, car s’Il enseignait qu’une forme de maladie est plus sérieuse qu’une autre, Il enseignerait qu’une erreur peut être plus réelle qu’une autre. 4 Sa fonction est de distinguer seulement entre le faux et le vrai, remplaçant le faux par le vrai.

6. L’ego, qui veut toujours affaiblir l’esprit, tente de le détruire en essayant de le séparer du corps. 2 Or l’ego croit en fait qu’il le protège. 3 C’est parce que l’ego croit que l’esprit est dangereux et que rendre sans esprit, c’est guérir. 4 Mais rendre sans esprit est impossible, puisque cela signifierait de rendre rien ce que Dieu a créé. 5 L’ego méprise la faiblesse, bien qu’il fasse tous ses efforts pour l’induire. 6 L’ego ne veut que ce qu’il hait. 7 Pour l’ego, cela est parfaitement sensé. 8 Croyant au pouvoir de l’attaque, l’ego veut l’attaque.

7. La Bible t’enjoint d’être parfait, de guérir toutes les erreurs, de n’avoir aucune pensée pour le corps en tant que séparé et d’accomplir toutes choses en mon nom. 2 Ce n’est pas seulement mon nom, car notre identification est partagée. 3 Le Nom du Fils de Dieu est un, et si tu es enjoint de faire les œuvres de l’amour, c’est parce que nous partageons cette Unité. 4 Nos esprit sont entiers parce qu’ils sont un. 5 Si tu es malade, tu te retires de moi. 6 Or tu ne peux pas te retirer de moi seul. 7 Tu peux seulement te retirer de toi-même et de moi.

8. Tu as sûrement commencé à te rendre compte que ceci est un cours très pratique, un cours qui dit exactement ce qu’il veut dire. 2 Je ne te demanderais pas de faire des choses que tu ne peux pas faire, et il est impossible que je puisse faire des choses que tu ne peux pas. 3 Cela étant donné, et donné très littéralement, rien ne peut t’empêcher de faire exactement ce que je demande, et tout plaide pour que tu le fasses. 4 Je ne te fixe aucune limite parce que Dieu ne t’en impose aucune. 5 Quand tu te limites toi-même, nous ne sommes plus d’un seul esprit, et cela est la maladie. 6 Or la maladie n’est pas du corps, mais de l’esprit. 7 Toutes les formes de maladie sont des signes que l’esprit est divisé, et qu’il n’accepte pas un but unifié.

9. L’unification du but est donc la seule façon dont le Saint-Esprit guérit. 2 C’est parce que c’est le seul niveau où la guérison signifie quoi que ce soit. 3 Rétablir la signification dans un système de pensée chaotique, c’est la façon de le guérir. 4 Ta tâche consiste seulement à remplir les conditions de la signification, puisque la signification elle-même est de Dieu. 5 Or ton retour à la signification est essentiel à la Sienne, parce que ta signification fait partie de la Sienne. 6 Ta guérison, donc, fait partie de Sa santé, puisqu’elle fait partie de Son Entièreté. 7 Il ne peut pas la perdre mais tu peux, toi, ne pas la connaître. 8 Or c’est toujours Sa Volonté pour toi, et Sa Volonté doit tenir à jamais et en toutes choses.

UCEM ~LEÇON 4 – Ces pensées ne signifient rien. Elles sont comme les choses que je vois dans cette pièce [dans cette rue, de cette fenêtre, dans ce lieu].

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 4 - Ces pensées ne signifient rien. Elles sont comme les choses que je vois dans cette pièce [...]., Un Cours en Miracles on janvier 4, 2010 at 1:17

4 janv ~ le-20penseur_jpg

LEÇON 4

Ces pensées ne signifient rien. Elles sont comme

les choses que je vois dans cette pièce [dans cette rue,

de cette fenêtre, dans ce lieu].

1. Contrairement aux exercices précédents, ceux-ci ne commencent pas par l’idée du jour. 2 Dans ces périodes d’entraînement, commence par noter les pensées qui te traversent l’esprit durant environ une minute. 3 Puis applique l’idée à ces pensées. 4 Si tu as déjà conscience de pensées malheureuses, utilise-les comme sujets. 5 Toutefois, ne choisis pas uniquement les idées que tu penses être “mauvaises”. 6 Si tu t’entraînes à regarder tes pensées, tu verras qu’elles représentent un tel mélange qu’en un sens aucune d’elles ne peut être appelé “bonne” ou “mauvaise”. 7 C’est pourquoi elles ne signifient rien.

2. La spécification habituelle est requise lorsque tu choisis les sujets auxquels l’idée d’aujourd’hui sera appliquée. 2 N’aie pas peur d’utiliser les “bonnes” pensées aussi bien que les “mauvaises”. 3 Aucune d’elles ne représente tes pensées réelles, qui en sont recouvertes. 4 Les “bonnes” ne sont que des ombres de ce qui se trouve derrière, et les ombres rendent la vue difficile. 5 Les “mauvaises” bloquent la vue, et font qu’il est impossible de voir. 6 Tu ne veux ni les unes ni les autres.

3. Ceci est un exercice très important, qui sera répété de temps en temps sous des formes quelque peu différentes. 2 L’idée ici est de t’entraîner dans tes premiers pas vers le but qui est de séparer l’in-signifiant du signifiant. 3 C’est une première tentative, le but à plus long terme étant d’apprendre à voir l’in-signifiant à l’extérieur de toi, et le signifiant au-dedans. 4 C’est ainsi que tu commences à entraîner ton esprit à reconnaître ce qui est le même et ce qui est différent.

4. Quand tu utilises tes pensées en leur appliquant l’idée d’aujourd’hui, identifie chacune d’elles par la figure ou l’évènement central qu’elle contient; par exemple:

2 Cette pensée à propos de _____ne signifie rien.

3 Elle est comme les choses que je vois dans cette

pièce [dans cette rue, et ainsi de suite].

5. Tu peux aussi utiliser l’idée pour une pensée en particulier que tu reconnais comme nuisible. 2 Cette application est utile, mais elle ne remplace pas la procédure plus aléatoire à suivre pour les exercices. 3 Toutefois, n’examine pas ton esprit pendant plus d’une minute environ. 4 Tu es encore trop inexpérimenté pour éviter une tendance à te préoccuper inutilement.

6. De plus, comme ces exercices sont les premiers de ce genre, il se peut que tu trouves particulièrement difficile de suspendre ton jugement par rapport aux pensées. 2 Ne répète pas ces exercices plus de trois ou quatre fois dans la journée. 3 Nous y reviendrons plus tard.

L’Inspiration

Le don des lys

1. Regarde toutes les breloques faites pour être pendues au corps, pour le couvrir ou pour son usage. 2 Vois toutes les choses inutiles faites pour être vues par ses yeux. 3 Pense à toutes les offrandes faites pour son plaisir, et souviens-toi que tout cela a été fait pour que paraisse beau ce que tu hais. 4 Emploierais-tu cette chose haïe pour rapprocher ton frère de toi et pour attirer les yeux de son corps? 5 Apprends que tu ne lui offres qu’une couronne d’épines, sans la reconnaître pour ce qu’elle est mais en essayant de justifier l’interprétation que tu donnes de sa valeur par le fait qu’il l’accepte. 6 Or le don proclame toujours que ton frère ne vaut rien pour toi, comme le fait qu’il l’accepte et s’en réjouit témoigne du manque de valeur qu’il s’accorde à lui-même.

2. S’ils sont véritablement donnés et reçus, les dons ne sont pas faits par des corps. 2 Car les corps ne peuvent ni offrir ni accepter, ni donner ni prendre. 3 Seul l’esprit peut estimer, et seul l’esprit décide ce qu’il voudrait recevoir et donner. 4 Et chaque don qu’il offre dépend de ce qu’il veut. 5 Il ornera avec le plus grand soin la demeure qu’il a choisie, la préparant à recevoir les dons qu’il veut en les offrant à ceux qui viennent à la demeure de son choix ou à ceux qu’il voudrait y attirer. 6 Et là ils échangeront leurs dons, offrant et recevant ce que leurs esprits jugent digne d’eux.

3. Chaque don est une évaluation du receveur et du donneur. 2 Il n’en est pas un qui ne voie la demeure de son choix comme un autel à lui-même. 3 Pas un qui ne cherche à y attirer les adorateurs de ce qu’il y a déposé, le rendant digne de leur dévotion. 4 Et chacun sur son autel a placé une lumière afin qu’ils puissent voir ce qu’il y a déposé et le prennent pour leur. 5 Voilà la valeur que tu attribues à ton frère et à toi-même. 6 Voilà ton don pour les deux; ton jugement sur le Fils de Dieu pour ce qu’il est. 7 N’oublie pas que c’est ton sauveur à qui le don est offert. 8 Offre-lui les épines et tu es crucifié. 9 Offre-lui les lys et c’est toi-même que tu libères.

4. J’ai grand besoin de lys, car le Fils de Dieu ne m’a pas pardonné. 2 Et puis-je lui offrir le pardon quand il m’offre des épines? 3 Car celui qui offre des épines à quiconque est encore contre moi; or qui est entier sans lui? 4 Sois son ami pour moi, afin que je sois pardonné et que tu puisses voir le Fils de Dieu entier. 5 Mais regarde d’abord l’autel dans la demeure de ton choix, et vois ce que tu as déposé là pour me l’offrir. 6 Si ce sont des épines dont les pointes brillent vivement dans une lumière rouge sang, alors le corps est la demeure de ton choix et c’est la séparation que tu m’offres. 7 Et pourtant, les épines ont disparu. 8 Regarde-les maintenant d’encore plus près et tu verras que ton autel n’est plus ce qu’il était.

5. Tu regardes encore avec les yeux du corps, et ils ne peuvent voir que des épines. 2 Or tu as demandé et reçu une autre vue. 3 Ceux qui acceptent pour leur le but du Saint-Esprit partagent aussi Sa vision. 4 Et ce qui Lui permet de voir Son but irradier de chaque autel t’appartient maintenant aussi bien qu’à Lui. 5 Il ne voit pas d’étrangers, seulement de très tendres et très chers amis. 6 Il ne voit pas d’épines mais seulement des lys, brillant dans la douce lumière de la paix qui luit sur tout ce qu’il regarde et aime.

6. À Pâques, regarde ton frère avec des yeux différents. 2 Tu m’as pardonné. 3 Or je ne peux pas utiliser les lys dont tu m’as fait don tant que tu ne les vois pas. 4 Pas plus que tu ne peux utiliser ce que j’ai donné à moins de le partager. 5 La vision du Saint-Esprit n’est pas un don futile, ce n’est pas un jouet dont on s’amuse un moment puis qu’on met de côté. 6 Écoute et entends cela attentivement, et ne pense pas que ce ne soit qu’un rêve, une pensée en l’air pour te divertir ou un jouet que tu ramasserais de temps à autre puis mettrais de côté. 7 Car si c’est ce que tu fais, c’est ce qu’elle sera pour toi.

7. Tu as la vision maintenant pour regarder passé toutes les illusions. 2 Elle t’a été donnée pour que tu ne voies ni épines ni étrangers ni obstacles à la paix. 3 La peur de Dieu n’est rien pour toi maintenant. 4 Qui a peur de regarder les illusions, connaissant que son sauveur est à ses côtés? 5 Avec lui, ta vision est devenue le plus grand pouvoir pour défaire l’illusion que Dieu Lui-même pouvait donner. 6 Car ce que Dieu a donné au Saint-Esprit, tu l’as reçu. 7 Le Fils de Dieu se tourne vers toi pour sa délivrance. 8 Car tu as demandé et reçu la force de regarder cet ultime obstacle et de ne voir ni épines ni clous pour crucifier le Fils de Dieu et le couronner roi de la mort.

8. La demeure de ton choix est de l’autre côté, au-delà du voile. 2 Elle a été soigneusement préparée pour toi et elle est prête à te recevoir maintenant. 3 Tu ne la verras pas avec les yeux du corps. 4 Or tout ce dont tu as besoin, tu l’as. 5 Ta demeure t’appelle depuis le commencement du temps et tu n’as jamais manqué entièrement de l’entendre. 6 Tu entendais, mais tu ne connaissais pas comment ni où regarder. 7 Et maintenant tu connais. 8 En toi réside la connaissance, prête à être dévoilée et libérée de toute la terreur qui la gardait cachée. 9 Il n’y a pas de crainte dans l’amour. 10 Le chant de Pâques est le joyeux refrain qui dit que le Fils de Dieu n’a jamais été crucifié. 11 Levons les yeux ensemble, non dans la peur mais dans la foi. 12 Et il n’y aura pas de peur en nous, car dans notre vision il n’y aura pas d’illusions, seulement un chemin menant à la porte ouverte du Ciel, la demeure que nous partageons dans la quiétude, et où nous vivons dans la douceur et dans la paix, ensemble et ne faisant qu’un.

9. Ne voudrais-tu pas que ton saint frère t’y conduise? 2 Son innocence éclairera ton chemin, t’offrant sa lumière pour te guider et sa sûre protection, et irradiant du saint autel au-dedans de lui où tu as posé les lys du pardon. 3 Laisse-le être le sauveur qui te délivre des illusions, et regarde-le avec la vision nouvelle qui voit les lys et t’apporte la joie. 4 Nous allons au-delà du voile de la peur, nous éclairant le chemin l’un l’autre. 5 La sainteté qui nous conduit est au-dedans de nous, comme l’est notre demeure. 6 Ainsi nous trouverons ce que nous étions censés trouver par Celui Qui nous conduit.

10. Voici la voie qui mène au Ciel et à la paix de Pâques, où nous nous joignons dans l’heureuse conscience que le Fils de Dieu est ressuscité du passé et s’est éveillé au présent. 2 Maintenant il est libre, illimité dans sa communion avec tout ce qui est au-dedans de lui. 3 Maintenant les lys de son innocence sont intouchés par la culpabilité, parfaitement protégés à la fois du frisson glacé de la peur et des vents desséchants du péché. 4 Ton don l’a sauvé des épines et des clous et son bras fort est libre de te guider en toute sûreté à travers eux et au-delà. 5 Va avec lui maintenant en te réjouissant, car le sauveur qui te délivre des illusions est venu t’accueillir et te ramener chez toi avec lui.

11. Voici ton sauveur et ton ami, délivré de la crucifixion par ta vision et libre de te conduire maintenant là où il voudrait être. 2 Il ne te quittera pas, pas plus qu’il n’abandonnera le sauveur à sa douleur. 3 Et c’est avec joie que toi et ton frère irez ensemble sur le chemin de l’innocence, chantant tout en contemplant la porte ouverte du Ciel et reconnaissant la demeure qui vous appelait. 4 Donne joyeusement à ton frère la liberté et la force de t’y conduire. 5 Et viens devant Son saint autel où attendent la force et la liberté, offrir et recevoir la radieuse conscience qui vous ramène chez vous. 6 La lampe est allumée en toi pour ton frère. 7 Et par les mains qui la lui ont donnée, tu seras conduit passé la peur jusqu’à l’amour.

UCEM~LEÇON 3 – LEÇON 3 Je ne comprends rien de ce que je vois dans cette pièce [dans cette rue, de cette fenêtre, dans ce lieu].

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 3 - Je ne comprends rien de ce que je vois dans cette pièce [...]., Un Cours en Miracles on janvier 3, 2010 at 1:06

3 jan ~ babel_rotterdamg

LEÇON 3

Je ne comprends rien de ce que je vois dans cette pièce
[dans cette rue, de cette fenêtre, dans ce lieu].

1. Applique cette idée de la même façon que les précédentes, sans faire aucune sorte de distinction. 2 Quoi que ce soit que tu vois devient un sujet convenable pour appliquer l’idée. 3 Assure-toi de ne pas mettre en question la convenance d’une chose à l’application de l’idée. 4 Ce ne sont pas des exercices de jugement. 5 N’importe quoi est convenable si tu le vois. 6 Certaines des choses que tu vois peuvent avoir pour toi une signification très émotionnelle. 7 Essaie de mettre de côté de tels sentiments et utilise simplement ces choses exactement comme tu le ferais de n’importe quoi d’autre.

2. L’intérêt des exercices est de t’aider à dégager ton esprit de toutes les associations passées, de voir les choses exactement telles qu’elles t’apparaissent maintenant, et de te rendre compte du peu de compréhension que tu en as réellement. 2 Par conséquent, il est essentiel que tu gardes l’esprit parfaitement ouvert et libre de tout jugement quand tu choisis les choses auxquelles l’idée du jour sera appliquée. 3 Dans ce but une chose est comme une autre: également convenable et donc également utile.

L’Inspiration

Grandeur versus grandiosité

1. La grandeur est de Dieu et de Lui seul. 2 Par conséquent elle est en toi. 3 Chaque fois que tu en prends conscience, même très vaguement, tu abandonnes l’ego automatiquement, parce qu’en présence de la grandeur de Dieu l’in-signifiance de l’ego devient parfaitement apparente. 4 Quand cela se produit, bien qu’il n’y comprenne rien, l’ego croit que son « ennemi » a frappé et il tente d’offrir des dons pour t’induire à retourner sous sa « protection ». 5 L’infatuation est la seule offrande qu’il puisse faire. 6 La grandiosité de l’ego est son alternative à la grandeur de Dieu. 7 Laquelle choisiras-tu ?

2. La grandiosité est toujours une couverture du désespoir. 2 Elle est sans espoir parce qu’elle n’est pas réelle. 3 C’est une tentative pour contrebalancer ta petitesse, basée sur la croyance que la petitesse est réelle. 4 Sans cette croyance, la grandiosité est in-signifiante et il ne serait pas possible que tu en veuilles. 5 L’essence de la grandiosité est la compétitivité, parce qu’elle comporte toujours l’attaque. 6 C’est une tentative délirante pour faire plus et non pour défaire. 7 Nous avons dit plus tôt que l’ego oscille entre la suspicion et la méchanceté. 8 Il reste suspicieux aussi longtemps que tu désespères de toi-même. 9 Il passe à la méchanceté quand tu décides de ne pas tolérer l’abaissement de soi et d’y chercher remède. 10 Alors il t’offre l’illusion de l’attaque comme « solution ».

3. L’ego ne comprend pas la différence entre grandeur et grandiosité, parce qu’il ne voit pas de différence entre les impulsions miraculeuses et ses propres croyances opposées à l’ego. 2 Je t’ai dit que l’ego est conscient d’une menace sur son existence, mais qu’il ne fait aucune distinction entre ces deux sortes de menaces très différentes. 3 Son profond sentiment de vulnérabilité le rend incapable de jugement, sauf dans le sens de l’attaque. 4 Quand l’ego se sent menacé, sa seule décision est à savoir s’il doit attaquer maintenant ou se retirer pour attaquer plus tard. 5 Si tu acceptes son offre de grandiosité, il attaquera immédiatement. 6 Si tu ne l’acceptes pas, il attendra.

4. L’ego est immobilisé en présence de la grandeur de Dieu, parce que Sa Grandeur établit ta liberté. 2 Même la plus petite indication de ta réalité chasse littéralement l’ego de ton esprit, parce que tu abandonnes tout investissement en lui. 3 La grandeur est totalement sans illusions, et parce qu’elle est réelle elle est irrésistiblement convaincante. 4 Or la conviction de réalité ne te restera pas à moins que tu ne permettes pas à l’ego de l’attaquer. 5 L’ego fera tous ses efforts pour retrouver et mobiliser ses énergies contre ta délivrance. 6 Il te dira que tu es insane et soutiendra que la grandeur ne peut pas être une réelle partie de toi à cause de la petitesse en laquelle il croit. 7 Or ta grandeur n’est pas délirante parce que tu ne l’as pas faite. 8 Tu as fait la grandiosité et tu en as peur parce qu’elle est une forme d’attaque, mais ta grandeur est de Dieu, Qui l’a créée à partir de Son Amour.

5. De ta grandeur, tu ne peux que bénir, parce que ta grandeur est ton abondance. 2 En bénissant, tu la tiens dans ton esprit, la protégeant des illusions et te gardant toi-même dans l’Esprit de Dieu. 3 Souviens-toi toujours que tu ne peux être nulle part, sauf dans l’Esprit de Dieu. 4 Quand tu oublies cela, tu perds espoir et tu attaques.

6. L’ego dépend uniquement de ton désir de le tolérer. 2 Si tu es désireux de regarder ta grandeur, tu ne peux pas désespérer et tu ne peux donc pas vouloir l’ego. 3 Ta grandeur est la réponse de Dieu à l’ego, parce qu’elle est vraie. 4 Petitesse et grandeur ne peuvent coexister, et il n’est pas possible non plus qu’elles alternent. 5 Petitesse et grandiosité peuvent et doivent alterner, puisque  les deux ne sont pas vraies et sont donc au même niveau. 6 Étant le niveau du changement, l’expérience qu’on en fait est changeante et les extrêmes en sont la caractéristique essentielle.

7. Vérité et petitesse sont le déni l’une de l’autre parce que la grandeur est vérité. 2 La vérité n’oscille pas; elle est toujours vraie. 3 Quand la grandeur t’échappe, tu l’as remplacée par quelque chose que tu as fait. 4 C’est peut-être la croyance en la petitesse; peut-être la croyance en la grandiosité. 5 Or ce doit être insane parce que ce n’est pas vrai. 6 Ta grandeur ne te trompera jamais, mais tes illusions le feront toujours. 7 Les illusions sont des tromperies. 8 Tu ne peux pas triompher, mais tu es exalté. 9 Et dans cet état d’exaltation, tu en cherches d’autres comme toi pour te réjouir avec eux.

8. Il est facile de distinguer entre grandeur et grandiosité, parce que l’amour t’est rendu et l’orgueil ne l’est pas. 2 L’orgueil ne produit pas de miracles; par conséquent, il te privera des véritables témoins de la réalité. 3 La vérité n’est ni obscure ni cachée, mais son évidence pour toi réside dans la joie que tu apportes à ses témoins, qui te la montrent. 4 Ils témoignent de ta grandeur mais ils ne peuvent témoigner de l’orgueil parce que l’orgueil n’est pas partagé. 5 Dieu veut que tu contemples ce qu’Il a créé parce que c’est Sa joie.

9. Ta grandeur peut-elle être arrogante quand Dieu Lui-même en témoigne ? 2 Et que peut-il y avoir de réel qui n’ait pas de témoins ? 3 Que peut-il en sortir de bon ? 4 Et s’il n’en sort rien de bon, le Saint-Esprit ne peut pas l’utiliser. 5 Ce qu’Il ne peut pas transformer en la Volonté de Dieu n’existe pas du tout. 6 La grandiosité est délirante parce qu’elle est utilisée pour remplacer ta grandeur. 7 Or ce que Dieu a créé ne peut pas être remplacé. 8 Dieu est incomplet sans toi parce que Sa grandeur est totale, et tu ne peux pas en être absent.

10. Tu es tout à fait irremplaçable dans l’Esprit de Dieu. 2 Personne d’autre ne peut remplir la part que tu y prends; et tant que tu laisses vacante ta part de lui, ta place éternelle attend simplement ton retour. 3 Dieu, par Sa Voix, te la rappelle, et Dieu Lui-même y garde tes extensions en sécurité. 4 Or tu ne les connais pas jusqu’à ce que tu leur retournes. 5 Tu ne peux pas remplacer le Royaume, et tu ne peux pas te remplacer toi-même. 6 Dieu, Qui connaît ta valeur, ne le voudrait pas, or donc cela n’est pas. 7 Ta valeur est dans l’Esprit de Dieu; par conséquent, elle n’est pas seulement dans le tien. 8 T’accepter toi-même tel que Dieu t’a créé ne peut pas être de l’arrogance, parce que c’est le déni de l’arrogance. 9 Ce qui est arrogant, c’est d’accepter ta petitesse, parce que cela signifie que tu crois que ton évaluation de toi-même est plus vraie que celle de Dieu.

11. Or si la vérité est indivisible, ton évaluation de toi-même doit être celle de Dieu. 2 Tu n’as pas établi ta valeur et elle n’a pas besoin de défense. 3 Rien ne peut l’attaquer ni prévaloir contre elle. 4 Elle ne varie pas. 5 Elle est, simplement. 6 Demande au Saint-Esprit ce qu’elle est et Il te le dira, mais n’aie pas peur de Sa réponse, parce qu’elle vient de Dieu. 7 C’est une réponse exaltée à cause de sa Source, mais la Source est vraie et Sa réponse l’est aussi. 8 Écoute et ne mets pas en question ce que tu entends, car Dieu ne trompe pas. 9 Il voudrait que tu remplaces la croyance de l’ego en la petitesse par Sa Propre Réponse exaltée à ce que tu es, afin que tu cesses de la mettre en question et la connaisses pour ce qu’elle est.

La pratique du Cours en 2010.

In La pratique du Cours en 2010., Les leçons et l'Inspiration, UCEM, Un Cours en Miracles on janvier 2, 2010 at 9:42

2 janvier ~ 4147044

Je suis bien heureux de constater que vous êtes plusieurs à avoir commencé l’étude des leçons du Cours en 2010.

Voilà la façon de fonctionner pour l’année qui vient.

Je vais envoyer la leçon quotidienne et le texte qui y est joint entre 19 hres et 22 hres (heure de Montréal) le soir précédant la leçon du jour. Ainsi ce soir j’enverrai la leçon 3 qui est la leçon pour demain: le 3 janvier 2010.
La pratique des leçons se fait au rythme de une par jour. Une fois la leçon du jour complétée, tu passes à la suivante. Si la compréhension ne se fait pas. Ce n’est pas important. L’important est la pratique telle qu’indiquée soit dans la leçon ou encore dans les instructions précédant la leçon du jour. L’important c’est de pratiquer. Le reste le Saint-Esprit s’en occupe à plein temps.
Il est certain que la pratique quotidienne des leçons du Cours ne  peut que t’apporter un changement radical de ton système de pensée. Le but des exercices est bien indiqué dans l’introduction aux leçons:

« Le but de ce livre d’exercices est d’entraîner ton esprit d’une manière systématique à une perception différente de tous et de tout en ce monde.

Les exercices sont planifiés de façon à t’aider à généraliser les leçons, afin que tu comprennes que chacune d’elles est également applicable à tous ceux et à tout ce que tu vois. »

Mon expérience après avoir fait les leçons à maintes reprises, c’est que lorsque je les relis quotidiennement, j’ai l’impression que je n’avais jamais lu une telle phrase. Cela m’arrive à  chaque année. C’est donc à dire que je lis d’une façon  différente et que je vois les choses d’une façon différente. Et encore selon mon expérience la lecture de la leçon se fait en premier lieu le matin au réveil afin de commencer la journée avec la Lumière et non les ténèbres de l’ego. Je vous souhaite une merveilleuse et sainte année accompagnés des leçons du Cours. Le titre de chaque leçon peut vous servir de mantra pour la journée. En terminant j’ajoute l’introduction que je vous invite à relire lorsque la motivation est moins forte.

Dans la Paix, l’Amour et la Sainteté de cette nouvelle année sainte.


Pierrot

INTRODUCTION

1. Un fondement théorique comme celui que le texte procure est un cadre nécessaire pour rendre les leçons de ce livre d’exercices signifiantes. 2 Or c’est de faire les exercices qui rendra le but de ce cours possible. 3 Un esprit inexercé ne peut rien accomplir. 4 C’est le but de ce livre d’exercices d’entrainer ton esprit à penser de la façon qui est présentée dans le texte.

2. Les exercices sont très simples. 2 Ils ne requièrent pas beaucoup de temps et peu importe où tu les fais. 3 Ils n’ont pas besoin de préparation. 4 La période d’entraînement est de un an. 5 Les exercices sont numérotés de 1 à 365. 6 N’entreprends pas de faire plus d’une leçon par jour.

3. Le livre d’exercices est divisé en deux sections principales, la première traitant du défaire de ta façon de voir maintenant; et la seconde, de l’acquisition de la perception vraie. 2 À l’exception des périodes de révision, les exercices de chaque jour sont planifiés autour d’une idée centrale, qui est d’abord énoncée. 3 Suit une description des procédures concrètes par lesquelles l’idée du jour sera appliquée.

4. Le but de ce livre d’exercices est d’entraîner ton esprit d’une manière systématique à une perception différente de tous et de tout en ce monde. 2. Les exercices sont planifiés de façon à t’aider à généraliser les leçons, afin que tu comprennes que chacune d’elles est également applicable à tous ceux et à tout ce que tu vois.

5. Le transfert de l’entraînement en perception vraie ne se fait pas comme le transfert de l’entraînement du monde. 2 Si la perception vraie a été atteinte par rapport à une personne, une situation ou un évènement quelconque, le transfert total à tous et à tout est certain. 3 D’autre part, une seule exception tenue à part de la perception vraie rend ses accomplissements impossibles n’importe où.

6. Les seules règles générales à observer d’un bout à l’autre sont donc: Premièrement, que les exercices soient faits d’une manière très concrète, comme il sera indiqué. 2 Cela t’aidera à appliquer les idées en question à toute situation dans laquelle tu te trouves, ainsi qu’à tous ceux et à tout ce qu’elle englobe. 3 Deuxièmement, assure-toi de ne pas décider par toi-même qu’il y a certaines personnes, situations ou choses auxquelles les idées sont inapplicables. 4 Cela interférera avec le transfert de l’entraînement. 5 C’est la nature même de la perception vraie de n’avoir pas de limites. 6 C’est l’opposé de ta façon de voir maintenant.

7. Le but général des exercices est d’augmenter ton aptitude à étendre les idées que tu pratiqueras jusqu’à tout y inclure. 2 Cela n’exigera aucun effort de ta part. 3 Les exercices eux-mêmes satisfont aux conditions nécessaires pour ce type de transfert.

8. Certaines des idées que présente le livre d’exercices te paraîtront difficiles à croire; d’autres te sembleront tout à fait surprenantes. 2 Cela n’a aucune importance. 3 Il t’est simplement demandé d’appliquer les idées de la manière indiquée. 4 Il ne t’est pas demandé de les juger. 5 Il t’est seulement demandé de les utiliser. 6 C’est leur utilisation qui leur donnera une signification pour toi et te montrera qu’elles sont vraies.

9. Souviens-toi seulement de ceci: tu n’as pas besoin de croire les idées, tu n’as pas besoin de les accepter, tu n’as pas même besoin de leur faire bon accueil. 2 Il se peut qu’à certaines d’entre elles, tu résistes activement. 3 Rien de tout cela n’a d’importance, et leur efficacité n’en est pas diminuée. 4 Mais ne te permets pas de faire des exceptions dans l’application des idées que contient le livre d’exercices; et quelles que soient tes réactions à ces idées, utilise-les. 5 Rien d’autre que cela n’est requis.

UCEM~LEÇON 2 – J’ai donné à tout ce que je vois dans cette pièce [dans cette rue, de cette fenêtre, dans ce lieu] toute la signification que cela a pour moi.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 2 - J’ai donné à tout ce que je vois dans cette pièce [...] toute la signification que cela a pour moi., Un Cours en Miracles on janvier 2, 2010 at 3:44

2 janv ~ espace-temps

LEÇON 2

J’ai donné à tout ce que je vois dans cette pièce

[dans cette rue, de cette fenêtre, dans ce lieu]

toute la signification que cela a pour moi.

1. Les exercices pour cette idée sont les mêmes que pour la première. 2 Commence par les choses qui sont près de toi, et applique l’idée à quoi que ce soit sur quoi ton regard se pose. 3 Puis agrandis le champ. 4 Tourne la tête de façon à inclure ce qui se trouve des deux côtés. 5 Si possible, retourne-toi et applique l’idée à ce qui est derrière toi. 6 Fais aussi peu de distinction que possible en choisissant les sujets auxquels tu appliques l’idée, ne te concentre sur rien en particulier, et n’essaie pas d’inclure tout ce que tu vois dans un espace donné, ou tu introduiras une tension.

2. Jette simplement un regard autour de toi, sans effort mais assez rapidement, en essayant d’éviter de choisir selon la taille, l’éclat, la couleur, le matériau ou l’importance relative que la chose a pour toi. 2 Prends les sujets simplement tels que tu les vois. 3 Essaie d’appliquer l’exercice aussi facilement à un corps qu’à un bouton, à une mouche qu’à un plancher, à un bras qu’à une pomme. 4 Le seul critère pour appliquer l’idée à quelque chose est simplement que ton regard se soit posé dessus. 5 Ne tente pas d’inclure quoi que ce soit en particulier, mais assure-toi de ne rien exclure expressément.

L’Inspiration

L’ego et la fausse autonomie

1. Il est raisonnable de demander comment l’esprit a jamais pu faire l’ego. 2 De fait, c’est la meilleure question que tu puisses poser. 3 Rien ne sert, toutefois, de répondre par rapport au passé parce que le passé n’a pas d’importance, et l’histoire n’existerait pas si les mêmes erreurs n’étaient pas répétées dans le présent. 4 La pensée abstraite s’applique à la connaissance parce que la connaissance est complètement impersonnelle, et les exemples importent peu pour sa compréhension. 5 La perception, toutefois, est toujours spécifique, et par conséquent tout à fait concrète.

2. Chacun se fait un ego, ou un soi, qui est sujet à d’énormes variations à cause de son instabilité. 2 Il fait aussi un ego pour tous les autres qu’il perçoit, qui est tout aussi variable. 3 Leur interaction est un processus qui les altère tous les deux, parce qu’ils n’ont pas été faits par ou avec l’Inaltérable. 4 Il est important de se rendre compte que cette altération peut se produire, et de fait se produit tout aussi facilement quand l’interaction a lieu dans l’esprit que lorsqu’elle comporte une proximité physique. 5 Le fait de penser à un autre ego change la perception relative d’une manière aussi effective que l’interaction physique. 6 Il ne saurait y avoir meilleur exemple pour montrer que l’ego est une simple idée et non un fait.

3. Ton propre état d’esprit est un bon exemple de la façon dont l’ego a été fait. 2 Quand tu as jeté la connaissance, c’est comme si tu ne l’avais jamais eue. 3 Cela est tellement apparent qu’il suffit de le reconnaître pour voir que cela arrive. 4 Si cela se produit dans le présent, pourquoi est-il surprenant que cela se soit produit dans le passé ? 5 La surprise est une réaction raisonnable à l’inhabituel, bien qu’elle ne le soit guère à quelque chose qui se produit avec une telle persistance. 6 Mais n’oublie pas que l’esprit n’a pas besoin d’opérer de cette façon, même si c’est ainsi qu’il opère maintenant.

4. Pense à l’amour des animaux pour leurs petits et au besoin qu’ils ont de les protéger. 2 C’est qu’ils les considèrent comme une partie d’eux-mêmes. 3 Nul ne rejette quelque chose qu’il considère comme une partie de soi. 4 Tu réagis à ton ego beaucoup comme Dieu réagit à Ses créations : avec amour, protection et charité. 5 Tes réactions envers le soi que tu as fait ne sont pas surprenantes. 6 De fait, elles ressemblent à maints égards à celles que tu auras un jour envers tes créations réelles, qui sont aussi intemporelles que toi. 7 La question n’est pas de savoir comment tu réagis à l’ego, mais ce que tu crois être. 8 Croire est une fonction de l’ego; or tant que ton origine est affaire de croyance, tu la considères du point  de vue de l’ego. 9 Quand l’enseignement ne sera plus nécessaire, tu connaîtras simplement Dieu. 10 Croire qu’il y a une autre façon de percevoir, voilà l’idée la plus élevée dont soit capable la pensée de l’ego. 11 C’est qu’elle contient un soupçon de re-connaissance de ce que l’ego n’est pas le Soi.

5. Le sapement du système de pensée de l’ego doit être perçu comme douloureux, bien que ce ne soit pas vrai du tout. 2 Les bébés hurlent de rage si on leur enlève un couteau ou une paire de ciseaux, malgré qu’ils puissent très bien se blesser si on ne le fait pas. 3 En ce sens tu es encore un bébé. 4 Tu n’as aucun sens de réelle auto-préservation, et il se peut très bien que tu décides que tu as besoin précisément de ce qui te blesserait le plus. 5 Or, que tu le reconnaisses ou non maintenant, tu as consenti à coopérer dans l’effort pour devenir à la fois incapable de nuire et capable d’aider, deux attributs qui doivent aller de pair. 6 Même à cet égard tes attitudes sont nécessairement conflictuelles, parce que toutes les attitudes sont basées sur l’ego. 7 Cela ne durera pas. 8 Sois patient un moment et souviens-toi que l’issue est aussi certaine que Dieu.

6. Seuls ceux qui ont un réel et durable sentiment d’abondance peuvent être véritablement charitables. 2 Cela est évident quand tu considères ce que cela comporte. 3 Pour l’ego, donner quoi que ce soit implique qu’il faudra que tu t’en passes. 4 Quand tu associes donner à sacrifier, tu donnes uniquement parce que tu crois que d’une manière ou d’une autre tu y gagnes au change et peux donc te passer de la chose que tu donnes. 5  » Donner pour obtenir  » est une loi inéluctable de l’ego, qui s’évalue toujours par rapport à d’autres ego. 6 Par conséquent il est continuellement préoccupé par la croyance dans le manque qui l’a engendré. 7 Toute sa perception de la réalité des autres ego n’est qu’une tentative pour se convaincre lui-même qu’il est réel. 8 L’  » estime de soi  » comme l’ego l’entend signifie simplement que l’ego s’est illusionné au point d’accepter sa réalité, ce qui le rend temporairement moins vorace. 9 Cette  » estime de soi  » est toujours vulnérable au stress, terme qui réfère à toute menace perçue contre l’existence de l’ego.

7. L’ego vit littéralement de comparaisons. 2 L’égalité est au-delà de sa portée, et la charité devient impossible. 3 Ce que l’ego donne ne vient jamais de l’abondance, parce qu’il a été fait pour en être un substitut. 4 C’est pourquoi le concept d’  » obtention  » a surgi dans le système de pensée de l’ego. 5 Les appétits sont des mécanismes d’  » obtention  » représentant le besoin qu’a l’ego d’être confirmé. 6 Cela est aussi vrai des appétits du corps que des prétendus  » besoins supérieurs de l’ego  ». 7 Les appétits du corps  n’ont pas une origine physique. 8 L’ego considère le corps comme sa demeure et tente de se satisfaire par le corps. 9 Mais l’idée que cela est possible est une décision de l’esprit, lequel est devenu complètement confus sur ce qui est réellement possible.

8. L’ego croit qu’il est complètement seul avec lui-même, ce qui est simplement une autre façon de décrire comment il pense avoir commencé. 2 C’est un état tellement effrayant qu’il ne peut que se tourner vers d’autres ego et tenter de s’unir à eux dans un faible effort d’identification, ou les attaquer dans une aussi faible démonstration de force. 3 Il n’est pas libre, toutefois, de mettre en question la prémisse, parce que la prémisse est son fondement. 4 L’ego est la croyance de l’esprit d’être complètement seul avec lui-même. 5 Les incessantes tentatives de l’ego pour se faire reconnaître par le pur-esprit et ainsi établir sa propre existence sont inutiles. 6 Le pur-esprit en sa connaissance est inconscient de l’ego. 7 Il ne l’attaque pas; il ne peut simplement pas le concevoir. 8 Bien que l’ego soit pareillement inconscient du pur-esprit, il se perçoit lui-même comme étant rejeté par quelque chose de plus grand que lui. 9 C’est pourquoi l’estime de soi comme l’ego l’entend doit être délirante. 10 Les créations de Dieu ne créent pas des mythes, même si l’effort créateur peut se tourner vers la mythologie. 11 Il ne peut le faire, toutefois, qu’à une seule condition: ce qu’il fait cesse alors d’être créateur. 12 Les mythes sont entièrement perceptuels, et ils sont si ambigus dans leurs formes, et si typiquement bon-et-mauvais par nature, que le plus bienveillant d’entre eux n’est pas sans avoir des connotations effrayantes.

9. Mythes et magie sont étroitement associés, puisque les mythes se rapportent généralement aux origines de l’ego, et la magie aux pouvoirs que l’ego s’attribue. 2 Les systèmes mythologiques comportent généralement quelque récit de  » la création  », qu’ils associent à leur forme particulière de magie. 3 La prétendue  » lutte pour la survie  » n’est que la lutte de l’ego pour se préserver lui-même, et c’est son interprétation de son propre commencement. 4 D’habitude ce commencement est associé à la naissance physique, parce qu’il est difficile de soutenir que l’ego existait avant ce point dans le temps. 5 Ceux qui sont plus  » religieusement  » axés sur l’ego croient peut-être que l’âme existait  avant et qu’elle continuera d’exister après un laps temporaire dans la vie de l’ego. 6 Certains croient même que l’âme sera punie à cause de ce laps. 7 Toutefois, le salut ne s’applique pas au pur-esprit, qui n’est pas en danger et n’a pas besoin d’être sauvé.

10. Le salut n’est rien de plus que la  » justesse d’esprit  », qui n’est pas l’Unité d’esprit du Saint-Esprit mais qui doit d’abord être atteinte pour que l’Unité d’esprit soit rétablie. 2 La justesse d’esprit mène automatiquement à l’étape suivante, parce que la perception juste est uniformément sans attaque et la fausseté d’esprit est donc oblitérée. 3 L’ego ne peut pas survivre sans jugement; en conséquence, il est mis de côté. 4 L’esprit n’a plus alors qu’une direction dans laquelle aller. 5 Cette direction lui vient toujours automatiquement, parce qu’elle ne peut être dictée que par le système de pensée auquel il adhère.

11. On ne saurait trop insister sur le fait que la correction de la perception n’est qu’un expédient temporaire. 2 Elle est nécessaire uniquement parce que la malperception bloque la connaissance, tandis que la perception exacte est un tremplin vers elle. 3 Toute la valeur de la perception juste réside dans l’inévitable prise de conscience que toute perception est non nécessaire. 4 Cela enlève le blocage entièrement. 5 Tu te demandes peut-être comment cela est possible tant que tu sembles vivre dans ce monde. 6 C’est une question raisonnable. 7 Prends soin toutefois de la comprendre vraiment. 8 Qui est ce  » toi  » qui vis dans ce monde ? 9 Le pur-esprit est immortel, et l’immortalité est un état constant. 10 Il est aussi vrai maintenant qu’il l’a toujours été et le sera toujours, parce qu’il n’implique aucun changement. 11 Ce n’est pas un continuum et il n’est pas possible non plus de le comprendre en le comparant à un opposé. 12 La connaissance ne comporte jamais de comparaisons. 13 C’est la principale différence par rapport à tout le reste que l’esprit peut saisir.

UCEM~LEÇON 1 – Rien de ce que je vois dans cette pièce [dans cette rue, de cette fenêtre, dans ce lieu] ne signifie quoi que ce soit.

In Les leçons et l'Inspiration, UCEM, UCEM~LEÇON 1 - Rien de ce que je vois dans cette pièce [dans cette rue, de cette fenêtre, dans ce lieu] ne signifie quoi que ce soit., Un Cours en Miracles on janvier 1, 2010 at 2:50

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LEÇON 1

Rien de ce que je vois dans cette pièce [dans cette rue,

de cette fenêtre, dans ce lieu] ne signifie quoi que ce soit.

1. Maintenant regarde lentement autour de toi et exerce-toi à appliquer cette idée très concrètement à tout ce que tu vois:

2 Cette table ne signifie rien.

3 Cette chaise ne signifie rien.

4 Cette main ne signifie rien.

5 Ce pied ne signifie rien.

6 Ce stylo ne signifie rien.

2. Puis regarde plus loin que les environs immédiats, et applique l’idée sur un champ plus large:

2 Cette porte ne signifie rien.

3 Ce corps ne signifie rien.

4. Cette lampe ne signifie rien.

5 Ce panneau ne signifie rien.

6 Cette ombre ne signifie rien.

3. Remarque que ces énoncés n’ont pas été placés dans un certain ordre, et qu’ils ne tiennent compte d’aucune différence entre les sortes de choses auxquelles ils sont appliqués. 2 C’est le but de l’exercice. 3 L’énoncé devrait simplement être appliqué à n’importe quelle chose que tu vois. 4 Quand tu répètes l’idée du jour, utilise-la sans la moindre discrimination. 5 Ne tente pas de l’appliquer à tout ce que tu vois, car ces exercices ne devraient pas devenir ritualistes. 6 Seulement, assure-toi que rien de ce que tu vois n’est exclu expressément. 7 Une chose est comme une autre quand il s’agit d’appliquer l’idée.

4. Chacune des trois premières leçons ne devrait pas être faite plus de deux fois par jour, de préférence matin et soir. 2 Elle ne devrait pas non plus être tentée durant plus d’une minute environ, sauf si cela t’oblige à te presser. 3 Il est essentiel de les faire à ton aise et sans hâte.

L’Inspiration

L’héritage du Fils de Dieu

1. N’oublie jamais que la Filialité est ton salut, car la Filialité est ton Soi. 2 En tant que création de Dieu, Il est à toi; et parce qu’il t’appartient, Il est à Lui. 3 Ton Soi n’a point besoin de salut, mais ton esprit a besoin d’apprendre ce qu’est le salut. 4 Tu n’es pas sauvé de quoi que ce soit, mais tu es sauvé pour la gloire. 5 La gloire est ton héritage, à toi donné par ton Créateur afin que tu puisses l’étendre. 6 Or si tu hais une partie de ton Soi, toute ta compréhension est perdue parce que tu regardes sans amour ce que Dieu a créé toi. 7 Et puisque ce qu’il a créé fait partie de Lui, tu Lui nies Sa place en Son Propre autel.

2. Pourrais-tu essayer de rendre Dieu sans demeure et connaître que tu es chez toi? 2 Le Fils peut-il nier le Père sans croire que le Père l’a nié? 3 Les lois de Dieu ne tiennent que pour ta protection, et elles ne tiennent jamais en vain. 4 Ce que tu éprouves quand tu nies ton Père est encore pour ta protection, car le pouvoir de ta volonté ne peut pas être diminué sans l’intervention de Dieu contre lui; or toute limitation de ton pouvoir n’est pas la Volonté de Dieu. 5 Par conséquent, tourne-toi uniquement vers le pouvoir que Dieu t’a donné pour te sauver, en te souvenant qu’il est à toi parce qu’il est à Lui, et joins-toi à tes frères dans Sa paix.

3. Ta paix réside dans son illimitation. 2 Limite la paix que tu partages, et ton Soi doit t’être inconnu. 3 Chaque autel à Dieu fait partie de toi, parce que la lumière qu’il a créée ne fait qu’un avec Lui. 4 Voudrais-tu couper un frère de la lumière qui est à toi ? 5 Tu ne le ferais pas si tu te rendais compte que tu ne peux enténébrer que ton propre esprit. 6 Comme tu ramènes ton frère, ainsi toi-même tu retourneras. 7 Telle est la loi de Dieu, pour la protection de l’Entièreté de Son Fils.

4. Toi seul peux te priver de quoi que ce soit. 2 Ne t’oppose pas à cette prise de conscience, car c’est véritablement le commencement des premières lueurs. 3 Souviens-toi aussi que le déni de ce simple fait prend de nombreuses formes; et ces formes, tu dois apprendre à les reconnaître et à t’y opposer fermement, sans exception. 4 C’est une étape cruciale dans le nouveau réveil. 5 Les phases initiales de ce renversement sont souvent assez douloureuses, car lorsque le blâme est retiré du dehors, il y a une forte tendance à le nourrir au-dedans. 6 Il est difficile au début de se rendre compte que c’est exactement la même chose, car il n’y a aucune distinction entre le dedans et le dehors.

5. Si tes frères font partie de toi et que tu les blâmes de tes privations, tu te blâmes toi-même. 2 Et tu ne peux pas te blâmer toi-même sans les blâmer. 3 C’est pourquoi le blâme doit être défait, et non vu ailleurs. 4 Fais-toi-le porter et tu ne peux pas te connaître, car il n’y a que l’ego qui blâme. 5 Le blâme de soi est donc une identification à l’ego, et c’est autant une défense de l’ego que de blâmer les autres. 6 Tu ne peux pas entrer en la Présence de Dieu si tu attaques Son Fils. 7 Quand Son Fils élèvera la voix à la louange de son Créateur, il entendra la Voix pour son Père. 8 Or le Créateur ne peut pas être loué sans Son Fils, car Leur gloire est partagée et Ils sont glorifiés ensemble.

6. Le Christ est à l’autel de Dieu, attendant d’y accueillir Son Fils. 2 Mais viens entièrement sans condamnation, car autrement tu croiras que la porte est barrée et que tu ne peux pas entrer. 3 La porte n’est pas barrée et il est impossible que tu ne puisses entrer dans le lieu où Dieu veut que tu sois. 4 Mais aime-toi de l’Amour du Christ, car c’est ainsi que t’aime ton Père. 5 Tu peux refuser d’entrer, mais tu ne peux pas barrer la porte que le Christ tient ouverte. 6 Viens à moi qui la tiens ouverte pour toi, car tant que je vis elle ne peut être fermée, et je vis pour toujours. 7 Dieu est ma vie et la tienne, et il n’est rien que Dieu nie à Son Fils.

7. À l’autel de Dieu, le Christ attend le rétablissement de Lui-même en toi. 2 Dieu connaît Son Fils aussi entièrement irréprochable que Lui-même, et c’est en appréciant Son Fils que l’on s’approche de Lui. 3 Le Christ attend que tu L’acceptes comme étant toi-même, et Son entièreté comme étant la tienne. 4 Car le Christ est le Fils de Dieu, Qui vit en Son Créateur et resplendit de Sa gloire. 5 Le Christ est l’extension de l’Amour et de la beauté de Dieu, aussi parfait que Son Créateur et en paix avec Lui.

8. Béni soit le Fils de Dieu dont le rayonnement est de son Père, et qui a pour volonté de partager sa gloire comme son Père la partage avec lui. 2 Il n’y a pas de condamnation dans le Fils, car il n’y a pas de condamnation dans le Père. 3 Partageant l’Amour parfait du Père, le Fils doit partager ce qui Lui appartient, car autrement il ne connaîtra ni le Père ni le Fils. 4 La paix soit avec toi qui reposes en Dieu, et en qui repose la Filialité tout entière.